La manipulation : danger réel ou phénomène de mode ?

La manipulation : danger réel ou phénomène de mode ?

 

Attention, c’est un manipulateur ! Méfie-toi, c’est une manipulatrice !

Et nous pourrions presque nous croire revenus au temps de la chasse aux sorcières…

Pas un mois ne passe sans qu’une personne « bien intentionnée »se sente obligée de nous prévenir que nos relations ne sont peut-être pas aussi bienveillantes que nous le pensons.

Alors, il y aurait-il un nid de manipulateurs dans votre entourage ?

Ou, plus simplement, une tendance à la généralisation abusive ?

Depuis quelques années, on entend, en effet, de plus en plus souvent parler de la manipulation.

La sortie de quelques livres évoquant ce thème dans le cadre du couple ou dans le cadre professionnel  a eu ce grand avantage de mettre les projecteurs sur la réalité de certains modes de fonctionnement relationnels pathologiques et c’était bien nécessaire pour que les personnes qui en sont victimes puissent voir clair.

Car, ce qui est typique de toutes les relations de manipulation, c’est que ceux qui les subissent ne le voient pas.

Le terme manipulation sous-entend en effet que celui ou celle qui tire les ficelles le fait de manière suffisamment subtile pour que cela ne soit pas visible au premier coup d’oeil.

Ainsi, avant que ce terme ne soit mis à la disposition du « grand public », c’était surtout les thérapeutes qui, situés à l’extérieur de la situation et ayant une expérience suffisante, pouvaient décoder les jeux de pouvoir sous-jacents et ouvrir les yeux de celui ou celle qui y était englué(e).

La manipulation engendrant une grande confusion (que j’expliquerai plus tard), il était indispensable d’écrire ces différents livres (et j’en remercie sincèrement les auteurs) .

 

Deux courants opposés : RIEN n’est manipulation ou TOUT est manipulation

 


Il y a quelques années, lors d’une rencontre professionnelle, j’ai été fortement interpelée par les propos d’une thérapeute expérimentée et très connue qui était une référence pour moi.

Nous parlions de cette thématique de la manipulation et elle me disait que, d’après elle, la manipulation n’existait pas.  Qu’il n’y avait jamais une victime et un bourreau, un manipulé et un manipulateur mais  toujours une interaction, un jeu entre deux personnes. Que parler de manipulation dans une relation équivalait à entrer dans la dualité «bien-mal», «méchant-gentil» et que cela déresponsabilisait celui ou celle que l’on considérait comme victime de l’autre.

Et si, dans l’absolu, je partage cette opinion qu’il faut éviter d’entretenir la dualité «méchant-gentil» qui est déjà bien assez présente au sein des couples (et des relations humaines en général), il m’a cependant semblé que prétendre que la manipulation n’existe pas était un peu une manière de se voiler la face et de vouloir croire que «tout le monde est beau, tout le monde est gentil», de vouloir croire que le «mal» ne fait pas partie de notre monde.

La réalité, c’est que certaines personnes ont un fonctionnement relationnel qui a pour premier objectif d’avoir le pouvoir sur l’autre. Et dans ces conditions, il est impossible d’amener la relation dans un registre gagnant-gagnant.

Connaître l’existence de ce fonctionnement pathologique est important afin de ne pas perdre toutes ses plumes à vouloir à tout prix  améliorer ce qui n’est pas améliorable.

Mais, toute vérité comporte aussi ses écueils lorsque l’on va trop loin, que l’on franchit un pas de trop et il me faut ici mettre un immense feu rouge !

Ainsi, aujourd’hui, saute-t-on un peu trop vite à la conclusion que l’autre, qui nous résiste et ne fait pas ce que nous voulons, est un manipulateur pervers ou une manipulatrice perverse.

Un malentendu, une maladresse, une résistance, un désaccord… Et voilà le diagnostic posé.

En consultation, je suis effarée de constater que mes patient(e)s semblent être confrontés à une multitude de manipulateurs…

L’ennui colossal  de cette tendance à la généralisation est que, lorsque la relation est réellement pathologique, plus personne ne prend ce diagnostic au sérieux.

Et c’est très volontairement que je parle de diagnostic…  Car je crois honnêtement que ce terme de «manipulateur pervers» ne devrait être utilisé que par un thérapeute extérieur et non pas par tout un chacun car cette vulgarisation du terme en a fortement diminué la gravité.

Les juges ont d’ailleurs tellement entendu ce terme qu’ils n’en tiennent plus compte… Et lorsque je dois faire un rapport dans le cadre d’une séparation qui se passe vraiment mal ou dans le cadre d’un harcèlement professionnel, je  n’ose même plus faire figurer ce diagnostic tellement je sais qu’il risque de se retourner contre celui ou celle qui a justement besoin d’être aidé.

Gardons donc le terme de « manipulation perverse » aux seuls cas où cela en est vraiment…

La manipulation perverse est grave et il faut arrêter de la banaliser en mettant cette étiquette sur toute relation difficile.

La langue française est d’ailleurs suffisamment riche pour trouver bien d’autres adjectifs pour décrire les difficultés relationnelles que nous rencontrons.

Mais surtout, ne plaçons pas l’étiquette de manipulation perverse à tout bout de champ !!!  Sous peine de ne plus jamais être pris au sérieux en cas de danger psychologique réel

Qui crie souvent au loup….  se fera dévorer sans que personne ne vienne l’aider…

J’en vois souvent des hommes et des femmes qui sont engloutis dans des relations de manipulation, nageant en pleine confusion et qui mettent des années à s’en sortir et à se reconstruire.

Mais j’en vois encore plus souvent de ces personnes qui, ayant fait un peu de chemin personnel et s’étant renseignées sur le phénomène, ont tout à coup l’air d’être tombées dans un nid de manipulateurs pervers tellement elles semblent ne rencontrer que cela : leur boss, leur collègue, leur ex-amie, leur soeur, leur mari, leur amant….

Si on qualifie de « pneumonie » toute infection qui fait tousser, plus personne ne prendra au sérieux une véritable pneumonie : ni le patient, ni le médecin !

Alors oui, la manipulation perverse existe ! Et je plaide de tout coeur pour que les réelles victimes puissent encore recevoir toute l’aide dont elles ont besoin tant au niveau légal qu’au niveau thérapeutique.

Mais c’est pour que les vraies victimes ne soient pas déconsidérées à cause de la vulgarisation du mot et la banalisation du phénomène que j’affirme en conscience qu’il faut cesser d’en voir partout.

 

Et si la vérité se situait au milieu de ces deux extrêmes ?

 

Il n’y a pas si longtemps (à l’époque de nos grands-parents et de nos parents), les relations se déclinaient encore  en mode jeux de pouvoir…

Tant au niveau du couple qu’au niveau professionnel ou social…

Darwin et sa loi du plus fort étaient passés par là et le fait de prendre le pouvoir était considéré comme une valeur positive.

Les manières de prendre le pouvoir pouvaient être très nettes ou très subtiles… et le tyran (homme ou femme) qui s’assumait en tant que tel était sans doute moins dangereux que la personne sacrificielle qui donnait pour recevoir tout en vous assurant que : « non, non, vous ne lui devez rien » (si ce n’est votre reconnaissance éternelle).

Je crois sincèrement que, pour « survivre » au niveau relationnel, les générations précédentes n’avaient pas d’autres outils à leur disposition que ces ficelles de manipulation : flatterie – culpabilisation – menace – punition.

Que ce soit sur le mode tyrannique (énergie plus masculine mais que certaines femmes possèdent) ou sur le mode « victime » (énergie plus féminine que certains hommes possèdent aussi).

Il existe donc des degrés variables de manipulation et la « petite manipulation ordinaire » est  un résidu du passé.

Le désir de sortir de ces jeux de pouvoir dans lesquels il n’y a finalement que des perdants est assez récent… et est sans doute venu après que nous ayons pu constater à quel point ce jeux sont pénibles pour tous.

Les jeux de société de coopération ne sont pas proposés depuis très longtemps en remplacement des jeux de compétition.

C’est une nouvelle énergie qui tente d’émerger… l’énergie du « gagnant-gagnant ».

Mais il existe encore de nombreuses personnes qui n’en n’ont pas l’habitude et qui préfèrent utiliser les anciens moyens d’obtenir ce qu’elles veulent… Cela marchait bien, pourquoi changer ?

Et c’est ce qu’elles ont appris… Parfois même, c’est tout ce qu’elles connaissent !

Sans parler de la peur qui accompagne tout changement : si je n’utilise plus ces armes de la manipulation, ne vais-je pas me faire « avoir » ?

Il faut beaucoup de clairvoyance et un fil conducteur très clair (voire même une éthique sévère) pour résister aux jeux relationnels qui nous sont proposés…

Mais nous ne pouvons pas constamment «accuser» de manipulation tous ceux avec lesquels nous rencontrons des difficultés relationnelles.

Chaque être humain est un monde en soi… avec ses références, son histoire, ses besoins, ses blessures, ses peurs… et son langage propre…

Qu’ils y ait des malentendus lors de la confrontation entre deux mondes différents est inévitable !

Que parfois l’autre vous blesse ou vous résiste, qu’il/elle ne respecte pas vos besoins pour respecter ses propres limites est un phénomène inhérent à toute relation humaine.

Que l’autre ait sa propre manière de fonctionner, différente de la vôtre, et que cela vous mette un peu sous pression, et bien, c’est la vie : l’Univers n’est pas uniquement rempli de vos clones.

Que certains soient un peu comme des enfants qui tentent leur chance pour obtenir un bonbon avec un zeste de flatterie, une pincée de culpabilisation, un léger fond de chantage affectif… c’est en fait plutôt rigolo.

Après, si vous cédez et que vous donnez le bonbon à cet enfant, c’est surtout de vous que cela parle. De vous et de vos fragilités face à certaines ficelles… 🙂

Quand vous détectez une des 4 ficelles de la manipulation, vous POUVEZ proposer autre chose !

Vous POUVEZ être celui ou celle qui « donne le la » dans vos interactions !

Sur ce sujet (et pour ne pas rallonger ce texte), je vous propose cet article intitulé : « Vivez harmonieusement avec les autres grâce aux boîtes de rangement » et vous pouvez le lire en cliquant ici :

Ici

 

A vous de voir ensuite si l’autre en face de vous peut rebondir sur vos propositions pour avancer avec vous vers une relation constructive…

Et de faire vos choix relationnels en fonction de la possibilité (ou non) de transformer les interactions.

 

Quelques indices pour distinguer la «petite manipulation ordinaire» et la «manipulation perverse»

 

    • La sensation de confusion : on ne voit pas clair du tout !  Dans la manipulation perverse, vous ne savez plus si votre ressenti est juste ou votre demande légitime : vous pensez être le/la coupable de ressentir ceci ou d’avoir besoin de cela. Dans la petite manipulation ordinaire, vous allez plutôt rapidement penser : « quel c…,! » En clair, si vous voyez le jeu de pouvoir, c’est que vous n’êtes pas manipulé.

 

    • L’alternance des 4 ficelles  dans un ordre prévisible et reproductible : La manipulation perverse, c’est comme un disque qu’on a entendu mille fois : rien ne change jamais et on peut toujours décoder la séquence des différentes phases : d’abord, la flatterie (ou la proposition de vous aider), ensuite la culpabilisation… Si vous ne cédez toujours pas, la menace (voilée ou pas)… Et, en fin de compte, la punition (quelle que soit sa forme). Pas d’effet de surprise dans l’analyse à postériori… MAIS, par contre, la surprise est totale lorsque vous vous préparez à l’avance et que vous essayez de prévoir une stratégie de défense. Dans ces moments-là, et même si vous aviez prévu de multiples possibilités, le manipulateur pervers vient toujours avec une attitude ou un argument auquel vous n’avez pas pensé.  Tout simplement parce que vous n’auriez jamais imaginé que réagir comme cela serait rationnellement possible. Car…

 

    • Car… le monde de la manipulation perverse : c’est le monde à l’envers : toute logique semble disparaître. Là où vous vous attendiez à des excuses, il y a une attaque en règle défiant toute compréhension… Mais là où vous imaginiez des reproches, il/elle répond en proposant une solution. Le seul hic est que la solution est irréalisable ou complètement à votre détriment (tout en étant présentée comme un magnifique cadeau fait à votre avantage).

 

    • La répétition : dans la manipulation perverse, malgré de nombreuses tentatives de mises au point, l’interaction est figée dans un seul mode de fonctionnement : celui où c’est l’autre qui a raison et vous qui avez tort. Le pouvoir est toujours dans les mêmes mains (et ce ne sont jamais les vôtres). Alors que, dans la petite manipulation ordinaire, ce sont surtout des situations ponctuelles et le pouvoir est plus équitablement distribué de manière générale.

 

    • L’opposition nette absence de responsabilité versus totale responsabilité, le présupposé de base étant le suivant : tous les volets de la relation sont sous votre entière responsabilité : la communication, les finances, la logistique, la sexualité…  Et, de manière générale, le bonheur de l’autre est également sous votre entière responsabilité. Tandis que le manipulateur pervers n’a jamais aucune responsabilité : il semble avoir les mains liées et totalement impuissant devant votre incompétence totale à agir correctement (selon ses critères qui sont éminemment variables).

 

    • La facilité à retourner sa veste : vous pensez avoir enfin compris ce dont il/elle a besoin : vous avez tout faux ! Mais non, il/elle ne vous avait pas dit blanc, il/elle vous avait dit noir ! C’est incroyable comme vous ne comprenez jamais rien !  Puisque LE but est que vous soyez coupable, il faut bien faire en sorte que vous ne parveniez jamais à le/la satisfaire.  En PNL, cela s’appelle : «double contrainte ou injonction paradoxale»

 

    • La conclusion est donc immuable : TOUT est TOUJOURS de votre faute !

 

En conclusion : soyons nuancés !

 

Ces quelques indices vous démontrent surtout à quel point la manipulation perverse est un phénomène tordu, compliqué, dans lequel l’incompréhension totale règne. Il faut donc beaucoup de clairvoyance pour la détecter.

L’étymologie latine de « pervertir » est  » pervertere   » qui signifie « mettre sens dessus-dessous » et globalement « l’action de détourner quelque chose de sa vraie nature »

Là où les choses devraient être simples, fluides, harmonieuses, la manipulation perverse fait ressembler la relation à une véritable sac de noeuds dans lequel on ne sait plus du tout où on en est.

Ne nous improvisons donc pas spécialistes en collant cette étiquette à tout bout de champ dès que nous rencontrons des difficultés relationnelles et que certaines personnes ne font pas / ne sont pas ce que nous aimerions.

Car le risque majeur (et nous sommes déjà en plein dedans) est d’aller complètement à l’inverse du souhait de ceux qui ont attiré l’attention collective sur le phénomène de la manipulation : aider les personnes qui en sont véritablement victimes !

Par respect pour ces véritables victimes, mesurons nos paroles !
 
 

Vivez harmonieusement avec les autres grâce aux boîtes de rangement

 
 
 
 

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Commentaires

  1. J’ai personnellement lu le livre de Marie France HIRIGOYEN sur le sujet et je m’y suis retrouvé….
    Les Pervers Narcissiques sont les plus dangereux , homme ou femme.
    Merci pour cet article, car ces gens sont plus nombreux qu’on ne le pense et toxiques !

  2. Author

    Bonjour Patrick et merci de votre passage ici…
    Vous avez raison de dire que les pervers narcissiques sont toxiques et il est bon de transmettre l’info.

    Toutefois, le but de cet article est surtout d’attirer l’attention sur le fait qu’il ne faut pas généraliser ni voir des manipulateurs/manipulatrices partout sous peine de décrédibiliser le terme… Et c’est encore plus dangereux lorsque l’on en est la victime car on n’est plus pris au sérieux.

    Je vous souhaite une belle soirée

    Véronique

  3. Bonsoir,
    D’abord je voulais vous remercier pour ce site qui est à mon avis fort instructif.
    J’ai l’impression d’être tombée sur un manipulateur. La description que vous donnez lui correspond bien. Cependant ça n’a eu lieu qu’une seule fois (avec toutes les caractéristiques et sentiments associés: culpabilisation, responsabilité totale, retournement de veste) sauf si c’est moi qui n’a pas compris qu’il a déjà essayé de le faire dans le passé car c’était à plus petite « échelle ». J’ai tout de suite couper les ponts sans trop y réfléchir, en pensant qu’il s’agit d’une personne peu claire et pas franche (je n’étais pas encore au courant de la manipulation mentale et de ses procédés). Mais comme il s’agit de mon milieu de travail et que probablement j’aurais à faire à cette personne plus tard, J’aimerais savoir s’il s’agit bien d’un manipulateur pour avoir le comportement approprié. Est ce possible qu’une personne n’est recours à la manipulation mentale qu’une seule fois et quand l’enjeu est d’importance (contrat, gain etc.)?
    J’espère que mon message n’a pas été trop long et fatiguant, je voulais juste expliquer la situation pour avoir, si possible, une réponse claire de votre part.
    Merci.

  4. Author

    Bonjour Cécile et merci pour votre commentaire positif au sujet du site.
    Il m’est évidemment difficile de vous répondre concernant cette personne-là précisément puisque je ne la connais pas.
    Mais je pense sincèrement qu’il faut distinguer le concept « être manipulateur/manipulatrice » et le concept « d’avoir des comportements manipulateurs ».
    Dans certaines circonstances dont l’enjeu est très important, presque tout le monde peut avoir des comportements manipulateurs de manière un peu inconsciente au départ. (Ce qui n’empêche pas de prendre conscience de côté inadéquat de ces comportements par après).
    C’est donc peut-être le cas de la personne au sujet de laquelle vous vous posez des questions.
    L’ennui, c’est que, parfois, certaines personnes utilisent ces comportements manipulateurs de manière régulière… et que les relations avec elles sont dès lors difficiles et frustrantes.
    Je conseille souvent de faire confiance à son « intuition » au moment des interactions : si votre intuition vous dit qu’il y a quelque chose de pas net, de pas clair, de non adéquat, autorisez-vous à ne pas réagir dans l’instant et de prendre le temps de réfléchir à ce qui se passe.
    On peut dire, par exemple : « je ne peux pas te répondre tout de suite, je reviendrai vers toi après avoir réfléchi ».
    Une fois que l’on y voit plus clair et que l’on a pu détecter, par exemple, qu’il y a une tentative de culpabilisation, par exemple, on peut alors revenir vers la personne avec l’attitude « juste », celle qui nous convient. Par exemple, pour la culpabilisation, répondre : « Je ne partage pas ton avis, je ne suis pas responsable de ceci ou cela… »

    En résumé, prenez le temps avant de mettre l’étiquette de manipulateur sur quelqu’un mais fiez vous à votre ressenti pour faire face aux comportements manipulateurs.
    J’espère que ma réponse vous semblera claire…

    Cet article, que j’ai écrit sur mon autre site, pourrait aussi vous aider :
    http://www.impulsionpositive.com/vivez-harmonieusement-avec-les-autres-grace-aux-boites-de-rangement/

    Bien à vous,

    Véronique

  5. Bonjour,

    Merci beaucoup d’avoir pris le temps de me répondre!!!! Et merci pour l’article aussi, c’est bien de lire pour essayer d’éclairer certaines choses!
    Bien à vous,
    Cecile.

  6. Bonsoir Veronique
    Que faire qu’en on voit une amie être une victime de manipulation d’un membre de sa famille et apparemment cela dure depuis des années puisque maintenant ils sont trentenaires tous les 2 ?

    Merci pour votre réponse

    1. Author

      Bonjour Lotus,

      Si votre amie est une amie proche (pas juste une copine), je vous conseillerais simplement de lui faire part de votre inquiétude pour elle en essayant de bien montrer que vous ne la jugez pas mais en prenant les faits concrets qui vous interpellent ainsi que les conséquences que cela a sur elle et que vous observez.
      Il est possible qu’elle minimise, qu’elle nie ou qu’elle essaie de trouver de bonnes raisons aux comportements de l’autre personne et dans ce cas, n’essayez pas de la convaincre à tout prix (car cela l’éloignerait de vous). Dites-lui alors simplement que vous comprenez et que vous serez toujours là si, un jour, cela devenait plus difficile pour elle et si elle avait besoin de soutien.

      On ne peut malheureusement pas ouvrir de force les yeux de quelqu’un qui (pour le moment) n’est pas prêt et nous n’avons jamais le pouvoir de faire changer les autres (d’ailleurs, nous ne sommes jamais détenteurs de la vérité de ce qui est bon ou mauvais pour les autres).

      Bien à vous,

      Véronique.

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