Pourquoi votre couple réveille-t-il vos blessures ?

Pourquoi votre couple réveille-t-il vos blessures ?

 

Dans la vidéo ci-dessous, vous découvrirez un exemple, présenté par Jacques Salomé, qui illustre comment le couple est souvent le lieu de la réactivation de nos plus profondes blessures.

 

 

 

Dans ma pratique quotidienne, en écoutant les patients me raconter leurs difficultés affectives, je constate tous les jours à quel point nos blessures non guéries influencent la manière dont nous gérons nos relations et cela qu’elles soient amoureuses ou amicales, professionnelles ou familiales…

En forgeant nos croyances, ces blessures sont comme des poussières (voire parfois de gros rochers) qui obstruent notre vision et qui parasitent la perception que nous avons des événements, provoquant alors généralement une confusion émotionnelle intense*.

Car les événements, en dehors du sens que je leur donne, n’ont en fait aucune signification intrinsèque… Les conséquences (ou les résultats) que des événements auront dans ma vie seront conditionnés uniquement par ma réaction à ces événements.

Evénement + réaction = résultat

 

Ainsi, dans l’exemple cité par Jacques Salomé, la femme porteuse de la blessure d’humiliation suite à l’attitude de son père envers elle durant son enfance, ne supporte pas lorsque son mari pose sa main sur ses fesses : elle perçoit ce geste comme humiliant.

Une autre femme ne portant pas cette blessure d’humiliation (ou l’ayant travaillée et guérie) percevra peut-être ce geste comme flatteur, comme un signe positif que son mari éprouve encore énormément de désir pour elle.

Le même événement peut donc avoir deux significations, deux résultats complètement différents en fonction de la réaction que la femme va lui apporter.

Si, de son côté, le mari est porteur de la blessure de rejet, il y a de grands risques qu’il vivrait le geste de sa femme d’ôter sa main comme si elle le repoussait.

On imagine aisément comment une petite action maladroite de l’un peut alors être à l’origine d’une fameuse tempête émotionnelle.

Dans l’article : « Les sept outils des couples heureux », j’explique que le premier de ces outils est un livre d’histoire personnelle. En effet, connaître notre histoire personnelle nous permet de ne pas faire porter à l’autre le rôle de bourreau lorsqu’il ne fait que toucher à une plaie qui nous appartient et qui n’est pas encore guérie.

Lors des consultations, je constate que, si la plupart des personnes sont bien conscientes d’avoir vécu des situations douloureuses durant leur enfance, très peu font le lien entre ces événements et leur réaction négative à certaines attitudes de leur partenaire.

Et, lorsqu’elle font le lien, comme c’est le cas pour la dame citée en exemple dans la vidéo de Jacques Salomé, elles restent dans l’attente que leur partenaire devine comment agir  (ou ne pas agir) en fonction de leurs blessures.

Mais l’autre n’a pas nécessairement de boule de cristal, ni de diplôme de voyance…

Et, surtout, l’autre n’a pas le pouvoir de nous guérir !

Notre guérison est dans nos mains !

 

C’est à ce moment-là qu’en consultation j’entends fréquemment l’objection suivante :

« Oui, mais, se connaître et guérir de ses blessures, c’est long, difficile, douloureux ! »

La bonne nouvelle c’est que, cela aussi ce n’est qu’une croyance…

Vous pouvez avancer sur votre chemin d’évolution personnelle dans l’aisance et la fluidité…

Vous pouvez identifier et guérir vos blessures dans la joie…

Vous pouvez cessez d’être dans l’attente passive pour devenir créateur actif de votre vie…

Vous pouvez apprendre facilement et rapidement comment poser les fondations d’un couple heureux…

Cet article fait partie d’une série que j’ai écrite pour le site

« Heureux en couple »

 


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Commentaires

  1. Bonjour Véronique

    Je tenais à vous remercier tout d’abord pour ce merveilleux blog que j’ai découvert il y a qques mois en faisant une recherche sur la jalousie vis à vis des ex. Je vous avais d’ailleurs sollicitée sur ce sujet en commentaire de votre article et votre réponse m’avait été d’un grand soutien.

    Je vous situe le contexte qui m’amène aujourd’hui ici.
    Je suis une jeune femme de 30 ans. Petite j’ai été abusée sexuellement par un voisin (j’ai porté plainte 18 ans après et les faits ont été reconnus par l’auteur, grand soulagement). Il y a dans ma famille un climat d’hypersexualité très présent : mon cousin s’est « servi de moi » quand j’étais petite pour s’entraîner à embrasser ses copines etc… Mon papi fait blague grivoise sur blague grivoise, et me filmait pendant des heures petite, dans le plus simple appareil, j’étais tout le temps nue d’ailleurs, les vidéos diffusées en famille, mes parents se montraient nus facilement et ne respectaient pas forcément notre intimité, bref tout ça c’est le contexte dans lequel j’ai grandi « sexuellement ».
    Je suis « la rondouillette » de la famille, non pas que je sois ronde en vérité, mais j’aime manger et j’ai qques rondeurs normales, et surtout toutes les femmes de ma famille sont très minces, sportives, et ma mère, ses soeurs ont des comportements anorexiques ou boulimiques.
    En plus de ça je suis perçue comme la fille un peu fantasque et fragile. Je ne fais rien dans les normes. Très intelligente petite, j’ai sauté une classe, fait du piano et du sport à haut niveau, puis au collège j’ai tout stoppé et je me suis épanouie dans une personnalité plus épicurienne (fêtes, littérature, musique, et tous les excès qui vont avec).
    Ça a bcp déçu je pense.
    Puis de mes 21 à mes 28 ans j’ai été avec un homme, relation compliquée et simple à la fois, mais il etait gentil et droit, je sais avec le recul que je l’aimais parce qu’il était sérieux et fidèle, c’était très important pour moi. Nous avons vécu bcp d’épreuves (différences culturelles, religieuses, puis maladie grave). A 28 ans nous nous sommes mariés. J’aurais dû dire non à ce moment là, partir. Je ne savais pas si je l’aimais encore et je ne voulais pas voir que je n’étais pas très heureuse, que nos chemins divergeaient… J’ai pas eu le courage de partir avant le mariage. Et malheureusement je l’ai quitté 3 mois après lui avoir dit oui.
    Là encore, incompréhension de parts et d’autres, et moi face à moi même aussi. Je me suis bcp déçue je l’avoue.

    Depuis un peu plus d’un an je suis avec un homme.
    Notre relation a été magique pendant 6 mois. Nous sommes très proches et fusionnels tout en sachant préserver nos individualités. Nous avons tout de suite été extrêmement surpris par notre connexion mentale et physique si puissante. Au bout de 6 mois nous nous sommes installé ensemble et ça va faire un an que nous vivons ensemble.
    Depuis le début nous savons que nous avons une relation assez extraordinaire entre les mains. Les désirs correspondent, les envies de vie, les valeurs, les principes, etc.
    MAIS… Un aspect de sa personnalité me terrorise. C’est qqun qui manque de confiance en lui, et surtout qui a besoin constamment de l’approbation d’autrui. Celà se manifeste par sa fierté excessive à recevoir un mail de compliments de son chef pour son travail, à son désir absolu de plaire à mes parents et mes amis. Mais ça passe aussi par son besoin d’être apprécié des femmes. Il a bcp de mal à se l’avouer, mais je le connais maintenant plutôt bien, et je le vois agir. Face à une jolie femme il remet son enveloppe de Gentleman Séduisant.
    Tout cela vient je pense du fait qu’il a grandi dans une famille pauvre qui devait se battre tout le temps et aussi parce que c’est une famille de métis qui vit en campagne profonde donc il fallait tout le temps prouver qu’ils étaient « acceptables », ils devaient tout le temps se battre pour contrer les remarques racistes, etc etc.
    Résultat aujourd’hui il est tellement fier de prouver à tout le monde qu’il a réussi professionnellement et humainement. Je le comprends parfaitement.
    Mais ça lui met une pression folle et gâche une bonne partie de sa vie.
    J’aimerais lui faire comprendre que s’il réglait ses conflits intimes il pourrait se libérer et avancer. Il ne veut rien entendre. Il a testé une psy qui ne lui a pas du tout convenu et depuis c’est son argument pour dire que « de toute façon les psy c’est pas pour moi ».
    De plus, je pense que ça peut être important pour le comprendre, c’est ce qu’on appelle un Haut Potentiel, ou un zèbre, il a un QI de 146.
    Ma première question est donc de savoir comment l’aider dans ce chemin…?

    Et enfin, face à tout ça, moi je n’agis pas toujours comme il le faudrait.
    Je suis tellement en manque de confiance en moi, j’ai perdu énormément d’estime pour moi, que je me sens perpétuellement agressée par toutes ces situations.
    Depuis un an je me montre d’une jalousie féroce, je vois une psy, j’ai essayé d’autres méthodes comme l’hypnose et la kinésiologie, je sens que javance mais bien sur pas assez rapidement.
    Et notre relation est peu à peu abîmée par tout ça.
    Au point où aujourd’hui je pense que nous ne sommes plus très loin de la rupture.

    Il est épuisé de devoir tout le temps se justifier, expliquer, parler etc. Physiquement il me dit qu’il est épuisé par tout ça.
    Et moi je suis moralement épuisée d’être toujours en faction, prête à bondir sur le moindre truc qui pourrait arriver, je n’arrive pas à lâcher prise.

    Pour vous donner un exemple concret de comment se déroulent les crises que nous vivons régulièrement: nous sommes en déplacement pro dans un pays d’Amérique latine en ce moment. Les femmes ici sont très pulpeuses et sexy, formes voluptueuses, décolletés, vêtements moulants, etc. Au début ça nous a tous les deux bcp surpris, et j’étais sereine car je les trouve très belles et sexy, mon amoureux aussi et je le comprends, on a passé pas mal de temps à observer et discuter (nous sommes tous les deux très observateurs des autres êtres humains en général). Et puis au bout de 4/5 jours ça a commencé à m’insecuriser toutes ces femmes belles et pulpeuses partout, et les regards de mon homme. JE me suis sentie petit à petit laide et grosse et pas assez sexy etc etc. .. et hier soir, 5eme soir ici, mon homme rentre du boulot assez crevé, d’humeur taquine, je ne suis pas très patiente car j’attends autre chose vu que je me sens insecurisée (de la douceur et de la bienveillance). Nous allons boire un verre dans un bar pour se détendre, et l’hôtesse qui nous accueille est ravissante bien que vulgaire et prétentieuse à mon goût. Mon homme se fend d’une attitude différente avec elle: il lui parle avec une voix plus soutenue et virile, la regarde 2/3 fois discrètement, je comprends qu’elle lui plaît. Je tente d’aborder le sujet maladroitement, et ça finit en conversation stérile sur moi qui essaye lamentablement de le convaincre qu’elle est vulgaire, inintéressante et prétentieuse, et lui qui la défend. Je finis par lui demander si il l’aurait dragué s’il avait été célibataire. Il me dit que oui peut être, s’il n’y avait eu personne d’autre de plus attrayant à ses yeux, le côté de cette fille qui est serveuse et qui peut être fait ce job pour payer ses études, tout ça l’intrigue il me dit. Je le prends mal et je ne cache plus mon aigreur, et il finit par clore la conversation à son sujet, j’ai le sentiment de ne pas être entendue et de devoir supporter que mon homme soit attiré par une autre femme, je me fais mes films, et nous nous endormons noués, chacun de notre côté, et agacés tous les deux.
    Ce genre de situation arrive bien trop souvent.
    Il est très amical avec tout le monde et à en plus un vrai besoin de plaire, et moi je suis en perte totale d’estime de moi et donc tout le temps insecurisée face à ce comportement.
    Résultat nous nous prenons trop souvent la tête et nous gachons tellement de bons moments..

    Nous avons conclu tous les deux que lorsque ce genre de conversation arrive l’un de nous doit dire « stop » avant même de continuer à parler et nous devons nous recentrer sur nous.
    Que nous ne sommes pas capables d’avoir ce genre de conversation.
    Est ce une bonne idée?

    En ce moment aussi il s’est mis en tête d’aller boire un café avec une de ses collègues un soir car elle ne va pas bien, enchaîne arrêt maladie sur arrêt maladie, etc. C’est une collègue, pas une amie. Je ne comprends pas ce besoin de vouloir sauver tout le monde a tout prix. Je suis en colère et triste de tout ça. Je me sens délaissée, abandonnée, méprisée.
    Je sais bien que mon comportement est extrême mais je vous assure que là je perds pieds.
    Je me demande si je suis faite pour être en couple. Si je suis capable d’aimer.
    Qu’est ce qui ne va pas chez moi? Pourquoi je n’y arrive pas?

    Je me demande quelle est notre place à nous les femmes. J’ai l’impression que les hommes sont tous des personnages obsédés par le sexe, je me sens parfois dégoûtée de tout ça, de tout ce système qui fait qu’en tant que femme nous devons subir tout ça, mais je ne veux pas tomber dans les discours classiques de femmes aigries, seulement j’ai l’impression que l’inverse c’est de devoir accepter les frasques masculines sans broncher…

    Je ne sais pas vers qui me tourner ni comment faire pour retrouver de la douceur dans ma vie.
    Je me tourne vers vous avec mon énorme pavé et j’espère ne pas abuser de votre gentillesse avec vos conseils, je ne sais juste plus comment faire pour me sortir de ce tourbillon qui me donne parfois la nausée.

    Merci de m’avoir lue.

    1. Bonjour Lauredana,

      Beaucoup de choses me viennent à l’esprit à toute vitesse en vous lisant et je pense sincèrement que tout cela mériterait que nous en parlions en séance par skype car je crois qu’il y a beaucoup de choses à explorer.
      Mais je vais quand meême essayer de vous répondre par écrit (en résumant chaque point) :

      – 1) Très vite (et bien avant de lire plus loin que votre ami a été identifié HP) je me suis demandé si vous n’êtes pas HP vous-même… Certains éléments de votre histoire et certains signes dans votre manière de vous exprimer me laissent penser que c’est une hypothèse à prendre en considération et je pense que vous devriez creuser cette piste. Peut-être pas en faisant des tests de QI car souvent les femmes sont sous-diagnostiquées (ces tests de QI sont souvent axés sur l’intelligence logico-mathématique qui est plus spécifiquement masculine et très peu de tests mettent en évidence les autres formes d’intelligences plus fréquentes chez les femmes telles que l’intelligence littéraire, l’intuition, la créativité, les sciences humaines…). Le QI n’est qu’un volet des HP et ce qui est vraiment intéressant pour se comprendre, ce sont justement les autres volets. Pour explorer cette possibilité, vous pourriez lire les livres de Christelle Petitcolin : « Je pense trop » et « Je pense mieux ».

      -2) Identifier si on est HP permet souvent de mieux avancer dans le travail sur soi-même (avec des professionnels qualifiés dans ce domaine) car on ne mène pas ce travail de la même manière et connaître les spécificités affectives des HP est essentiel pour trouver des solutions.

      -3) Les HP sont souvent porteurs de la blessure d’abus (pas toujours d’abus sexuel mais bien celle d’abus de pouvoir : les enfants n’ont pas pu occuper une place d’enfant sécurisante et ils ont été parentalisés). Chez vous, il y a non seulement cette blessure d’abus sexuel mais il y a probablement aussi l’autre blessure d’abus (j’en détecte plusieurs formes chez vous mais cela, c’est vraiment long à expliquer par écrit). J’ai comme projet d’écrire un article sur ce sujet (avec un programme audio) mais il me faudra encore quelques semaines pour arriver au bout de ce projet.

      -4) Le contexte d’hyper-sexualisation dans votre famille (cela fait aussi partie de la blessure d’abus) a différentes conséquence mais, entre autres, probablement celle d’accorder beaucoup d’importance à l’apparence physique, de se définir (et de définir les autres) en fonction de ce critère. Du coup, soit vous imaginez que l’autre accorde beaucoup d’importance à cela, soit vous attirez un compagnon qui accorde effectivement beaucoup d’importance à cela. Le fait que votre ami regarde beaucoup les femmes est probablement un miroir qui vous montre cette importance que vous, vous accordez à l’apparence physique. D’une part, vous regardez beaucoup les gens (me dites-vous) et vous envoyez donc le message « Regardons »… Puis vous souffrez qu’il regarde… Cela peut engendrer de la confusion dans les messages contradictoires que vous envoyez.

      -5) Je pense qu’il y a également d’autres caractéristiques de votre compagnon qui sont en miroir des vôtres : entre autres : le manque de confiance en soi, l’insécurisation et le besoin d’être rassuré(e), le besoin de se faire aimer en « sauvant » les autres (vous parlez du fait qu’il veut aider sa collègue et vous parlez du fait que vous, vous voulez l’aider : c’est un fonctionnement identique).

      -6) Ce qui est rassurant, c’est que, lorsque l’on est porteurs de la même blessure, on se comprend beaucoup mieux que lorsque les blessures sont complémentaires. Les gens qui sont porteurs de la même blessure éprouvent souvent cette sensation de se correspondre parfaitement (et cela donne des relations bien plus magnétiques et bien plus puissantes). mais, l’ennui, c’est que les blessures similaires s’amplifient l’une l’autre et que, au départ, tant qu’on ne sait pas comment la gérer, cela prend des proportions exponentielles.

      -7) Je crois que c’est une bonne idée de stopper la conversation lorsqu’elle dévie sur ce genre de sujet. Cela ne peut que vous blesser tous les deux. Le fait que quelqu’un plaise physiquement ne signifie pas que l’on aurait envie de passer à l’acte ou de vivre avec une personne : il y a quand même d’autres choses beaucoup plus importantes que l’apparence physique pour pouvoir aimer et entamer une relation avec quelqu’un. Si vous posez des questions, votre ami vous répond sincèrement : « oui, s’il était célibataire, il irait voir un peu plus loin avec cette serveuse ». Il est honnête dans sa réponse mais cela ne signifie pas qu’il voudrait vivre avec elle. Et il n’est pas célibataire et si vous êtes jalouse de ce qu’il ferait si vous n’existiez pas dans sa vie, cela devient compliqué.

      -8) Oui, les hommes fonctionnent différemment… et peuvent être attirés par des détails physiques qui leur font de l’effet… Cela ne signifie pas nécessairement qu’ils passent à l’acte… ni qu’ils sont obsédés. Savoir que nous fonctionnons différemment est important pour ne pas juger cela (nous les femmes, nous avons d’autres moteurs qui ne sont ni mieux ni pire).

      Voilà le résumé de toutes les pensées qui me viennent en vous lisant… Chacune mériterait d’être approfondie… Mais j’espère que cela vous donne déjà quelques pistes pour entrevoir un début de changement possible.

      Bien à vous,

      Véronique.

      1. Bonjour Véronique
        Je suis un peu estomaquée par votre réponse.
        Comme la dernière fois vous avez les mots pour apporter des réponses claires, efficaces et qui soulagent immédiatement. Comme si vous compreniez l’autre parfaitement.
        Je ne veux pas être redondante mais laissez moi vous dire mon admiration et un énorme MERCI.

        Pour la question du HP, vous n’êtes pas la première à me le dire. Je ne comprends pas à quoi vous repérez cette éventualité… Mon compagnon est celui qui m’a poussé à creuser de ce côté là, car il en est convaincu. Après des lectures éclairantes et passionnantes de quelques ouvrages (ceux de C.Peticollin et J.Siaud-Fachin notamment), et des navigations Web, j’en ai conclu qu’il y avait effectivement des signes forts pour m’y apparenter, mais en même temps quand je vois certaines réflexions de mon ami ou d’autres personnes HQI je me dis que je suis vraiment à la ramasse face à toute cette intelligence. J’ai pensé passer les tests (Mensa notamment), mais j’ai si peur de « rater ». C’est idiot mais si j’étais sûre d’être HP ça légitimerait bcp de pans de ma vie mentale et ça me permettrait d’être plus en accord et bienveillante avec ce que je suis. Mais si je ne l’étais pas, j’aurais le sentiment d’être bonne à interner. J’ai peur de prendre le risque…

        Je suis sur Paris et il me semble me souvenir que vous êtes en Belgique..? Si vous avez des contacts de professionnels connaissant cette spécificité, ou des assos, etc… Je crois que je serais prête à aller m’y confronter.
        Vos mots m’ont émue car si vous me percevez vous aussi ainsi, je me dis qu’il y a peut être une lueur à chercher au fond de ce tunnel en effet.

        J’ai beaucoup à réfléchir sur ce que vous me dites sur mon ami, nos fonctionnements, nos blessures parallèles. Vos mots me semblent justes en effet.
        J’ai de gros efforts à faire pour stopper mes pérégrinations mentales et angoissées dans ce genre de situation. Nous allons essayer le « stop » sérieusement oui.
        Les différences homme femme je ne les comprends pas vraiment. D’où mon écoeurement permanent.
        Et puis d’où viennent elles? Métaboliquement j’entends…

        Pour sa collègue qu’il veut aider je le comprends dans un sens car j’aime cet altruisme qu’il a tout le temps. Mais d’un autre côté je trouve ça suspect pour être honnête, car c’est souvent UNE collègue, UNE amie qu’il veut aider… qu’est ce quil cherche?
        Jaimerais l’aider lui, oui, mais c’est l’homme que j’aime. N’est ce pas plus légitime, enfin disons plus naturel de vouloir aider son amoureux plutôt que sa collègue?

        J’aimerais tellement que nous puissions construire et avancer ensemble.
        Au delà de nos difficultés, c’est vrai que lui comme moi avons le sentiment d’être tombés un peu sur nos doubles…
        J’ai pour la première fois envie et espoir en l’excitation d’une vie à deux avec lui. Il me bouscule et me permet de me découvrir et de grandir. Nous sommes éreintés par nos difficultés. Tellement d’heures de discussion… il me disait l’autre jour qu’il aimerait que nous arrêtions de parler parfois. Que l’on prenne juste le temps d’échanger sur des banalités. Ça m’a heurtée mais je comprends.
        J’ai peur que ce magnétisme dont vous parlez nous empêche de créer une relation sereine et stable. Comment construire un couple durable avec toutes ces tempêtes émotionnelles?

        J’aimerais vraiment sincèrement entamer un travail avec vous, car vos mots me font écho et c’est bête à dire mais je me sens en confiance ici, à me raconter à vous. C’est important.
        Mais pour être tout à fait transparente, je vois une psychiatre en ce moment car il y avait urgence, j’étais arrivée à un point de souffrance forte que je ne voulais pas laisser s’enraciner donc j’en ai parlé à mon médecin qui m’a prescrit des séances avec elle, ce qui me permet d’être remboursée par la Secu… Ma situation professionnelle et financière actuelle (chômage, difficultés financières et dettes) ne me permet malheureusement pas d’accorder un budget à une thérapie qui ne soit pas remboursée.
        Je ne peux donc pas entamer ce travail avec vous il me semble…

        Je vous remercie pour votre message et si vous pouviez m’expliquer les démarches, tarifs, etc pour le travail avec vous ce serait parfait.
        Le cas échéant si vous avez des confrères de confiance vers qui je pourrais me tourner sur Paris ce serait adorable. Mais j’ai conscience que quand on a un feeling avec un thérapeute cest suffisamment rare pour se tourner vers quelqu’un d’autre…

        Bref, je dois y réfléchir sérieusement et voir comment budgeter tout ça si possible.
        Vous avez mon mail pour que nous en discutions ailleurs que sur votre article peut être ?

        Bonne journée et merci encore une fois. Sincèrement.

        1. Une toute petite précision qui me paraît importante, au sujet de l’histoire avec sa collègue.
          Evidemment si elle était laide c’est vilain mais ça ne me poserait pas de problème. Le premier souci est qu’elle est plutôt jolie…
          Mais le 2nd point important est que je me sens lésée je ne sais pas trop pourquoi. Qu’il s’investisse à ses côtés… Je pense au fond de moi que c’est « au détriment de moi », mais je sens que ce n’est pas juste car quand j’ai besoin de lui il est là bien sûr. Mais c’est mon ressenti, comme s’il lui accordait trop d’importance, et en plus comme si ça m’enlevait quelque chose avec lui.
          Et j’ai peur de ce qui pourrait se passer. J’imagine cette fille en larmes et lui la prenant dans ses bras… Cette image me met dans une colère profonde.
          Et je me déteste un peu à dire ça…

          Satané ego. Satanée jalousie.

          J’ai juste peur au final qu’il en tombe amoureux car elle l’aura touchée.
          Mais je rationalise en me disant « Life! », et aussi en imaginant que s’il sentait la moindre ambiguïté à son égard il n’irait pas se jeter lui même en pâture… Je pense que c’est quelqu’un de droit, pas un salaud.
          Mais s’il se faisait surprendre par de nouveaux sentiments, etc…? Lui qui a besoin d’être un sauveur, qui est touché par les âmes perdues, et avec notre couple qui nest pas au mieux de sa forme en ce moment…
          Après tout, nous ne sommes que de faibles humains 😉

          Bon, je m’arrête là, il est largement l’heure de dormir en Amérique Latine.

          A bientôt et merci.

        2. Re-bonjour Lauredana,

          – Les tests de QI ne sont pas toujours fiables surtout pour les femmes (comme je l’écrivais dans ma réponse précédente). Ne basez donc pas vos conclusions à votre sujet sur d’éventuels tests de QI et fiez-vous plutôt aux critères des livres que vous avez lus. Peut-être que l’association Zebra de Jeanne Siaud-Facchin pourra vous donner les coordonnées d’un thérapeute spécialisé dans le région parisienne (malheureusement, je n’en connais pas puisque, effectivement, je travaille en Belgique et je n’envoie donc jamais mes patients à Paris)

          – Peut-être que l’association Zebra pourra vous dire aussi si il existe des psychiatres spécialisés dans l’accompagnement des HP (pour pouvoir bénéficier du remboursement de la sécu).

          – Le fait d’être tous les deux des Sauveurs montre simplement que vous avez des fonctionnements parallèles. Etre Sauveur amène toujours des dysfonctionnements (et signifie qu’on pense devoir sauver l’autre pour être aimé). Après, ce n’est ni mieux ni moins bien de vouloir sauver une collègue ou un compagnon. Mais, avec un compagnon, on est encore moins « adéquate » parce que l’on est concernée et que l’on ne peut donc pas l’aider en toute objectivité. Donc, ce n’est pas une question de légitimité mais juste de vous montrer que vous fonctionnez comme lui : vous aussi vous pensez sans doute que vous en méritez pas d’être aimée en dehors de ce rôle d’aide (comme lui).

          -L’origine des différences hommes-femmes est d’abord énergétique (puis l’histoire personnelle et l’éducation jouent et modifient certaines choses)… En résumé : L’énergie masculine vient du bas (la matière) et doit passer par le 2ème chakra (sexualité) pour monter jusqu’au coeur puis jusqu’en haut, vers le chakra de la couronne (relié à la spiritualité) tandis que l’énergie féminine provient du haut via le chakra de la couronne et doit passer par le chakra du coeur avant de pouvoir aller vers le chakra de la sexualité (et descendre jusqu’en bas, vers la matière).
          j’explique cela dans mes vidéos de conférences et dans mon livre si vous désirez plus de détails.

          – Les relations entre personnes qui ont la même blessure sont en effet magiques et tumultueuses au départ… Mais ce sont les plus sincères et nous permettent de réellement avancer.

          – Je comprends parfaitement vos problématiques de budget (les HP ont un rapport à l’argent qui est plutôt difficile et ne savent pas bien monétiser leurs talents). Mais si un jour vous désirez entamer un travail avec moi par skype, vous trouverez tous les renseignements sur cette page : http://veroniquebaudoux.com/coaching/

          Je vous souhaite le meilleur sur votre chemin.

          Véronique.

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