passif agressif

En couple avec un Passif Agressif

Quelques descriptions du Passif Agressif


Ceci est la suite de l’article intitulé : « Le passif-agressif, un autre visage de la manipulation » (que vous pouvez lire en cliquant sur le bouton ci-dessous)

Le passif-agressif, un autre visage de la manipulation

 

En résumé :

Selon Wikipédia, l’expression Passif Agressif désigne un comportement passif d’obstructionnisme, de résistance ou d’évitement dans les relations interpersonnelles ou les activités.

Pour Christophe André, psychiatre, ces personnalités cumulent deux problèmes : d’une part, une hyper-susceptibilité liée à un déficit d’estime de soi : se percevant de peu de valeur, ils attachent une importance majeure à ne pas se sentir infériorisés. D’autre part, ils ne savent pas s’affirmer.*

« Ce qui caractérise principalement ces personnalités, c’est le « oui mais » : ces personnes disent « oui » mais font « non ». Et plutôt que d’accepter les critiques qui suivent leur inaction, de reconnaître leurs erreurs, ils blâment les autres, se placent en victime et se font plaindre. Peut-être cela correspond-il à un mécanisme de défense semi-conscient ? En tout cas, il est clair que ces personnes présentent une altération de l’altérité, c’est-à-dire que leur rapport aux autres est biaisé, ils opposent systématiquement une résistance car ils pensent n’avoir que des droits, aucun devoir », explique le Dr Dominique Barbier, psychanalyste et psychothérapeute.**

 

Les conséquences sur la/le partenaire


En se souvenant que le narcissisme et la paranoïa sont les deux pôles principaux autour desquels la personnalité du Passif Agressif s’est construite, on devine aisément les conséquences relationnelles de ce trouble psychologique.

Parce qu’il est narcissique, le Passif Agressif est incapable de se mettre à votre place pour comprendre vos besoins et, surtout, il ne ressent aucunement l’élan d’avoir envie de vous faire plaisir.

Parce qu’il est paranoïaque, le Passif Agressif interprète vos besoins comme des tentatives de le contrôler ou de lui prendre quelque chose.

Face à ce duo narcissisme/paranoïa, vous êtes est bien démunie…

Comme il est le seul centre de ses préoccupations, vous êtes réduite à une position d’objet gratifiant ou menaçant.

Tant que vous vous comportez en objet gratifiant, la relation est paisible mais vous ne recevez pour autant ni compliments, ni reconnaissance (le passif Agressif considère que c’est son droit de recevoir).

Et si vous commencez à avoir des besoins, vous devenez objet menaçant et vous devez vous attendre à ne jamais être satisfaite (le Passif Agressif n’imagine pas qu’il ait le devoir de donner).

C’est donc une relation très pauvre pour vous, dans laquelle vous déversez toutes vos ressources sans recevoir grand-chose en échange.

Il ne faut donc pas vous voiler la face : vous êtes face à de la négligence et c’est bien une forme de maltraitance. Mais comme elle est beaucoup moins visible que d’autres formes, vous êtes encore plus perdue car vous ne comprenez pas pourquoi vous vous sentez si peu aimée alors que votre compagnon est vu par le monde extérieur comme un homme tellement agréable et conciliant.

Alors, vous cherchez à comprendre ce que vous faites de travers, ce que vous pourriez améliorer dans votre manière de communiquer, comment vous pourriez être moins plus douce, plus gentille, moins exigeante…

Vous devenez la spécialiste de la culpabilité et de la remise en question alors que lui, de son côté, semble n’avoir jamais rien à se reprocher… 

Parfois, vous vous demandez si vous n’êtes pas en train de devenir folle, déchirée entre l’intuition qui vous souffle que quelque chose ne tourne pas rond chez lui et votre cerveau rationnel qui n’a pas de preuve concrète pour le confirmer (car le cerveau a de grandes difficultés à décoder la violence lorsqu’elle s’exprime sans aucun signe extérieur d’agressivité dans les mots, le ton ou l’attitude non verbale).

Afin de vous aider à comprendre que, non, vous n’êtes pas folle, vous trouverez ci-dessous un tableau reprenant les effets négatifs sur vous, partenaire d’un Passif Agressif.

Une partie de ce tableau est issue du livre d’Isabelle Levert : « Les violences sournoises dans le couple ».***

D’autres éléments sont directement issus de mes observations au fil de nombreuses années à accompagner les personnes qui sont en relation avec des Passifs Agressifs.

Le Passif Agressif et ses enfants

( Qui sont aussi les vôtres )


La main sur le coeur et même si tous ses actes prouvent le contraire, le Passif Agressif jure que ses enfants sont sa priorité et qu’il veut le « meilleur » pour eux.

La notion de ce qui est le meilleur est très variable selon les valeurs culturelles et familiales mais, avec une personnalité plus ou moins saine, il y a moyen de discuter afin de trouver des compromis qui satisfont les deux parents.

Avec un Passif Agressif, le «meilleur» est au départ un concept assez flou, fait principalement de jolis mots qui ne résistent pas à un questionnement sur les actions concrètes qui en découlent.

Avec le temps, vous finissez par comprendre que, pour le Passif Agressif, le «meilleur» pour ses enfants c’est (ensemble ou séparément) :

  • Ce que son parent dominant a fait, a décidé, a choisi, a dit :  Le Passif Agressif ne peut pas remettre en cause les choix de ce parent car ce serait plonger dans ses propres souffrances d’enfance. Penser que les choix de ce parent ont pu être inadéquats, c’est ouvrir les yeux sur la violence/maltraitance/négligence qu’il a subie(s). Il a besoin de croire que la façon dont il a été élevé / traité, est la «norme» car envisager l’inverse présenterait le risque d’ouvrir les yeux sur toutes ses blessures, ses manques, ses regrets et cela menace son mode de défense (la seule manière de survivre qu’il connaît).  Si vous ne faites pas comme son parent dominant a fait, vous êtes donc déjà suspecte d’anormalité.
  • Le strict minimumTous les besoins des enfants qui entrent en contradiction avec ses intérêts à lui (donc tout ce qui pourrait lui prendre trop de temps, lui coûter trop d’argent, lui demander trop d’attention ou de présence) n’existent pas ou sont des besoins inutiles, des caprices des enfants, des exagérations de votre part… Et si vous estimez que ces «besoins inutiles» doivent quand même être satisfaits, à vous d’assumer (vous n’allez quand même pas lui demander de faire ni de payer des choses inutiles !)
  • Les «Principes d’éducation communément admis»,  (même si ils sont vieux de 50 ans) pourvu qu’ils l’arrangent. S’ils ne l’arrangent pas, il les modifiera pour les faire coller à ses intérêts. S’il n’en n’existent pas qui lui conviennent, il en inventera. Au cas où vous lui demanderiez qui, parmi les personnes qu’il connaît, applique ce principe soi-disant universel, il serait bien en peine de vous répondre car en fait, il n’a demandé conseil à personne. Ses statistiques du genre « Tous les enfants de 6 ans vont se mettre au lit tout seuls » reposent sur un échantillon égal à zéro et signifient simplement qu’il n’a pas du tout envie de vous faire plaisir en vous déchargeant de temps en temps de certaines choses. Ce qu’il oublie malheureusement, tout occupé qu’il est à s’opposer à vos demandes, c’est que ces tâches logistiques quotidiennes sont autant d’occasions de créer des liens avec ses enfants. Et plus tard, quand il constatera que ses enfants ne sont pas demandeurs de contacts avec lui, ce sera votre faute à vous qui les avez  montés contre lui.
  • Le contraire de ce que vous, vous estimez le meilleur : Puisqu’il vous soupçonne d’emblée de vouloir le piéger, chaque besoin des enfants qui serait exprimé par vous est certainement une tentative de votre part de le contraindre à quelque chose et/ou une manière de lui donner des ordres auxquels il doit s’opposer. Or, tant que les enfants ne sont pas en âge d’exprimer leurs besoins de manière autonome, c’est forcément par vous que cela passe (n’oublions pas que lui, incapable de se mettre dans la peau d’un autre, ne devine aucun des besoins des enfants, même les plus évidents). Pour s’opposer à vous, il adoptera systématiquement l’inverse de ce que vous proposez. Il est midi et demi, le bébé pleure de faim, vous êtes occupée à faire les lessives et vous lui demandez de réchauffer un petit pot ? Les petits pots, cela coûte cher… Ne pouviez-vous pas penser à peler des carottes à temps ? Quelques jours après, vous lui demandez de peler des carottes… Pensez-vous qu’il n’a que cela à faire ? Vous devriez être moins exigeante sur la qualité de la nourriture et réchauffer un petit pot… Non, non, il n’a pas peur d’être incohérent… Sa cohérence à lui, c’est de s’opposer à vous.

Dans ce domaine-là comme dans les autres, puisqu’il ne fait pas, il faut bien que quelqu’un fasse… et ce quelqu’un c’est toujours vous… Puis il vous reprochera de ne pas lui laisser de place (voire de vouloir volontairement l’évincer afin d’assurer votre «emprise» sur les enfants)

Le monde extérieur aura tendance à penser comme lui : vous en faites tellement qu’il n’a pas la possibilité de prendre sa place de père, insinue-t-on avec plus ou moins de diplomatie (plutôt moins que plus, d’ailleurs)

Oui, vous ressemblez à une fourmi affairée qui veut tout contrôler et gérer la totalité de la logistique familiale…

Oui, il semble être maintenu à l’écart, le pauvre… Pour un peu, de fourmi vous deviendriez mante religieuse…

Comment expliquer aux spectateurs que la vie quotidienne lui a offert mille occasions de prendre sa place de parent sans qu’il ne lève le petit doigt pour le faire ?

Vous seriez ravie (et soulagée) qu’il prenne certaines choses en charge. Sauf que, quand vous le demandez (et SURTOUT si vous le demandez), son opposition passive lui fait oublier, négliger, mal faire ou faire l’inverse de ce qui avait été décidé.

Vous seriez également ravie qu’il voie ce qu’il y a à faire sans que vous ayez à le lui demander (cela éviterait déjà qu’il aie la sensation que vous le commandez)… Et, honnêtement, il y a des choses qui sont évidentes, que la plupart des parents font et que tout adulte normalement constitué voit…

Mais vous avez depuis longtemps compris que ce n’est qu’un rêve et qu’il ne semble pas équipé des mêmes yeux que les autres car il ne prend aucune initiative. (Forcément : si c’est lui qui prend l’initiative, il ne peut pas vous reprocher de le commander).

Pour le laisser «prendre sa place», les conseils bien intentionnés pleuvent : 

  • vous devriez réfléchir à la meilleure manière de demander sans lui donner l’impression de le commander, (1001 tentatives, est-ce suffisant pour pouvoir dire qu’on a sincèrement tout essayé ?)
  • vous devriez le laisser prendre des initiatives, (le problème c’est bien qu’il n’en prend pas)
  • vous devriez le laisser faire à sa manière,  (ne rien faire, est-ce vraiment une «manière de faire» ?)
  • et surtout, vous devriez prendre les précautions de bien le laisser exprimer son avis avant toute décision. 

Mais vous, vous savez qu’il n’a pas réellement d’avis et qu’il se réfugiera derrière sa prétendue incompétence/impuissance pour ne pas se positionner… «Je ne sais pas» occupe la deuxième place au top 10 de ses réponses quand vous lui demandez quelle solution il envisage à un problème lié aux enfants. (La première place étant occupée par « Mais il n’y a pas de problème ».)

Vous avez appris que même lui proposer d’y réfléchir est déjà un ordre à ses yeux et il n’y réfléchira donc pas jusqu’à ce que vous reveniez avec le même sujet sur lequel il ne saura toujours pas vous répondre (sauf si vous donnez votre propre avis, alors, il connaîtra le sien : le contraire du vôtre).

Toute la logistique familiale vous occupe déjà 24h sur 24 et vous n’avez pas le temps de passer une maîtrise en diplomatie pour qu’il décide s’il préfère donner le bain aux enfants (Est-il vraiment nécessaire de les laver tous les jours ?) ou préparer le repas (Doivent-ils vraiment avoir des légumes tous les jours ? Ne peut-on pas leur donner une tartine ?).

Alors oui, vous avez pris l’habitude de tout faire parce que c’est plus simple et que cela va plus vite !

Après, il vous restera à essayer de ne pas vous sentir coupable quand les yeux extérieurs vous renverront l’image de cette vilaine mante religieuse qui ne laisse pas sa place au père.

Le Passif Agressif peut-il apprendre ?


La plupart des parents sont emplis de doutes et se demandent sans cesse : « Suis-je un bon parent ? ».

Le Passif Agressif n’a pas de doutes : il est un bon père (point barre).

La plupart des parents, pour se rassurer ou s’améliorer si nécessaire, posent des questions à des amis, à des professionnels, ils lisent des livres, vont à des conférences, échangent avec d’autres parents. Bref, la plupart des parents savent que c’est un rôle difficile, qu’ils apprennent « sur le tas » et que des conseils extérieurs peuvent les aider à mieux remplir leur rôle.

Le Passif Agressif n’a pas besoin de tout cela : lui il sait ce que c’est être un bon parent (D’ailleurs, il participe financièrement à leurs frais… C’est bien la preuve qu’il est un bon père, non ?)

Et si vous essayez de lui montrer qu’il a quand même des failles et/ou que les besoins des enfants sont différents de ce qu’il pense, c’est vous qui êtes exigeante et harcelante.

En fait, le Passif Agressif éprouve d’énormes difficultés à se remettre en question. Douter de soi, penser que l’autre pourrait savoir quelque chose qu’il ne sait pas, imaginer qu’un autre point de vue pourrait être meilleur…  tout cela est terriblement menaçant pour son image de lui-même. Alors, il préfère la position « Je sais tout et je sais tout faire », il campe sur ses certitude rigides et cela le rend très résistant aux apprentissages et donc au changement.

Cependant, quand les enfants grandissent et qu’il est obligé de tenir compte de leur avis (à partir d’un certain âge, il ne peut plus les traiter comme des objets sans volonté propre ou des petits animaux dociles), le Passif Agressif modifie parfois ses comportements vis-à-vis d’eux.

En effet, si les enfants apprennent à donner un mode d’emploi clair de la manière dont ils souhaitent être traités, ils peuvent obtenir de leur père un minimum d’attention réelle.

En mettant eux-mêmes leurs limites et en l’informant des conséquences si leurs limites ne sont pas respectées, par exemple: « Je veux bien passer la soirée avec toi mais si tu es devant la télévision, alors, je préfère aller voir mes copains.

C’est au moment où les enfants seront devenus autonomes et n’auront plus besoin de lui que le Passif Agressif ressentira son propre besoin d’avoir des contacts avec eux et qu’il sera prêt à faire des efforts pour qu’ils aient envie de ces contacts.

Cela s’explique par le fait que, quand les enfants sont devenus autonomes affectivement, il ne ressent plus de pression ni de votre part ni de la leur pour qu’il s’en occupe et il n’est donc plus dans son processus de résistance à la demande de l’autre (puisqu’il n’y a plus de demande).

Que pouvez-vous dire aux enfants ?


Personnellement, je pense que c’est une erreur de vouloir à tout prix préserver les enfants de la réalité. Ils sont bien plus lucides et conscients que nous le pensons.

Voici les réponses d’un de mes petits patients de 5 ans, fils d’un Passif Agressif :

Comment sais-tu que ta maman t’aime ? : « Parce que je le sens. »

Comment sais-tu que ton papa t’aime ? : « Parce qu’il me le dit. »

Un enfant sent quand on est véritablement soucieux de son bien-être, quand on est attentif à ses besoins affectifs, quand on l’écoute et qu’on le traite avec bienveillance. Un enfant sent quand on aime être avec lui.

D’un côté, ils sentent que leur père les néglige, ne leur accorde pas d’attention, rechigne à s’occuper d’eux, ne tient pas compte de leurs demandes…

De l’autre côté, leur père affirme qu’ils sont sa priorité et qu’ils ont de la chance d’avoir un père aimant…

Ils sont donc dans la plus totale confusion entre ce qu’ils sentent et ce qu’ils entendent.

La société fait peser sur les épaules des mères la responsabilité de « préserver l’image du père ».

Alors, c’est bien joli comme théorie mais…

Chacun n’est-il pas responsable de l’image que les autres ont de lui ?

Avons-nous besoin, nous les mères, que quelqu’un se charge de préserver notre image ? Si nos enfants ont une bonne image de nous, n’est-ce pas parce que nous avons agi de telle manière que cette image soit le reflet de la réalité ?

Pour que quelqu’un soit respecté, n’est-il pas indispensable qu’il agisse de manière respectable ?

D’autre part, n’est-ce pas mentir à nos enfants que de leur dire « Si, si, ton père est parfait avec toi » alors qu’ils ressentent le contraire ?

En cautionnant les comportements négligents de leur père, nous risquons d’entretenir leur confusion et ils n’auront pas de repères clairs sur ce qui est de l’amour et ce qui n’en n’est pas.

Si il y a contradiction entre ce qu’ils sentent et ce que les adultes leur disent, ils croiront que c’est eux qui se trompent.

Plus tard, ils n’oseront plus faire confiance à leur instinct au sujet des relations et ne seront donc pas capables de repérer les personnes toxiques pour eux, ni même simplement, de se faire entendre et de veiller à ce que leurs besoins soient respectés.

Alors, il ne s’agit évidemment pas de mener une campagne de dénigrement systématique… Cela ne peut pas être positif et constructif pour eux.

Mais il s’agit de valider leur ressenti.

Dans son livre : « Enfants de manipulateurs, comment les protéger ? », Christel Petitcollin ***** écrit :

« Si j’ai froid et que l’on me fait croire que le radiateur de la pièce fonctionne, je vais me poser beaucoup de questions sur ma santé. Si je sais que le radiateur est cassé, je ne serai plus étonnée d’avoir froid et j’irai chercher de la chaleur ailleurs. C’est exactement ce qu’il se passe pour les enfants de manipulateurs. Tout le monde conspire pour leur faire croire que le radiateur est allumé alors qu’il est glacé. Pendant des années, il se demandera pourquoi il a si froid à son âme et culpabilisera de ne pas avoir su trouver l’amour… là où il n’y en n’avait pas.

Il faut vraiment arrêter de prétendre qu’il y a de l’amour où il n’y en n’a pas. Il me paraît important de prévenir l’enfant de la pathologie de son parent pour éviter qu’il ne se croie lui-même pas aimable. Ce n’est pas lui en tant qu’enfant qui est le problème, c’est son parent qui a des dysfonctionnements. »

Cet extrait a le grand mérite de résumer parfaitement le fait que vos enfants pourront mieux se construire si ils connaissent la réalité. En essayant de préserver l’image du père comme la société l’exige de vous, vous risquez de ne pas leur donner les bonnes informations et de fausser leur jugements sur eux-mêmes et sur l’amour.

Est-il possible de sortir du cercle vicieux ?


Vous l’aurez compris, la vie de couple (et de parents) avec un(e) Passif Agressif est loin d’être de tout repos…  Cela demande des trésors de patience pour parvenir à établir une bonne collaboration logistique (et éventuellement recevoir un peu de reconnaissance). Mais cela signifie qu’il faut mettre en place des modalités de fonctionnement qui ne sont pas nécessairement dans votre nature. Il va falloir beaucoup réfléchir avant d’agir et oublier la spontanéité pour entrer dans une forme de stratégie.

Cela peut être très décourageant de se dire qu’il faudra tant d’efforts pour « obtenir » des choses qui devraient aller de soi : de la gentillesse, du soutien, de la valorisation, un miroir positif de soi, une participation aux tâches…

Et il faut certainement évaluer si cela vaut vraiment la peine de mettre autant d’énergie pour que la relation tourne plus ou moins rond.

Si, par ailleurs, votre partenaire Passif Agressif possède de belles qualités auxquelles vous êtes très attaché(e), si vous partagez certaines valeurs essentielles, si le nombre de bons moments reste suffisant, s’il n’est pas trop tard OU si, pour le moment au moins, vous décidez de rester avec lui, voici quelques conseils que vous pouvez mettre en oeuvre pour essayer d’améliorer les choses :

  • N’essayez pas de lui ouvrir les yeux sur son dysfonctionnement (inutile de lui faire lire cet article ou de lui asséner le diagnostic de Passif Agressif). Cela risque d’engendrer une spirale infernale car il ressentira cela comme une tentative supplémentaire de le contrôler.
  • Pour autant, ne fermez pas les yeux sur les méthodes qu’il utilise et ne faites pas comme si vous n’aviez rien remarqué. Chaque bouderie, chaque repli sur soi, chaque évitement est un message et il est important que vous en accusiez réception. (Tu sembles fâché, que se passe-t-il ?)
  • Invitez-le à dire ce qu’il a sur le coeur au jour le jour afin de vider les petits abcès de la vie quotidienne en exprimant directement son opinion plutôt qu’en s’opposant passivement.
  • Demandez-lui son avis sur le plus de choses possibles car il s’opposera systématiquement s’il n’a pas participé à la décision.
  • Evitez à tout prix de prendre la position du parent qui gronde son enfant. N’évoquez pas des valeurs de bien ou de mal ou ses obligations morales. Décrivez de manière factuelle (et avec douceur) ce qui vous pose problème dans son comportement.
  • Adoptez le plus possible les principes de la communication non violente (CNV). En résumé : Quand ceci se passe, je ressens… Or, j’ai besoin de… Serais-tu d’accord pour… ?
  • Essayez que vos enfants expriment directement leurs besoins à leur père (s’ils sont déjà suffisamment grands pour cela) afin d’éviter que votre partenaire ne fasse une confusion entre répondre aux besoins de ses enfants et vous faire plaisir à vous.
  • Proposez d’entamer une thérapie conjugale en la présentant comme une aide pour que tout le monde se sente mieux (et donc, bien évidemment, il ne faut pas lui proposer cela comme une manière de régler ses problèmes relationnels à lui).

Il est important d’être conscient(e) de différents éléments qui ne changeront pas (ou très peu) :

  • Il  vous faudra toujours prendre mille précautions pour qu’il collabore.
  • Vous devrez toujours être très diplomate pour que la communication soit possible.
  • Il y aura toujours un déséquilibre entre ce que chacun de vous prend en charge : vous pro-active et lui très passif.
  • Il vous faudra toujours ménager sa susceptibilité.
  • Il sera toujours nécessaire de le valoriser tandis que vous recevrez peu de compliments et peu de soutien.
  • Il ne faut jamais attendre de lui qu’il reconnaisse  ses erreurs.
  • Vos propres besoins ne seront jamais le centre de ses préoccupations.

Bref, vous serez toujours face à un enfant / adolescent qu’il faut traiter avec ménagement, patience et douceur. Sans véritablement recevoir beaucoup d’égards en retour (comme avec un adolescent qu’il faut prendre avec des pincettes sans qu’il soit capable de vous manifester de la gratitude pour votre patience envers lui).

Vous êtes la seule personne en mesure d’évaluer si toutes les raisons pour lesquelles vous souhaitez maintenir votre couple compensent ce déséquilibre relationnel.

Quels enseignements sur vous-même ?


Que vous décidiez d’essayer d’améliorer la relation ou que vous décidiez de la rompre, il sera très utile de chercher à comprendre pourquoi vous avez été attiré(e) par cette personne et ce qui, en vous, permet aux mécanismes du Passif Agressif de fonctionner.

Le but n’est pas de culpabiliser (le Passif Agressif vous culpabilise déjà bien suffisamment) mais de transformer en vous-même ce qui peut l’être. Car nous n’avons pas le pouvoir de changer l’autre… Nous n’avons de pouvoir que sur nous-même…

J’ai remarqué que les partenaires des Passifs Agressifs présentaient très souvent la combinaison des deux caractéristiques suivantes :

  • Une forte propension à entrer dans le rôle du Sauveur : Le Passif Agressif semble être un homme gentil et conciliant mais un peu désarmé face à la vie, souvent victime des « autres » et il suscite donc l’envie de l’aider à s’épanouir et à développer tous ses potentiels.
  • Une blessure d’enfance qui les fait douter d’être dignes d’amour : Lorsque l’on est porteur d’une blessure, on cherche inconsciemment le partenaire le plus susceptible de réactiver cette blessure (tout en espérant qu’il va la guérir). La plupart du temps, les partenaires des Passifs Agressifs sont porteur de la blessure d’humiliation/abus (souvent confondue avec la blessure d’abandon). Je développerai le sujet de cette blessure méconnue dans le prochain article : Êtes-vous porteur de la blessure d’abus ?

Il est très fréquent que le Passif Agressif refuse d’entamer une thérapie (individuelle ou de couple) puisqu’à ses yeux, tout va très bien chez lui (sa blessure narcissique est telle que son ego ne supporte pas l’idée qu’il pourrait avoir des failles).

N’attendez pas qu’il se décide à franchir le cap (ce qui n’arrivera peut-être qu’au moment où vous lui annoncerez que vous souhaitez rompre) pour faire un travail thérapeutique de votre côté.

Cependant, ne partagez pas trop avec lui ce que vous découvrez sur vos propres failles car cela lui donnerait des arguments supplémentaires pour faire peser sur vos épaules toute la responsabilité de vos difficultés relationnelles.

Il pourrait vous dire, par exemple : « Tu es fâchée que je ne donne pas le bain aux enfants parce que tu as souffert du sexisme qui régnait dans ta famille »… Euh… oui, c’est vrai que vous avez été marquée par les inégalités filles-garçons… Pour autant, vous travaillez tous les deux et il est donc logique que vous répartissiez équitablement les tâches logistiques familiales.

Il risque donc d’utiliser contre vous tout ce que vous seriez amenée à lui confier ce que vous découvrez avec votre thérapeute quant à vos blessures et leurs conséquences.

Votre thérapie doit vous aider vous et non pas lui donner à lui des armes supplémentaires.

Découvrez vos besoins et apprenez à les exprimer selon les principes de la Communication Non Violente, travaillez vos blessures qui vous font croire que ne vous ne pouvez pas être aimée, augmentez votre estime de vous de manière à ressentir au plus profond de vous méritez d’être bien traitée, apprenez à sortir des jeux de pouvoir de type « Sauveur-Victime-Bourreau »…

C’est un cadeau que vous vous faites à vous-même et vous évaluerez ensuite l’impact que cela a (ou non) sur lui et sur votre relation.

Sources :

*Je résiste aux personnalités toxiques (et autres casse-pieds) de Christophe André & Muso.

**La fabrique de l’homme pervers de Dominique Barbier.

***Le passif agressif et sa compagne d’Isabelle Levert, psychologue et auteur de : Les violences sournoises dans le couple : à lire ici

****Doctissimo : article sur le passif agressif : à lire ici

***** Enfants de manipulateurs, comment les protéger ? de Christel Petitcollin. Plus de renseignements ici

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Commentaires

  1. Merci Véronique pour ce bon résumé. ….. c’est exactement ce que je vis….. je me sens seule, délaissée, mes besoins sont mis se côté ignore… et je m use a tout donner, j’ai l impression d être face à un adolescent. .. il joue aux jeux vidéos des qu’il a du temps libre et je viens en plus de découvrir qu’il dépense tout son argent. … et moi je paie toutes les charges toutes les courses…. et il me fait culpabiliser car il ne travaille pas beaucoup pour fairé les travaux de ma maison. .. Donc il est tout le temps a découvert à cause de moi…. je crois que la conclusion s’impose. ….. la rupture…. je m y prépare. … mais j’ai besoin avant de reprendre es forces de me centrer sur moi porte en être capable…. j’ai quand même envie de lui renvoyer cette irresponsabilité avec son adduction aux jeux et de lui prouver qu’il dépense beaucoup d argent …. Est ce une bonne idée de dévoiler que jai été voir ses comptes bancaires?????

    1. Author

      Bonjour Béatrice,

      Honnêtement, je ne pense pas que ce soit une bonne idée de lui dire que vous êtes allée voir ses comptes bancaires…
      J’imagine bien que vous ayez envie de lui montrer à quel point il est irresponsable mais, de toute manière, il ne reconnaîtra pas cette faille (le PA ne reconnaît pas ses erreurs/défauts….)
      Et c’est donc plutôt inutile d’essayer…
      D’autre part, le fait d’apprendre que vous êtes allée voir ses comptes le rendra encore plus méfiant vis-à-vis de vous et il vous cachera encore plus de choses.
      Par contre, ce que vous pourriez essayer de faire, c’est de lui exprimer que vous vous n’en sortez pas financièrement à tout devoir prendre en charge et de lui demander s’il peut financer certaines choses.
      Là vous verrez bien s’il est prêt à faire des efforts (et à dépenser moins pour ses loisirs) pour pouvoir participer aux frais.
      Si il refuse, vous aurez la preuve (une de plus) que ce couple n’est pas un couple dans lequel vous pourrez être soutenue mais bien un couple où l’autre prend le maximum en donnant le minimum.
      Cela vous aidera à confirmer votre décision de rupture.

      Bon courage !

      1. J’ai pris la décision après une semaine de réflexion de rompre…. je suis soulagée de cette décision. … merci pour vos bons conseils……. à moi maintenant de prendre le temps pour moi de me reconstruire et ne tout faire pour ne plus être attiree par ce genre de personnage … PN ou passif agressif….

        1. Author

          Je pense que vous avez pris la bonne décision, Béatrice !
          C’est un choix courageux !

  2. Bonjour Véronique
    Votre article est excellent et d’une richesse extrême, comme d’habitude!! Aussi ai-je vraiment hâte de lire l’article qui suivra sur la blessure d’abus, qui ne me parle pas vraiment… Je pensais avoir en moi une blessure d’abandon….
    Je me retrouve absolument dans votre article, si ce n’est que, pour ma part, il s’agit de mon ex mari et qu’il est vraiment très toxique pour mes enfants. Voici les difficultés que je rencontre aujourd’hui:
    – mon aînée, âgée de 13 ans, se détache de plus en plus de son père. Elle y va de moins en moins volontiers et pleure quand il leur propose des choses qui ne lui conviennent pas. Par exemple, il les a la 1ere semaine des vacances de Noël et va les laisser seules tte la journée. Il va travailler. Ils passeront Noël chez leur grand mère maternelle. Mais les filles détestent y aller.
    Elle a été suivie par une psychologue pour problème d’enuresie secondaire quand elle avait 10 ans environ
    – ma petite a 10 ans. Elle rejette tte discussion relative à son père. Elle est très nerveuse et est suivie par un psychologue.

    Aucune de mes filles n’ose parler à son père de peur de le peiner, disent elles.

    Lui se pose en réelle victime de la vie, de moi, bref exactement ce que vous dites.
    Nous possédons encore des biens immobiliers ensemble qu’il refuse de vendre.

    Je me demande que faire pour mes enfants et quoi leur dire. Je les vois en souffrance et je ne sais absolument pas quoi faire. Il ne s’en occupe pas, les laisse toujours seules, ne leur paie même pas un livre scolaire, nie leurs besoins….

    Je ne sais pas si vous saurez me donner qq pistes pour nous aider…

    Merci encore et bon dimanche

    Stéphanie

    1. Author

      Bonjour Stéphanie et merci beaucoup pour vos compliments chaleureux.

      Je crois que vos filles deviennent suffisamment grandes pour que vous leur disiez les choses telles qu’elles sont…
      Vous pourriez peut-être aborder le problème en leur disant quelque chose comme : « Je pense que vous souffrez de l’attitude de votre père et je vous comprends parfaitement. Il est plus préoccupé de lui-même que des autres et, même s’il croit aimer, il en est incapable. Ce n’est pas de votre faute… Il est comme cela avec tout le monde et pas uniquement avec vous : c’est comme s’il était un ordinateur auquel il manque un logiciel… Chez lui, il manque le logiciel « parent » et il est inutile d’essayer de le faire fonctionner. Je comprends aussi que vous ayez peur de lui faire de la peine et vous n’êtes pas obligée de lui parler pour lui dire ce que vous pensez de son attitude (il ne comprendrait pas) mais vous pouvez essayer de dire ce dont vous avez envie quand vous êtes chez lui. Et nous pouvons réfléchir ensemble à ce que vous pourriez demander (avoir une baby sitter plutôt que de rester seule, aller chez une amie…).
      Ce n’est pas à vous de veiller à ce qu’il soit heureux : il est un adulte et vous êtes les enfants. Quand on est adulte, on est responsable de sa vie et votre père a choisi d’accuser les autres de ses malheurs plutôt que d’agir pour être heureux. Il pourrait faire un autre choix. Bientôt, vous serez assez grandes pour donner votre avis quant au mode de garde mais, en attendant, nous pouvons réfléchir ensemble à comment les séjours chez lui pourraient être moins pénibles pour vous. »
      etc…
      Le but est de dire les choses telles qu’elles sont afin qu’elles ne soient pas perdues entre ce qu’elles ressentent (il fait froid) et ce qu’il leur dit (le radiateur fonctionne bien).
      Vous, vous pouvez leur dire que le radiateur ne fonctionne pas et qu’elles devront aller chercher de la chaleur ailleurs.

      Sans le dénigrer, vous pouvez montrer que vous ne cautionnez pas la manière dont il agit en général et vis-à-vis d’elles en particulier.
      Cela les aidera à faire confiance en leurs ressentis.

      J’espère que ces pistes vous aideront un peu (n’hésitez pas à lire le livre de Christel Peticollin : « Enfants de manipulateurs »)…
      Même si les exemples donnés sont très durs (et correspondent surtout à des manipulateurs pervers), la partie qui concerne la manière de se positionner vis-à-vis des enfants est vraiment très intéressante et pourra vous être utile).

      Bien à vous,

      Véronique.

      1. Un immense merci, Véronique, pour votre réponse!!! Vous m’aidez beaucoup ! Je vais commander le livre dont vous parlez. Mon ex mari étant un vrai pervers narcissique, je devrais y trouver des pistes intéressantes.
        La partie de votre article qui nous invitait à nous demander pourquoi nous étions attirés par ce genre de personnalité m’a vraiment interpellée car, même après mon divorce, je suis à nouveau tombée sur ce genre de personnalité très perturbée ( des mythomanes, en fait). La rupture est beaucoup plus simple sans enfants. Mais, avec des enfants en commun, c’est très compliqué, car on ne peut rompre totalement le lien, et qu’on voit les petits souffrir.
        Merci beaucoup en tout cas et une très belle journée à vous!!!
        Stéphanie

        1. Author

          Avec plaisir, Stéphanie…
          Ls manières de parler aux enfants que j’ai proposées en exemples sont inspirées du livre de Christel Petitcollin… et je pense que cela vous soulagera de lire que vous n’avez pas l’obligation morale de faire la pub de votre ex-mari pour que vos filles aient envie d’aller chez lui alors que lui-même ne met rien en place pour leur donner cette envie.

          Je vais essayer d’écrire au plus vite l’article sur la blessure d’abus (il y aura aussi un programme audio visant à travailler cela)…
          Il me faudra cependant certainement une bonne quinzaine de jours…

          Belle journée à vous aussi,

          1. Bonjour Véronique,
            J’ai donc acheté le livre de Petitcolin que vous m’avez conseillé… J’y ai retrouvé tout mon vécu!! Ce livre est super! J’y ai aussi retrouvé les agissements de l’ex femme de mon compagnon. C’était moins évident pour moi car, cette femme ayant été alcoolique, je mettais plutôt sa personnalité perturbée sur le compte de l’alcool…
            Si le père de mes enfants est difficile à gérer, l’ex femme de mon compagnon l’est encore plus: elle ne vient jamais voir ses enfants, prétextant toujours un empêchement de dernière minute: il peut s’agir de manque d’argent, de voiture en panne, de cotes cassées suite à une chute dans la baignoire, d’un sdf qui l’aurait tabassée au moment de rejoindre les enfants, bref…
            En revanche, elle demande tjs à les avoir en dehors des jours prévus par le jugement. Elle ne se manifeste pas de deux semaines, puis appelle le grand 10 fois par jour et lui retourne le cerveau en moins de deux…. Elle achète toujours des vêtements hors de prix à son garçon, au grand désespoir de son père. La petite n’a pas droit aux appels ni aux cadeaux hors de prix…. La mère raconte aussi qu’elle s’est fait frapper par son copain.
            Mon compagnon essaie de montrer aux enfants le visage de leur mère mais ils sont dans un déni total. Il les voit malheureux mais ne sait pas quoi faire. Je lui ai dit de laisser faire et de ne pas discréditer la mère, mais mon compagnon est très en colère contre elle qui ne fait rien d’autre que détruire ses enfants…. Bref, c’est vraiment compliqué et on ne sait pas trop quoi faire…

            Merci en tt cas beaucoup pour vos précieux conseils, qui nous permettent toujours beaucoup d’avancer!!

            Très belle journée à vous!!

            Stéphanie

          2. Author

            Bonjour Stéphanie,

            Excusez-moi d’avoir un peu tardé à vous répondre… J’avoue que j’ai des difficultés à suivre pour lire tous les (longs) commentaires qui arrivent pour le moment.

            La colère de votre compagnon est légitime… Et je pense qu’il a en partie raison de vouloir préciser les choses auprès de ses enfants.
            Vous lirez dans le livre de Christel Petitcolin qu’il est important de valider les ressentis des enfants (et c’est plus important que de « préserver l’image de la mère »)
            Je partage son avis…
            Il n’est évidemment pas obligé de dire « Ta mère est ceci ou cela, et d’assortir cela d’insultes ou de jugements péremptoires qui impose aux enfants ce qu’ils doivent penser.
            Mais il pourrait, par exemple, leur demander : « Et toi, que penses-tu, que ressens-tu quand ta mère fait ceci ou cela, dit ceci ou cela ? »
            Et ensuite, selon leurs réponses, ajouter : « Je suis d’accord avec toi, ce n’est pas très gentil… » ou « Moi, je pense que, quand on est un parent, on ne peut pas ou on doit faire ceci ou cela… »
            Et si elle ment, leur dire : « Crois-tu que ce que dit ta mère est vrai ? »…. « N’est-il pas déjà arrivé dans tel ou tel exemple qu’elle ne dise pas complètement la vérité ? Est-ce que cela ne pourrait pas être pareil cette fois-ci… ? »

            L’idée, c’est de questionner l’enfant sur ce que lui ressent ou pense…
            Pour valider ses ressentis/opinions et le guider pour lui donner les repères sains sur ce qu’est le rôle d’un parent.

            Faire semblant que l’on cautionne le comportement de l’autre parent, c’est entretenir un mensonge…

            Après, il s’agit de le faire calmement, sans injures, avec une certaine forme de détachement.
            Et c’est très difficile quand il s’agit de la souffrance de nos enfants…

            Bon courage !

            Véronique.

  3. Bonjour Véronique,
    Cela semble si facile à vous lire, et pourtant. Qu’il est dur d’être clairvoyant, quant à soi, l’autre (le partenaire), les enfants, l’entourage. Maintenant je sais qu’il faut faire confiance à son ressenti (nos antennes du bien-être), mais pas toujours facile d’exprimer avec des mots, ce qui ne rend pas forcément compte de la légitimité de notre pensée. Oui, je sais cela renvoie à un manque d’estime de soi, on (je) se mord la queue, ressassant les mêmes pensées (négatives) qu’on tempère par la volonté (cette furieuse volonté) de dire « stop » et d’aller de l’avant. Ouf. Reste que cette volonté est fugace et qu’il faut la réactiver en permanence.
    J’ajouterais qu’il est loin d’être simple d’expliquer à ses enfants la relation et la nature du père (ex.), aussi « aimant » et démonstratif soit-il (c’est-à-dire, le minimum). Le risque (la peur) en ce qui me concerne est de trouver une opposition systématique (surtout s’il s’agit d’une fille, qui plus est, en passe/train de devenir une ado) : le rapprochement avec le père est inévitable et l’éloignement d’avec la mère de même. J’espère qu’elle saura faire la part des choses, elle n’est pas bête, mais en proie à des influences parfois négatives (elle se pose souvent en tant que « sauveuse » avec ses copines sans en avoir conscience).
    Enfin, je me dis que décidément, la vie de couple est loin d’être aussi satisfaisante et bienfaitrice qu’elle devrait l’être. Que d’efforts : s’ils sont vains, n’est-ce pas le signe qu’il faut cesser de s’évertuer à espérer un mieux ? Le célibat a ses avantages, mais aussi ses failles : j’aime ma liberté. Etre seule ne me gêne pas tant que ça, mais me savoir seule finalement me fait de la peine. Cette sensibilité m’exaspère et me met en colère contre moi-même.
    Vivement votre article sur la blessure d’abus (même si on en a déjà parlé), une piqûre de rappel sera bénéfique !
    Bon dimanche ensoleillé,
    lili

    1. Author

      Bonjour Lili,

      Ce n’est effectivement pas facile d’être clairvoyant(e) et c’est certainement fatigant de devoir sans cesse être vigilante (d’autant plus quand, comme vous, on doit l’être sur de nombreux fronts en même temps).
      Pour répondre aux points que vous soulevez (et qui rendent les choses encore plus difficiles) :

      – Il n’est pas toujours nécessaire d’exprimer son ressenti avec des mots bien détaillés pour légitimer notre opinion. Surtout avec des manipulateurs qui vont utiliser nos arguments contre nous (même avec des raisonnements complètements dingues). Avec les manipulateurs, le mieux est justement de mettre le moins de mots possibles car ce sont nos justifications quant au bien-fondé de notre opinion qui vont être nos pièges. Pas de justification, donc : un « Non » ou un « Cela ne sera pas possible » peuvent suffire.

      – L’idée que les filles se rapprochent de leur père et s’éloignent de leur mère au moment de l’adolescence n’est pas une vérité absolue… Et dans le cas des pères manipulateurs, ce n’est pas nécessairement le cas, au contraire. Je connais plusieurs jeunes filles de pères manipulateurs qui sont restées très proches de leur mère. D’autant plus que, quand leur fille grandit, il arrive souvent que les manipulateurs voient en elle le symbole de ce qu’ils combattent : la femme. Et leur manière d’agir se met à ressembler à ce qu’ils faisaient à leur ex-femme… ce que la jeune fille perçoit très bien.

      – Le fait de dire la vérité aux enfants sur le fonctionnement de leur père a surtout comme objectif de valider leurs ressentis afin qu’ils se fassent confiance et qu’ils apprennent à utiliser leur sens critique en faisant confiance à leurs capacités de jugement. Cela peut prendre la forme : « Et toi, que penses-tu de cette action de ton père ? Et toi, que ressens-tu quand ton père fais ceci ou cela ?  » Puis de valider en leur disant : « Je pense que tu as raison, moi aussi je trouve que…  » ou « Je comprends que tu ressentes cela, c’est normal, je ressentirais cela aussi. Je pense que quand on aime quelqu’un, on ne fait pas ceci ou cela… Je pense que quand on est parent, on n’agit pas comme ceci ou comme cela »…

      – La vie de couple peut être satisfaisante et bienfaitrice… heureusement, tout le monde n’est pas passif-agressif ni manipulateur…
      Après, il vaut mieux être seul(e) que mal accompagné(e), comme on dit… Et savourer le célibat n’est pas une mauvaise chose…
      Mais on peut aussi se dire que, lorsque nous serons prêt(e)s, la « bonne » personne se présentera…

      J’espère avoir pu vous éclairer un peu…
      Amicalement,

      Véronique.

  4. Bonjour Véronique,

    C’est article est tellement parlant et plein de sens pour moi.
    Dès la lecture de l’article, je me suis dis que je vis cela depuis 2 ans et demi.

    Je suis un jeune de 23 ans avec un homme de 38 ans (donc homo).

    Notre relation avait plutôt bien commencé. Il prenait soin de moi, plein de petites attention, des messages etc…

    Puis un jour il commence à commenté un homme en me disant ouvertement « quel beau cul »… Et encore un autre et un autre… Après j’apprend qu’il collectionne les calendrier des Dieux du Stade « car trop beaux, trop sexy, trop érotique »…Et qu’il l’affiche dans la chambre conjugale. Il garde les photos de ses ex sur son ordinateur et je peux vous confirmer qu’il m’a déjà dit la taille de leur engin et que j’en avais une petite… (Il à dit cela lors d’une crémaillère avec ses amis…). Il à un fond d’écran avec des hommes torse nu ou nu qui défile sur son ordinateur..

    Je vous rejoins sur le fait qu’il ment sur certaines choses… Il m’a toujours dis qu’il ne regardait pas sur son ordinateur du porno (moi je le fait mais je lui ai toujours avoué). Hé bien, une fois j’avais besoin de son ordinateur car panne du mien pour un devoir, et je trouve quoi sur ses favoris? Je vous laisse deviner… Je suis allez le voir pour éluder la question sans lui dire ouvertement que j’avais découvert le pot aux roses et il me répond « Non ca sert à quoi que je mate du porno? »

    La pire des choses… C’est lorsqu’un jour je suis rentré du travail, lui en repos, en été. Je rentre à la maison et je le vois avec un short blanc limite transparent d’où ou pouvoir voir un string noir en dessous… Et cela n’a pas arrêté avec une seule excuse  » Cela me fait plaisir d’en mettre dehors »… Une fois pour aller chasser du pokémon, il est allé dans une ville avec un jogging et un string en dessous et en pestant toutes les 10-15 mn que son string lui faisait mal… C’est pour ça que dans le tableau que vous présentez  » Il à toujours une bonne raison de justifier son comportement »… Je vous rejoins totalement… J’ai cru que c’était moi qui avait un problème mais on m’a dit que ce qu’il faisait n’était pas bien vis-à-vis de moi…

    Je vais expliquez un peu plus point par point ma situation…

    Coté Intime : On est passé d’une relation sexuelle/ semaine à une toutes les deux/trois semaines et encore c’est toujours à moi de lui demander… Il a toujours une excuse, je suis fatigué, je suis malade, j’ai pas envie, j’ai plein de chose à faire… La semaine on évite car on se lève tôt pour le travail, donc le dimanche soir non plus. Et le samedi il est fatigué… Bref autant dire qu’on ne le fait jamais et que cela me tape sur le système. Et quand je lui demande « oui mais tu sais c’est pas façile blablabla »… Et une fois il m’a avoué qu’il s’était masturbé dans les toilettes de son travail… Puis il n’aime pas certaines pratiques donc c’est limité…

    Côté Partage et culture : Un énorme fossé nous sépare actuellement… Il a une très bonne culture générale… Mais qu’il a acquis grâce à la télé… Et dès que je ne connais pas quelque chose… » Ha bon mais tu ne connais pas ça??? » Bref comme je lui ai dis  » Moi j’ai mon Bac L, j’ai un bac pro pour bientôt, je vais faire mon BTS et ma licence en alternance, je suis en train d’apprendre ma 4 ème langue vivante (j’ai fait anglais et italien, j’apprends actuellement l’espagnol, un peu d’allemand, du grec moderne et la langue des signe)… C’est un collectionneur de figurine de manga qui n’hésite pas (comme se samedi) à dépenser 180 € pour une figurine… Il est très grand gamin et des fois c’est énervant… Puis ‘je me répète) toujours en train de se plaindre alors qu’il à SA maison, SA voiture, UN travail fixe (fonction publique)…

    Côté Foyer : Je me lève à 4h55 tous les matins par rapport à mes études car je prends le train… Je sors le linge de la machine à laver, je plie le sec et étends le nouveau sur l’étendage… Je déjeune et je vais rapidement faire ma toilette. Je vais au travail, je rentre à 17h30, je fais mon sport, je me douche, je fais la vaisselle et à manger… On mange et on se couche… Maintenant le samedi je me lèvre tôt (7h00) pour aller faire mes heures de conduites, je révise etc… Le dimanche, je me lève à 8h00 pour faire tout les ménage de la maison, que je fini vers midi et je fais le repas (Monsieur va courir) et après le repas je fais la vaisselle.. Je dis cela car il trouve que je n’en fait pas assez, il dit que je pense qu’à moi… Ha oui, j’ai oublié que je fait le don du sang et que j’ai aussi le 1er février mon entretien de recrutement pour le BTS. Mais dans tout ça, il me dit toujours que je suis fainéant et que je n’en fait jamais assez à la maison. Ou alors que je fais mal les choses… Plus j’en fais moins ça lui convient…

    Côté ambitions : J’adore découvrir de nouvelles choses, en ce moment je me dépasse au sport, je reprend un peu le chant aussi, ma formation me plaît et par la suite je veux faire un BTS en altenance dans l’assistant manager pour les relations internationales, les langues mais peut-être aussi créer mon entreprise de sous-vêtements pour homme… Bref je fourmille d’idées et j’adore découvrir!

    Côté Psychologie : Il a une faible estime de lui-même, il n’aime pas son corps et ne se trouve pas beau. Il a une tendance à vouloir ressembler aux autres mecs puis les hommes un peu ronds (même les femmes d’ailleurs) ou qu’ils ne jugent « pas beau », il les critique ouvertement. Il dit qu’ils sont moches, qu’ils devrait plutôt faire du sport etc… Il lui est arrivé plusieurs fois de me casser car depuis notre rencontre je suis passé de 54 kilos à 65 kg (mais je fais aussi de la musculation à côté.) Il se compare souvent à moi par rapport à mon physique ou à mes études… (je passe l’année prochaine en BTS, je suis actuellement en Bac pro et j’ai déjà un bac littéraire en poche). Puis je pense qu’il doit avoir un complexe d’infériorité car il ne supportait pas que son ex gagne plus que lui. Puis quand on se bat (il a plus de force que moi je le reconnais) il est toujours en train de me dire qu’il ne force pas, que je suis faible..

    1. J’ai oublié de précisez puisque j’ai lu l’information « les excuses sont souvent déconnectés de la réalité », il m’a sorti pour le fait qu’il mettre des strings « que les femmes ont le droit d’en mettre, alors pourquoi pas lui? »

      1. Author

        Bonjour Yannis,

        Merci d’avoir déposé votre témoignage qui illustre parfaitement bien à quel point un Passif-Agressif est dévalorisant et critique (voire humiliant) pour son/sa partenaire.
        Bien entendu, ce comportement trouve son origine dans diverses blessures qui aboutissent à un manque d’estime de soi… Et quelqu’un qui ne s’aime pas n’est pas capable d’aimer.
        Et si on peut avoir de la compassion, faut-il pour autant accepter que les blessures non reconnues (et même niées) de l’autre aient comme conséquences de nous rabaisser, nous détruire ?
        Le couple n’a-t-il pas comme objectif de nous permettre d’exprimer la plus belle version de nous-même ?
        Votre compagnon ne semble pas remplir le rôle de vous aider à vous épanouir, bien au contraire…
        Quelqu’un disait : « Tout le monde mérite d’être aimé mais tout le monde n’est pas digne de confiance »…
        Cela s’applique sans doute aux personnalités Passives-Agressives…
        Bien à vous,
        Véronique.

        1. Chère Véronique,

          Je vous remercie de m’avoir répondu..

          Mercredi, j’ai décidé d’avoir une conversation sérieuse avec lui…

          Je retranscrit ici tout ce qu’il s’est dit.

          Déjà dès que je lui ai dis que je voudrais parler, il à hausser les yeux au ciel et répondu de manière agressive « Qu’est ce qu’il y à encore… »

          Donc je lui dis qu’il faudrait faire un bilan de couple, histoire de se dire ce que l’on à sur le coeur, parler de nos envie etc… Comme on ne prend jamais le temps de se dire les choses…Dès le début, il me tacle directement en disant que je réagit comme une gonzesse à toujours trop cogiter alors que tout vas bien, après il reconnu peut être ne pas se poser assez de question mais cela lui passe au dessus.

          En ce qui concerne les relations sexuelles… Il m’a dit qu’il était fatigué par son nouveau travail toujours travailler dans l’urgence, toujours du travail… Je lui ai demandé si je lui plaisait encore et là * silence radio* Il m’a dit qu’il ne pensait pas à ça et qu’il pouvais passer un mois ou deux sans rien faire, cela ne le dérangeait pas… Il a trouvé l’excuse de me dire qu’il habitait plus chez sa mère (comme il habitait avant que l’on s’installe ensemble et moi j’étais en coloc).. Donc il avait le ménage en plus… Les courses, et qu’il avait l’impression de tout faire à la maison… Alors que j’ai mon travail en alternance avec cours, mes heures de conduites le samedi, le ménage le dimanche matin, je fais le repas et la vaisselle tous les jours…

          Ensuite on a parlé de voyage. Monsieur ne veut pas faire de plan sur la comète et n’aime pas planifier ce genre de chose. Et quand il a fait des voyage, c’était parce qu’il trouvait cela utile .. Il se concentre uniquement sur le travail..
          Travail qu’il n’apprécie guère d’ailleurs car trop dans l’urgence, la précipitation ( et monsieur se plaignait que dans son taff d’avant il ne bossait pas assez…)… bref

          Et à la fin, il trouve le moyen de me dire que de toute façon, avec ou sans moi il ferait son bonhomme de chemin!
          J’ai été anéantis, deçu… Lui qui ne nous voyais pas nous séparer, qui voulait le mariage… Qui était jaloux si un autre mec me regardait… J’arrête pas de me demander si cela était sa vraie nature d’être comme cela… Qu’il à tout cacher…
          J’arrête pas de culpabiliser en me disant que je l’étouffe, que je lui en demande trop, que je ne lui laisse pas assez de liberté alors que lorsqu’il veut sortir pour aller chasser ses pokémons, il est libre, pour sortir avec un ami, pareil… Là il va faire des analyses médicales rémunérées et ne sera pas là pendant 5 jours… Je le laisse (et puis je n’ai pas eu le choix vu qu’il m’a mit devant le fait accomplit…)

          Et d’autre me disent que ce que je demande (relation sexuelle surtout) c’est juste humain et une composante du couple..
          Il n’était pas comme cela avant…

          Je me posais aussi une question : Comment, de manière psychologique évaluez vous mon ami sur le fait qu’il adore regarder les mecs nus ou des photos érotiques (plus de 20000 photos sur son fond d’écran d’ordinateur qui défilent), qu’il collectionne les calendrier des dieux de Stade, que lorsque l’on regarde la télé, il commente toujours les « beaux mecs »… Et qu’il se sente mal dans sa peau, la dernière fois je lui dis que je le trouve beau, il me dit « non j’ai du gras au ventre » ou alors hier en plaisantant il se déshabillait et je lui dis  » un striptease » et il me dit qu’il n’a pas d’abdos ou de pec pour faire cela… Il me dit aussi qu’il voudrait être plus musclé…

          Merci Madame Baudoux pour toutes vos bonnes paroles qui m’aident à y voir plus clair

          1. Author

            Re-bonjour Yannis,

            Cette conversation que vous avez eue avec lui semble confirmer les choses : lui a des bonnes excuses / de bonnes raisons et vous, vous êtes le « mauvais »…
            Tout est dit !
            Pour répondre à votre question, je ne me risquerais pas à faire une analyse psychologique d’une personne que je ne connais pas…
            Mais est-ce important d’avoir mon « diagnostic » ?
            Ne pensez-vous pas que ce qui compte, c’est ce que vous vous ressentez… ?
            Cette relation est plus destructrice pour vous que positive… Cet homme vous fait vous sentir mal plutôt que vous permettre de vous sentir bien… Est-ce cela l’amour ?
            Dans les échanges que nous avons eus ensemble il y a quelques mois (dans les commentaires d’un autre article), vous en étiez arrivé à la conclusion que cette relation était toxique et qu’il était nécessaire d’y mettre fin…
            Peut-être que cette conclusion est toujours valable et que c’est vers cela que vous devez aller…
            Peut-être avez-vous besoin d’un peu d’aide et que ce serait intéressant d’aller faire quelques séances chez un(e) thérapeute pour découvrir ce qui vous bloque.
            On dirait que la compréhension du processus (vous êtes très lucide et clairvoyant) ne suffit pas… Alors, peut-être que certains blocages, certaines blessures, vous empêchent d’avancer pour aller vers une relation plus épanouissante et plus constructive…
            Bon courage sur ce chemin : vous méritez mieux : osez le croire !
            Bien à vous,
            Véronique.

  5. bonjour Véronique,
    c’est drôle comme il est « évident » de vous appeler par votre prénom alors que je devrais commencer par « bonjour Madame ». Comment ne pas vous considérer comme une amie intime, vous qui avez réussi à mettre des mots sur mes maux, à décoder mes douleurs intérieures et surtout à m’enlever cette culpabilité quotidienne qui me grignote petit à petit….Cette lutte permanente, ce sentiment d’injustice qui m’accompagne depuis plus de 20 ans commencent à porter un nom….enfin ! Maintenant le « vrai » travail va pouvoir commencer mais il aura fallu que j’aille au bout de mes forces, jusqu’à l’épuisement. Une excellente psychologue m’a accompagnée et m’a permis d’accepter le diagnostic de burnout qui m’a cloué au sol pendant de longs mois. Aujourd’hui il est toujours très difficile de rester debout, mais je ne peux pas baisser les bras, j’ai deux enfants merveilleux qui soufrent à leur manière également :
    ma fille de 12 ans manque de confiance en elle, a du mal à s’affirmer (elle a consulté à l’âge de 7 ans et ça va un peu mieux)
    mon fils de 7 ans est tout le contraire ; jovial, dynamique mais n’accepte pas les obligations scolaires. Toujours très poli, répétant mots pour mots les leçons de moral mais ne les appliquant pas du tout au quotidien.
    Dans les deux cas, ils sont confrontent au problème du « vivre ensemble ».
    Si avec ma fille, le dialogue commence à être plus facile car elle commence également à identifier les dysfonctionnements et à comprendre certaines choses, c’est plus « délicat » avec mon fils qui frôle l’échec scolaire et qui risque de prendre l’école en grippe à force de se faire enguirlander de tous les côtés. Je l’ai également emmené consulté et la professionnelle ainsi que son enseignante (- qui est mon amie) arrivent à la même conclusion : il pointe le disfonctionnement du PA et ne comprend pas pourquoi lui doit observer des règles. Pourquoi il doit subir les conséquences alors que son père fait « ce qu’il veut – quand il veut ». Les capacités sont là mais la satisfaction immédiate est pour lui beaucoup plus confortable.
    Je ne veux pas dénigrer son père mais que puis-je dire à mon fils pour qu’il « se plie » aux contraintes de la vie même si son père ne le fait pas ?
    Je précise que suite à des problèmes de santé (mécaniques) son père ne travaille plus depuis 6 ans et que je suis seule à travailler à l’extérieur. Le partage, l’empathie ne signifie rien pour lui et quand je demande qch, je lui mets trop de pression. Les clichés sociaux ont la vie dure. Du coup les charges administratives, logistiques, éducatives….j’en passe – je pense que vous m’avez comprise – sont pour moi (lui ne fait que crier à tout va sans règles clairement définies au préalable et ne partage aucune activité avec ses enfants). Je sais sur quoi je dois travailler maintenant en ce qui ME concerne mais comment « aider » mon fils et lui faire accepter les concessions (même s’il n’a pas envie). Son père et moi lui tenons le même langage mais tant que son père restera dans le « fais ce que je dis pas ce que je fais »- l’école n’étant qu’un exemple parmi tant d’autres…., je ne vois pas.
    S’il est impossible de faire changer un PA, et que mon fils prends exemple sur lui – avez-vous une solution pour ne pas aboutir à la catastrophe scolaire ?
    Merci beaucoup….pour tout 😉

    1. Author

      Bonjour Fred,

      Vous pouvez m’appeler Véronique et je vous appellerai Fred 😉
      Je suis heureuse de savoir que mon article vous a aidée à mettre des mots sur vos difficultés… Un fois que les dysfonctionnements sont identifiés, on peut, en effet, enfin commencer à avancer en travaillant dessus.

      Pour votre fils, j’ai la sensation qu’il faut distinguer plusieurs choses :
      – Les raisons pour lesquelles il n’aime pas l’école
      – Le fait qu’il ne supporte pas bien les contraintes : c’est plutôt une question de personnalité qu’une question d’imitation de son père
      – Le fait qu’il voie dans le comportement de son père une « bonne raison » pour ne pas se plier aux contraintes scolaires.

      Je ne développerai pas les deux premiers points car nous nous éloignerions trop du sujet de l’article.
      Mais, par rapport au comportement PA de son père (et que votre fils se pose légitimement la question de savoir pourquoi lui devrait respecter des règles alors que son père ne le fait pas), je pense qu’il est important d’être complètement authentique avec lui.
      Lui dire : « Je comprends, tu as raison de te poser la question… Je comprends que tu penses cela et que tu te demandes pourquoi tu dois respecter des règles alors que ton père ne le fait pas »
      Il ne s’agit pas de dénigrer son père mais de dire la vérité.
      Votre fils semble intelligent puisque à 7 ans, il a déjà pointé l’incohérence entre les paroles et les actes de son père. Donc, il sent quand on lui ment sur la réalité. la réalité, c’est que son père ne fait pas ce qu’il dit, que son père ne pense qu’à son propre bien-être, que son père ne fait pas grand)chose… Cela c’est la vérité… Ne pas le reconnaître dans l’illusion de ne pas ternir l’image du père est plus perturbant (et révoltant) pour lui que le fait de lui dire qu’il évalue les choses avec justesse.
      Une fois que la réalité est admise, vous pouvez commencer à attirer son attention sur les conséquences, d’abord dans la vie de son père, ensuite sur les autres.
      Ton père ne fait pas grand-chose, c’est vrai… Quelles sont les conséquences : il y a des difficultés financières à la maison et si je ne travaillais pas non plus, nous n’aurions pas de quoi vivre, si je n’étais pas là, ton père n’aurait pas de quoi vivre… Et moi, je suis obligée de travailler beaucoup pour que nous ayons assez d’argent et c’est pesant pour moi.
      Alors tu vois, les conséquences de la manière dont ton père fonctionne sont vraiment négatives et moi, je n’approuve pas cette manière de faire. Et j’en souffre.
      Si toi tu agis comme ton père, quelles sont les conséquences sur toi et sur les autres ?

      A chaque fois que votre fils agit en « imitant » le fonctionnement PA : parlez avec lui des conséquences.
      Et quand il pointe le comportement de son père : montrez les répercussions.
      N’ayez pas l’air de valider la manière dont son père fonctionne… Montrez que c’est une manière d’agir que vous trouvez négative.
      Cela permettra à votre fils de ne plus croire que les adultes sont incohérents en exigeant certaines choses des enfants tout en ne les faisant pas eux-mêmes.
      Montrez en quoi, vous, vous faites ce que vous attendez de lui et en quoi les conséquences sont positives.
      De cette manière, il pourra voir que le comportement PA est une option et que tous les adultes ne fonctionnent pas comme cela (et que le comportement PA amène des conséquences négatives).

      Je ne sais pas si c’est très clair, ce que j’écris…
      Mais l’idée générale est vraiment de ne pas lui faire croire que vous êtes d’accord avec le comportement PA de son père.
      Cela créera des conflits entre son père et vous mais votre fils mérite qu’on ne le prenne pas pour un idiot en ayant l’air de cautionner cette incohérence.

      Bien à vous,

      Véronique.

  6. Véronique, un tout grand merci pour votre réponse……j’avoue que je suis à bout de forces avec toute cette spirale négative. Il est vrai que j’ai toujours « soutenu » le père dans un soucis d’éducation « cohérente ». Je ne me voyais pas me dissocier et pointer ses comportements négatifs aux yeux de mes enfants. Aujourd’hui il m’est effectivement de plus en plus difficile de faire autrement. Ce que vous avez écrit est parfaitement clair. VA juste falloir que j’arrive à me débarrasser du sentiment de culpabilité que je porte depuis tant d’années et dont je vais certainement prendre encore une bonne rafale en allant dans cette direction.
    Peu m’importe. J’ai réussi à remettre certaines priorités dans ma vie et mes enfants arrivent en N° 1 !!
    Merci en tout cas pour vos explications, pour votre site et pour avoir mis des mots sur des années de dysfonctionnement.
    Bien à vous
    FRed

    1. Author

      Bonjour Fred,

      Je sais que c’est un peu difficile d’envisager de se désolidariser du père de nos enfants… On aimerait bien pouvoir continuer à montrer une cohérence d’éducation à nos enfants et nous avons été très imprégnée de ce concept de « préserver l’image du père »… Donc, nous croyons que nous faisons du tort à nos enfants quand nous ne jouons pas la « Pom-Pom girl, première fan du Père Merveilleux » et si nous ne faisons pas sa publicité… Mais je crois sincèrement que si nous faisons de la publicité mensongère, c’est les blesser encore plus car c’est leur faire croire que ce qu’ils sentent et ce qu’ils évaluent est faux. Cela ne leur donne pas confiance en eux si nous nions ce qu’ils sentent, voient, comprennent… Ils finissent par ne plus croire leurs propres jugements et ressentis et ils se disent « Si les adultes m’affirment que j’ai tort, c’est que je ne suis pas capable d’évaluer les choses moi-même, c’est que mon ressenti est faux ».

      Et puis, franchement, cette idée de « Préserver l’image du père »… Est-il nécessaire que quelqu’un préserve votre image à vous ? N’est-ce pas vos actes et votre propre cohérence qui font que vos enfants savent qu’ils peuvent se fier à vous, qu’ils peuvent compter sur vous, qu’ils vous respectent… Est-ce que leur père doit jouer le « pom pom boy » ou doit faire votre publicité pour que vos enfants aient une bonne image de vous ?
      Si un parent veut être respecté, ne doit-il pas d’abord agir de manière respectable ?
      Notre « image » doit être en cohérence avec nos actes… Et il n’y aura besoin de personne pour faire notre publicité.

      Alors, en effet, pensez d’abord à vos enfants et à leur besoin d’apprendre à faire confiance à leur ressenti, à leur jugement… Donne-leur les « vraies » références de la cohérence parentale… A
      Bon courage !

      Véronique.

  7. Bonjour,

    Je pense que je suis en couple avec un passif agressif. J’ai toujours senti qu’il y avait quelque chose qui ne collait pas. Aujourd’hui je comprend enfin, j’arrive à mettre de l’ordre dans mes pensées. C’est comme sortir d’un brouillard épais dans lequel je me suis senti si longtemps perdue.

    Je pense que c’est un PA léger, mais que son cas s’est un peu intensifié ces derniers temps. Je m’excuse par avance dela longueur de ce qui va suivre.

    Nous nous sommes rencontrés 5 ans plus tôt. À l’époque il avait tout ce qu’il fallait pour être une victime et moi tout pour être son sauveur. Il était mis à l’ecart par sa famille ( pour des choix de vie en désaccord avec son éducation religieuse), avec de gros soucis d’argent, un boss qui le rendait malheureux, une ex qui avait fait une tentative de suicide après leur rupture et de ce fait un grand sentiment de culpabilité (en tout cas c’est ce qui me semblait évident).
    Moi j’étais fraîche, je n’avais jamais été véritablement amoureuse, j’avais des économies et très envie de rencontrer quelqu’un qui puisse me comprendre et me correspondre. On s’est tellement correspondu qu’on est devenu meilleurs amis en même temps que nous sommes devenus amants.

    Au debut je l’ai beaucoup aidé financièrement, mais il ne semblait pas se donner autant de mal que moi, je lui achetais tout ce qu’il lui fallait (vêtements, nourritures), et je n’attendais pas grand chose à cause de sa situation, mais lui dès qu’il avait des sous, il les depensait dans des jeux vidéos. Du coups quand il n’y avait plus rien à la fin du mois, c’est moi qui devais gérer.
    Ça a durer un certain temps et il a laissé les jeux vidéos pour se mettre a fond au sport (au moins c’est gratuit), pour ce qui est de l’argent il m’a remboursé progressivement. Mais l’argent reste toujours un problème, en 5 ans il n’a toujours pas d’épargne. Ces dettes ce sont amoindris, mais quand on en a vue le bout, il en a remis une couche avec une dette de loyer. L’argent est une véritable source de dispute entre nous. Je me sens frustrée parce que je ne peux rien dire sans que cela le dérange. J’ai l’impression de devoir fermer ma bouche est juste payer. Doucement, j’ai commencé par ne m’occuper que de la nourriture parce que je mengeais chez lui quand je venais, et de quelques nécessaires de maison quand il ne s’en occupait pas.

    Dernièrement j’ai pris la décision d’arrêter les frais, je lui ai dis que je ne depenserais plus rien pour lui car il gagnait mieux sa vie que moi et que par conséquent il était sensé s’en sortir seul. Et puis ces derniers temps je n’avais plus aucun droit de regard sur son budget. Je lui ai dis que je lui faisais confiance (même si ce n’est pas le cas) et que je le laissais se debrouiller.

    Ça n’a pas loupé, deux jours plus tard il s’est mis à me bouder, plus des sms, plus d’appels. Quand j’ai enfin eu une réponse, c’était apprement parce que j’etais une source d’anxiété alors qu’il avait tant de choses à gérer au boulot. Depuis le debut de cette année, il m’a systématiquement boudé à chaque fois qu’il y avait un problème. Je suis restée plusieurs jours sans nouvelles à me tourmenter à chaque fois. J’ai perdu durant cette même période ma grand mere puis mon grand père a 3 semaines d’intervalle et d’après lui quand je demandais sa présence, c’etait trop. Alors je me disais que c’était de ma faute, que je n’etais pas assez gentille ou patiente….et lui alors ? J’ai supporté tant de ses sauts d’humeurs !

    Mon Dieu il me faudrait un livre pour tout ravonter. J’aurais aimé consulter mais je ne sais pas où commencer, comment choisir un psy et aussi le budget que cela va représenter.
    Bref, je suis donc là à me demander comment faire pour exprimer ce qui me tourmente sans l’agresser ou le pousser a mettre en place ses mecanismes de défense. J’ai l’impression de tout faire de travers. Je voudrais trouver l’equilibre entre mon independance et ma relation de couple.

    1. Author

      Bonjour Mélissa,

      Pour répondre à la question que vous écrivez tout à la fin de votre commentaire : « je suis donc là à me demander comment faire pour exprimer ce qui me tourmente sans l’agresser ou le pousser à mettre en place ses mécanismes de défense.« , je dirais que, dans l’article, vous avez les conseils que je peux donner sur les attitudes à avoir pour changer ce qui est dans vos mains. Et que l’on pourrait conclure par le fait d’utiliser les principes de la CNV (Communication Non Violente »
      Mais il faut bien réaliser que, même si vous développiez la capacité à utiliser la CNV dans toutes les situations ( ce qui est déjà très difficile avec un passif-agressif qui, lui ne mettant rien dans la communication pour qu’elle soit équilibrée, ce qui crée toujours de la frustration qui finit par faire exploser même la personne la plus « sainte »), c’est que vous ne pouvez agir que sur ce qui est dans vos mains.
      Et qu’un passif-agressif ne peut changer que s’il prend conscience de son dysfonctionnement, ce qui est très rare.
      Tant qu’il n’en n’aura pas pris conscience, il continuera à vous faire porter l’entière responsabilité des difficultés du couple.
      Et vous, souhaitant vous remettre en question, vous continuerez à croire que c’est à vous de modifier certaines choses en vous.
      Alors, honnêtement, et tous les témoignages de personnes restées très longtemps en couple avec un PA (que vous pouvez lire aussi en commentaires de l’article précédent), il vaut mieux arrêter les frais… au propre et au figuré…
      Laissez l’enfant boudeur qui trouve normal de profiter de toutes vos ressources, financières comme affectives, et cherchez quelqu’un dont la personnalité est moins dysfonctionnelle.
      Un couple avec un PA n’est jamais épanouissant et est même souvent très destructeur…
      Quoi que vous fassiez pour vous changer vous… ce sera toujours de votre faute…
      C’est malheureusement le meilleur conseil que je puisse vous donner, même si ce n’est peut-être pas celui que vous auriez aimé recevoir…
      Mais à moins que lui n’entame une thérapie, il y a très peu de chance pour que vous puissiez être heureuse un jour dans cette relation.
      Bon courage.
      Véronique.

  8. Merci pour votre reponse,

    Certes ce n’est pas la reponse que j’aurais aimé lire, mais je m’y attendais. À l’heure ou je vous repond nous somme séparé depuis le soir même ou j’ai ecris mon premier commentaire. Nous avons fait le point sur ce qu’était devenu notre relation ces derniers jours. Apparemment durant la periode de décès consécutifs qu’a traversé ma famille, je me saurais montré trop exigeante sur le soutien que j’attendais de lui, bien que je n’en ai pas du tout l’impression. J’ai du faire mon deuil un peu dans mon coin pour éviter les disputes. Et de ce fait, il s’est mis en tête qu’il ne ferait jamais assez a mes yeux. Cet homme qui vient de laisser sa vaiselles moisir pendant 3 semaines, et qui le 10 du mois se retrouve sans ressources en ferait déjà beaucoup…..

    Il m’a aussi repproché de ne pas s’intéresser à ce qu’il fait et à ces amis (du moins c’est ce que j’ai cru comprendre), mais il a 30 ans et la moyenne d’age de « ses amis » actuellement c’est 18 ans. J’ai 26ans, je préfère la compagnie des adultes. Il a ensuite conclu qu’il ne m’aimais plus (après m’avoir proposé de me faire l’amour et que j’ai refusé). Il penchait pour une séparation sans vouloir me l’imposer alors j’ai dû trancher, même si j’avais envie de continuer et d’essayer de sauver notre relation, sentant venir le rejet j’ai abandonné la première,(blessure de l’enfance probablement) cela fait 2 jours que nous sommes séparé et il m’a proposé ce matin de le suivre à une sorte de conférence geek, qui pourrait m’apporter professionnellent ou pour d’autre projet. Je suis un peu perdue, car j’ai plutôt l’impression d’avoir vécu la rupture comme une punition parce que je n’ai pas réponduà ses caprices, et qu’il m’aime sûrement encore. Il me parait vouloir être plus proche de moi maintenant qu’on est séparé. Ce paradoxe est juste ridicule.

    Nous avons déjà évoqué l’idéede consulter, ensemble ou séparément, il était d’accord mais il n’en a jamais les moyens vu que l’argent lui brûle les doigts.

    Je ne sais pas trop comment vivre cette rupture, j’ai envie qu’il re vienne presque autant que j’en ai peur….et je suis sûre qu’il reviendra, il l’a fait à chaque fois….

    Je pense que cette séparation va me laisser du temps pour faire le point. Avec du recul j’y verrai peut être plus claire.

    Si je fini par passer à autre chose, je serais plus attentive au profil psychologique de mes futures rencontres lol.

    Encore merci.

    1. Author

      Restez bien à distance, Mélissa…
      Vous avez tous les signes qui vous confirment le profil Passif-Agressif…
      Puisqu’à nouveau, à ses yeux, tout est de votre faute (prend-il seulement un pour cent de responsabilité ???)
      Et vous voilà de fait « punie » de ne pas être l’objet gratifiant qui comble ses souhaits.
      Est-il question d’amour ? Quand il n’y a pas de bienveillance et d’élan sincère pour tenter de rendre l’autre heureuse, ce n’est pas de l’amour mais du narcissisme.
      Il n’y a rien à sauver dans votre relation… Par contre, il y a surtout des perspectives de sacrifices permanents…
      A moins que l’auréole ne vous tente, fuyez !
      Bon courage !
      Véronique.

  9. Bonjour,

    Vous avez sans doute raison, je lui ai laissé toutes ses chances par le passé et même après avoir discuté de notre séparation. Je ne sais pas qu’elle genre d’amour j’ai reçu de cet homme durant tout ce temps, mais cet amour n’était pas mature, et loin de celui qu j’offrais.
    Je lui ai fais comprendre qu’il n’y aurait plus de retour possible cette fois, je ne sais pas s’il en a vraiment pris conscience. En tout cas, je me dis que c’est une bonne chose qu’il ai choisi la séparation, je me suis toujours interdite d’y songer, de l’abandonner. Maintenant c’est fini. Je ne souhaite plus avoir de ses nouvelles, en tout cas durant le temps qu’il faudra pour m’en remettre. Je me dis qu’il y a sûrement quelque part quelqu’un qui a tellement plus à m’apporter, et qu’il vaudrais mieux que je sois prête à le rencontrer un jour. Cela fait quelque jours que je pense comme cela et ça m’aide. C’est comme si j’avais sortie ma vie du placard pour de nouveau en profiter, sans vivre avec une épée d’amoclès au dessus de la tête.

    Merci pour vos conseils, et pour l’auréole, je n’en veux plus, (c’est drôle, il m’a toujours appelé « mon ange »).

    Bien à vous.

    1. Author

      Je pense que c’est une sage décision Mélissa… Et je crois en effet qu’en fermant cette porte, vous vous rendez disponible pour une nouvelle histoire, bien plus épanouissante pour vous. Un jour, vos rencontrerez un homme qui méritera votre gentillesse, votre tendresse, votre générosité.
      Bon courage !
      Véronique.

  10. Bonjour Véronique,

    Depuis le temps que je vous parlais de ma situation.

    Pour ceux et celles que vivez soit avec un Pervers Narcissique ou alors un Passif-Aggresif. Une solution : FUYEZ.
    Réunissez vos amis, votre famille, des connaissances, faites vous épauler, soutenir au maximum mais FUYEZ;

    Plus haut vous trouverez mes précédents témoignages.
    Mais voilà le témoignage de mon WE.

    Alors que notre couple allait de plus en plus mal.
    Je me suis interroger sur pourquoi on ne fait plus rien, pourquoi est-il aussi distant.
    Est-ce uniquement dû à la fatigue comme il me le dit aussi bien??

    J’ai décidé de regarder son portable jeudi dernier et je vois qu’il à enregistré le numéro d’un nouveau mec (MATHIEU). Tiens comme c’est bizarre. Et donc il vient et me dis « Yanis ce dimanche je sors avec DAMIEN sur Lyon. Tu sais c’est un de mes anciens collègues.)

    Je me suis dis en moi-même  » Serres les dents ne dis rien ».
    Vendredi arrive et moi je suis un peu plus jovial que d’habitude et cela lui semblait bizarre.
    Après son sport il va se doucher et je regarde de nouveau son portable  » Oui Virginie, j’ai enfin accepté de boire un verre avec Mathieu, de toute façon notre relation avec Yanis touche à sa fin ».

    Ni une ni deux, je suis rentré pendant qu’il prenait sa douche et je lui ai dit que tout est terminé et qu’il avait qu’a voir avec Mathieu.
    Il m’a fait les yeux ronds et m’a dit « Mais tu as regardé mon portable??? ».
    Et il me fait, je ne connais pas vraiment, je ne sais pas si il est gay ou pas blablabla.
    De toute façon il faut que l’on parle.

    En fait monsieur voulait faire un break avec moi donc on se parle des modalités et me sort  » durant ce break, on est deux célibataires, on fait ce que l’on veut, on peut voir d’autres mecs, même couché avec bref. »
    Je suis sorti de la chambre pour me calmer qu’il m’est dit cela et je reviens en tempêtant et vociférant  » JE TE QUITTE DEMAIN JE PARS DE LA MAISON JE NE VEUX PLUS TE VOIR »

    et là j’ai commencé à voir une once de peur dans ses yeux, et il me dit « restes à la maison s’il te plaît je ne sais pas ou j’en suis en ce moment, j’ai besoin d’être seul, célibataire, je veux pouvoir regarder un mec sans culpabiliser, sortir sans culpabiliser.
    Et me dire « si on casse de toute manière, j’aimerai que l’on reste ami »… Je crois n’avoir jamais regardé autant quelqu’un de travers.

    Donc il est allez voir son mec, et m’a quand même demandé ce que je faisait dimanche,  » Bah écoute je sors avec un ami sur lyon et manger ». Donc on se voit dimanche, je lui demande commentr s’est passé sa journée et il me dit  » oui bah tu vois on a… comme des fous, on s’est fait plein de trucs, après il a rigolé en me disant qu’il était hétéro et qu’ils avaient surtout parler de jeux vidéos.

    Donc moi de mon côté je suis sorti avec un pote homo d’une quarantaine d’année à la foire de lyon, nous nous sommes fait un bon buffet japonais à volonté et je me suis éclaté (même si je me demandais souvent ce que faisait david).

    Du coup, à lui dire que je cassais, être tellement énervé, je me suis rendu compte qu’il se foutait de ma gueule.
    Il ne sait pas ou il en est, veut faire un break mais peut-être aller voir d’autres hommes?
    Il croit que je veux récupérer un déchet parce qu’il n’assume pas notre rupture?
    Il croit qu’il pourra revenir me dire je t’aime en sachant qu’il ne me dira pas si il a été avec quelqu’un d’autre.
    Non un break c’est une petite séparation sans aucune rencontre, sinon c’est une rupture masquée pour moi.

    Je compte partir le WE prochain (oui parce que mes études sont plus importantes que lui)

    Franchement, que vous soyez avec un PN ou PA, que vous soyez homme ou femme, avec des enfants ou non. Croyez en vous et vos possibilités et surtout fuyez au plus vite, ces gens consomment et jettent, font plus de mal que fu bien, vous manipule totalement.

    Aujourd’hui je remonte la pente en me disant que j’ai eu de la chance d’avoir fait confiance à mon flair, mes doutes, une belle soeur aimante et très conseillère qui connaissait David par coeur, des amis fidèles et de très bons soutient, une famille aimante.

    N’ayez pas peur, agissez maintenant.
    Sauvez votre vie et votre mental!

    Véronique : Merci de vos conseils, je me suis rendu compte que cet homme m’a fait vivre un enfer. Je crois que le déclic à été le mensonge, la découverte de cet homme sur téléphone et le fait qu’il y est la possibilité de coucher ailleurs. Je pars pour reconstruire ma vie avec un homme qui me mérite et qui sait ce qu’il veut. Si David ne sait pas ce qu’il veut à 38 ans moi je sais ce que je veux du haut de mes 23 ans.

  11. J’ai oublié de précisé qu’il m’a dit que je pouvais rester chez lui car c’est mieux pour mon permis et mon BAC mais aussi parce comme il à dit à ses ami « Il ne mettrait jamais quelqu’un dehors » et qu’il ne voulait pas passer pour un salaud.

    Narcissisme à son paroxysme névrotique…

    1. Author

      Bonjour Yanis,

      Je pense sincèrement que vous avez pris la bonne décision…
      Cela fait effectivement déjà bien longtemps que cette relation est destructrice pour vous.
      Alors, tenez le coup ! Et essayez de ne pas flancher (car il risque d’essayer de vous faire changer d’avis).
      Bon courage !
      Véronique.

  12. Article très intéressant et éclairant pour ma relation. Pensez -vous qu’il est possible que chacun des membres d un couple puisse avoir un comportement passif agressif de manière plus ou moins prononcée et rester plusieurs années ensemble enfermé dans une alternance d’états du triangle de karpman?

    1. Author

      Bonjour Alain,

      Tout d’abord, pardonnez-moi d’avoir tardé à vous répondre… Un décès dans la famille survenu récemment a occupé beaucoup de mon temps et de mon énergie. La gestion de mon site n’a donc pas été une priorité pour moi durant cette période.
      Il n’y a rien qui empêcherait deux Passifs-Agressifs de se mettre en couple…
      Comme vous l’écrivez, cela occasionne souvent un enfermement dans le triangle de Karpman dont aucun des deux n’est vraiment conscient.
      Celui qui en prend conscience le premier peut déjà commencer à modifier son propre mode de fonctionnement de manière à éviter d’entretenir ce triangle.
      Bon courage !

      Véronique.

  13. Bonjour

    Je suis à la fois inquiet et étonné…
    en lisant ces lignes j’ai partiellement trouvé ce que je suis… Pas ce que je vis, mais plutôt la manière dont je me comporte.
    Serais-je le premier passif Agressif à témoigner ici?
    Il y a pas mal de points de divergences toute fois, mais cela est peut être du à une santé défaillante, qui me renvoie une image très dégradée de moi, j’ai appris l’humilité à mes dépends.
    Je me reconnais surtout vis à vis de mes réactions en tant que père…
    Ma santé m’a forcé à développer une activité indépendante, à domicile, et je suis peu disponible pour ma femme, mes enfants. Je reconnais péniblement que je me rassure en me disant, en disant à ma femme, que je parviens à leurs besoins pécuniers et que c’est déjà pas si mal.
    Mais c’est aussi le plus gros point de divergence avec le profil que vous établissez, car contrairement à ce que vous marquez, je culpabilise énormément. J’ai conscience de n’être qu’un père approximatif et un mari souvent peu expressif.
    Je ne prends aucune initiative pour nos vacances, l’entretien de la maison et le jardin…
    Mais j’aime sortir en famille avec nos amis, j’aime sortir en amoureux, ou que mes enfants fassent quelques activités avec moi/ nous.
    La santé que j’ai ne me permet hélas pas de réaliser tous les travaux qu’on attend d’un homme, et je confesse que les seules tâches ménagères réside en du rangement, de la vaisselle et quelques trajets scolaires, routiers. En clair, une fois la journée (13h en moyenne) finie, je suis H.S. Pas plus, pas moins qu’une autre personne, je ne me compare pas, mais aime à croire que je remplie mon contrat avec notre modèle culturel.

    en écrivant ces phrases je remarque à quel point c’est dur de se relire…

    Pourtant je n’ai pas d’énormes attentes de la part de mon épouse.
    La seule et unique chose que je demande c’est qu’on me soulage un peu mes douleurs, un massage bien veillant, un peu d’affection et de tendresse, de l’humour… Bref de l’attention, de la compassion…

    Et cela je ne l’ai pas. Je ne l’ai jamais eu et mon épouse m’a rendu un peu comme ce que je suis…
    Car elle l’avoue sans sourciller : « je ne suis pas altruiste et ne le serai jamais ».
    Pourtant je l’ai connue amusante, souriante…

    J’avoue qu’en ce moment nous traversons des épreuves compliquées et qu’il m’est sacrément difficile de tenir le cap.
    Mon corps est une succession de douleurs, et je suis sous anti douleurs quotidiennement, plusieurs fois par jour.
    Ce qui n’arrange en rien ma fragilité psychologique ou mon moral.

    J’aimerai que des massages au lieu de la chimie m’aident à supporter les douleurs, mais c’est impossible, elle déteste toucher le corps des autres. En tout cas, le mien.
    Elle ne voit pas l’intérêt de faire quelque-chose comme ça, ou alors s’arrange pour avoir une contre partie systématique « OK, mais alors tu me masses après » ou alors « OK, mais je ne bouge pas », m’obligeant à me contorsionner devant elle dans des poses invraisemblables pour qu’elle n’ai même pas à soulever un pied pour me masser.

    Pour mon anniversaire, (une fois dans l’année en général :)) elle m’a offert une séance de massage… plutôt que de devoir le faire…
    deux fois 45 min… vous vous dites pourquoi il se plaint? Et bien parceque c’est bien deux fois 45 min… une fois moi … une fois elle…
    pas pour moi… Elle s’inclue systématiquement car il lui est inconcevable que quelqu’un d’autre qu’elle puisse profiter de quelque chose.

    En ce moment j’aimerai pouvoir m’isoler trois jours, perdu je ne sais où sans téléphone, sans rien, juste moi et mes carnets à dessins…

    Mais voilà deux semaines que je tourne autour du pot… Pas moyen de lui parler…
    J’ai déjà vu avec une aide psy, qui m’a conseillé d’arrêter d’attendre de ma femme, que jamais ça n’arrivera, que je dois penser à moi maintenant.
    Mais je n’ai pas envie de ça, comment peut on envisager d’améliorer les choses si je ne fais plus que fuir de chez moi pour décompresser?
    Que penser si finalement la seule méthode pour que je sois épanoui c’est à ne pas partager des moments avec elle?
    Certes, elle déteste tout ce que j’aime, et me rentre dedans à absolument toutes les occasions…
    Lorsque j’ai 15 min de retard en rentrant de la seule activité que je pratique en dehors de la maison… est en opposition systématique dès que je cherche à la consoler, la rassurer…

    j’ai l’impression, en vous lisant que nous sommes deux passifs agressifs qui se sont retrouvés, et je crains ne jamais pouvoir avoir de solutions…

    A tout dire… j’ai clairement l’impression, depuis des années, qu’elle ne sait pas comment me dire que vivre avec un malade n’est plus dans ses cordes et qu’elle a assez donné…

    Je suis dans le brouillard et j’ai peur de l’orientation à prendre, car à la sortie de ce nuage, les solutions seront radicales…

    1. Author

      Bonjour Vincent,

      Tout d’abord, pardonnez-moi d’avoir tardé à vous répondre… Un décès dans la famille survenu récemment a occupé beaucoup de mon temps et de mon énergie. La gestion de mon site n’a donc pas été une priorité pour moi durant cette période.

      Je ne suis pas certaine que vous soyez deux passifs-agressifs car il semblerait que chez votre épouse, il n’y a pas de passivité dans son agressivité : elle est plutôt clairement exprimée (un PA dit oui mais fait non… votre épouse dit clairement non).
      Pour vous, je n’ai pas assez de signes pour me prononcer… Ne pas être physiquement capable d’assumer plus que ce que vous pouvez n’est pas un signe de passif-agressif (ce n’est pas parce que le PA laissent l’autre agir à sa place que toute personne qui n’est pas apte à agir est un PA). De plus, dans votre description, il semblerait que vous ne faites pas si peu que cela…

      Quoi qu’il en soit, je rejoins un peu votre psychologue qui met le doigt sur un problème essentiel : les attentes que l’on peut avoir sur l’autre (même si elles ne semblent pas excessives).
      Ce qui nous rend malheureux, c’est souvent de lutter contre la réalité… et de se dire constamment : la réalité devrait être différente.
      La réalité, c’est que votre épouse n’aime pas soigner ou prendre soin des autres… elle le déclare elle-même…
      La réalité c’est qu’elle n’aime pas vous donner des massages…
      Tant que vous vous dites : « Je voudrais qu’elle aime me masser » ou « Elle devrait aimer me masser », vous souffrirez.

      Penser que la réalité devrait être différente de ce qu’elle est, c’est notre plus grande source de frustration…
      Sur ce sujet, ce qui pourrait vous aider, c’est de visionner quelques vidéos des séances que donne Byron Katie (il en existe en français).
      Elle y propose de faire ce qu’elle appelle « Le Travail », processus intérieur qui consiste à questionner nos pensées pour ressentir comment nos pensées nous font souffrir, comment nos pensées constituent une histoire (qui n’est pas la vérité) à laquelle nous croyons.
      Son livre : « Aimer ce qui est » pourrait aussi vous donner de très jolies pistes.

      Attention, apprendre à aimer la réalité telle qu’elle est ne veut pas dire que l’on doit continuer à vivre avec une personne qui agit de telle manière que nous ne pouvons pas être comblé ou épanoui dans la relation.
      Il s’agit « simplement » d’accepter que l’autre est comme il/elle est puis de voir si c’est ce dont nous avons envie pour notre vie.

      Je ne sais pas si c’est très clair ce que j’explique 😉 (par écrit, c’est plus difficile qu’oralement).
      Mais n’hésitez pas à aller voir ces vidéos pour mieux comprendre le processus…
      Et puis revenez nous raconter 😉

      Bien à vous,

      Véronique.

      1. Bonjour Véronique
        Aucun soucis pour la réponse, je vous transmet mes condoléances, ces deux dernières années furent éprouvantes au niveau des décés et je comprends qu’il y a des « niveaux » dans les choses à faire.

        Vous soulevez bien des choses et je ne reviens qu’après avoir parcouru quelques vidéos sur le « travail » comme vous me le conseillées, en effet je comprends mieux pourquoi il est vain de souhaiter, ou faire une projection de ce que veut ou apprécie « l’autre ».
        En pratiquement 20 années de couple j’ai pu m’apercevoir que ceci était partiellement vérifiable, le reste à mon sens étant aussi et surtout une question de volonté.
        Certes, on ne peut attendre que l’autre éprouve ce qu’il nous ferait plaisir, ou même sentir ce dont on aurait besoin… mais se trouver face à un mur qui prend systématiquement le chemin inverse… C’est devenu une espèce d’automatisme et avec le temps ( l’âge aussi peut être?) nous ne changeons pas mais nous évoluons, les centres d’intérêts se précises ou évolues en général, et un couple comme je l’imaginait durant les premières années de vie commune, parcours un chemin la main dans la main ou cote à cote, mais au moins… le même chemin!
        Nous ne partageons plus aucun centre d’intérêt et éprouvons à présent une forme « d’exaspération » visible…

        Tout ceci découle d’une chose dont je n’ai hélas pas la maîtrise, et le « travail » me le confirme : la volonté…
        Je suis malade depuis 10 ans, comme je le disais, et cela a été une épreuve pour nous deux, mais nous avons été soutenus et le sommes encore…
        Les deux soucis que j’ai pu « observer ou « isoler » sont que le tempérament « victime » de ma femme et le mien « sauveur » a du s’inverser malgré nous durant un temps, ou en tout cas s’adapter… à certaines tâches…

        Mon épouse, comme de nombreuses personnes j’imagine, souhaitait un mari bien veillant, capable de s’occuper des « affaires des hommes » et la voilà après une année de mariage ou presque avec un mari incapable de soulever 15 kilos sans craindre une crise méningées et des vomissements de douleurs durant 12 à 24h…

        Mon épouse étant hypocondriaque depuis toujours (son père me le rappelait encore la semaine dernière) n’a jamais pu accepter ma maladie, pas seulement parce que mes crises sont d’une rare violence pour nous deux, mais aussi et en grande partie parce-qu’elle avait l’habitude, en tant que victime, d’être au centre des attentions, ce week-end encore j’ai essayé de parler un peu pour prendre la température, et elle m’a avoué qu’elle en avait marre qu’on lui demande de mes nouvelles, car elle ne se sentait plus intéressante, ou en tout cas qu’elle avait l’impression que les gens pensaient plus à moi qu’à elle.

        La seconde est que par le passé, lorsqu’elle avait un coup de mou, son grand père allait avec elle pour lui faire faire du shopping, en gros on passe un coup de balai sur les soucis en dépensant un peu d’argent…
        Ce phénomène est devenu symptomatique et s’est transformé en ce que j’appelle la « fièvre acheteuse ».
        Comme ces soucis sont devenus chroniques elle dépense en permanence et lorsque je lui demande de se calmer, elle me fait son chantage affectif et culpabilisant « tu veux m’enlever tout ce qui me fait tenir »…
        « La maison n’est pas assez bien », « le jardin est nul », « notre vie est nulle », sont les phrases que j’entends le plus souvent et elle me reproche de ne pas m’investir dans des tâches qui d’après elle ne me fatigues pas, ou alors que j’y met de la mauvaise volonté…

        Bref… en clair le fait qu’elle compense ou me fait payer au sens propre du terme, mon handicap. Une espèce de forfait de compensation consistant à réduire à néant la moindre avance de trésorerie que je pourrai avoir.

        En clair je suis sur le point d’imploser, je lui supplie depuis des jours et des jours, de me laisser trois jours pour respirer et remettre les idées en place, trois jours dans un monastère ou n’importe quel endroit éloigné et sans portable ou moyen de communication, juste mes pensées, mes crayons et moi…
        Et impossible… pas moyen sans une crise culpabilisante d’abandon ou de suspicion de choses invraisemblables…

        Nous sommes 24h sur 24 ensemble… et l’amoncellement de problèmes et de mauvaises nouvelles ont eu raison de ma patience, au bout de 19 ans…
        Je suis en train de baisser les bras et je le vois, voilà pourquoi je parcours des ouvrages et discute, car je suis à cours d’idées pour nous sauver, la seule idée qui me vient pour qu’elle aille mieux est que son plus grand soucis s’évanouisse : moi

        comme pour les habits, le matériel de bricolage, les accessoires et toute autre forme d’achat compulsif, elle s’apercevra que l’idée qu’on se fait des choses n’est jamais ou pratiquement jamais la réalité, qu’on idéalise les autres, ou même la vie des autres…
        Tout lui semble tellement « mieux » que ce qu’on vit… sur absolument tous les domaines sentimentaux et matériels…

        N’ayant plus que mon travail pour me rendre satisfait, le fruit de ce labeur est perpétuellement dénigré ou gaspillé, comme l’exutoire dangereux de sa condition…

        Ce que je sais depuis le travail que j’ai effectué sur moi et ce dont je suis certains car ils n’implique que moi c’est que :
        1 : Je ne suis pas… ma maladie
        2 : Je ne suis pas maître de la manière dont elle a VOULU voir le monde ou SA vie.
        3 : J’ai décidé de ne plus être sensible à ses crises de culpabilisation, et suis conscient que cela est certainement aussi un nouveau vecteur de soucis, voire un catalyseur même, car je ne répond plus du tout à ses attentes.
        4 : … Il n’y a pas de quatre.

        Je ne sais plus quelle est ma direction ni comme prendre les choses, je vois les limites de MA volonté et de mes motivations.
        Comme je le disais, je suis en train de baisser les bras, à un moment où évidemment elle a besoin d’aide et de présence, ce qui me fait passer pour une grosse enflure…
        Je ne me dédouane pas et ses problèmes actuels sont certainement ce qui a révélé mes limites, car à présent elle se réjoui d’avoir eu une maladie, et me sort cela comme une espèce de grande satisfaction, comme un « tiens tu vois, moi aussi j’ai eu une maladie »…
        Sauf que je ne sais pas pourquoi? Est-ce réellement un concours? Qu’y a t il à la clef à remporter?
        Toujours plus de nombrilisme et d’assistance?
        J’ai isolé tout ça et n’en voit pas la sortie… car elle n’a pour le moment, pas envie d’ouvrir la porte de sortie, et semble même se satisfaire de me voir chercher une porte qu’elle masque…

        Vraiment, je suis pommé…

        1. Author

          Bonjour Vincent,

          Afin de vous répondre au mieux, pourriez-vous m’expliquer ce que vous voulez dire quand vous écrivez : « …j’ai pu m’apercevoir que ceci était partiellement vérifiable, le reste à mon sens étant aussi et surtout une question de volonté. »
          Je ne comprends pas bien ce que vous entendez par « volonté » et quelques explications m’aideraient à y voir plus clair.

          Véronique.

          1. C’est à mon tour de m’excuser, la période avant les départs est souvent chargée…
            Et bien ce que j’essaie d’expliquer, c’est qu’en pratiquement 20 années de vies communes, j’ai pu m’apercevoir qu’il était vain d’espérer que « l’autre » (d’un côté comme de l’autre) puisse subitement s’intéresser à ce qui nous passionne, ou nous fait envie.
            Et que du coup, la volonté est le principal moteur de cette déception.
            Car, je veux bien qu’on ne puisse pas soudainement apprécier faire du roller, de la salsa ou du turling baton (des exemples 🙂 je ne suis pas majorette 🙂 ) Mais pourquoi, diable, ne RIEN essayer et faire?
            La clef est aussi une forme de partage, un prétexte à sortir de notre cadre habituel et partager une passion, une activité où nous pourrions être complice, des sujets de discussions…

            Mais là… Rien!
            Le vide…
            C’est ainsi que j’en suis arrivé à une conclusion évidente sur le manque de volonté, ou un abandon… mais dans tous les cas c’est lié!

            Je passe hélas pas mal de temps à réfléchir aussi, et je vois bien que notre plus gros soucis et notre perte, c’est que chacun essaie de camper sur ses positions…
            Face à ce genre de tempérament agressif et manipulateur, je n’ai pas eu beaucoup de choix, j’ai du m’endurcir et me désensibiliser aux crises de larmes et aux discours culpabilisant.
            Comme ça ne marche plus, ou presque plus, elle a du passer à un message bien plus agressif, voilà pourquoi je subit des attaques frontales, puis des replis.
            C’est cette gymnastique lancinante qui m’a démoli…
            Et aujourd’hui je n’arrive plus à rien, tout ce que j’ai essayé a été démoli dans l’œuf…
            La semaine dernière, par exemple, sachant qu’elle se plaint que je n’en fait jamais assez (ce qui dans un contexte de couple non touché par une maladie, n’est pas faux, car enlevez tout ce qui consiste à se pencher, ou soulever du poids dans les taches ménagères, et vous obtiendrez tout ce qui m’est quasi impossible de faire, et donc qu’elle fait).
            J’ai donc souhaité, pour que je puisse à la fois la soulager entre midi et deux, et moi me reposer un peu, faire à manger (je suis un néophyte dans ce domaine) j’espérai au moins qu’elle soit surprise ou même me laisse une chance, au lieu de ça : « c’est ridicule ton idée », « tu feras que de la m*** » et j’en passe…

            Alors je sais bien qu’il n’est pas facile d’être un « accompagnant », surtout pour une hypocondriaque, mais est-ce de ma faute?
            J’ai suffisamment culpabiliser sur ma condition et son impact sur mon entourage, j’ai déjà fait ce travail et j’ai bel et bien compris que JE NE SUIS PAS ma maladie. Que le soucis c’est elle, la maladie, et pas moi.

            Lors de nos derniers échanges, j’ai enfin eu le son de cloche que j’attendais, ou plutôt que j’avais compris, mais cette fois ci formulé clairement :
            « J’en ai marre qu’on prenne de tes nouvelles, tu n’as pas le monopole de l’intérêt et de la douleur »

            Que répondre à cela?
            Que j’avais raison, hélas?

            Elle est à bout et je suis son problème, enfin, à ses yeux, ou l’incarnation de son problème et donc elle ME combat au lieu de combattre un style de pensées qui l’enfonce…

            TOUT ce qui vient de moi est systématiquement jeté aux oubliettes, en oubliant pas les noms d’oiseaux qui vont avec.
            On m’a conseillé de procéder par étapes pour obtenir un moyen de décompresser.

            toute cette pression et ce malaise m’ont cloué dans la tête l’idée de partir trois jours, seul, pour faire le vide, laissant téléphone et compagnie…
            Et pour le moment, impossible!
            Refus en bloc avec séance de culpabilisation : « tu nous abandonnes, tu n’as qu’a directement aller voir les p*** »

            Pour calmer les esprits, on m’a donc parlé de ces étapes, préparer le terrain pour faire descendre la pression…
            Laisser de petits post-it, des fleurs, faire à manger, un resto… Un ciné…

            Mais là en ce moment, je suis tellement à cran… que ce ne serait pas sincère… et que ça se verrait!
            Je n’ai plus cette énergie pour faire semblant en ce moment, je ne sais pas si c’est la lune ou la période… Mais je boue.

            Que faire? Sans une volonté, en face, le « Travail » explique qu’on ne doit pas attendre ce genre de chose de la part de l’autre, mais alors?
            Tout se résume-t-il à un jeu de saute mouton? Tant qu’on ne trouve pas le mouton qui correspond, on saute au suivant?
            Je ne suis pas comme cela, et ce n’est pas ce que j’attends de la vie… D’un couple…

            suis je un idéaliste?…

          2. Author

            Bonjour Vincent,

            Effectivement, selon les principes de Byron Katie, vouloir de l’autre qu’il ait la « volonté de… » est encore une manière de souffrir car c’est une lutte entre la réalité (l’autre n’a pas la volonté de…) et ma croyance (l’autre devrait avoir la volonté de…)

            Et si vous faites une feuille de questionnaire du travail sur ce thème, qu’est-ce que cela pourrait donner ?
            Je suis en colère contre X car elle devrait avoir la volonté de…
            Est-ce vrai qu’elle devrait avoir la volonté de… ? Peut-être… mais peut-être pas… Car ce qui est « bien » pour elle n’est peut-être pas cela (et elle pourrait tout autant être dans la croyance : « Je suis en colère contre V car il devrait ne pas être malade)
            Je saute quelques étapes (que vous ferez si vous le désirez)…et j’en arrive au retournement : Elle devrait avoir la volonté de pourrait devenir « Je devrais avoir la volonté de… (rompre ?) » et même « Je ne devrais pas avoir la volonté… (que l’autre change ?)  »

            Alors ?
            Faut-il jouer à saute-mouton ?
            C’est peut-être un peu excessif… Renoncer à une relation pour chercher une relation qui nous convient mieux ne veut pas nécessairement dire changer de partenaire en permanence 🙂

            Et si une femme battue se dit sans cesse : »L’autre devrait avoir la volonté de me traiter correctement, l’autre devrait avoir la volonté de gérer sa colère autrement qu’en me frappant, l’autre devrait avoir envie de me manifester de la tendresse… »
            On peut lui dire indéfiniment : « Oui, tu as raison… l’autre devrait avoir la volonté de…  »
            Mais la réalité c’est qu’il n’a pas cette volonté…
            Alors, je ne dois pas attendre qu’il change ?
            Tu peux attendre… si tu le veux… Mais la réalité c’est que tu attends déjà depuis longtemps et qu’il ne change pas…
            Oui mais alors, il faut que je le quitte… Mais moi, je n’ai pas envie de changer de partenaire comme de chemise… J’ai un idéal…
            Ok… tu peux être fidèle à cet idéal… et voir la réalité que cet idéal est plus important pour toi que le fait d’être bien traitée.

            Dans cette relation que vous décrivez, vous êtes dans la même situation qu’une femme battue… Qui, au nom d’un idéal, ne met pas fin à la maltraitance tout en souffrant horriblement que l’autre n’ait pas la volonté de changer…

            Alors, il est peut-être temps de ne plus avoir la volonté de changer les choses…
            De voir que la réalité est ce qu’elle est et que toute votre volonté n’y changera rien…
            Et une fois avoir accepté que la réalité est telle qu’elle est, de voir ce que vous voulez faire face à cette réalité…
            Rester au nom d’un idéal… Et alors voir que c’est effectivement un choix (légitime) que d’accorder plus d’importance au fait de respecter cet idéal qu’au fait d’être bien traité et épanoui en couple.
            Ou vous dire que c’est plus important pour vous d’être bien traité que de respecter un idéal de couple. Et c’est peut-être un (nouvel) idéal tout aussi honorable : Celui d’être bien traité.

            J’espère avoir pu vous éclairer un peu…
            Bon courage.

            Véronique.

          3. Merci Véronique, j’en suis à un point qui est peu confortable en effet…
            Où je vois que ma femme elle même est perdue et ne souhaite pas ajouter à sa déception une rupture qui semble certainement consommée depuis un moment entre nous…
            Et elle attend, ou provoque la décision chez moi.
            C’est une peine terrible, mais la vie est aussi quelque-chose comme cela.

            Avoir à choisir entre le respect d’un serment et le fait de chercher de la tendresse…
            C’est incroyablement pervers comme issue…

            Je suis un Verseau… Trés têtu et patient, ne tolérant pas la défaite en général…
            Il est peut être temps en effet de s’avouer vaincu.
            Je n’ai plus les moyens psychologiques et physiques d’y répondre.

            Merci pour vos échanges très humains et très directs, c’est ce dont j’ai le plus besoin en ce moment.
            Passez une bonne journée, je vais méditer tout cela et nos échanges m’aident à mettre chaque chose à sa place.
            Vincent

          4. Author

            Bonjour Vincent,

            Ce n’est pas l’issue qui est perverse… C’st la maltraitance dans le couple qui est perverse.

            Le sens premier de « Pervertir », c’est « Détourner quelque chose de sa fonction normale »
            Le sens premier de « Pervers » est donc « Qui détourne quelque chose de sa fonction normale »

            La fonction normale du couple, c’est l’amour, la bienveillance, l’épanouissement des partenaires…
            La maltraitance détourne le couple de sa fonction normale et le pervertit.

            Le serment fait au couple n’est valable que s’il conserve sa fonction normale.
            Respecter un serment lorsque le couple est détourné de sa fonction normale, c’est simplement laisser la perversion continuer.
            Choisir d’aller vers un couple qui garde sa fonction normale est au contraire parfaitement sain.

            Être volontaire, déterminé (têtu 😉 ), sont de grands atouts dans de nombreuses circonstances…
            Mais, comme toutes nos qualités, dans d’autres circonstances, elles sont nos plus grands pièges (et parfois, c’est de la folie de vouloir les appliquer).

            Alors, lâcher-prise et ne plus vouloir changer quelqu’un qui fonctionne de manière perverse, ce n’est pas être vaincu.
            C’est être victorieux face à nos plus grands pièges, ceux qui nous maintiennent dans la perversion.

            Bel été à vous,

            Véronique.

  14. Bonjour,

    Je me permets de répondre, en tant que probable Passif-Agressif, et ma première réaction à la lecture de cet article a été de me dire: « Mais mon dieu, je suis un monstre! »

    Je suis un homme approchant la quarantaine, en couple depuis 2 ans avec une jolie jeune femme fort intelligente, c’est à dire dotée d’un Très Haut QI, d’un an ma cadette et avec du caractère, qui m’a dit samedi matin que selon ce qu’elle avait pu lire j’étais un Passif-Agressif.

    Bien entendu elle en souffre, et pour être honnête, moi aussi car je sais également et pertinemment que notre relation n’est pas épanouie comme nous le souhaiterions.

    Je reconnais volontiers certains de mes comportements dans ce qui est décrit dans l’article; je sais fort bien que je me traine un manque de confiance en moi (fort certainement de part mon histoire familiale), ainsi qu’une bonne dose de susceptibilité, en particulier quand les remarques viennent d’elle.

    Alors je suis partagé, même si partiellement convaincu.
    Oui j’ai des stratégies Passif-Agressif, que je qualifie de défensives; et en même temps j’ai le ressenti que je réagis de cette manière car elle m’agresse par des mots et une forme impérieuse que je trouve durs.
    Je suis peut-être effectivement extrêmement susceptible, ou Passif agressif, car lorsqu’elle me dit « C’est normal tes chaussures dans le couloir? » alors que je viens de rentrer et que je suis en train d’enlever ma cravate de retour du bureau, je le vis comme une agression, et j’ai du coup l’impression que mon comportement Passif-Agressif est une réaction.
    En parallèle, est-il possible que j’ai ce comportement car je lui en veux pour diverses raisons?

    En même temps en écrivant ces lignes je me dis qu’il y a une forme de paranoïa à vouloir se trouver des excuses.

    Alors le comportement Passif-Agressif, ça se soigne comment? En supposant que ça puisse se soigner.

    Nous envisageons d’avoir un enfant en commun. Elle a déjà un garçon de 5 ans, moi le désir d’en avoir.
    Nous avons nombre de valeur en commun, et des envies s’accordant bien, et également un projet d’avenir.
    Elle me dit qu’elle veut tenter mais uniquement si je m’engage dans une réflexion, voire une thérapie, pour que notre couple fonctionne mieux. Alors je lis, je me renseigne.

    Est-il possible que vous puissiez me conseiller un ou des ouvrages pour poursuivre ma réflexion et éventuellement qui puisse me/nous donner des « trucs et astuces » pour éviter les situations minées, ou bien pour les déminer?
    Pour la thérapie, je l’envisagerais fort certainement.

    Merci pour votre retour

    Pierre

    PS: Je ne vous demande pas votre position, elle me semble particulièrement claire lorsque vous écrivez:
    « Un couple avec un PA n’est jamais épanouissant et est même souvent très destructeur…
    Quoi que vous fassiez pour vous changer vous… ce sera toujours de votre faute…
    C’est malheureusement le meilleur conseil que je puisse vous donner, même si ce n’est peut-être pas celui que vous auriez aimé recevoir… »

    1. Author

      Bonjour Pierre,

      Comme vous ne me demandez pas ma position, je ne vous la donnerai pas 😉

      Ceci dit, tant qu’à extraire quelques lignes parmi les centaines de toutes celles que j’ai écrites le long des deux articles et des réponses que j’ai faites aux commentaires représentant des situations individuelles bien spécifiques, cela pourrait être intéressant d’extraire également celles-ci (qui figurent parmi les toutes premières lignes du premier article)

      « Comme pour la plupart des troubles psychologiques, nous sommes tous susceptibles d’en manifester occasionnellement certains traits. Mais le comportement passif-agressif devient pathologique (et est donc un trouble de la personnalité) quand c’est LE mode principal de fonctionnement, quand les comportements spécifiques sont devenus des réflexes réactionnels automatiques dont la personne pense qu’ils sont adéquats (et dont elle ne voit même pas qu’ils sont dysfonctionnels). »

      Ne faites donc pas un auto-diagnostic (ou n’endossez pas le diagnostic de votre compagne) trop rapidement…
      Je pense qu’il y a, dans les 2 articles, suffisamment de critères détaillés pour pouvoir utiliser votre discernement et vérifier s’il s’agit chez vous de réactions occasionnelles et existant surtout dans votre relation de couple, ou si le mode Passif-Agressif est votre mode de fonctionnement principal et généralisé.

      Au besoin, si vous avez des doutes, demandez effectivement l’aide d’un(e) thérapeute…

      Si, après réflexion et analyse profonde, vous pensez que vous présentez en effet de nombreux traits de la personnalité passive-agressive, un article pourrait vous éclairer sur les pistes de solutions : http://www.croixsens.net/colere/agressivite-passive.php
      (il est un peu à connotation religieuse mais je le trouve particulièrement bien fait)

      Par ailleurs, les livres qui peuvent vous aider :
      – Victime, Sauveur, Bourreau : Comment sortir du piège de l’excellente Christel Petitcollin.
      – Les mots sont des fenêtres de Marshall Rosenberg (communication non violente).

      Bin à vous et bonne route sur ce chemin de connaissance de vous-même.

      Véronique.

      1. Bonjour,

        Je vous remercie d’avoir pris le temps de répondre. Et merci pour les références des ouvrages ainsi que pour l’article.
        Et ce d’autant que j’avais été « taquin » dirais-je concernant votre positon 😉

        Pour continuer la discussion, je ne pense pas que le mode Passif-Agressif soit mon mode de fonctionnement principal et généralisé; par contre ma compagne elle en doute. Elle, qui j’avais oublié de le préciser n’est pas professionnelle dans ce domaine, me donne à 80%, moi moins.
        Et comme la décision de faire un enfant est dans la balance, elle souhaite que j’entreprenne une démarche.
        Samedi, elle souhaitais qu’en je prenne conscience.
        Hier, que j’aille consulter, suivre une thérapie.
        Aussi, pourrais-je vous demander, par mail privé SVP, une recommandation d’un praticien sur Paris?

        Bine à vous,

        Pierre

        1. Author

          Je suis désolée mais je ne connais aucun thérapeute à Paris…
          Mon cabinet médical est situé trop loin pour que j’aie besoin d’avoir un réseau à Paris 😉
          Bien à vous,

          Véronique.

  15. Bonjour Véronique depuis quelques temps j’ai découvert par moi-même que j’étais passif agressif en faisant des recherches sur Internet sur des gens qui pourrait avoir le même type de comportement. Et je suis donc tomber sur le passif agressif. cependant je trouve votre article trop schématiser. J’ai donc quelques remarques à vous faire si vous me le permettez. je trouve que vous n’apportez pas de solution dans votre article ou plutôt psy votre solution et que vous amener le conjoint du passif-agressif vers la rupture car cela est perdu d’avance. Ensuite si un passif agressif lis votre article il peut désespéré complètement de son cas et penser très sérieusement à mettre fin à ces jours. en gros le passif-agressif ne réussis rien ni avec ses enfants ni avec son épouse et il ne cherche pas à guérir ni de solution. Je ne sais pas psy vous vous rendez compte de la dangerosité de vos paroles. je ne dis pas que la personne que le conjoint du passif-agressif ne souffre pas mais la seule solution et le seul soulagement que vous lui laisser entrevoir et la rupture ou le divorce. Vous dites que le passif agressif ne veux pas changer ne veux pas guérir n’accepte pas de se remettre en question alors que faites-vous de ma démarche personnelle car j’ai essayé 2 voir ce qu’il n’allait pas chez moi. Même si cela est avec du recul je reconnais et accepte de reconnaître mes torts et de les avouer et c’est moi qui ai dit à ma conjointe que j’étais un passif agressif. Je vous remercie d’avoir pris le temps de me lire

    1. Bonjour Micha et merci de votre témoignage…
      En effet, mon article ne s’intitule pas « Quelles sont les solutions si vous êtes passif-agressif… ? »
      Je n’ai pas encore eu de demande avant la vôtre (puisque vous êtes un des rares PA qui se reconnaisse comme tel).

      (NB : pour le partenaire du PA, il y a quand même toute une partie de l’article qui donne des pistes pour essayer de sortir du cercle vicieux… Si ces pistes semblent peu satisfaisantes pour le partenaire, et bien en fait, je n’y peux rien… J’aimerais mieux qu’il y ait d’autres solutions 😉 )

      Vous dites que vous avez essayé de voir ce qui n’allait pas chez vous…
      C’est merveilleux !
      Pouvez-vous nous en dire plus ?
      Quelles démarches avez-vous entreprises ? Pendant combien de temps ? Cela a-t-il fonctionné ?
      Cela pourrait être intéressant pour les autres PA de savoir quelles thérapies fonctionnent…

      Vous avez dit à votre copine que vous étiez passif-agressif… C’est fantastique de le reconnaître !
      Je suis certaine que votre copine est bien plus heureuse maintenant qu’elle est au courant…
      Et quels changements concrets avez-vous mis en place dans votre relation suite à cette prise de conscience ?

      Qui sait, peut-être qu’alors il y aura pour votre couple d’autres alternatives que sa souffrance ou la rupture.

      J’apprécie aussi beaucoup l’illustration du comportement passif-agressif que vous apportez en donnant à un article de blog (et à son auteur) le pouvoir d’amener quelqu’un à mettre fin à ses jours…
      Si quelqu’un se suicide après m’avoir lue, ce ne sera donc pas sa responsabilité mais ma faute à moi, c’est bien cela ?
      Chercheriez-vous à me culpabiliser ? 😉

      Je vous souhaite de trouver les solutions qui vous conviendront…
      Si vous avez la volonté de changer, vous faites sans doute partie des PA plus légers pour qui le comportement est plus occasionnel(que je mentionne dans mon premier article)…

      Bien à vous,

      Véronique.

      1. Bonsoir Véronique. je voulais d’abord m’excuser car je dois avouer que je n’avais pas lu la première partie de votre article celui où vous préciser qu’il y a plusieurs degrés chez le passif agressif. Ensuite ce qui m’a dérangé c’est que peut-être sans vous en rendre compte vous pouvez faire fuir le conjoint du passif-agressif tout comme certaines réponses au commentaire de vos lecteurs dans lesquels vous les conforter dans le choix de la rupture. Concernant évocation du suicide je vous le dis comme je l’ai ressenti: franchement tu n’as plus qu’à te tirer une balle. Je ne suis pas suicidaire mais quand je vous ai lu j’étais plus ou moins en train de broyer du noir. Pour parler plus précisément de mon cas personnel je pense plutôt être dans le PA lour que léger. Il m’a fallut plusieurs années de vie commune et beaucoup de péripéties pour comprendre que j’avais un problème
        J’ai toujours senti que j’étais différent sans vraiment savoir pourquoi. Ma religion me permet de me remettre en question et d’écouter les conseils…sauf quand il venaient de ma conjointe ou de sa famille ou alors avec du recul pas sur le fait. Mais croyez moi le fait de le reconnaître et de vouloir changer est une souffrance car je n’ai pas l’impression que je le fais de manière volontaire bien que je sois conscient de ce qu’il se passe lorsque je ne parle pas où ne fait pas ce qu’il faut faut. Je prend beaucoup de choses comme un manque de respect , un ordre , dès que ça ne se passe pas comme je le voudrais tout déraille. C’est arrivé au point que si elle me demandait de regarder mes yeux je les fermaient. Avant que je mette des mots sur mes agissements j’avais pris la décision de partir pour ne plus la faire souffrir car je n’ai jamais voulu lui faire de mal j’aurais aimé la rendre heureuse. Je suis donc partis puis apres avoir été conseiller je suis revenu mais elle n’a ouverte à cela par peur de revivre tout cela. Dans le même j’ai découvert ce trouble de passif agressif et je lui en ai fait part
        Elle a donc lu sur le sujet (et je pense que si elle est tombée sur votre article ça n’a fait que la conforter dans son choix.) Et à donc mis des mots sur mes agissements ainsi que sur des ressentis. Elle m’avait qualifié avant cela de pervers narcissiques mais je ne me reconnaissais pas en cela et elle même ne me reconnaissais pas dans beaucoup de choses. Je n’ai pas de thérapie seulement de vouloir changer. Que je retourne avec elle ou une autre je détesterais refaire souffrir. Nous n’avons pas été créer pour vivre seul mais il y a coté cette peur de recommencer. Je ne désespère pas de changer et j’ai confiance en mon seigneur mais pour cela il faut faire les causes qui sont adaptées. Quelles sont elles? Je pense à ceux qui n’ont pas ma croyance et qui peut être en vous lisant désespéraient d’eux même. Je ne cherche pas à vous faire culpabiliser seulement vous faire prendre conscience de la portée des mots. Je pense que le fait de reconnaître mon état est un grand bienfait mais c’est aussi une réalité difficile. Il m’arrivait de penser que je n’étais pas mature comme si j’avais encore 20ans. Je ne sais pas si c’est valable pour tous les pa mais le cerveau ne s’arrête jamais de réfléchir pourquoi cette personne a dit cela ou à fait ceci etc….je me rend compte que mon écrit par un peu dans tous les sens …. Le PA fait souffrir mais souffre aussi de cela en tout cas en ce qui me concerne. Et je n’ai aucunes idées du pourquoi j’en suis arrivé à me comporter ainsi. Avant quand je voulais faire des efforts pour que les choses s’arrangent cela durait un temps mais si les problèmes apparaissaient alors petit à petit les mêmes agissements refaisaient surface. Elle m’a souvent répétée tu n’es pas quelqu’un de méchant ni de mauvais tu es quelqu’un de bien, je sais que tu veux changer mais tu n’y arrives pas… Bien à vous

        1. Bonjour Micha,

          Si je veux répondre honnêtement à votre commentaire, je risque de vous paraître un peu « dure »…
          Êtes-vous ok avec le fait que je sois complètement franche ?

          1. Excusez-moi si je peux paraître bref dans ma réponse mais j’écris avec un téléphone en marchant

          2. Puisque vous m’y autorisez, je vais donc être franche…
            Je me rends parfaitement compte que mes propos vont faire fuir le conjoint du passif-agressif (ou que je conforte certains dans leur choix de rupture)… L’objectif de mon article est d’aider ces partenaires de PA pas de les amener à continuer à souffrir indéfiniment en leur recommandant d’être patients, d’avoir de la compassion, de la compréhension… Souvent, cela fait déjà des années que ces conjoints continuent à supporter les comportements PA justement à cause de leur compassion, de leur espoir que les choses vont changer un jour…

            Mais vous semblez être choqué par le fait que je prenne cette position claire de recommander la rupture…
            Pourquoi ?
            C’est la vilaine Véronique qui pousse les partenaires à rompre ?
            Qui agit mal : celui (celle) qui dénonce la négligence/ la maltraitance ou celui (celle) qui pratique la négligence / la maltraitance ?

            Il y a assez de personne qui, ne voyant pas clair, vont prendre la défense du « pauvre » PA et condamner le/la partenaire…
            Ils n’ont pas besoin de moi pour cela…

            Voyez-vous en quoi, dans vos commentaires, on retrouve les 3 rôles du triangle de Karpman et les caractéristiques du comportement passif-agressif ?

          3. Bonjour Véronique. Je n’ai pas trouvé que votre réponse était dur. Je n’ai pas prétendu une quelconque méchanceté de votre part mais que vos propos peuvent avoir des conséquences sur une famille entière. Je ne renie absolument pas mes torts conscient du mal que provoque mes comportement. Maintenant est ce votre rôle? C’est vous qui êtes là spécialiste donc je vous demande est ce que un PA agit ainsi de manière volontaire ou de inconsciente? Le mal que le conjoint ressent est réel et c’est elle la victime directe. Mais la première victime n’est il pas le Pa? Si il fait les causes adéquat n’est ce pas les deux qui seront gagnant? Je ne place pas du tout en victime mais je souffre de faire souffrir comme je souffre de ma manière d’être. Vous devez bien vous doutez que j’ai réfléchis à ce que vous pourriez répondre. Cela est sûrement du à mon trouble car je ne l’ai pas demandé de manière clair et direct mais en parlant un peu de mon vécu j’aurais aimé avoir un début de solution dans votre réponse. Ce n’est absolument pas dans mon habitude d’écrire dans des forums ou des blogs, je l’ai sûrement fait comme un appel car la volonté ne suffit pas sans les bonnes méthodes…. Bien à vous

    2. Bonjour Micha, je me permet une réponse de normand, si on est arrivé ici, sur ce forum abordant un sujet complexe à débusquer, c’est en général à la suite d’une expérience de vie particulière, je comprends qu’il faille mettre un certain holà à des conseils…
      Mais il est sans doute aussi essentiel de préserver l’endroit de votre manie à tout rapporter à vous, comprenez vous qu’un passif agressif envahie tout l’espace de ses victimes, alors non, le blog pour les victimes ne doit pas êtres un espace où le boureau peut se faire plaindre comme la victime.
      Que ces témoignages soient dur est une bonne chose, car il faut cela pour éveiller la conscience des passifs agressifs qui s’ignorent…
      Vous voyez, vous êtes rattrapé par ce réflexe mécanique qui consiste à renverser la situation…
      Je ne dis pas que c’est peine perdue, simplement que pour que vous avancez, la question devrait plutôt commencer par un constat :
      « Oui, j’ai mal » et la question suivante : que faire pour arrêter cela ?
      Mais en aucune manière : « moi aussi, je suis à plaindre » non ?  »

      Je dis tout sans animosité, et j’espère que cela trouvera écho chez vous

      1. Merci, Raistlin, d’avoir apporté votre contribution à la discussion car votre résumé est tout-à-fait pertinent.
        – Cet article a en effet comme objectif d’aider les partenaires des PA et ce n’est pas le lieu pour conseiller les PA.
        – Il s’agit en effet d’un retournement de situation lorsque un PA se positionne comme la première victime.
        – Et la question à se poser est bien : « Que faire pour arrêter cela ? »

        Pour répondre à la question de Micha : « Les PA sont-ils conscients ? Agissent-ils de manière volontaire ? », et bien, c’est un grand débat (comme pour les pervers narcissiques, d’ailleurs).
        Les psychologues n’ont pas encore su répondre à cette question.
        Et j’ajouterais, Micha, que vous, sans doute, vous pourriez peut-être y répondre…
        Quand votre compagne vous demandait à voir vos yeux et que vous les fermiez exprès, quand vous étiez attentif à ne surtout pas suivre ses conseils et ceux de sa famille, était-ce volontaire ? Etiez-vous conscient de la peine que vous lui faisiez ?
        Et si vous n’en n’étiez pas conscient avant d’agir, en preniez-vous conscience au moment où vous la voyiez souffrir ?
        Et en reteniez-vous quelque chose de manière à ne plus reproduire ce genre de comportement par après ?

        Vous dites aussi qu’il faut connaître les causes… Pour les connaître, il est nécessaire de faire une thérapie. Car les causes sont différentes pour chacun (les histoires sont individuelles et très différentes).
        Après, le risque est évidemment que le PA se dise : « C’est à cause de mon père/de ma mère/de ma famille… Donc, ce n’est pas de ma faute » et de repartir encore plus dans le rôle de la victime.
        Donc, les causes ne peuvent pas devenir un bon prétexte pour ne pas changer (et se faire plaindre par son/sa partenaire).

        Vous est-il possible également de voir comment vous entrez dans le rôle du « Bourreau » du triangle de Karpman ?
        Dans votre premier commentaire, vous me parliez de la (soi-disant) dangerosité de mes propos qui pourraient pousser un PA à mettre fin à ses jours.
        Et dans un autre commentaire, vous me disiez que mes propos pouvaient avoir des conséquences sur une famille entière (en conseillant la rupture aux partenaires).
        C’est dans ce genre de propos (de tentatives subtiles de culpabilisation) que l’on voit aussi un retournement de situation… Le « bourreau », c’est le PA : pas celui (ou celle) qui met en évidence les comportements du PA et conseille aux victimes de se protéger.

        Dans d’autres phrases, vous endossez le rôle du « Sauveur » (ou du « Saint ») dans le triangle de Karpman…
        – Vous écrivez : « Après prise de recul, je reconnais mes torts »… (Les PA mettent en avant leurs efforts comme si c’était des exploits méritant une médaille) Euh… reconnaître ses torts, c’est juste une attitude normale, de tout adulte qui fonctionne sainement dans ses relations…
        – Vous écrivez aussi : « J’essaie de changer » et quand je vous demande quelles démarches thérapeutiques vous avez essayées, vous me dites que vos n’avez pas fait de démarche mais que vous avez la volonté. C’est la « langue de bois » des PA qui utilisent de jolis mots bien emballés (pour conserver et donner une belle image d’eux-mêmes) mais qui ne signifie pas grand-chose concrètement.
        – C’est aussi de la langue de bois quand vous dites que vous auriez voulu rendre votre copine heureuse mais quand je vous demande quels changements concrets vous avez mis en place dans votre relation, vous n’y répondez pas…

        Alors, c’est sans doute courageux de votre part de venir ici en reconnaissant votre comportement PA…
        Mais si vous êtes réellement déterminé à changer (et que ce ne sont pas uniquement des belles paroles creuses), allez voir un thérapeute et revenez d’ici quelques mois nous parler des changements concrets que vous avez mis en place.

        Voici une ressource qui pourrait vous aider sur votre chemin : http://www.croixsens.net/colere/agressivite-passive.php

        Bien à vous,

        Véronique.

        1. Cher raistlin, merci pour votre contribution. Concernant le constat personnel et la question auxquelles vous faites référence à la fin de votre commentaire, n’est pas ce que j’ai moi même dit? Et répondre à votre message Véronique, je ne sais moi pas si c’est volontaire, je semble conscient de ce que je fais mais c’est plus fort que moi et si j’essayai de garder les yeux ouverts cela n’était pas « facile ». En ce qui concerne les conseils d’elle et de sa famille ce n’est pas que j’étais attentif à ne pas les suivre j’ai souvent eu le sentiment qu’ils avaient raison mais venant d’eux c’est comme si je l’entendais pas. J’ai été conscient de la peine que je lui causais à partir du moment où j’ai commencé à reconnaitre mes erreurs et plus le temps à passé et plus j’ai compris que le gros du problème venait de moi. Et si je suis partis c’est justement à cause de ce que je lui faisais subir. Enfin ça c’est ce que je croyais mais une personne m’a dit que j’avais fuis mes responsabilités.ce qui ressortais c’est qu’il fallait axez sur la communication mais avec le temps et les mésententes cela recommencait. Ensuite j’ai effectivement parlé de causes mais de causes à mettre en application, de faire les causes adéquat pour guerir, car si on ne fait pas les bonnes causes cela est vain, et je n’ai donc pas dit que je devais savoir les causes qui m’ont amenées à agir ainsi pour guerir. J’ai dit que j’ignorais pourquoi j’étais ainsi. Ce que vous décrivez sur le fait que les Pa mettent en avant leurs efforts personnels , alors que ce sont des choses normales…elle me le répétait souvent, mais dans ma logique quand une personne à des manquements et qu’il essaye de les rectifier, lui faire remarquer n’est il pas un encouragement à continuer? ActuellementJe suis en train de chercher un thérapeute, et là où je suis ce n’est pas monnaie courante. Les changements concret étaient là communication et rectifier chacun nos manquements redpectifs vis à vis de l’autre. Depuis quelques jours j’avoue être complètement déboussolé s, mon mode de réflexion et ma logique semblent tellement être en dehors de la réalité, que je ne sais même plus si j’ai encore de la cohérence dans tout ce que je fais ou dit.

          1. Pour répondre à votre question : « quand une personne à des manquements et qu’il essaye de les rectifier, lui faire remarquer n’est il pas un encouragement à continuer? », je dirais que c’est un peu infantile comme attente dans une relation entre adultes.
            Si quelqu’un veut changer, c’est avant tout par rapport à lui-même… Avoir besoin, pour continuer à s’améliorer, que ce soit l’autre qui encourage, c’est se positionner en enfant qui a besoin d’une validation extérieure plutôt que de se positionner en adulte qui prend ses responsabilités par rapport à son objectif. Et c’est continuer à donner à l’autre trop de pouvoir (ce même pouvoir contre lequel le PA s’oppose : c’est le paradoxe du PA : j’ai besoin, à la fois d’avoir un parent qui me valide et en même temps, j’ai besoin de m’y opposer)
            Et pour l’autre, c’est devoir endosser le rôle de parent plutôt que d’être en face d’un partenaire.

            Je vous souhaite très sincèrement de trouver le ou la thérapeute qui pourra vous aider à avancer…
            Bien à vous.

  16. Bonjour,
    Votre article est admirablement bien fait. J’avoue que j’ai l’impression que vous êtes entrés dans l’intimité de mon couple. Si on peut parler d’intimité…Mon compagnon est un PA du style lourd. 9 ans de vie commune, m’ont complément éteinte. Je ne me reconnais plus, moi qui était si joyeuse, si dynamique. J’ai l’impression d’être mère célibataire avec 2 enfants à charge (alors que je n’ai qu’une fille). Mon quotidien n’est fait que de non-dit, sabotages, vengeances sournoises et dissimulées, aucun contact physique (Monsieur se refuse à une vie sexuelle,5-6 fois l’année, pas plus). Actuellement j’ai jeté l’éponge, je l’ignore, ne partage plus rien avec lui. Je n’attends aucune réaction de sa part et il est fidèle à mes attentes. Quel gâchis…Je fantasme sur une vie meilleure, quand je serais prête.
    Bien à vous,

    1. Bonjour Romy,

      Merci de votre commentaire et de votre compliment…
      Vous vous doutez certainement que je compatis sincèrement avec ce que vous vivez et j’espère que vous trouverez un jour le courage et l’énergie nécessaires pour vous construire une vie meilleure…
      Bien à vous,
      Véronique.

  17. Bonjour,Je reconnais mon père en vrai pa ma mère Est sous son emprise souvent il essaie de nous mêler à ses histoires en voulant jouer la pauvre victime ma mère Est sois disant son bourreau j en peut plus je l ignore est ce la meilleure solution? ou lui dire ses 4 vérités en sachant que je ne veux pas couper le contact avec ma mère

  18. bonjour, merci je vais etudier cela le triangle je connais j’ai deja joué mais avec une perverse narcissique elle avais trouvé la faille et j’ai reussi a en sortir car je lui ai dit que je porterai plainte ,ellle ma laissé tranquille pendant 2 ans et elle est venu habiter à cote de chez moi je ne suis pas rentrer dans le jeu j’ai demenager mais avec les parents c’est bien plus difficil je vais voir si je trouve une solution merci

    1. En effet, il est beaucoup plus difficile de sortir du triangle de Karpman avec ses parents (ou ses enfants) qu’avec des amis ou des connaissances.
      J’espère que vous trouverez de belles pistes concrètes qui pourront vous aider à savoir comment réagir sans vous épuiser face au rôle de victime que joue votre père.
      Merci de votre confiance 😉
      Véronique.

  19. bonjour,j ‘ai étudié le triangle vos suggestions j’ai eu une discution avec mon papa je l’ai vu jouer les 3 roles mais que c’est dure de rester a l ‘exterieur je voudrais savoir si le pa peut avoir honte de ce qu’il fait ? il ma dit qu’il ne pouvait pas me voir je pense que c’est un reproche qu’il se fait a lui meme car en meme temps il me dit que je peut aller chez mes parents quand je le souhaite car la maison est aussi a moi .il ma aussi dit qu’il ne viendrait plus chez moi je suis resté zen en liu disant qu’il pouvait faire comme il voulait et ensuite il est parti dans des explications comme quoi je ne lui pardonnerai pas de ne pas m ‘avoir soutenu au moment ou je me suis fait harcelje je lui est repondu que normalement un père doit soutenir ses enfants il joue beaucoup la victime meme au sujet de ma maman je lui ai dit que leur histoires ne me consérne pas il ma repondu plus je prend son parti et plus cela sera pire j’en reviens toujours pas de ce qu’il ma dit alors que je sais très bien pourquoi il lui en veut car elle a aide ses enfant qui étaient dans le besoin et que aujourd hui il na pas de l ‘argent de cote et que la seul chose a laquel il pense c’est a se venger de se qu’elle a fait alors qu’il e sait jamais preocupe de quoi que se soit je me demande si je suis quand meme resté à l’exterieur de son jeu au vu de mes réponses merci de m’aider

    1. Bonjour,

      Pour répondre à votre question : « Est-ce que le PA peut avoir honte de ce qu’il fait », je répondrais que non.
      A cause de sa paranoïa, il se pense agressé tout le temps et ses actes sont à ses yeux des actes de défense légitimes. Puisque, selon lui, on l’attaque, il estime avoir le droit de se défendre et il n’en n’a donc pas honte (parfois, il en est même très fier).

      Vous avez bien fait de lui répondre qu’il pouvait faire comme il le voulait lorsqu’il disait qu’il ne viendrait plus chez vous…
      C’était la meilleure réponse à donner.
      Et pour continuer à rester à l’extérieur de ses jeux, c’est toujours comme cela qu’il faut vous positionner : « Tu as le droit de penser ce que tu veux, tu as le droit de faire ce que tu veux, c’est toi qui choisis, c’est ton avis… » (exemple : Tu penses que je prends le parti de ma mère ? C’est ton avis. »
      Argumenter ou vous justifier ne fait en effet qu’entretenir le jeu.
      J’espère que vous y parviendrez petit à petit (même si ce n’est pas facile et qu’il y aura encore des moments où vous n’y parviendrez pas, c’est normal… Quand nous aimons les relations saines, nous avons tendance à privilégier le dialogue… Avec les PA, c’est inutile d’essayer d’argumenter… Donc autant juste le laisser monologuer).
      Bien à vous,
      Véronique.

  20. merci pour votre aide je vais essayer de rester a l’extérieur le plus possible c’est dommage que l’on ne trouve pas trop de témoignages de victimes sur les passifs agressifs car cela aiderai davantage mais certes c’est des comportements bien plus subtile que le pervers car on bout du compte je pense qu’il est bien plus facile de démasquer un pervers car quand le masque tombe on comprend que ce qu’il veut c’est notre destruction alors que le passif agressif comme il joue beaucoup la victime et qu’il ne sait jamais vraiment ce qu’il veut et que c’est le genre de personne qui peut etre très gentil nous doutons de nous et de la perception de ce que nous voyons et on ne sait pas ce qu’il veut vraiment cordialement

    1. Vous avez raison de dire que le comportement passif-agressif est moins connu et moins facilement détectable que celui du pervers narcissique.
      C’est pourquoi j’avais écrit le premier article : https://veroniquebaudoux.com/tous/le-comportement-passif-agressif-un-autre-visage-de-la-manipulation/
      Sous l’article, vous trouverez des témoignages de personnes ayant subi cette problématique.
      Evidemment, comme mon site traite des relations de couple, c’est dans ce cadre-là que l’article est écrit et que les témoignages se font.
      Vis-à-vis d’un parent, la relation est différente mais la théorie reste valable.
      Bon courage à vous, tenez bon !
      Véronique.

  21. Bonjour, votre article est très intéressant j’ai exactement vécu cela pendant 9 ans, avec de grosses phases de paranoïa durant ces deux années. Il m’ a quitté en me reprochant pleins de choses pour me faire culpabiliser sans jamais se remettre en question. Mais tous ses reproches paraissaient être son miroir cela m’a énormément troublé. Cette rupture a eu lieu juste après un engagement (signature d’appartement). Qu’est ce qui pousse un PA a quitter la personne? Est ce le faite de ne pas avoir ce qu’il veut? ou vider totalement la personne et ne plus rien pouvoir d’elle? J’ai ressenti beaucoup de jalousie envers moi de part ma situation mais aussi des événements qui se présentaient autour de moi.
    merci

    1. Bonjour Julia,

      C’est un peu difficile de répondre de manière générale car, toutes les histoires sont différentes et il n’y a pas réellement de raison « stéréotypée » qui expliquerait pourquoi un PA décide d’une rupture et qui soit valable pour tous les PA.
      Néanmoins, il y a une combinaison de facteurs qui peuvent être à l’origine du besoin pour le PA de chercher une autre relation :
      – si vous ne ressembliez pas suffisamment à la figure d’autorité contre laquelle il a besoin de s’opposer (si vos caractéristiques de fonctionnement étaient trop différentes de celles de cette figure d’autorité) car cela ne comblait pas son besoin de projeter sur vous les problématiques rencontrées avec cette figure d’autorité.
      – si vous ne sembliez pas pouvoir potentiellement être le symbole du parent pourvoyeur qui prend en charge ce qu’il n’a pas envie de prendre en charge.
      – s’il ne pouvait pas obtenir de vous que vous mettiez vos ressources à sa disposition et/ou si, à ses yeux, vous risquiez de lui prendre ses ressources

      Comme la rupture a eu lieu après la signature pour un appartement, peut-être que dans les « règles » de partage des charges financières, il voulait que vous financiez plus et que, si ce n’était pas possible, sa paranoïa lui a donné la sensation qu’il risquait d’être dépouillé… C’est un exemple qui n’est peut-être pas la réalité mais vous pouvez chercher autour de ce thème de la peur de se faire « avoir » même si c’était complètement faux et même si, en réalité, ce n’était aussi que le miroir de son besoin à lui de profiter de vos ressources.

      Quoi qu’il en soi, comme vous l’écrivez avec justesse, dans sa tête, c’est vous la coupable et lui n’a rien à se reprocher…

      Et c’est donc probablement une bonne chose pour vous que cette relation se soit terminée.
      Bon courage.
      Véronique.

  22. Bonjour Véronique,

    Tout d’abord un grand merci pour cet article. Je me suis surprise a m’y reconnaitre moi qui cherchais simplement comment se comporter face a un partenaire agressif.
    Peut on etre une PA seulement avec des personnes aggressives actives?
    Je m’explique: mon partenaire est agressif, sa facon de parler me frustre au quotidien, nos conflits me détruisent et me laissent sans force. Je préfère me renfermer afin de me protéger et ainsi éviter d’entendre des paroles dures à encaisser. Etant hypersensible, je me mets dans des états de panique, d’anxiété aigue quand une dispute éclate.
    Cependant, avec le temps et des colères accumulées, je me trouve dans un état de haine contenue. Conséquences: je le manifeste par des nons dits, une contradiction récurente ( c’est ma seule facon d’avoir le courage de dire NON sans etre bien claire mais je me surprends de plus en plus à dire non pour des choses qui lui feraient plaisir car j’en ai marre d’être trop gentille alors que lui me brise sans scrupule), par des messages subliminaux de mes ressentis ( comme des publications de proverbe) et lorsqu’il me demande pourquoi j’ai publié cela je nie que ca lui est destiné car je n’ai pas envie de crever cet abces que je sais déja perdu d’avance et qui va encore une fois se retourner contre moi donc j’essaye de lui faire comprendre les choses sans éveiller de conflits. Un peu confus tout ca, j’espère que vous me comprendrez.

    Est-ce possible que l’agressivité active de mon partenaire me rende agressive passive? Si tel est le cas pourquoi dois-je me dire que je le fais souffrir si justement c’est son comportement nocif et destructeur qui m’a construit cette carapace ?laissant échapper un peu d’agressivité cachée due à sa propre agressivité violente verbalement!!!

    de quoi eveiller les esprits philosophique cette question mdr

    Merci d’avance pour la réponse et surtout merci de m’avoir lue.

    1. Bonjour Soraya,
      Je pense que vous ne devez pas nécessairement vous mettre l’étiquette de passive-agressive si vous ne manifestez ces comportements que dans le cadre de votre relation avec votre partenaire.
      Les personnes véritablement passives-agressives en manifestent les comportements dans la majorité de leurs relations (famille, travail, amis…).
      Est-ce votre cas ?
      Si ce n’est pas votre cas, alors, en effet, c’est l’agressivité active de votre partenaire qui vous amène à ne pas réagir de manière active comme lui (pour éviter l’escalade).
      Et là, il n’y a pas à vous en vouloir (car vous ne le faites pas souffrir : vous ne faites que vous protéger et protéger la relation).
      Après, les questions que j’aurais envie de vous poser seraient celles-ci :
      – Est-ce que cela vous épanouit d’être en relation avec un partenaire agressif ? Que trouvez-vous de positif dans cette relation ?
      – Est-ce votre envie d’être en relation avec quelqu’un qui vous oblige à utiliser ce mode de défense (et donc à ne pas manifester le meilleur de vous mais plutôt à développer quelque chose que vous n’aimez pas nécessairement) ?
      – En tant que personne hypersensible, ne serait-ce pas plus positif pour vous d’être en relation avec quelqu’un qui est délicat (de manière à respecter votre personnalité d’hypersensible) ?
      – Quelles croyances portez-vous qui vous font penser que vous n’avez pas le droit d’empêcher l’autre de faire n’importe quoi avec vous ?
      – Que se passerait-il si vous osiez dire un vrai et grand STOP à son agressivité ?

      J’espère avoir pu vous éclairer un peu.
      Bien à vous,
      Véronique.

      1. Cher Véronique,

        Merci de prendre à coeur nos demandes et d’être si réactive.

        En effet, je suis PA seulement lorsque je me sens agressée et que mon seuil de tolérance est dépassé et ce, seulement vis à vis de la personne agressive. Je ne saurai etre PA avec quelqu’un d’innocent.

        Mon partenaire était un tres bon ami, nous sommes tombés amoureux au fil d’une communication constructive, douce et captivante, d’heure de confidence pendant 2 ans. je pensais avoir trouvé mon double
        Mais une fois en couple les choses ont changées je n’arrive plus à me confier à lui. Il pense qu’avec moi me carresser dans le sens du poil quand je flenche n’est pas me rendre service. Je me trouve pourtant forte apres les épreuves qui me sont tombées dessus( deuil du papa, puis 6 mois apres accident de la route grave etc) lui prefere que je m’endurcisse mais moi je sais que ce n’est pas vrai. Lorsque j’ai accouché il m’a avoué seulement pendant ma césarienne que j’ai été une battante et que j’ai souffert en silence que ca soit pendant ma grossesse que pendant le travail d’accouchement en lui meme ( des heures de souffrances pour finir en cesarienne d’urgence car souffrance foetale) et qu’il ne voulait pas me le dire avant pour ne pas que je m’affaiblisse.
        Au contraire cela m’aurait encouragé a encore plus me battre.

        Je n’ai pas besoin d’un coach mais d’un partenaire aimant et doux.

        Pour répondre à votre question: Non ce n’est pas mon envie d’etre avec quelqu’un d’agressif et j’essaye de le lui faire remarquer à chaque fois mais lui ne se remet pas en question.
        Je ne trouve rien de positif, je m’accroche aux souvenirs de ce qu’était notre relation de base.
        Quand les professionnels remarquent que l’on nait pas agressif mais qu’on le devient avec l’éducation, je le confirme! Son papa est quelqun de gentil mais qui parle de facon directe et pas douce. Je ne veux pas vieillir avec quelqu’un comme ca.

        1. Rebonjour Soraya,
          Si votre compagnon ne se remet pas en question, vous n’aurez alors sans doute pas d’autre choix que d’avancer vers l’idée d’une séparation… A moins qu’il ne soit ouvert à une thérapie de couple ?
          J’espère que ce sera le cas…
          Quoi qu’il en soit, même un coach peut être bienveillant 😉
          Et si c’est de cette bienveillance dont vous avez envie pour la suite de votre vie, passez peut-être le la réaction de type « passif » à une réaction plus « active » en vous opposant de manière ferme et claire à chaque fois qu’il vous agresse.
          Bon courage !
          Véronique.

          1. Chère Veronique,

            Notre échange a été un élément déclencheur. Grace à vous j’ai pu m’opposer fermement à son agressivité.( Comme quoi vous ne vous etes pas donné la peine de me répondre pour rien 😉 ) Figurez vous qu’il ne se rend même pas compte de son comportement et que selon lui l’agressivité est seulement dans mes yeux … fabulation de ma part? NON je sais ce que je ressens et ce que je recois donc il ne me fera pas douter ni de moi ni de mes ressentis ni des reproches que je peux faire.
            Mon comportement l’a completement chamboulé, il allait tres mal et pensait que mon comportement d’agressif passif ( ce que bien evidemment je ne lui ai pas expliqué afin que ca ne se retourne pas contre moi) démontrait la disparition de lamour que j’avais pour lui. Ce qui n’est pas le cas, c’est simplement le retour du mal que je recois. Il m’a aussi fait part d’anciens problemes que l’on avait rencontré a cause de moi. j’espere que ca a marché et que ca lui a permis de se remettre en question. Depuis 2 jours il redevient tres doux, et donc je peux moi aussi le lui rendre avec douceur ( ce qui nous rend heureux). MAIS jusqu’a quand??? Telle est la question.
            Puis- je me permettre de vous demander encore un conseil? Que dois-je faire quand cela se reproduit? Je ne dois bien evidemment plus m’enfermer dans ce systeme infernal. Meme si je devrais m’opposer fermement quand cela recommence que dois-je faire pour lui montrer que c’est lui le probleme? comment lui montrer son agressivite ( a part poser une camera dans la maison mdrrrrr ce que bien sure je ne peux pas).

            Encore une fois un énorme merci!
            Vous etes encore plus utile que le psy que je rencontre dans le cadre de mon accident de la route.

            Soraya

          2. Bonjour Soraya,

            Je suis heureuse de savoir que nos échanges vous ont permis d’éclaircir la situation 😉
            Pour le futur, si les choses se reproduisent (et ce sera probablement le cas), vous avez bien compris que repartir dans un fonctionnement passif n’arrangera rien.
            Le plus constructif me semble utiliser la communication non violente (CNV) et qui pourrait se résumer comme ceci : « Quand tu fais/dis…. , je ressens…… Or, j’ai besoin de….. Serais-tu d’accord pour….. ?
            Il n’est pas nécessaire de prouver à l’autre qu’il agit agressivement (ni par des caméras, ni par d’autres moyens 😉 )
            Car, finalement, on pourrait dire que tout est subjectif et que ce qui semble agressif à l’un peut sembler « normal » à l’autre (selon notre histoire, notre éducation, nos modèles).
            Ce qui compte c’est ce que l’on ressent et un ressenti est toujours légitime.
            Nous avons tous le droit de ressentir telle ou telle chose comme une agression et il n’est pas nécessaire de prouver quoi que ce soit.
            L’important, c’est que l’autre comprenne que, pour vous, telle attitude est ressentie comme agressive.
            Après, ce qu’il faut voir c’est en effet s’il peut tenir compte de votre ressenti et ne pas chercher à tout prix à vous en faire sentir coupable.
            Donc, oui, la prochaine fois, dites ce que vous ressentez rapidement (en CNV) (sans nécessairement chercher à lui dire que c’est lui le problème mais bien en disant : cette manière d’agir ne me convient pas).
            Bonne continuation.
            Véronique.

  23. Bonjour,

    Je me décide enfin à écrire moi aussi, afin de me libérer un peu. Cela fait plusieurs semaines que je lis les articles de ce site Internet et je dois avouer que ça m’apporte beaucoup de bien et une meilleure compréhension des passifs-agressifs. Je m’excuse pour la longueur de message.

    Mon ex-conjoint est un vrai PA et ça m’a rendu confuse à de nombreuses reprises. Nous avons été en couple pendant 18 ans, dont 11 en vie commune. Nous avons un fils qui a maintenant 7 ans.

    Au début, je ne me rendais pas compte de sa manipulation et de la problématique de ses comportements, surtout lorsque nous ne demeurions pas ensemble. Nous avions bien des querelles et c’était parfois « rock & roll », mais je ne cernais pas où était le problème. Lorsque nous avons aménagé ensemble, c’est là que l’enfer a commencé ; lors des chicanes, il avait toujours le dessus, et les objets ont commencés à voler (miroir, vaisselles, souliers, bibelots, … Il ruminait en lui et à certains moment, ça explosait et il fallait que je comprenne l’intensité de ses colères). Et après les tempêtes, il m’offrait de petits cadeaux pour s’excuser, en me disant que je devais aller consulter des psys (ce que j’ai fait).

    Dans la vie quotidienne, je devais faire tout le ménage, et si par malheur je tardais à laver ses vêtements, c’était la galère. À cette époque, j’étais étudiante à l’université et je travaillais peu, mais je devais tout de même payer ma part de loyer et des factures.
    Lorsque notre enfant est arrivé (il est une heureuse surprise non planifié), je devais m’en occuper. De retour aux études après 5 mois de repos suite à l’accouchement, j’ai amené le petit au service de garde de l’université et comme s’était moi qui avait trouvé la solution pour le garder, je devais payer. D’ailleurs, de 2011 à 2017, j’ai toujours dû payer les frais de garde, dentaires, médicales, et bien sûr, les vêtements et les activités sportives. C’était normal pour lui que je paye, car c’était moi qui m’occupais des inscriptions/rendez-vous. Et si je lui demandais de m’aider financièrement, c’était soit la colère explosive, soit il disait « oui oui », mais ne me remboursait pas, même si je lui rappelais semaine après semaine (j’avais souvent l’impression qu’il attendait que j’oublie).

    Il y a 6 ans, j’ai commencé à comprendre que notre relation était toxique, et je lui ai parlé de la possibilité de nous séparer ; alors, il a commencé à faire des menaces de se suicider (à la première, j’aurais dont dû appeler la police). D’autres fois, je lui demandais de consulter, et il me disait oui, mais n’y allait pas. À ce moment, je comprenais qu’il y avait un problème, mais je ne savais toujours pas comment le cerner, et ce n’est pas faute d’être intelligente, je suis maintenant M. S. I. en sciences de l’information (c’est un peu honteux de ne pas avoir compris avant, et de ne pas être partie avant).

    En 2015, il s’est fait renvoyé de son travail pour de mauvais comportements (il critiquait, se plaignait, faisait de la procrastination, …). Il est alors devenu travailleur autonome (il ne supporte pas l’autorité), mais travaillait très peu l’hiver (installateur de vinyle pour lettrer des véhicules ou des panneaux publicitaires). Résultats, il me demandait sans cesse de l’aider financièrement et oui, j’ai fait vivre notre famille pendant les mois d’hiver (nous vivons au Québec, avec 4 mois de belle neige).

    Les crises sont devenues de plus en plus intenses avec les années. En septembre 2016, j’ai décidé d’appeler sa mère pour en parler. Elle a essayé de lui parler plus fréquemment au téléphone, mais elle ne voit les problèmes de son fils de la même manière que moi (il est un roi pour transformer la réalité et pour se faire passer pour la victime).

    Un matin d’une nuit d’insomnie, en pensant aux difficultés que j’aurais à payer pour toutes les charges durant l’hiver, il s’étonnait de me voir anxieuse. Je lui ai expliqué mes craintes et là, il m’a dit « tu as juste à te trouver un deuxième emploi! ». Alors je lui ai dit que je voyais régulièrement des annonces d’emplois pour les concepteurs graphiques, son emploi idéal et pour lequel il avait étudié, et là, pour cette petite phrase, il a explosé. Il a lancé trois chaises par-dessus sa tête, a lancer de la vaisselle, a défoncé le sèche-linge de métal, et a frappé de son poing le frigidaire.

    C’est à cette crise que ça a décliqué dans ma tête. Je ne pouvais plus attendre qu’un accident arrive, que l’un des membres de notre famille soit blessé physiquement (psychologiquement, c’était déjà fait). J’ai décidé de le quitter. Je lui ai annoncé, mais je ne suis pas partie tout de suite, pour l’aider stupidement à payer le loyer. J’ai couché pendant 6 mois sur un matelas gonflable, dans la chambre de notre fils. J’ai obtenu de l’aide d’un travailleur social pour faire face aux crises et aux colères. J’ai également fait un groupe pour femmes violentés, et depuis 8 mois, je fais une thérapie avec une spécialiste en reprogrammation neurolinguistique. Depuis mai 2017, j’habite mon propre logement.

    Pour éviter des frais juridiques et suite aux conseils d’un avocat en droits de la famille, nous avons fait la médiation (homme, psychologue, pour éviter l’intimidation, la victimisation, …). Mon ex-conjoint voulait la garde partagé, ce que j’ai consentis à lui donné (il a essayé de s’aider un peu et a entreprit de faire un groupe pour hommes violents, et a décidé de consulter une naturopathe (j’aurais aimé mieux un psychologue, mais bon). Et comme il ne déclare pas tous ses revenus, je suis la payeur pour la pension alimentaire pour enfant.

    Encore aujourd’hui, il essaie de me manipuler et m’envoie des pointes et critiques de temps en autres. Par exemple, il trouve que je paie trop cher pour le dentiste de notre enfant, car il sait que je lui réclamerai un remboursement lors de la révision au printemps prochain. La dernière fois que je lui ai réclamé un remboursement, c’était pour les frais scolaires de la rentrée et il a tout fait pour ne pas me payer (attente, mauvais mot de passe pour le transfère Internet, texto déplacé). Du coup, j’ai décidé de demander les remboursements qu’une seule fois par année, en présence d’un médiateur.

    Je vais mieux maintenant, mais j’ai toujours peur pour notre enfant. Son père ne voit pas ses besoins (l’école nous a alarmée ; il se faisait sortir à tous les jours de la classe et tenait des propos déplacés et suicidaires. Il n’a que 7 ans). J’ai fait mon maximum, je l’ai fait diagnostiqué par une neuro-psychologue (un TDAH, mais plus impulsif qu’hyperactif), j’ai rencontré notre médecin pour avoir une médication, j’ai demandé un suivit psychosocial qui devrait bientôt commencer, et je suis en contact étroit avec l’école). Le père se dit très préoccupé pour notre fils, mais n’est pas véritablement présent et ne s’implique pas dans les démarches.

    Je sais que je devrai toujours me battre contre mon ex-conjoint pour faire valoir les besoins de notre fils. Je sais également qu’il ne sert à rien d’aller en cours car on ne gagne pas contre un PA (il m’a d’ailleurs menacé d’obtenir le meilleur avocat grâce à son ami procureur de la couronne).

    J’essaie de ménagé notre fils, de ne pas faire d’aliénation parentale. Je ne lui ai pas dit que son père était PA, mais je lui ai dit que ses comportements n’étaient pas normaux. Cet enfant aime tout de même son père et je dois faire attention face à la complexité de la situation. J’espère sincèrement qu’il grandira bien et qu’il ne sera pas trop affecté par son papa.

    Merci Véronique pour vos articles.

    Bonne chance à toute personne vivant avec le problème des PA. Il y a moyen de s’en sortir, même si c’est en quelque sorte le parcours du combattant.

    Anne

    1. Bonjour Anne-Renée et merci beaucoup pour votre témoignage qui illustre bien le « parcours du combattant » que représente la relation avec un partenaire passif-agressif.
      Par rapport à votre fils, ce sera sans doute à vous de veiller à ce qu’il puisse bien grandir et s’épanouir dans ce contexte en lui apprenant à utiliser son discernement.
      Face à la justice, j’ignore comment cela se passe au Canada, mais je pense que l’on peut quand même obtenir certaines choses.
      Certainement pas une reconnaissance des dysfonctionnements de l’autre mais un cadre clair sur des critères légaux (pension alimentaire, partage des frais extraordinaires, organisation de la garde et des vacances…)
      J’ai écrit un article à ce sujet : https://veroniquebaudoux.com/avancer/que-peut-on-attendre-de-la-justice-face-aux-passifs-agressifs/

      C’est parfois utile de faire la démarche pour encadrer ce qui peut l’être et déjà se débarrasser de ces volets-là…
      Quelle que soit la renommée de l’avocat du PA, il y a des lois qu’un juge fera respecter.

      Mais ce n’est pas toujours le « bon » moment pour se lancer dans ce genre de bataille… Et c’est évidemment à vous de mesurer si les avantages que vous pouvez en tirer seront supérieurs aux difficultés que cela représente.

      Bon courage pour tenir le cap !

      Véronique.

  24. Comment faites-vous pour décrire ma vie avec lui avec autant de précisions dans les détails (a-t-on besoin de manger des légumes tous les jours?) comme dans les grandes lignes (mon desarroi et état de burn out et perte de confiance en moi). Il m’a larguée avec un enfant de 4 ans et un bébé (soit disant je lui aurait fait dans le dos). Bien sûr vous ne me connaissez pas, peut-être suis-je une perverse-narcissique ou même une passive-agressive! Merci pour ces ecrits qui m’encouragent à tenir bon et ne plus le supplier de revenir ! Delphine

    1. Bonjour Delphine,
      Je suis heureuse de savoir que mon analyse du comportement PA vous aident à tenir le coup. Bon courage !
      Véronique.

      1. Bonjour Véronique,Je vous souhaite une bonne année j ai une question est ce que le passif agressif peut il avoir des tendances perverse merci pour votre réponse

        1. Author

          Bonjour Christine,

          De quel type de perversion parlez-vous ? Plutôt la perversion sexuelle, la perversion narcissique… ?
          Pour être certaine que nous parlons de la même chose et donc vous répondre au mieux, j’aurais besoin de cette précision…
          Bien à vous,
          Véronique.

          1. Bonjour Véronique,je parle de la perversion narcissique merci

          2. Author

            Re-bonjour Christine,

            Non, je ne pense pas que le passif-agressif puisse être qualifié de pervers narcissique (selon la définition classique) car il n’a pas la volonté de détruire l’autre (pour prouver son pouvoir).
            Il est plutôt dans une légitime défense imaginaire.

  25. Bonjour,Non je ne pense pas qu’ il veuille détruire comme le pn je me suis mal expliqué je pense que il a certains mécanismes qui ressemble au pn est ce que je me trompe?

  26. Bonjour Véronique,oui la manipulation alors je vous expose mon problème mon père vu sa paranoïa pense qu’ on prend parti pour notre maman il nous a fait du chantage à nous disant que sa serait pire on ne peut plus discuter avec lui alors il a mit son chantage à exécution ils nous ignorent ainsi que nos enfants qui ne lui ont pourtant rien fait et dit nous l ignorons à notre tour et le laissons faire est ce la bonne solution? où va t on aggrave la situation? je sais que la meilleure solution serait de couper les ponts mais il y a notre maman qui est sous sont emprise peut on avec un passif agressif se servir de la contre manipulation?merci

  27. J ai oublié j ai appris à contré un pervers peut on utilisait les mêmes mécanismes avez le passif agressif?merci pour votre réponse et pour le temps que vous me consacrer

    1. Oui, vous pouvez tout à fait utiliser les techniques de contremanipulation face à la manipulation d’un passif-agressif.

  28. Bonsoir je suis très touchée par cet article. Jétais juste à la recherche de conseils et de réconfort je suis tellement perdue… Je me pose tant de questions. … Je ne sais plus quoi faire pour passer ne serait ce qu’une journée « normale »
    La lecture fortuite de divers articles sur lesquels je suis tombée en tapant qq mots clés relatifs à ma détresse m’ont à la fois reconfortée et provoqué bcp de larmes.
    Comment puis je accepter tant de souffrances ? !!!!!
    Il y a vraiment un problème chez moi à réagir face à ce qui est communément admis comme inacceptable. Je dois regler ce problème. …Mais je dois aussi apprendre à m’en sortir à moindre frais car la facture deviens trop lourde à encaisser. …..Je n’ai plus de jus. ……à qui voulez vous expliquer ça ? !!!!Ce que je vis ? !!Ce que j’accepte ? !!…..Les personnes qui me connaissent ? J’ai bien trop honte. Les personnes qui le connaissent ? Impossible de le discréditer à ce point. Ma mère et mes soeurs ?
    Elles ont déjà payé le prix fort je me dois de les épargner. Sa mère ? Idem elle n’a pas besoin de ça. ……tous ces articles m’ont fait un peu de bien mais du mal aussi je dois l’admettre. …
    J’ai soif de solutions techniques et concrètes puisque j’en suis à ce point de désespoir. J’en ai eu un peu ce soir. …..
    MERCI

    1. Bonjour,
      Surtout, ne pensez pas qu’il y a un problème chez VOUS !
      Car il y a de nombreuses personnes qui, comme vous, par compréhension, tolérance, compassion, remise en question, ne voient pas qu’elles sont engluées dans une relation anormalement douloureuse.
      Le problème n’est pas chez vous qui acceptez que l’on vous maltraite… Le problème est chez celui qui vous maltraite !
      Mais le sentiment de honte est présent chez toutes les victimes (qui pensent qu’elles sont responsables/coupables) et c’est avant tout ce sentiment de honte dont il faut vous débarrasser.
      Pour oser en parler, justement et recevoir du soutien, de la compréhension et de l’aide.
      Peut-être pourriez-vous commencer par aller chercher ce soutien chez un(e) professionnel(le)… Pour ensuite pouvoir vous confier à vos proches.
      Quoi qu’il en soit : ne restez pas seule et parlez de ce que vous vivez !
      Bon courage !

      1. Bonjour Véronique et toutes les personnes qui sont abonnées à ce blog d’utilité publique 😉
        Après avoir tiré d’énormes bénéfices de ma consultation avec Véronique et le début d’une renaissance (après une relation hautement toxique – avec un PN, probablement cousin du PA d’un point de vue général, avec pour essentiel point commun leur aspect néfaste et malveillant), je partage avec vous ces citations d’Oprah Winfrey. Elles signent comme autant d’alertes sur ce qui va ou ne va pas. Après il reste à (re)trouver l’équilibre (l’alignement diraient certains), que je m’emploie désormais à trouver (tout court ;). Merci Véronique de m’avoir éveillée 😀
        Belle journée à tou·te·s,
        Lili

        CITATIONS :
        Tu dois savoir que tu es la meilleure chose qui puisse arriver dans la vie de quelqu’un et si un homme ne te traite pas bien, c’est lui qui va perdre cette chose merveilleuse.

        S’il a été séduit par toi la première fois, sache qu’il n’a pas été le seul. D’autres te regardent, et c’est toi qui a le choix .Fais le bon choix !

        Si un homme te veut, rien ne peut le retenir loin de toi S’il ne te veut pas, rien ne peut le faire rester. Arrête de donner des excuses (de trouver des justifications) pour un homme et son comportement…

        Permets que ton intuition (ou esprit) te protège des blessures Arrête de tenter de changer pour une relation qui ne doit pas arriver. Ne dédie jamais ta vie à un homme avant de rencontrer un homme qui réellement te rend heureuse.

        Si une relation se termine parce qu’un homme ne t’a pas traité comme tu le méritais, oublie-le, vous ne pouvez pas être amis. Un ami ne traiterait pas mal un autre ami.

        Si tu sens qu’il est en train de t’embobiner, c’est qu’il le fait certainement. Ne continue pas la relation en pensant qu’il va s’améliorer. Tu vas t’en vouloir d’ici quelque temps d’avoir poursuivi une relation qui ne s’est pas améliorée.

        L’unique personne que tu peux contrôler c’est toi-même. Garde toujours ton propre cercle d’amis, séparé des siens. Mets des limites sur la façon dont un homme te traite. Si quelque chose t’irrite, dis « stop » !

        Ne laisse jamais un homme tout savoir de toi. Un jour il l’utilisera contre toi. Tu ne peux pas changer le comportement d’un homme. Le changement vient de l’intérieur.

        Ne lui laisse jamais ressentir qu’il est plus important que toi…même s’il est plus diplômé ou s’il a un meilleur travail. Ne le traite pas comme un ½ Dieu. Il reste un homme, rien de moins rien de plus.

        Ne laisse jamais un homme définir qui / et ce que tu es. Ne prend jamais l’homme de quelqu’un d’autre. S’il a trompé quelqu’un avec toi, il te trompera aussi. Un homme te traitera de la manière que tu le laisseras te traiter. Tous les hommes ne sont pas des « chiens ».

        Tu ne dois pas être la seule à tout faire…les compromis sont des routes à double sens. Tu as besoin de temps pour t’occuper de toi entre les relations amoureuses. Il n’y a rien de plus précieux que de voyager.

        Pose-toi des questions avant d’entamer une nouvelle relation. Ne regarde jamais quelqu’un en pensant qu’il va te compléter.
        Une relation consiste en deux individus complets.

        Cherche quelqu’un qui va te complimenter. Fait en sorte qu’il soit en manque de toi…quand un homme sait que tu es là, que tu es toujours disponible pour lui, il se croit supérieur…

        Ne te compromets pas pour un homme qui ne te donne pas tout ce dont tu as besoin. Garde ton radar en veille, et rencontre d’autres hommes.

        Oprah Winfrey

        PS : Bonne année Véronique, que 2018 vous soit douce et chaleureuse 😀

        1. Bonjour Lili,
          Pardonnez-moi d’avoir un peu tardé à vous répondre…
          Ma sœur est décédée le 3 février et je n’ai eu ni le temps, ni la tête à gérer mon site.
          Merci de toutes ces belles citations… il y en a beaucoup qui me plaisent et je suis certaine qu’elles seront éclairantes pour les lectrices de cet article.
          Amicalement,
          Véronique.

          1. Chère Véronique,

            Toutes mes condoléances pour votre soeur. Je vous souhaite beaucoup de courage pour surmonter ces prochaines semaines douloureuses. Le temps cicatrise, il faut patienter et attendre que la peine s’atténue; et comme le temps passe vite, bientôt tout ira mieux.

            Soraya

          2. Véronique,
            Je vous adresse mes plus chaleureuses condoléances, je suis très triste pour vous, cela doit être infiniment douloureux de perdre une part de soi (un frère, une sœur, c’est un peu comme ça que je le sens). Hier, le jour de votre message, j’étais prête à écrire un mail, ça m’inquiétait votre absence, je le sentais, au ton d’un précédent message. Je vous sais forte, mais pensez à prendre le temps, le temps de vous remettre, le temps de ressentir, le temps de panser vos plaies.
            Bien amicalement et chaleureusement,
            Lili

          3. Merci, Lili, pour votre très chaleureux message…
            Je vais m’autoriser à prendre ce temps…
            Très amicalement,
            Véronique.

  29. Bonjour Véronique

    Merci pour votre article si clair et si constructif!
    Surtout ce qui m’a aidée c’est ce conseil, ce  » devoir »! De sortir de la culpabilisation
    Et de cette soi-disant  » obligation » à préserver l’image du père…
    Comme vous avez raison et comme il apparaît évident que des enfants, des fils surtout,
    Pourront sortir renforcés et apaisés de savoir que ce qu’ils sentent est bien la réalité

    Et que c’est ce parent qui dysfonctionne…
    Pour autant la question…qui demeure… »comment aurais-je pu gérer cela différemment « …
    Mais, comme vous le dites si bien, chacune fait de son mieux avec ses propres blessures de l’enfance…et je sais que pour moi, il m’a fallu très très longtemps pour ouvrir les yeux et comprendre que non, il n’était pas un bon père…loin de là !
    Mais sa force avait été de m’en persuader à tel point que c’est moi qui le défendais contre les soupçons et les questions de sa propre famille!
    Aujourd’hui, douloureusement, la  » vérité  » s’est rétablie et, depuis mon divorce, c’est moi qui suis plus en contact avec sa famille que lui…Jusqu’au bout il s’enfermera dans ses convictions et son déni…
    Merci encore à vous, cela fait du bien de poser des mots sur les choses…
    « Les mots pour le dire »…
    Sabine

    1. Bonjour Sabine,
      Je ne pense pas que vous auriez pu gérer cela différemment…
      Simplement parce que nous n’avons pas le mode d’emploi pour gérer ces comportements qui vont tellement à l’encontre du but de la relation et de la communication (et au départ, nous ne savons même pas que cela existe).
      Nous croyons que, pour tout le monde, le but de la communication est de mieux se comprendre; mais pour le PA, le but de la communication est de s’opposer à l’autre. Nous croyons que, pour tout le monde, le but de la relation est de se soutenir l’autre et de se sentir soutenu. Mais pour le PA, le but de la relation est de ne pas soutenir l’autre (puisqu’il assimile cela à de la soumission).
      Donc, face à ce « monde à l’envers », nous n’avons aucun outil !
      Ne vous culpabilisez plus… vous n’auriez pas su faire autrement à moins d’être vous-même manipulatrice… Ce qu’heureusement, vous n’êtes pas.
      Et en validant le ressenti de vos enfants, vous leur donnerez les clés pour qu’ils puissent faire confiance à leur instinct dans toutes leurs relations. C’est un cadeau précieux à leur faire !
      Bien à vous,
      Véronique.

  30. Bonjour Véronique,

    Je suis bouche bée en lisant votre article (très bien fait, bravo)!

    Vous décrivez la situation que je vis depuis plus de 2 ans, et qui va en s’empirant je pense.
    Nous avons un petit garcon de 2 ans.

    Mon conjoint ne m’adresse presque pas la parole (par contre avec son téléphone, il en passe du temps!).
    Quand je rentre le soir du travail ou tout autre activité extérieure, jamais il ne se soucie de savoir si cela s’est bien passé, que notre fils y ait participé ou non.
    Quand il pars dans la journée le week end, jamais il ne me dit ou il va.
    Si je prépare un plat, il ne goute même pas.
    J’ai monté des meubles à la maison en son absence pour lui faire une surprise à son retour, et il a fait comme si de rien était quand il est passé devant (pourtant un dressing, on peut pas ne pas le voir!).
    Si j’essaie d’avoir une conversation, la réponse est un hochement de tête rien de plus.
    Je lui ai proposé plusieurs fois de faire des sorties au restaurant (pour que nous passions un peu de temps tous les 3 ensembles), il trouve comme excuse qu’il ne peut pas se permettre de dépenser ne serait se que 10 euros (et après il s’achète une montre à 150 euros).
    Il ne sais que se plaindre de ses petits bobos mais ne se soucie pas de moi si j’ai un problème.
    Il fait à ses amis de magnifiques discours sur la valeur du travail, mais est au chomage souvent.
    Je suis pour lui, la personne qui l’empêche d’avoir une bonne relation avec son fils, alors qu’en réalité j’essaie de proposer des sorties et activités pour que nous soyons tous les 3 ensembles!

    J’ai essayé de la faire réagir, d’abord en étant honnête avec lui et lui disant qu’il ne me disait rien ; il s’est énervé et a fait la sourde oreille.
    J’ai essayé calmement de lui parler de mes frustrations, et il a fait comme si je n’etais pas là.
    J’ai essayé de faire comme si son indifférence ne me touchait pas, ca n’a pas non plus fonctionné.
    Bien sur en étant face à quelqu’un de mutiques, je me suis parfois enervée, et là il me disait que ce n’était pas bien de s’enerver comme ca.

    Je n’ai plus le courage de proposer des activités car je sais que ce sera automatiquement critiqué.

    Je rebondis sur votre article:
    – il a une fille (avec une ex) de 15 ans qui vit à l’étranger, elle ne le contacte pratiquement pas. Il est pourtant persuadé de s’en occuper puisqu’il lui envoie un eu d’argent tous les mois et dit que c’est la mère de sa fille qui la monte contre lui…

    – je l’ai aidé pour de nombreuses démarches administratives (qui ne me passionnent pas, mais j’etais contente de faire cela pour lui). Une fois, je n’ai pas pu lui changer un billet d’avion à cause de hotlines qui ne fonctionnent pas en France. J’ai l’impression qu’il a à ce moment là completement oublié toute les aides que j’ai pu lui amener et je suis devenue la « mechante » qui a tout fait pour lui mettre des batons dans les roues (biensur il ne m’a pas du tout parlé de cela, c’est mon interpretation).

    – pour ma part, j’ai été dans l’adolescence le souffre douleur de ma classe (en vous l’écrivant 20 ans après j’ai toujours les larmes aux yeux en y pensant), des élèves me disaient que j’etais moche, grosse, bref de la méchanceté gratuite parce qu’en fait j’étais juste gentille et bonne élève. Cela expliquerait en partie pourquoi j’ai choisi ce type d’homme.

    Bref, je suis épuisée de faire tous les efforts possibles et d’être en contre partie ou complètement ignorée, ou critiquée.
    Je fais ces efforts pour que mon petit garcon puisse rester avec son papa et sa maman, j’aimerai essayer de trouver une « stratégie » pour arranger les choses et si cela ne fonctionne pas le quitter.
    Est ce que vous avez des pistes pour moi Véronique?

    Cordialement,

    1. Bonjour Steph,
      Je comprends votre souhait d’essayer d’arranger les choses pour que votre petit garçon puisse rester avec son papa.
      En même temps, le risque est de lui donner comme image du couple une image bien vilaine s’il voit que l’on peut traiter quelqu’un de cette manière sans qu’il y ait de graves conséquences.
      Vouloir changer l’autre est très souvent illusoire et inefficace.
      Le mieux serait de commencer par travailler sur vous-même (et sur votre histoire) pour essayer de modifier vos croyances sur ce que vous méritez, sur ce que vous valez…
      Peut-être serait-ce nécessaire de vous faire accompagner par un(e) professionnel(le) pour reconstruire l’estime de vous.
      Ensuite, soit vous parviendrez à mettre des limites à cet homme, soit vous le quitterez. Mais je pense que c’est par là qu’il faut commencer… Car nous n’avons le pouvoir que de nous changer nous-mêmes.
      Peut-être pourriez-vous aussi suivre le programme : « Pour en finir avec les relations toxiques ».
      Ce programme pourrait vous aider à détecter quelles sont les failles dont vous êtes porteuses et qui, inconsciemment, « autorisent » cet homme à vous traiter de cette manière.
      Bon courage !
      Véronique.

      1. Merci Véronique pour votre réponse,

        Tout d’abord une pensée pour le deuil que vous vivez. La mort de nos proches nous rappelle tellement qu’il faut profiter de la vie et ne pas perdre de temps avec des personnes « toxiques »…

        Vous avez raison, pour les conséquences qu’il peut y avoir sur mon fils. Et cela je ne peux pas le tolérer, je ne veux pas qu’il devienne comme son père et ne respecte pas les femmes qu’il croisera dans sa vie.

        Pour le fait également qu’on ne peut pas changer les autres, j’ai tendance à « oublier cela.
        En effet, il faut que je prenne du temps pour faire un travail sur moi, et ne pas accepter d’être « mal traitée » par quelqu’un à qui je m’attache et qui me semblait bien initialement. Cela prendra du temps mais je pense sera salvateur pour mon futur (et indirectement pour celui de mon poussin).

        Encore bravo pour votre blog et le temps que vous y consacrez!

        Steph

  31. Bonjour Véronique,
    En temps que passif-aggressif qui se reconnait (suite à une rupture d’une relation de 9 ans), quels seraient vos conseils afin de mettre en place une stratégie pour minimiser les impacts sur prochaine relation? Pensez-vous qu’un passif-aggressif puisse vivre le bonheur avec les enfants? J’ai décidé de quitter ma coinjointe (en fait j’ai refusé de m’engager pour les enfants et elle a finie par me quitter) car elle voulait des enfants et je ne sentais pas que j’allais être à la hauteur et j’avais toujours des pulsions primaires (sexuelles, attention des autres, plaisir avant tout). Je réalise maintenant que le problème était majoritairement de mon côté, pourtant mon sentiment intérieur semble lentement mais surement revenir au même point que durant la relation. J’ai des valeurs qui font que je sentais que si je m’engageais à reculons dans le projet des enfants, j’allais trahir mes enfants avant même qu’ils soient nés. Probablement que la solution réside dans l’acceptation que le changement est absolument nécessaire si je veux un jour vivre une vie familiale. J’aimerais quand même savoir votre point de vue sur le passif-aggressif.

    1. Bonjour Lost,
      J’ai mis un peu de temps à vous répondre car je vous avoue que je ne vois pas très bien qu’elle est votre question.
      Vous me dites que vous aimeriez avoir mon point de vue sur le passif-agressif…
      Comme j’ai écrit deux articles assez longs sur le sujet, je ne sais pas vraiment ce que vous aimeriez que j’explique en plus.
      Mais si vous me posez une question plus précise, je ferai de mon mieux pour y répondre.
      Bien à vous,
      Véronique.

  32. Bonjour Véronique,
    j’ai lu et relu votre article et il est assez bluffant d’y retrouver ….quasiment tout ce que j’ai pu vivre.
    Le passif agressif est aussi au féminin, en tout cas j’y retrouve mon histoire.
    J’ai rencontrer par hasard une femme il y a 2 ans. Elle m’a vite avoué qu’elle était mariée et ne recherchant pas ce genre de relation j’ai coupé court. mais à force d’arguments j’ai cédé, ce n’est certainement pas une gloire pour moi mais je me suis dit « et si c’était elle ? » et effectivement la première année nous avons vécu une très belle histoire d’amour, qui avançait doucement mais surement, elle, ne me faisant pas porter le poids de sa vie de couple sur les épaules, j’avais vraiment l’impression que tout était possible. J’ai rencontré ses amis, une partie de sa famille…j’étais au pays des bisounours à ce moment là et j’ai baissé ma garde. Suis devenu amoureux….Puis vain le changement de rythme, elle imposait les jours, le temps que l’on passait ensemble. Remettant sur moi la faute si on ne se voyait pas si souvent, qu’elle avait besoin d’être sûre de nos sentiments, qu’elle avait besoin d’avoir ses activités en parallèle, qu’elle aimait se renfermer pour réfléchir pendant plusieurs jours . La communication était exclusivement par sms rarement par téléphone, elle dispensait ses sentiments quand elle en avait envie, puis il y eu l’apparition de moments de silences, sans explications, ou alors rejetant ceux ci sur moi prétextant que je n’avais qu’à appeler.Je me souviens d’une fois ou nous avons passé 3 jours ensemble car elle avait une formation, plusieurs jours avant elle m’avait dit « tu verras on ne se supportera pas 3 jours » étant d’un caractère très zen je ne l’ai pas pris au pied de la lettre, et pourtant j’aurais dû, en allant la chercher le premier soir il y eu un silence de mort dans la voiture, alors j’ai posé la question  » ça va ? » et j’ai eu comme réponse « oui je suis fatiguée » avec un regard qui disait fait pas chier. Tout ça était hors contexte, nous rêvions depuis longtemps d’avoir ces moments là. Puis à la maison toujours ce silence de mort…et effectivement nous nous sommes pris la tête pendant 3 jours sans raisons valables. l’été dernier j’ai mis les pieds dans le plat, en lui expliquant que depuis le début j’étais clair sur mes intentions et que cette vie n’était pas faite pour moi… alors j’ai connu une succession de silence, un peu comme une punition à chaque fois que j’essayais d’aborder les sujets difficiles de notre relation, elle était dans le déni total quand à ses responsabilités, et retournait assez facilement la situation…Je me suis retrouver à devenir fou, à culpabiliser de choses dont je n’étais pas responsable, à marcher sur des œufs pour lui parler… Nous étions passer au stade ou seuls ses besoins devaient être satisfaits. Pour ceux qui ont vécu cette expérience, à un moment j’avais l’image de moi essayant de communiquer derrière un mur de verre et elle ignorant totalement mes attentes et ce que je pouvais ressentir…j’ai fait un grand plongeons, culpabilisant, je tournais en rond des idées essayant de trouver un sens à des comportements complétements déstabilisants…je me suis mis en attente du retour de ces moments complices….et je m’éteignais au fur et à mesure…nous nous sommes séparés une première fois, une seconde, une troisième…et une amie à tirée la sonnette d’alarme en me disant qu’elle ne me reconnaissait plus, d’habitude à toujours plaisanter j’étais en pleine déprime…Nous sommes séparés aujourd’hui…je remonte doucement la pente (j’avoue être en morceau à l’intérieur)

    1. Bonjour Stéphane,
      En effet, le comportement passif-agressif concerne aussi les femmes… même si l’expression présente quelques différences.
      Quand, de plus, la personne est mariée, je pense qu’il y a là tous les ingrédients réunis pour que ce soit une relation très douloureuse.
      Vous vous êtes séparés hier… et c’est certainement une bonne chose pour vous, même si c’est difficile.
      Je ne peux que vous souhaiter de bien rester ferme dans cette décision afin d’éviter de risquer une « rechute ».
      Si besoin, demandez le soutien de cette amie qui a tiré la sonnette d’alarme.
      Il faudra du temps car, forcément, ce qui restera longtemps difficile, c’est d’essayer de comprendre les raisons pour lesquelles cette femme s’est comportée comme cela… ces questions peuvent effectivement rendre fou. Car c’est difficilement compréhensible pour quelqu’un qui essaie de bâtir une relation saine… Ne vous torturez donc pas trop à essayer de comprendre pourquoi elle se comporte comme cela ni comment vous auriez pu agir pour faire changer les choses. Ce sont des questions vaines dans le cadre de la passivité agressive. Il y a une expression que j’aime beaucoup qui permet de simplifier tout ce questionnement mental obsédant : « On ne transforme pas un studio en palace… Et n’étant pas propriétaire des lieux, ce n’est pas à vous de faire les travaux ». (Christelle Petitcolin)
      Vous êtes tombé sur un «  studio » (en mauvais état qui plus est)..
      Pourquoi est-ce un studio ? Et bien, parce que c’est un studio… (les blessures d’enfance de cette femme ont fait qu’elle ne pouvait pas devenir autre chose)
      Et vous n’avez aucun pouvoir pour faire les travaux nécessaires.
      Ce qui est en votre pouvoir, par contre, c’est de choisir de déménager. Car vous aspirez à plus, à mieux… et vous avez bien raison !
      Bon courage dans cette étape (qui débouchera sur une relation plus heureuse)
      Bien à vous,
      Véronique.

  33. Bonjour,

    Je suis abasourdie par ce que je viens de lire… Comme si vous étiez venue chez moi, observer le comportement de mon couple ! 🙂
    Je vis de cette façon depuis 15 ans maintenant. Au début, ce n’était pas trop mal, mon mari semblait faire beaucoup d’efforts. Mais après l’arrivée de notre 2eme enfant, c’est comme s’il avait baisse les bras et laisse apparaître sa véritable personnalité. J’ai passe des années a tout prendre en charge, a culpabiliser de me sentir en permanence dans le rôle de la harpie qui exige d’être un peu aidée au moins ! Et puis, il y a 2 ans environ, j’ai commence a me poser des questions… Est-ce que ce ne serait pas plutôt lui qui ne se comporte pas normalement ? Pourtant, il a l’air si « bien », si « gentil », si « sympa »… Mais au fond, c’est un puits d’égoïsme et d’égocentrisme sans fond. Et a chaque fois que je mets les problèmes sur le tapis, il me fait douter: « de quoi est-ce que je me plains puisque j’ai tout ce qu’il faut pour être heureuse ? Un mari aimant (???), des enfants en bonne santé, un super job, une jolie maison etc… », « tout va bien entre nous », « ce n’est pas vrai, je n’ai pas fait ci ou dit cela »… Et moi, je doute de tout, de ma colère, de mon ressenti, de mes reproches… Mais la vérité, c’est que je vis avec un adolescent depuis 15 ans.
    Dans votre article, j’ai tout retrouvé: les bouderies sans explications, les taches domestiques non réalisées, l’impossibilité de compter sur lui, son égocentrisme (ses besoins d’abord), son agenda bien plus important que le mien (ah ? j’en ai un ?), ses moqueries déguisées en humour, son absence d’attention à mon égard (= nous n’avons jamais fêté ma promotion, je n’ai jamais de cadeau surprise à mon anniversaire, uniquement ce que je demande), son absence d’initiative, son inertie, la facilité avec laquelle il dépense mon argent et pas le sien etc… Et surtout, le plus incroyable, c’est qu’il ne voit absolument pas en quoi il est défaillant ! L’image qu’il a de lui-même est totalement à l’oppose de ce qu’il est en réalité.

    Je crois que c’est à cause de cela qu’on tombe facilement dans le « piège » de ces personnes-là. Elles sont réellement sincères quand elles parlent d’elles-mêmes et se présentent au début d’une relation. Elles pensent vraiment qu’elles sont des bonnes personnes, généreuses, bienveillantes etc… Personnellement, je n’y ai vu que du feu et j’ai cru en sa sincérité. Et ensuite c’est extrêmement difficile de mettre le doigt sur ce qui ne va pas parce qu’il faut admettre qu’on s’est trompé depuis le début…

    Je vous remercie donc énormément pour votre article. Je ressens un immense soulagement… J’ai commencé une thérapie il y a un an et je m’approche petit à petit de la seule conclusion possible pour moi: la séparation. Mais jusqu’à présent, je culpabilisais terriblement à l’idée de faire du mal à mon mari. Je pense que votre article va m’aider dans ma démarche. Si vous le permettez, j’en parlerai avec ma thérapeute.

    Bien cordialement,

    M.

    1. Bonjour M,
      Je suis heureuse de savoir que mon article vous a éclairée et qu’il vous aidera à avancer sur votre chemin (et parler de ce que vous avez découvert avec votre thérapeute est une très bonne idée).
      Ce que je trouve intéressant comme ajouté dans votre commentaire, c’est le fait que vous soulignez que, si on se laisse prendre au piège, c’est que le/la PA est en effet sincère dans son opinion positive d’elle-même. Il y a tellement d’auto-complaisance dans leur manière de s’auto-évaluer qu’on n’imagine pas que la réalité puisse aussi différente de ce qu’ils décrivent.
      On doit apprendre à comparer les mots et les faits.
      On doit apprendre à poser la question : « Oui, tu dis cela, mais, concrètement, qu’est-ce que cela signifie ? Comment appliques-tu cela à la réalité ? »
      Un peu comme la langue de bois des politiciens qui disent : « Je recherche une solution à vos problèmes » et à qui il faut demander : « Quoi ? Quand ? Comment ? »
      Et c’est certainement aussi intéressant d’apprendre cela à vos enfants : de vérifier si les mots ne sont pas uniquement de jolis emballages qui cachent une boîte vide.
      Du genre : « Papa, tu dis que tu t’occupes de moi et que je suis ta priorité… Je veux bien te croire mais explique-moi ce que tu fais concrètement au quotidien et qui montre cela »
      (À adapter évidemment à leur âge et aux difficultés concrètes qu’ils rencontrent mais le principe est toujours de demander quels sont les actes concrets qui prouveraient que les mots sont vrais).

      Je vous souhaite de réussir à avancer sur le chemin de votre libération.

      Bien à vous,
      Véronique.

      1. Merci beaucoup pour votre réponse… C’est effectivement très difficile de réaliser pourquoi on ne sent pas bien, pas aimée, pas soutenue alors que son partenaire affirme tout le contraire. On doute tout le temps !
        J’ai 2 filles de 12 et 9 ans et depuis quelque temps, j’ai arrêté de faire le « tampon » entre elles et leur père. Et la plus jeune semble être la plus lucide, parfois elle dit des choses comme « de toute façon, papa, il n’est jamais là, même quand il est à la maison ». Il est souvent dans son studio de musique et ne s’occupe pas de ce qu’il se passe à la maison…
        Il y a quelques mois, j’ai essaye de le quitter une première fois. Il a promis qu’il allait changer, m’a dit qu’il reconnaissait ses torts. J’ai eu de l’espoir et je lui ai donne une seconde chance. Mais force est de constater qu’il n’y a pas beaucoup d’évolution… Certes, il fait la vaisselle et passe un peu plus de temps avec mes filles et moi mais je ne reçois toujours pas l’attention et l’amour que je devrais recevoir et quand je le lui dis, il répond qu’il attend de moi plus de tendresse !
        Il me dit qu’il m’aime, ce à quoi je lui réponds qu’il ne sait pas ce que c’est que d’aimer. Car aimer quelqu’un, c’est donner et lui ne sait que recevoir. Mais je crois qu’il n’est pas capable de le comprendre…

        Tout cela me rend très triste car il n’est pas si horrible que ça, en tant que personne. Il est juste absolument incapable de donner: du temps, de l’attention, de l’amour etc… Et il fait passer ses besoins en priorité tout le temps. Par exemple, rendre service a quelqu’un lui coûte terriblement et il le fait toujours savoir, avec le résultat qu’on n’a plus envie de lui demander quoi que ce soit. Au final, il a une vie faite de plaisirs personnels, confortable, avec le moins de contraintes possibles. Et son entourage doit être à son service et être content de l’être !
        Je suis sous anti-dépresseur depuis 6 mois… J’étais en train de m’éteindre petit à petit sans comprendre pourquoi, m’étant habituée a vivre en couple mais sans affection, sans écoute et sans soutien. J’avais l’impression d’être un meuble. Pourtant, j’ai un métier très enrichissant, je mène une belle carrière, j’ai des amis, je suis entourée par ma famille… Mais je ne me suis jamais sentie aussi seule chez moi alors que je suis en couple ! Quand vous écrivez que la négligence, c’est de la maltraitance, je comprends très bien ce que vous voulez dire. L’impression que l’on n’a aucun intérêt pour l’autre si ce n’est pour satisfaire ses besoins. J’ai pris conscience qu’il y avait un réel problème le jour ou, voulant lui parler de quelque chose qui n’allait pas, il m’a dit « Stop ! » d’une façon agressive. La, je me suis dit que ce n’était plus possible, qu’on ne pouvait pas parler a la femme qu’on aime comme ça.
        La prise de conscience a été brutale mais je l’espère, salutaire…

        Je crois que je vais m’arrêter là… Je voudrais quand même vous poser une autre question. A quoi doit-on s’attendre de la part d’une telle personnalité en cas de séparation ? Y a-t-il un schéma général ?
        Je ne m’attends pas à ce que ce soit facile et je me prépare a être la grande « fautive » si je le quitte. Cela ne me dérangerait pas s’il n’y avait pas nos enfants… Que dois-je leur dire ? Va-t-il tenter de les monter contre moi ?

        Merci pour votre blog, très intéressant par ailleurs…

        M.

        1. Bonjour Véronique, Bonjour à tous, après avoir témoigné et lu tous vos témoignages, je réalise à quel point ce phénomène est présent, et combien il peut être dévastateur. Ça soulève un grand nombre de questions qui pourrait être utile à tous

          La passivité agressive prends elle sa source dans l’enfance ?

          Une personne peut-elle devenir un passif agressif à l’age adulte suite à des blessures ?

          Peut on devenir soit même un passif agressif en ayant vécu des années de sévices par le même comportement ?

          Est il possible d’amener Un passif agressif à prendre conscience de ses actes (ou absence d’actes) ?

          Comment aborder le sujet avec la personne sans provoquer une guerre psychologique ?

          Vous remerciant Véronique pour votre article et aux nombreuses personnes qui ont témoignés
          Stéphane

          1. Bonjour Stéphane,
            Les questions que vous posez sont en effet intéressantes.
            Je pense que les réponses à ces questions sont plus individuelles que générales et que ce sont des points à creuser lors d’un travail individuel avec un(e) thérapeute et par rapport au PA auquel on est confronté.
            Même si on peut mettre des catégories de comportements, chaque individu qui entre dans une catégorie reste unique sur certains points : qu’elle est la source du comportement PA ? Comment lui en faire prendre conscience ? Comment aborder le sujet avec lui (elle) ?
            Ce sont plus des réponses individuelles que générales…
            Bien à vous,
            Véronique.

        2. Bonjour M,
          En effet, le schéma général est que le PA se positionne en victime et place l’autre en position de bourreau.
          Et comme les apparences sont plutôt que le PA est gentil, cela marche souvent.
          Du coup, vis-à-vis des autres (vos enfants y compris mais en adaptant vos paroles à leur âge), il est important que vous parliez des faits concrets.
          Du genre : « Quand il s’est passé ceci, papa a agit comme cela, et moi, cela me fait ressentir que… et je ne trouve pas que c’est positif dans une relation »
          Le problème du PA étant que ses paroles et ses actes ne sont pas en cohérence, vous pouvez montrer cette incohérence et cela apprendra à vos enfants à utiliser leur discernement pour voir que les mots peuvent être une jolie boîte vide.
          C’est un apprentissage qui leur sera utile pour toute leur vie (nous avons tous besoin d’apprendre à décoder la langue de bois et à oser croire que nous sommes en droit de vérifier que les paroles et les actes des autres sont cohérents car nous avons tous tendance à nous laisser endormir par les paroles )
          Bien à vous,
          Véronique.

  34. Bonsoir Véronique, bonsoir à toutes et tous

    J’ai découvert votre blog et vos articles en cherchant des réponses aux problèmes que je rencontre dans mon couple.
    Désolée pour le pavé et je remercie tout ceux qui me liront.

    Je n’aime pas mettre des étiquettes sur les gens mais je retrouve certains comportements de mon compagnon dans la description que vous faites du PA ainsi que dans mes ressentis face à ses réactions que je ne comprenais pas.

    J’ai souvent été dépitée par ses réactions. J ‘avais commence à pratiquer la CNV dans mon travail et j’ai essayé de l utiliser dans nos relations pour essayer de lui faire comprendre mes limites et à quel point la communication et la confiance était indispensable pour notre couple. Mais pour lui c’était juste de la maladresse et il me reprochait d’être intransigeante avec lui, de ne pas lui accorder ma confiance.
    Malgré mes sentiments et mon amour pour lui, à bout de ressource et à contre coeur, j’ai fini par prendre la décision de mettre de la la distance entre lui et moi et par limiter nos contacts à un ou deux appels par semaine.
    Ça a été très difficile pour lui et ça l’est encore
    Il semble avoir pris conscience que sa façon de réagir nous avait causée beaucoup de tort à tous les deux.
    Il a modifie spontanément certains comportements et attitudes et il a entrepris une thérapie. Il me partage un peu le contenu de ses séances.
    Pour lui il va pouvoir corriger très vite son comportement.
    Bien que n’ayant pas peur de la solitude, je suis partagée entre l’envie de croire en des jours meilleurs, d être encore attachée à cette relation et la conscience que rester dans cette relation risque fort de m’amener à vivre une relation peu épanouissante.
    Il va falloir que je prennes une décision rapidement parce que cette situation ne fait du bien ni à lui ni à moi, que ce soit nous laisser une chance ou rompre définitivement.
    Par dessus tout comment lui refaire confiance après tant de déception et de tristesse pendant ses deux ans de relation ?

    En vous remerciant pour votre blog et vos articles qui m’ont beaucoup appris.

    Cordialement
    Ilye

    1. Bonjour Ilye,
      Je comprends que cela soit difficile pour vous de prendre une telle décision… surtout si votre ami vous laisse entrevoir l’espoir d’une amélioration.
      Selon son degré de PA, il peut en effet y avoir des changements qui rendraient la relation plus épanouissante.
      Mais il y a une notion qu’il faut essayer de « mesurer » et je vais essayer de vous expliquer cela avec nuance.

      Chez les PA (et d’autant plus fort que le degré de PA est important), le fondement de la personnalité est quand même le volet « parano » qui fait que toute demande de l’autre est vécue par le PA comme un risque de lui prendre quelque chose. Et, du coup, il n’y a pas chez le PA de générosité ni de bienveillance naturelles. Il peut apprendre les « codes relationnels » (du genre : « je ne dois pas oublier de lui offrir un cadeau pour son anniversaire sinon, elle sera fâchée) mais les élans spontanés de générosité sont plutôt rares (voire inexistants).

      C’est cette capacité (ou non) à la générosité spontanée qu’il faudrait essayer de mesurer… Regardez un peu comment il agit avec d’autres personnes, avec des enfants, avec des animaux, avec des gens dont il n’attend pas de « faveur », des gens qui ne peuvent rien lui apporter et à qui, s’il donne quelque chose, ce serait purement gratuit (quand je dis donner quelque chose, je parle aussi d’un sourire, un mot gentil, un peu de son temps, une petite attention, un service…)

      C’est dans ces petits signes indirects que vous pourrez voir si cela vaut la peine d’attendre des jours meilleurs. Car, même si cet homme « apprend » certains codes importants, ce qui est véritablement important dans une relation, c’est le « fond  naturel », c’est la véritable générosité qui ne s’apprend pas.

      Je vois de nombreuses femmes en couple avec un PA qui constatent qu’après une thérapie, les attitudes passées qui ont été travaillées avec le thérapeute se modifient en effet (le PA est capable d’apprendre ses leçons) mais qui, dans d’autres situations qui n’ont pas été travaillées en thérapie, le PA n’a pas l’élan naturel de bienveillance et de générosité que l’on aimerait recevoir de son partenaire.
      Observez les choses avec ce regard-là et peut-être que cela vous aidera à prendre votre décision.
      Bien à vous,
      Véronique.

      1. Bonsoir Véronique

        Je vous remercie pour votre écoute, pour le temps que vous m’avez accordé, pour votre aide et pour vos précieux conseils.

        Vous rejoignez aussi ce que son psychanalyste lui a dit.
        Je retrouve aussi de nombreux points communs dans ce que les personnes écrivent sur l’attitude de leur partenaire.

        Cependant, il semble capable d’être généreux. Il n’a jamais oublie de fêter un anniversaire, Il me fait souvent la surprise de venir me chercher au travail le midi pour aller manger au restaurant, il me fait des petits cadeaux sans qu’il y ait une occasion particulière.
        Il se montre aussi généreux avec d’autres personnes.
        J’avais un vieux chien qui est mort il y a quelques mois. je ne sais pas si il y était attaché. Il n’avait jamais eu d’animal avant de me rencontrer. Il m’a dit que maintenant il comprenait l’attachement qu’on pouvait avoir pour un animal.

        Avec l’aide du psychanalyste avec qui il travaille il semble prendre conscience du mal qu’il a pu faire.
        Il a reconnu avoir très mal réagit parfois et avoir conscience de l’impact que son attitude a pu avoir sur moi et sur notre relation. Il m’a demande de l’excuser.
        Peut être n’est -il pas vraiment PA tout en ayant certains traits de caractères du PA ?
        Ou peut être est ce de la manipulation ?
        Il avait l’air sincère.
        Bref !!! je n’ai pas beaucoup avancé dans ma réflexion, je me pose toujours autant de questions !!!

        Je ne suis peut être pas assez lucide mais pour le moment je ne suis pas capable de prendre la décision de rompre définitivement.
        Je l’aime encore beaucoup, un nouveau dialogue beaucoup plus ouvert s’est installé entre nous, où chacun reconnaît ses erreurs pour essayer d’avancer. J’espère encore un avenir pour nous deux.
        Je vais suivre votre conseil tout en nous laissant une chance.
        C’est peut être une mauvaise idée car je pense que son attitude ne changera pas totalement, que j’ai mes limites et que la compassion et l’empathie ont aussi leur limite.
        J’ai décidé de consulter une psychothérapeute.

        Merci beaucoup pour votre écoute et pour votre aide

        1. Bonjour Sylvie,
          Il peut en effet y avoir des degrés différents de PA (de léger à sévère) et votre ami fait peut-être partie des PA légers.
          Et si vos sentiments sont encore forts, cela vaut peut-être la peine d’attendre un peu et de voir comment les choses évoluent grâce au travail qu’il a commencé avec sa thérapeute. Voyez aussi si les changements actuels durent dans le temps…
          Il n’y a sans doute pas urgence à prendre une décision tout de suite…
          Surtout si vous constatez que, chez lui, il y a quand même une certaine bienveillance et une certaine générosité naturelles.
          Donnez-vous quelques mois pour voir comment ce nouveau dialogue entre vous deux peut déboucher sur une relation plus épanouissante.

          Bien à vous,

          Véronique.

          1. Bonsoir Véronique
            En effet, e pense que je vais attendre quelques mois et voir comment évolue notre relation.
            par contre je viens de voir que nom nom apparaît au début de mon message.Pouvez vous le supprimer et ne laisser que nom prénom ?
            Merci beaucoup

  35. Bonjour incroyable comment cela s’installe dans le temps …
    15 ans de mariage j’ai un caractère doux mais plus fort que celui de mes frères et soeurs face a mon père je suis la 4iem de 5 enfants et je me rends compte pourquoi mon époux m’a (choisie) lol

    Je suis fatiguée apres 15 ans de mariage… de mauvais fonctionnement
    Et j’ai eu 3 épisodes d anxiété généralisee ( léger mais qui se déclanché a chaque fois pour rien aux yeux des autres ben oui ton mari est gentil … )

    Bon ami bon copain bon fils bon frère bon cousin mais….
    Mauvais mari et mauvais père totalement irresponsable. ..

    Ses épisodes je les décrits par des périodes de pensées obssessionelles et de fortes culpabilisation envers moi même sur 95 % du fonctionnement familiale ….
    Avec le soutient inactif de mr a part c’est rien je suis là ca va passer mais je continué a m’occuper de toute la logistique même en semi burnout …bref

    Que de pressions ont peu se mettre a sois même quand ont fini part être persuadé que l’on est difficile, exigente, jamais satisfaite ….

    Alors qu’en faite ont ne demande que la norme… comme chez mes frères par exemple la base quoi boulot famille etc etc

    Le je dis oui mais je fais non…
    Le fait ce que je dis mais ne fait pas ce que je fais …
    Surtout c’est discussions interminables a expliquer comment c’est bien de faire telle ou telle effort pour la paix familiale et le bien être. ..

    Puis aussi la souffrance de voir que oui mes enfants enfin NOS enfants passe avant moi même je ne le regrette pas c’est normale ils sont encore jeunes et j’ai des trésors de patience

    Mais que j’ai fais passer mon époux avant mon bien être et ma paix psychologique…. alors que c’est un adulte qui à en plus 8 ans de plus que moi… j’avais 21 ans a notre mariage et lui 29….

    J’étais bien vaillante et gaillarde
    Maintenant je ne sais plus ce que je veux ?? Lol

    A part qu’il s’améliore. .l’espoir fais vivre dit ont et je suis croyante ca aide pas mal. ..

    2 questions Veronique svp??

    Les larmes c’est du faux?
    Il a l’air de ressentir un peu de culpabilité ? ?

    En 15 ans de mariage Il n’as jamais pleuré jusqu’à cette histoire d’infidélité entre nous … en octobre 2017
    Il ne dormait plus la nuit mais n’as pas trop changer envers moi +-
    mais pas malpositif envers les enfants ++
    Il ne fais plus de crise de colère se trouve ridicule maintenant ? ++

    Pour mieu comprendre je détails…

    Mon époux a eu un énorme traumatisme enfant
    (Le père voulais les délaisser pour une autre femme pas encore divorcée qui passait pour victime. .. qui était une cousine proche de sa mère !!!)
    toute la famille oncle cousins etc etc c’est mise contre son père il as fini par délaisser cette idée après que son 3 iem fils (le frère de mon epoux ) mette la femme hors de leur maison …
    mais avec beauuuuuuucoup de dégâts pour les enfants il devait être frustré le père…

    Mon epoux avait 15 ans environ c’était l’aîné aussi
    il fuit ses sentiments (mon père c’est mon père et il super il a raison je ne dois rien dire ??? Je lui dois tout je ferai n’importe quoi pour lui )

    Au debut de notre mariage
    Il envoyai des sommes d’argent en secret alors que nous manquions de pas mal de choses Bref, il ne le fais plus

    En octobre 2017 donc je decouvre Après 14 ans de mariage entre nous une ‘infidélité émotionnel et semi passage a l’acte (pas de relation sexuelle conclue mais fellation et conversation téléphonique quotidienne avec elle pour la réconforter et la conseiller pfff . …)
    avec la copie conforme de l’histoire de ses parents femme non divorcée qui joue les victimes . .. et lui le sauveur. ..en extérieur comme d’habitude

    J’ai réussi a faire pleurer mon époux en lui fesant comprendre que l’enfant qu’il était n’est jamais passé au stade d’adulte que sa lui fesai peur d’étres responsable de soi même de ses erreurs qu’il avait le droit d’être en colère contre son père pour les traumatismes infligés il as beaucoup pleuré en me disant que cette periode sa vie est resté tabou dans la famille

    (dans ma famille moi au contraire est soudés.. )

    Mais il reste muet élude les discussions profondes alors que moi je me confie au maximum pour lui prouver ma confiance. ..
    Niveau infidélité il me dis que il est aller trop loin le regrette ca lui a ouvert les yeux sur toutes ses années qu’il veut tourné la page etc

    Je veux bien le croire car pour une fois
    Ses actes sont identiques a ses paroles il à dessuite coupé les discussions et ne la voit plus depuis 6 mois il ne l’as jamais aimé et ne sais pas pourquoi il as fais ca??

    Il ne supporte pas de suivre de bon conseils. .. comme un sabotage (mais enfaite grâce a vôtre article j’ai compris que il est méfiant je comprends mieux cet acharnement a faire tout le contraire de ce que l’on demande ou attend de lui)

    Comment faire c’est vraiment foutu?
    Je ne veux plus être sa maman…
    Je veux un mari qui prend soin de nous

    Merci désolé pour ce long post et les nommmmbreuses fautes

    1. Bonjour Elysa,
      Pour répondre à vos 2 questions :
      – 1} Les larmes, c’est du faux ? Non, un PA peut ressentir des émotions… mais il faut voir si ce sont des larmes parce qu’il compatit à la souffrance de l’autre ou si ce sont des larmes par rapport à lui-même et à sa propre souffrance. Le PA a une composante narcissique qui fait que sa compassion est le plus souvent tournée vers lui.

      2) Peut-il ressentir de la culpabilité ? Oui… mais souvent, il va l’atténuer en trouvant dans les actions dont il se sent coupable, une bonne raison provenant du comportement de l’autre. Et même quand ce n’est pas le cas, les changements de comportements porteront sur l’action en question mais cela ne signifie pas qu’il sera capable de voir par lui-même que d’autres comportements sont similaires et doivent aussi être modifiés.

      Par exemple : si il a compris que ce n’est pas « bien » dans un couple de ne pas aider à faire les courses, cela ne signifiera pas que, si vous m’êtes clouée au lit avec un lumbago, il va venir vous apporter vos repas.

      C’est delà qui est difficile sur le long terme..
      C’est un peu comme si il avait besoin d’un mode d’emploi pour chaque petit acte…

      J’espère avoir pu vous éclairer un peu.

      Bien à vous,

      Véronique.

  36. Merci beaucoup Veronique pour vos articles sur les P.A.

    Je suis un homme de 52 ans, en couple, marié depuis 27 ans, 2 enfants de 24 ans et 20 ans.
    L’aîné à quitté le nid, hautes études et déjà cadre sup, le dernier, va quitter le nid dans quelques mois, je m’entends vraiment très bien avec mes enfants.

    Mon épouse, une compagne de vie avec beaucoup de qualités, je l’aime énormément, peut être trop !

    Nos 20 premières années de vie commune, une souffrance terrible pour moi, j’ai donné et lui donne toujours autant d’amour, de tendresse, d’affections, d’attention, mais sans l’étouffer bien sûr et elle a toujours prit avec un énorme plaisir, j’ai toujours un mot doux pour elle, un bisou dans le cou, la prendre dans mes bras, lui dire qu’elle est belle, elle prend toujours avec un bonheur que je lis dans son regard.

    Mais voilà, je n’ai jamais eu aucun retour, aucunes tendresses et surtout, impossible de parler de nous deux, elle provoque de suite le clash ou m’ignore, ou dit oui qui je sais tombera dans le même gouffre sans fond (il déborde aujourd’hui)

    Des années que je suis sur le fil quand je dois lui parler, j’ai carrément peur de ses colères, ses réactions, ça m’obsède depuis des années, j’ai l’impression d’avoir un troisième enfant, assez souvent, je ne demande plus rien, je fait pour être certain que se sera fait.

    Je fais toute la cuisine, sinon on ne mange pas, elle attend que je fasse, je nettoie tout, elle ne fera pas, le ménage est bien reparti entre nous deux, le linge, je ne doit pas y toucher, c’est le rôle de la femme (je ne suis pas de cet avis) mais aucunes disputes sur ce sujet.

    Je ne suis bien sur pas parfait, je suis hyper rationnel, concret, mais on peut vraiment compter sur moi, aucune infidélité, je n’ai d’yeux que pour elle, vraiment et je dois reconnaître que je plaît beaucoup aux dames, très sollicité mais j’annonce toujours que je suis marié et l’homme d’une seule femme.

    Je n’ai absolument aucun doute sur son amour, sa fidélité.
    Notre sexualité est hyper active et l’a toujours été, quasiment tous les jours depuis 27ans.
    Par contre, à sa façon, endroit et heure, la chambre, entre 21h et 23h et quasi de la même manière. Quand je demande un peu moins de rapports, mais plus de fantaisie, jeux, elle me reponds :

    -t’as du sexe tous le jours, beaucoup d’homme rêverait de ça !

    Si j’aivais un désir sexuel hors delais, et que je demandais, je recevais un non catégorique, aujourd’hui, j’en ai toujours, mais je ne les exprime plus.
    J’ai l’impression de subir ma sexualité (un homme qui dit ça !)

    Nous avons eu hier soir une grosse dispute, mes mots ont été dur mais jamais blessant, elle, elle m’a mit plus bas que terre (encore un fois) des paroles hyper violente et pour la première fois de ma vie, j’ai giflée ma femme, sans porter mon coup, sans force, elle n’a pas eu mal, mais j’ai entendu ces propos:

    -Tu vois, je te l’ai toujours dit, les hommes vous êtes tous violents, tu ne faillis’pas à la règle, je le savais, tu es comme tous les hommes que j’ai connu.

    Je sais que j’ai commis l’irréparable, je sais qu’elle a une vision des hommes terribles dû à son vécu.

    Un père violent en paroles, énormément de disputes, elle a subis des attouchements de l’age de 9 ans à 12 ans de la part d’un copain de son frère aîné et ce même personnage à été l’amant de sa mère, elle les a surpris qqs fois (elle m’a avoué ces horreurs il n’y a que 2 ans!!) qui bien sûr m’ont flingué.

    Moi pareil, une enfance terrible, un père d’une extrême violence, j’ai été hospitalisé plusieurs fois et failli perdre la vie à 12 ans lors de nos visite chez lui, c’est la dernière fois que je l’ai vu et pour son sucide quand j’ai rencontré ma femme.

    Aujourd’hui, je n’y arrive plus, notre dispute de hier soir m’a traumatisé, je n’avais jamais touché une femme, c’était une valeur morale à laquelle je tenais le plus.
    Elle avait raison, on est tous des cons.

    Je suis complètement perdu, je ne sais plus quoi faire, je dois attaquer une mission longue dans 3 semaines à 200 kms de chez nous, j’en serais incapable dans l’état psychologique ou je me trouve.

    Elle me propose un break, que je refuse, je ne pourrai pas faire ce boulot en toute efficacité, avec cette charge incertaine dans mon esprit.
    Mon travail est de redresser des PME PMI en difficulté dans mon secteur d’activité.

    Un chose importante, ma mère est une P.A. pire que mon épouse.

    Elle dit accepter de consulter, mais comme d’habitude, c’est à moi de chercher, pour ma part, aucun soucis, mais je ne sais pas vers qui me tourner !
    Je sais par contre, qu’elle n’acceptera pas si c’est un homme, elle dit être d’accord, mais veut que se soit une dame.

    Que dois je faire ?????????

    1. Veronique merci beaucoup je reviendrai pour d’autres questions

      Michel je ne suis pas psy juste une femme de PA je n’est jamais reçus de gifle
      Mais il m’as deja tirer les cheveux il a regretté le lendemain….

      Il me fatigue psychologiquement depuis 15 ans

      Vous c’est le contraire mme est servis niveau aide a la maison…est n’est jamais reconnaissante

      Pour vous cela fais des annees que le sac a (merde) se remplie

      Je pense que un coup de chaud peu arriver a tt le monde
      Vous vous etes excusé c’est tres bien ne culpabilisé pas plus,
      elle ne se demandera jamais pourquoi elle vous pousse a bout alors que vous etes son plus grand soutient dans la vie et que sans vous ben elle reussira pas grand chose

      Ca soyez en sur
      Bon courage

      Moi maintenant je ne parles plus avec lui spontanement ca ne sert a rien
      je me dis attention il pourrait croire que je veux quelques chose de lui avec sa paranooo ben ca aide pas mal vous devriez faire comme ca

      Meme si c’est tres dur quand ont a l’habitude detre franc et sincere…avec tout le monde

      Desole pour les fautes

    2. Author

      Bonjour Michel,

      Bien que je ne voudrais pas avoir l’air de cautionner un acte de type gifle, je souhaiterais quand même vous inviter à ne pas trop en culpabiliser non plus.
      Car les PA ont cette caractéristique de nous rendre fous… Un article intéressant avait été écrit dont le titre parlait justement de cet élément : https://www.lexpress.fr/styles/psycho/passif-agressif-un-comportement-qui-peut-nous-rendre-fou_1671413.html

      Et donc, en résumé, ces comportements PA finissent par pousser le ou la partenaire à bout et il /elle se retrouve en position du bourreau (celui qui a giflé ou celle qui a crié). Et le PA peut alors bien prendre sa position préférée de victime (qui colle bien à sa paranoïa).

      Alors, ne dites pas trop vite : « Elle avait raison, on est tous des cons »… (car, finalement, ce n’est qu’une prophétie auto-réalisatrice : sa croyance que les hommes sont violents, elle s’arrange inconsciemment pour la vérifier en vous provoquant au point de vous amener à ce geste, puisque tout le reste ne fonctionne pas…)
      Si vous étiez un homme violent, vous n’auriez pas attendu 27 ans pour la gifler !

      Selon moi, une gifle en 27 ans ne fait pas de vous un homme con et violent.
      Je dirais plutôt que vous êtes un homme très patient pris au piège d’une relation dans laquelle l’autre vous fait endosser de force le rôle du bourreau.

      Alors, essayez de bien voir que vous êtes entraîné dans ce triangle Victime-Sauveur-Bourreau (une spécialité du PA) et même si la gifle méritait que vous présentiez vos excuses, elle ne mérite pas que vous endossiez le rôle du bourreau.

      Alors, que faire ?

      Sincèrement, je vous conseillerais de commencer par entamer un travail avec un(e) professionnel(lle) rien que pour vous…
      Et d’avancer vous avant d’entamer un travail en couple.

      Pourquoi ? Non pas pour chercher tous vos torts… Mais, au contraire, pourquoi vous êtes pris dans une relation qui est une forme de maltraitance (non, non, il n’y a pas que la maltraitance physique… La maltraitance morale est plus insidieuse parce que moins visible)

      Souvent, quand on a été victime d’abus (et je ne parle pas d’abus sexuel : risquer de perdre sa vie sous les coups de son père c’est l’extrême de l’abus de pouvoir d’un parent sur un enfant), on a tendance à ne pas savoir reconnaître quand l’autre dépasse les limites et abuse de nous.
      Et dans la description que vous faites de votre couple, je pense qu’il y a assez d’éléments pour en déduire que votre épouse abuse de vous et ne fonctionne que dans le processus de ce triangle Victime/Sauveur/Bourreau.

      C’est sans doute là-dessus qu’il faudrait commencer à travailler…

      Peut-être que là où vous allez pour cette mission longue, vous pourriez trouver un(e) thérapeute qui pourrait vous accompagner sur ce chemin.
      Cela vous permettrait, comme vous serez loin de chez vous, de profiter de cet éloignement géographique pour faire une mise à distance émotionnelle et avoir l’occasion de vous rencontrer vous-même.

      Il y a également sur mon site 2 programmes audios qui pourraient vous aider :
      – Êtes-vous porteur de la blessure d’abus (qui traite de la tendance à accepter tout et n’importe quoi)
      – Sortez des jeux relationnels stériles (qui traite du triangle de Karpman)

      Bo courage, Michel.

      Véronique.

  37. Merci beaucoup Elysa et Veronique pour vos interventions et conseils, ils m’ont fait beaucoup de bien.

    Elle est revenu après la dispute, toute penaude et en pleure (très très rare) pour s’excuser de m’avoir tant blessé et m’a dit que bien sûr, la « giflette » et mes propros lui ont fait très mal, ça aussi c’est une première !

    Nous avons reussi à nous poser et parler et elle a accepté le dialogue.

    Je vais partir seul dans 15 jours pour cette mission et suivre vos conseils Veronique. Pareil pour vos 2 programmes.

    Nous savons que nous sommes deux personnes très influencées par nos enfances traumatisantes.

    Elle m’a avoué hier soir, encore une première, son ex avant moi, lui a fait subir un calvaire, aucune violences physique, mais que mensonges et traitrise.

    Il est incroyable, qu’après 27 ans de couple, je puisse découvrir des faits aussi graves dans la vie de ma femme !

    Et bien sûr, elle m’a sollicité pour du sexe hier soir, comme souvent après nos disputes. Elle dit être aussi souvent demendeuse, c’est pour m’exprimer son amour, dans le lit, et uniquement là, elle est hyper caline et tendre mais sans un mot.

    Il y a deux ans, je lui avais annoncé mon départ, elle était restée stoïque, fière, juste une phrase :
    Va trouver ailleurs l’amour que je ne sais pas te donner.

    Je ne l’avais pas préparé, donc, je devais rester un peu chez nous le temps de trouver un appartement.
    J’avais eu son accord pour trouver une autre compagne, alors que je ne le souhaitais pas, elle m’avait poussé à m’inscrire sur 2 ou 3 sites de rencontres.
    J’ai été beaucoup sollicité et en qqs jours, plusieurs prétendantes, une avait retenu mon attention.
    Elle avait tenté plusieurs fois de me solliciter pour le sexe, j’avais refusé avec beaucoup de tact.

    Bref, qques jours plus tard, premier RDV avec une dame magnifique, nous beaucoup discuté, elle était vraiment en écoute (ce qui m’avait fait un bien fou, pouvoir parler et être écouté)

    Jusqu’au RDV, elle était restée cool, sympa et on discutaient bien, elle à même tenue a voir comment j’allais m’habiller pour ce fameux RDV.

    Une rencontre formidable, une soirée vraiment géniale, une femme magnifique, j’ai un peu honte, mais je l’ai charmé et était vraiment open pour galipettes pour le premier soir, j’ai refusé avec une bonne pirouette.

    Retour à la maison, elle m’attendait, ivre (ne boit pas) en pleure, j’en ai pris pour mon grade et quand je lui ai dit que bien sûr je n’avais pas consommé, elle m’a sauté dessus pour ce que vous savez.

    Je sais que je ne fais pas avancer le truc, mais ça me procure un bien immense de pouvoir dire ces choses, de pouvoir en parler.

    Et oui, je pense vraiment avoir besoin de consulter.

    Il est incroyable que j’arrive à prendre des décisions extrêmement difficiles dans mon travail, être hyper limpide et perdu dans ma vie perso, je sais l’image que je renvoie de moi dans la vie et pourtant si perdu dans les sentiments !

    Encore merci mesdames d’avoir prit le temps de me répondre, vous m’avez fait beaucoup de bien

    Un dernier truc Veronique, je le pense aussi qu’elle abuse de moi, qu’elle prend tout sans rien donner, mais j’ai toujours voulu croire, qu’elle le fait sans l’intention velontaire de sa part, mais juste un moyen, une défense pour elle, une manière de se protéger.

    Une chose de moi que je n’ai pas dit, et oui je ne suis pas blanc aussi, j’ai été un grand baroudeur à travers le globe et un homme fonctionnant à l’adrénaline, beaucoup de sports mécaniques, compétitions et oui j’ai mis ma vie en jeu très très souvent, et elle a dû venir plusieurs fois à l’hôpital, à mon chevet, et chaque fois, que je n’avait qu’un desir, c’était de remonter sur mes monstres.
    C’est ce qui l’avait seduis chez moi ( Pilote moto confirmé), mais après plus de 15 ans, elle m’a mit le couteau sous la gorge, tu arretes la compétition ou je te quitte.
    Je savais qu’elle avait raison, que je faisais souffrir ma famille, mais c’était un besoin quasi vital pour moi. Mais je l’ai écouté et je pense qu’une petite partie de moi c’est perdu et je lui en ai voulue tout en sachant qu’elle avait complètement raison.

    Pas facile du tout, mais quel bien de pouvoir coucher sur le papier ce que je ne peux dire à personne autour de moi.

    Merci encore

    1. Re-bonjour Michel,
      Effectivement, c’est une situation complexe et j’imagine bien que vous n’êtes pas tout blanc (comme vous dites).
      Dans une relation, chacun tient son bout de la corde (comme le dit Jacques Salomé).
      Après, il faut se demander si on n’est pas en train de continuer à payer indéfiniment une même addition.
      Alors, ok, vous avez été homme qui aimait l’adrénaline et qui a causé d’énormes peurs à votre épouse.
      Mais c’était il y a combien de temps ?
      Et quand elle vous a demandé d’arrêter, vous l’avez fait…
      Alors, peut-être que la note a été réglée et qu’on peut effacer votre ardoise sur ce thème-là… Qu’en pensez-vous ?
      Après, une petite partie de vous s’est perdue… et sans doute auriez-vous pu essayer de trouver quelque chose qui compensait un peu ce besoin vital (de manière à rester vivant, pour vous-même).
      Mais il n’est certainement pas trop tard pour découvrir de nouvelles passions qui vous permettraient d’exister en dehors de votre couple / famille et de votre travail.
      Sinon, forcément, quand votre couple ne va pas, c’est votre être tout entier qui vacille.

      Par ailleurs, dans l’épisode que vous décrivez où votre épouse vous a conseillé de faire des rencontres « pour trouver l’amour qu’elle ne pouvait pas vous donner », il y a quelque chose qui n’est pas très sain…
      D’une part, que vous ayez accepté car cela montre que vous ne savez pas comment mettre une limite saine aux dysfonctionnements (et peut-être même que vous ne les voyez pas car vous n’écoutez pas votre instinct qui vous dit que ce n’est pas ce que vous voulez)… ce qui est assez typique chez les gens porteurs de la blessure d’abus.

      Et d’autre part, ce n’est pas sain non plus du côté de votre épouse car, cela rentre encore dans le triangle : tu seras plus heureux sans moi, tu seras mieux aimé par quelqu’un d’autre que moi… Je suis tellement incapable de t’aimer comme il le faudrait… c’est une « arme » du rôle de Victime. Car, quelque part, cela suscite la pitié : « La Pauvre, qui est tellement blessée qu’elle ne sait pas donner de l’amour ». Et cela réveille le rôle du Sauveur : « Je vais lui prouver qu’elle n’est pas incapable d’aimer ».
      Je connais même une PA qui disait à son conjoint : « Je sais que quand j’agis comme cela, je suis une merde… mais je ne peux pas m’en empêcher à cause de mon histoire… et un jour, tu finiras par me quitter ».
      Et le conjoint de plonger à pieds joints dans le rôle du Sauveur : « Mais non, tu n’es pas une merde et non, je ne vais pas te quitter » pour lui prouver qu’elle est digne d’être aimée. Et pour ne pas devenir le Bourreau qui la quitte, le voilà pieds et poings liés à devoir accepter des comportements de maltraitance.

      La seule réponse qui permet de sortir du triangle c’est « Si toi, tu ne peux pas t’empêcher de détruire notre relation avec des comportements qui me blessent, moi je ne parviendrai pas à t’en empêcher non plus. Et donc, oui, un jour, je pourrais partir. »

      Apprenez à décoder le triangle afin de réussir à mettre des limites plus saines dans votre couple en osant écouter ce que votre instinct vous dit.

      Bon courage !

      Véronique.

  38. Merci beaucoup Veronique, vous m’avez fait prendre conscience de beaucoup de chose sur moi et la situation dans laquelle nous nous sommes perdus tous les deux.

    Pendant plus de 20 ans, c’était elle la fautive, pas moi, quel idiot j’ai pu être, il m’a fallu
    Cette séparation, rencontrer une autre femme et comprendre que ce n’était pas ce que je voulais.
    Son aveux terrible sur les attouchements subis enfant, ont été un choc hyper violent pour moi, je suis resté sonné plusieurs jours, bien sûr pour elle, ensuite, je me suis senti trahi, pas digne de confiance et c’est ce jour là, que j’ai compris qu’elle n’avait pas confiance en moi, comme pour les autres autres hommes.

    Ma façon de voir depuis ce jour à aujourd’hui est que je ne connaissais pas ma femme, et qu’elle ne m’avait jamais fait confiance, alors que moi, je m’étais dévoilé totalement.
    De ce fait, j’ai agi de la pire des façons en voulant être son sauveur.

    Je comprends parfaitement les problèmes rationnels, logique, mathématiques, lois etc mais les sentiments, je n’y arrive pas, terrible alors que ma vie n’a été que chalenges, défis à relever, une fois au bout, un autre, pas toujours réussi, elle est comme moi, nous sommes de supers copains, elle n’aime pas le train train tout comme moi, nous avons le même but pour la retraite et tout nos plans se concrétises.

    L’amour est vraiment compliqué, alors que je le pensais bien plus simple, que ça devait être naturel, ça restera mon plus gros « job » défis mais pas encore prêt à le perdre.

    Merci Elysa et Veronique, Elysa, je ne peux accepter de baisser les bras, j’ai en sainte horreur la fatalité, je m’y refuse 😉
    Vous m’avez beaucoup aidé et nous en avons discuté ce midi en déjeunant ensemble en ville, une rare discussion sur nous et notre avenir ensemble.
    Je ne veux pas la perdre, on ne peux pas quitter une femme dont on est dingue.

    Encore merci de votre temps donné 😉

    1. Avec plaisir, Michel…
      Je suis sincèrement heureuse si nos échanges vous ont permis certaines prises de conscience et une réouverture du dialogue avec votre épouse.
      L’amour est en effet compliqué dès qu’il se déroule dans le triangle de Karpman.
      Et pour relever votre plus grand défi de le rendre simple et harmonieux, il y aura sans doute des choses à apprendre, à comprendre au sujet des relations, sentiments, émotions.

      L’amour harmonieux nécessite des apprentissages et du travail sur soi…

      C’est comme pour tout : cela ne devient simple qu’après ces apprentissages et ce travail.
      Alors, oui, chez certains cela semble « inné » (peut-être parce qu’ils ont reçu les bons apprentissages dès leur enfance).
      Mais quand ce n’est pas « inné », cela s’apprend.

      Je vous souhaite le meilleur pour ce beau défi !

      Bien à vous,

      Véronique.

  39. Quelle jolie blog véronique et merci pour votre présence, Longtemps je me suis remise en question, car mon mari est estimé comme un dieu par tous ,(séparer depuis septembre) , Hors la seule qui le vois différent c’est moi,( je pensais avoir un problème) Il se dit se passer de moi, se passer de mes tables et repas romantique, il me fuit du regard, il n’est jamais présent , seul ses occupations comptes,Monsieur est perfectionniste, je doit l’être aussi pour lui, nous ne partagont rien il aime pas sortir à 2, il dit on se fait chier a 2 ,(pourtant je suis attentionnée) il dit que j’en demande trop, mais je n’ai rien de lui, sauf madame fait sa crise faut la sortir se sont ses paroles, ou mange seule, sort seule Il trouve que des excuses sans solutions, nous avons fait une thérapie en ma demande, cela la encore plus envahi ma t’il dit, il est agressif voir violent pour la moindre question, il dit que c’est moi qui le cherche,il n’y a que des réponses incomplète incohérente et contradictoire, me dit que je ne parle que du passé, mais lui ne fait rien pour avancer, étant centrer que sur lui, il a même proposer à un viel ami de m’accompagner à une opération,(jai accepté) même lui proposer de m’emmener 3 semaines en vacance avec cet homme,(jai refusé)
    Maintenant il me reproche de préférer être avec les autres,(c’est faut) et que plusieurs personne mon vu avec un homme en ville, et il m’en veut je n’ai que des reproches, dévalorisations, je fais toujours mal, lui sait travailler, moi je fou rien, Sexuellement,casi néant,3x par an, il est ailleurs, pas de pénétration ( éjaculateur précoce )mais jamais soigné, ses mains sont rarement poser sur moi il cherche ou se positionner, il se cherche des fausse excuse pour s’arrêter dans l’acte ou me dire attend je me repose, ou j’ai un bouton au fesse un poil, il sait même rhabiller me laissant seule nue alors qu’un ami venait sonner au portail
    Il n’est jamais en demande, et me reproche de ne pas le lui proposer plus souvent, ou me refuse en disant qu’il ne va pas se forcer pour ne rien ressentir, qui ne va pas se forcer à me faire plaisir, , voila jai beaucoup plus de reproche que exposer ici, et jai encore le droit à si tu n’es pas contente trouve toi un homme, ou ta cas divorcer je lai entendu des années, je devrai avoir le mérite de divorcer d’avoir attendu temps d’année ma t’il dit pourrez t’on mettre un mot à cette personnalité, ainsi que cette relation véronique ?

    1. Bonjour Céline,
      Selon ce que vous décrivez, j’ai l’impression que vous êtes dans une situation que va plus loin que le comportement Passif Agressif.
      C’est parfois compliqué d’avoir la certitude de poser le bon « diagnostic » juste sur un commentaire d’article mais j’ai l’impression que votre mari serait plutôt dans la catégorie des pervers narcissiques.
      Si j’étais vous, je creuserais plutôt de ce côté-là.
      Bon courage.
      Véronique.

  40. Merci Veronique pour votre réponse, il y a bien longtemps que j’avais cru remarquer aussi , au PN dont plusieurs ressemblance avec mon mari, ce qui me faisait douter c’est que je lis que le PN jouit du mal qui fait, hors mon mari n’en jouit pas, il me dit qu’il n’aime pas me faire du mal, qu’il veut que je soit heureuse, mais se sont que des mots

    1. En effet, ce ne sont que des mots (les PN utilisent très bien les mots comme de jolis emballages qui masquent la réalité).
      Fiez-vous plutôt aux actes et à ce que vous observez concrètement…
      Cherchez le petit sourire discret qui pourrait montrer le plaisir qu’il ressent quand il vous fait du mal, ou le sourire discret de victoire quand il a le dessus dans un conflit.
      Bon courage !

  41. Bonjour Véronique,

    Je viens de divorcer et même si j’arrive de mieux en mieux à me centrer sur moi, je suis malheureusement de ces personnes qui ont besoin de comprendre et de mettre des mots sur les choses… or mon divorce s’est fait dans le mutisme le plus complet de mon ex mari.

    Je sais qu’il semble souvent un peu facile de chercher une « pathologie » à son ex conjoint comme pour se décharger d’une part de la responsabilité de la rupture. Je conçois pourtant mes torts quant à notre crise, nos problèmes de couple, ce qui me pèse encore aujourd’hui c’est la façon dont cette séparation s’est faite. C’est pourquoi j’avais quelques questions quant aux agissements de mon ex mari, pour me donner peut être une partie des réponses que je n’aurais jamais de sa part…

    Disons que nous avons vécu 2 années de couple difficiles, une perte de confiance en lui de mon côté et par la suite pas (assez) d’actes du sien pour m’aider à me relever de cette difficulté. Croyez-vous qu’une sorte de harcèlement de ma part pour avoir des preuves d’amour puisse être une cause de déclenchement d’un comportement passif-agressif ?

    Je m’en suis voulue de ne pas arriver à reprendre confiance en lui et en même temps je ne pouvais pas me contenter de quelques mots sans actes réels. Il me disait qu’il fallait être 2 pour que le couple se remette sur les rails mais j’avais l’impression d’avoir déjà beaucoup donné dans le passé pour notre couple et cette fois j’avais besoin de lui pour y croire. Quand je lui disais ce que je ressentais, il me disait en avoir marre de mes reproches, que je le regardais toujours avec de la colère et que je critiquais tout ce qu’il faisait. J’ai fini par consulter en me disant que j’en demandait trop… En même temps, il avait un comportement presque dépressif par moment : disant qu’il ne comprenait pas pourquoi il n’arrivait pas à agir, qu’il s’habituait à ne plus avoir de tendresse, de potes (il s’était pas mal isolé et ne voyait plus beaucoup d’amis avec ou sans moi, sans que je lui empêche, mais là encore peut être par peur de mes réactions de jalousie…), qu’il avait la sensation de ne servir à rien, à personne. Je me remettais en cause, j’étais donc la source de tout son malheur… J’essayais de comprendre ce qui lui arrivait, me posait des milliers de questions, lui demandait de parler, d’essayer de comprendre lui même son mal être et qu’on verrait ensuite pour nous, mais non, il n’avait pas de problème…

    Au bout de plus d’un an, les disputes continuaient, je me sentais toujours aussi malheureuse de voir qu’il ne me donnait pas d’attentions (écoute, gestes, etc). Par maladresse sûrement, il faisait même plutôt des réflexions vexantes, blessantes, regardait son téléphone quand je lui parlais d’un problème de santé. Un jour je lui ai dit que j’aimerais pouvoir parler de mon travail avec lui, il m’a répondu qu’il ne savait pas trop ce qu’il pourrait m’apporter… De mon côté, je n’arrivais plus à lui donner de tendresse. Le voir me traiter avec un tel désintérêt me bloquait complètement. J’ai commencé à lui dire qu’il vaudrait mieux nous séparer avant de nous détester ou de partir pour quelqu’un d’autre, sûrement en partie pour le secouer aussi. Il me répondait en général qu’il ne comprenait pas comment j’en arrivais à dire de telles choses… Mais il n’arrivait toujours pas à me parler, me disant qu’il avait peur (de moi)… Je culpabilisais d’autant plus d’être une telle sorcière à ses yeux. Au final, j’ai découvert des messages d’amour avec une collègue, celle qui avait été la source de ma perte de confiance 2 ans avant. J’ai mis mon ex mari à la porte.

    Il a passé quelques jours à me dire qu’il ne comprenait pas comment il avait pu en arriver à me / nous tourner le dos, à me trahir, à tout foutre en l’air pour rien, que rien de physique ne s’était passé avec cette femme, qu’elle avait été une bouée et avait essayé de nous aider ( ???), qu’elle n’était rien pour lui ou plutôt juste la source de la destruction de notre couple… Mais encore pas d’actes, puis plus rien. J’ai essayé de le voir pour discuter de la suite de notre histoire (partager la décision de divorcer et les démarches) mais j’ai eu un mur en face de moi. Il m’a même dit (enfin toujours pas écrit) « tu te rends compte que nous en sommes là pour de simples messages ».

    Je lui avais demandé de lancer les démarches du divorce car j’avais déjà assez enduré de choses, il n’a pas dit non, a même pris la carte de visite du notaire que je lui ai donné mais n’a jamais appelé… J’ai donc dû tout lancer seule. Il m’a même dit un jour, après m’avoir envoyé une liste de nos affaires personnelles pour le partage (il s’était fait « reprendre » par le notaire la veille car il devait le faire depuis un moment), que c’était déjà bien assez dur pour lui et qu’il ne fallait pas lui en demander plus, et aussi qu’il lui était trop dur de me voir et me parler simplement. A plusieurs reprises j’ai eu le droit à cette posture de victime, que j’avais mis à la porte, qui avait une petite maison sans jardin pour nos filles, qui était paumé, pour qui la situation était dure à vivre…

    Le jour de la signature avec les avocats je n’ai pas pu me retenir de parler (oui moi je suis son opposé, je n’ai pas de filtre parfois, peut être la cause de sa réaction de mutisme…). Tout ce que j’ai dit ce jour-là, je lui avais déjà dit en face à chaque fois que nous nous étions vus suite à la séparation : qu’il n’avait jamais dit le mot divorce, jamais accepté qu’on partage cette décision, jamais assumé une seule démarche… Sur le coup il n’a presque rien dit. Mon avocate en partant m’a dit « c’est dingue, il n’a laissé transparaitre aucune émotion, juste du serrage de mâchoires, on n’est pas loin du PN ». Je me suis dit que je n’étais peut être pas folle de ne pas trouver son comportement « normal »… Le lendemain, dans un message, il me dit qu’il n’a rien dit la veille devant nos avocates mais qu’il bouillait de l’intérieur devant mes allégations qu’il découvrait, que si je voulais lui dire des choses je n’avais qu’à lui dire en face (c’est toujours ce que j’ai fait), qu’il voyait un psy depuis quelques semaines pour essayer de se sortir de mon emprise, que je n’avais aucun droit de vouloir contrôler sa vie… C’est dur, j’ai recommencé à douter car je n’ai pas assez confiance en moi même si je suis fière d’être restée moi-même depuis tout ce temps (franche, transparente, respectueuse). Je me suis dit que c’était moi qui l’avait transformé en cet homme si froid, menteur, malheureux… 3 jours après il venait chercher le reste de ses affaires, me demandant pour tout si « ça ne m’embêtait pas qu’il prenne ça », il voulait participer à une sortie vélo avec l’école de mes filles et me demandait tous les détails (horaires, organisation) alors que je ne les connais pas mieux que lui. Je me suis retenue de lui dire que si il prenait SA vie en main, il n’aurait pas l’impression que d’autres veulent la contrôler…

    Notre crise a commencé car j’ai découvert qu’il se posait des questions sur notre couple, notre vie, mais sans évidemment m’en parler. C’était la 2e fois de notre histoire (15 ans) qu’il avait des doutes sur sa vie (dont moi) mais qu’il ne m’en parlait pas. La 1e fois avait failli nous être fatale et a eu une conséquence assez dramatique pour moi. La 2e fois aura été le début de la fin de notre couple…

    Je me trompe peut être complètement en croyant que son comportement se rapproche du passif agressif, car même si certains traits existaient déjà je ne retrouve plus du tout celui qu’il était avant, mais j’avais besoin de partager mon histoire pour savoir ce que vous en pensiez…

    Merci beaucoup en tout cas pour vos articles qui m’ont aidé à comprendre certains de mes ressentis et de mes réactions.

    1. Bonjour Émilie,

      Honnêtement, je pense que vous ne vous trompez pas et que votre ex conjoint est bien porteur des comportements typiques du passif-agressif.
      Vous n’êtes pas responsable de cela et vous n’avez pas à culpabiliser d’être quelqu’un qui dit les choses franchement.
      Alors, oui, cela provoque chez lui une réaction de retrait et de mutisme MAIS c’est parce que c’est son mode de défense et cela ne signifie donc pas que vous êtes en tort d’être comme cela. Pour un homme qui ne serait pas PA, c’est même une qualité !
      Si vous allez lire l’article que j’ai écrit https://veroniquebaudoux.com/tous/en-couple-avec-un-passif-agressif/
      vous verrez que, pour que la relation soit plus ou moins acceptable, il vous faudrait toujours modifier ce que vous êtes afin de ne pas le « brusquer ».. pfff… a-t-on envie de vivre avec un enfant qu’il faut ménager ?
      Franchement, même si c’est difficile pour le moment, c’est probablement beaucoup mieux pour vous que cette relation se termine.
      Vous pourrez alors rencontrer un homme pour qui votre franchise et votre désir de dialogue sera un cadeau et non pas un éternel prétexte à se retrancher dans une inaction et une bouderie infantiles.
      Bon courage !
      Véronique.

      1. Bonjour Véronique,

        Merci beaucoup pour votre réponse.

        Je vous avoue que dans un sens, cela me soulage de me dire que mes doutes étaient fondés. Bien sûr mon récit est orienté par ma façon de voir les choses mais j’ai été la plus objective possible. C’est vrai que j’ai souvent eu cette sensation de marcher sur des oeufs, de devoir toujours m’adapter à lui, de ne plus pouvoir m’exprimer ouvertement de peur qu’il prenne encore mes besoins pour des reproches. J’étais effectivement devenue la spécialiste de la culpabilité car je devenais la méchante à ses yeux et du coup aux miens…
        C’était un tort de ma part, j’aurais sûrement dû avoir plus confiance en celle que je suis.

        Est-ce possible qu’il soit devenu comme ça, avec des comportement PA, du moment où je suis passée de l’objet gratifiant à l’objet menaçant n’ayant plus confiance en lui, lui demandant des actes, des paroles ?
        En croyant qu’il était dépressif, je me rassurais en pensant que ça pouvait être « temporaire ». Mais de me dire qu’il est PA, c’est donc qu’il l’aurait toujours été sans que je m’en rende compte.
        Dans un sens, je me dis qu’il m’a traité comme tous ceux « qu’il aime » car il n’a apparemment parlé à personne de son malêtre, de notre séparation, de sa relation avec sa collègue…
        J’ai revu il y a quelques jours mon ex belle mère que je n’avais pas vu depuis des mois pourtant nous nous entendions très bien. Nous avons un peu discuté et elle m’a dit, comme depuis notre séparation, qu’il ne lui parlait absolument de rien. Que récemment il lui avait fait une réflexion blessante et qu’elle s’était rendue compte qu’ils ne communiquaient pas ensemble en fait. Elle lui a dit qu’elle était là pour lui, que si il avait besoin il pouvait lui parler. Il lui a juste répondu que c’était très dur pour lui en ce moment…
        C’est ce qui me fait encore mal parfois aujourd’hui, c’est d’avoir cette impression de m’être « trompée » pendant 15 ans, d’avoir cru qu’il était un autre, qu’il pouvait s’ouvrir à moi vraiment et sincèrement. M’a-t-il alors vraiment aimé un jour… ?

        Alors si c’est bien ça le problème, comment imaginer ne pas se tromper de nouveau…?

  42. Bonjour Véronique,
    j’ai lu avec attention votre article.
    je suis en couple avec un beau spécimen de passif agressif, capable de faire la tête plus de 15 jours ou 3 semaines.

    Que ressens un passif agressif pendant sa période de mutisme profond?
    de la haine? envie de quitter sa compagne?
    j’aimerais comprendre pour mieux réagir.

    est il vraiment incapable d’aimer?

    1. Bonjour Amélia,
      Le plus souvent, quand un(e) PA fait la tête et ne parle plus à sa / son partenaire, l’émotion dominante est la frustration.
      Il estime avoir été injustement traité et ne pas avoir reçu ce qu’il aurait dû recevoir (en reconnaissance, gentillesse, compréhension, ou toute autre forme de soutien) et punit l’autre (le ou la méchant(e)) qui s’est mal comporté(e) avec lui.
      Il ne lui vient pas à l’idée que, peut-être, lui-même n’a pas eu un comportement qui lui aurait permis de « mériter » ce soutien, cette gentillesse, cette reconnaissance.
      Car, comme il a beaucoup de complaisance envers lui-même, il croit que lui fait très bien les choses et que, si l’autre ne donne pas la reconnaissance qu’il estime suffisante, c’est l’autre qui le traite mal.
      Alors, il punit l’autre en ne lui donnant surtout pas ce qu’il ou elle désire : le dialogue.

      Est-il incapable d’aimer ? Et bien cela dépend de ce que on appelle aimer.
      Pour lui : il aime…
      Mais le type d’amour qu’il peut donner est un amour purement tourné vers lui-même et la satisfaction que l’autre lui donne.
      Un peu comme on aime un objet qui nous rend service ou nous procure du plaisir.
      Le PA est trop narcissique pour aimer dans le sens de soutenir l’autre, le comprendre, le valoriser, vouloir le mieux pour l’autre.

      J’espère avoir pu vous éclairer…
      Bien à vous,

      Véronique.

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