passif agressif

En couple avec un Passif Agressif

Quelques descriptions du Passif Agressif


Ceci est la suite de l’article intitulé : « Le passif-agressif, un autre visage de la manipulation » (que vous pouvez lire en cliquant sur le bouton ci-dessous)

Le passif-agressif, un autre visage de la manipulation

En résumé :

Selon Wikipédia, l’expression Passif Agressif désigne un comportement passif d’obstructionnisme, de résistance ou d’évitement dans les relations interpersonnelles ou les activités.

Pour Christophe André, psychiatre, ces personnalités cumulent deux problèmes : d’une part, une hyper-susceptibilité liée à un déficit d’estime de soi : se percevant de peu de valeur, ils attachent une importance majeure à ne pas se sentir infériorisés. D’autre part, ils ne savent pas s’affirmer.*

« Ce qui caractérise principalement ces personnalités, c’est le « oui mais » : ces personnes disent « oui » mais font « non ». Et plutôt que d’accepter les critiques qui suivent leur inaction, de reconnaître leurs erreurs, ils blâment les autres, se placent en victime et se font plaindre. Peut-être cela correspond-il à un mécanisme de défense semi-conscient ? En tout cas, il est clair que ces personnes présentent une altération de l’altérité, c’est-à-dire que leur rapport aux autres est biaisé, ils opposent systématiquement une résistance car ils pensent n’avoir que des droits, aucun devoir », explique le Dr Dominique Barbier, psychanalyste et psychothérapeute.**

Les conséquences sur la/le partenaire


En se souvenant que le narcissisme et la paranoïa sont les deux pôles principaux autour desquels la personnalité du Passif Agressif s’est construite, on devine aisément les conséquences relationnelles de ce trouble psychologique.

Parce qu’il est narcissique, le Passif Agressif est incapable de se mettre à votre place pour comprendre vos besoins et, surtout, il ne ressent aucunement l’élan d’avoir envie de vous faire plaisir.

Parce qu’il est paranoïaque, le Passif Agressif interprète vos besoins comme des tentatives de le contrôler ou de lui prendre quelque chose.

Face à ce duo narcissisme/paranoïa, vous êtes est bien démunie…

Comme il est le seul centre de ses préoccupations, vous êtes réduite à une position d’objet gratifiant ou menaçant.

Tant que vous vous comportez en objet gratifiant, la relation est paisible mais vous ne recevez pour autant ni compliments, ni reconnaissance (le passif Agressif considère que c’est son droit de recevoir).

Et si vous commencez à avoir des besoins, vous devenez objet menaçant et vous devez vous attendre à ne jamais être satisfaite (le Passif Agressif n’imagine pas qu’il ait le devoir de donner).

C’est donc une relation très pauvre pour vous, dans laquelle vous déversez toutes vos ressources sans recevoir grand-chose en échange.

Il ne faut donc pas vous voiler la face : vous êtes face à de la négligence et c’est bien une forme de maltraitance. Mais comme elle est beaucoup moins visible que d’autres formes, vous êtes encore plus perdue car vous ne comprenez pas pourquoi vous vous sentez si peu aimée alors que votre compagnon est vu par le monde extérieur comme un homme tellement agréable et conciliant.

Alors, vous cherchez à comprendre ce que vous faites de travers, ce que vous pourriez améliorer dans votre manière de communiquer, comment vous pourriez être moins plus douce, plus gentille, moins exigeante…

Vous devenez la spécialiste de la culpabilité et de la remise en question alors que lui, de son côté, semble n’avoir jamais rien à se reprocher… 

Parfois, vous vous demandez si vous n’êtes pas en train de devenir folle, déchirée entre l’intuition qui vous souffle que quelque chose ne tourne pas rond chez lui et votre cerveau rationnel qui n’a pas de preuve concrète pour le confirmer (car le cerveau a de grandes difficultés à décoder la violence lorsqu’elle s’exprime sans aucun signe extérieur d’agressivité dans les mots, le ton ou l’attitude non verbale).

Afin de vous aider à comprendre que, non, vous n’êtes pas folle, vous trouverez ci-dessous un tableau reprenant les effets négatifs sur vous, partenaire d’un Passif Agressif.

Une partie de ce tableau est issue du livre d’Isabelle Levert : « Les violences sournoises dans le couple ».***

D’autres éléments sont directement issus de mes observations au fil de nombreuses années à accompagner les personnes qui sont en relation avec des Passifs Agressifs.

Le Passif Agressif et ses enfants

( Qui sont aussi les vôtres )


La main sur le coeur et même si tous ses actes prouvent le contraire, le Passif Agressif jure que ses enfants sont sa priorité et qu’il veut le « meilleur » pour eux.

La notion de ce qui est le meilleur est très variable selon les valeurs culturelles et familiales mais, avec une personnalité plus ou moins saine, il y a moyen de discuter afin de trouver des compromis qui satisfont les deux parents.

Avec un Passif Agressif, le «meilleur» est au départ un concept assez flou, fait principalement de jolis mots qui ne résistent pas à un questionnement sur les actions concrètes qui en découlent.

Avec le temps, vous finissez par comprendre que, pour le Passif Agressif, le «meilleur» pour ses enfants c’est (ensemble ou séparément) :

  • Ce que son parent dominant a fait, a décidé, a choisi, a dit :  Le Passif Agressif ne peut pas remettre en cause les choix de ce parent car ce serait plonger dans ses propres souffrances d’enfance. Penser que les choix de ce parent ont pu être inadéquats, c’est ouvrir les yeux sur la violence/maltraitance/négligence qu’il a subie(s). Il a besoin de croire que la façon dont il a été élevé / traité, est la «norme» car envisager l’inverse présenterait le risque d’ouvrir les yeux sur toutes ses blessures, ses manques, ses regrets et cela menace son mode de défense (la seule manière de survivre qu’il connaît).  Si vous ne faites pas comme son parent dominant a fait, vous êtes donc déjà suspecte d’anormalité.
  • Le strict minimumTous les besoins des enfants qui entrent en contradiction avec ses intérêts à lui (donc tout ce qui pourrait lui prendre trop de temps, lui coûter trop d’argent, lui demander trop d’attention ou de présence) n’existent pas ou sont des besoins inutiles, des caprices des enfants, des exagérations de votre part… Et si vous estimez que ces «besoins inutiles» doivent quand même être satisfaits, à vous d’assumer (vous n’allez quand même pas lui demander de faire ni de payer des choses inutiles !)
  • Les «Principes d’éducation communément admis»,  (même si ils sont vieux de 50 ans) pourvu qu’ils l’arrangent. S’ils ne l’arrangent pas, il les modifiera pour les faire coller à ses intérêts. S’il n’en n’existent pas qui lui conviennent, il en inventera. Au cas où vous lui demanderiez qui, parmi les personnes qu’il connaît, applique ce principe soi-disant universel, il serait bien en peine de vous répondre car en fait, il n’a demandé conseil à personne. Ses statistiques du genre « Tous les enfants de 6 ans vont se mettre au lit tout seuls » reposent sur un échantillon égal à zéro et signifient simplement qu’il n’a pas du tout envie de vous faire plaisir en vous déchargeant de temps en temps de certaines choses. Ce qu’il oublie malheureusement, tout occupé qu’il est à s’opposer à vos demandes, c’est que ces tâches logistiques quotidiennes sont autant d’occasions de créer des liens avec ses enfants. Et plus tard, quand il constatera que ses enfants ne sont pas demandeurs de contacts avec lui, ce sera votre faute à vous qui les avez  montés contre lui.
  • Le contraire de ce que vous, vous estimez le meilleur : Puisqu’il vous soupçonne d’emblée de vouloir le piéger, chaque besoin des enfants qui serait exprimé par vous est certainement une tentative de votre part de le contraindre à quelque chose et/ou une manière de lui donner des ordres auxquels il doit s’opposer. Or, tant que les enfants ne sont pas en âge d’exprimer leurs besoins de manière autonome, c’est forcément par vous que cela passe (n’oublions pas que lui, incapable de se mettre dans la peau d’un autre, ne devine aucun des besoins des enfants, même les plus évidents). Pour s’opposer à vous, il adoptera systématiquement l’inverse de ce que vous proposez. Il est midi et demi, le bébé pleure de faim, vous êtes occupée à faire les lessives et vous lui demandez de réchauffer un petit pot ? Les petits pots, cela coûte cher… Ne pouviez-vous pas penser à peler des carottes à temps ? Quelques jours après, vous lui demandez de peler des carottes… Pensez-vous qu’il n’a que cela à faire ? Vous devriez être moins exigeante sur la qualité de la nourriture et réchauffer un petit pot… Non, non, il n’a pas peur d’être incohérent… Sa cohérence à lui, c’est de s’opposer à vous.

Dans ce domaine-là comme dans les autres, puisqu’il ne fait pas, il faut bien que quelqu’un fasse… et ce quelqu’un c’est toujours vous… Puis il vous reprochera de ne pas lui laisser de place (voire de vouloir volontairement l’évincer afin d’assurer votre «emprise» sur les enfants)

Le monde extérieur aura tendance à penser comme lui : vous en faites tellement qu’il n’a pas la possibilité de prendre sa place de père, insinue-t-on avec plus ou moins de diplomatie (plutôt moins que plus, d’ailleurs)

Oui, vous ressemblez à une fourmi affairée qui veut tout contrôler et gérer la totalité de la logistique familiale…

Oui, il semble être maintenu à l’écart, le pauvre… Pour un peu, de fourmi vous deviendriez mante religieuse…

Comment expliquer aux spectateurs que la vie quotidienne lui a offert mille occasions de prendre sa place de parent sans qu’il ne lève le petit doigt pour le faire ?

Vous seriez ravie (et soulagée) qu’il prenne certaines choses en charge. Sauf que, quand vous le demandez (et SURTOUT si vous le demandez), son opposition passive lui fait oublier, négliger, mal faire ou faire l’inverse de ce qui avait été décidé.

Vous seriez également ravie qu’il voie ce qu’il y a à faire sans que vous ayez à le lui demander (cela éviterait déjà qu’il aie la sensation que vous le commandez)… Et, honnêtement, il y a des choses qui sont évidentes, que la plupart des parents font et que tout adulte normalement constitué voit…

Mais vous avez depuis longtemps compris que ce n’est qu’un rêve et qu’il ne semble pas équipé des mêmes yeux que les autres car il ne prend aucune initiative. (Forcément : si c’est lui qui prend l’initiative, il ne peut pas vous reprocher de le commander).

Pour le laisser «prendre sa place», les conseils bien intentionnés pleuvent : 

  • vous devriez réfléchir à la meilleure manière de demander sans lui donner l’impression de le commander, (1001 tentatives, est-ce suffisant pour pouvoir dire qu’on a sincèrement tout essayé ?)
  • vous devriez le laisser prendre des initiatives, (le problème c’est bien qu’il n’en prend pas)
  • vous devriez le laisser faire à sa manière,  (ne rien faire, est-ce vraiment une «manière de faire» ?)
  • et surtout, vous devriez prendre les précautions de bien le laisser exprimer son avis avant toute décision. 

Mais vous, vous savez qu’il n’a pas réellement d’avis et qu’il se réfugiera derrière sa prétendue incompétence/impuissance pour ne pas se positionner… «Je ne sais pas» occupe la deuxième place au top 10 de ses réponses quand vous lui demandez quelle solution il envisage à un problème lié aux enfants. (La première place étant occupée par « Mais il n’y a pas de problème ».)

Vous avez appris que même lui proposer d’y réfléchir est déjà un ordre à ses yeux et il n’y réfléchira donc pas jusqu’à ce que vous reveniez avec le même sujet sur lequel il ne saura toujours pas vous répondre (sauf si vous donnez votre propre avis, alors, il connaîtra le sien : le contraire du vôtre).

Toute la logistique familiale vous occupe déjà 24h sur 24 et vous n’avez pas le temps de passer une maîtrise en diplomatie pour qu’il décide s’il préfère donner le bain aux enfants (Est-il vraiment nécessaire de les laver tous les jours ?) ou préparer le repas (Doivent-ils vraiment avoir des légumes tous les jours ? Ne peut-on pas leur donner une tartine ?).

Alors oui, vous avez pris l’habitude de tout faire parce que c’est plus simple et que cela va plus vite !

Après, il vous restera à essayer de ne pas vous sentir coupable quand les yeux extérieurs vous renverront l’image de cette vilaine mante religieuse qui ne laisse pas sa place au père.

Le Passif Agressif peut-il apprendre ?


La plupart des parents sont emplis de doutes et se demandent sans cesse : « Suis-je un bon parent ? ».

Le Passif Agressif n’a pas de doutes : il est un bon père (point barre).

La plupart des parents, pour se rassurer ou s’améliorer si nécessaire, posent des questions à des amis, à des professionnels, ils lisent des livres, vont à des conférences, échangent avec d’autres parents. Bref, la plupart des parents savent que c’est un rôle difficile, qu’ils apprennent « sur le tas » et que des conseils extérieurs peuvent les aider à mieux remplir leur rôle.

Le Passif Agressif n’a pas besoin de tout cela : lui il sait ce que c’est être un bon parent (D’ailleurs, il participe financièrement à leurs frais… C’est bien la preuve qu’il est un bon père, non ?)

Et si vous essayez de lui montrer qu’il a quand même des failles et/ou que les besoins des enfants sont différents de ce qu’il pense, c’est vous qui êtes exigeante et harcelante.

En fait, le Passif Agressif éprouve d’énormes difficultés à se remettre en question. Douter de soi, penser que l’autre pourrait savoir quelque chose qu’il ne sait pas, imaginer qu’un autre point de vue pourrait être meilleur…  tout cela est terriblement menaçant pour son image de lui-même. Alors, il préfère la position « Je sais tout et je sais tout faire », il campe sur ses certitude rigides et cela le rend très résistant aux apprentissages et donc au changement.

Cependant, quand les enfants grandissent et qu’il est obligé de tenir compte de leur avis (à partir d’un certain âge, il ne peut plus les traiter comme des objets sans volonté propre ou des petits animaux dociles), le Passif Agressif modifie parfois ses comportements vis-à-vis d’eux.

En effet, si les enfants apprennent à donner un mode d’emploi clair de la manière dont ils souhaitent être traités, ils peuvent obtenir de leur père un minimum d’attention réelle.

En mettant eux-mêmes leurs limites et en l’informant des conséquences si leurs limites ne sont pas respectées, par exemple: « Je veux bien passer la soirée avec toi mais si tu es devant la télévision, alors, je préfère aller voir mes copains.

C’est au moment où les enfants seront devenus autonomes et n’auront plus besoin de lui que le Passif Agressif ressentira son propre besoin d’avoir des contacts avec eux et qu’il sera prêt à faire des efforts pour qu’ils aient envie de ces contacts.

Cela s’explique par le fait que, quand les enfants sont devenus autonomes affectivement, il ne ressent plus de pression ni de votre part ni de la leur pour qu’il s’en occupe et il n’est donc plus dans son processus de résistance à la demande de l’autre (puisqu’il n’y a plus de demande).

Que pouvez-vous dire aux enfants ?


Personnellement, je pense que c’est une erreur de vouloir à tout prix préserver les enfants de la réalité. Ils sont bien plus lucides et conscients que nous le pensons.

Voici les réponses d’un de mes petits patients de 5 ans, fils d’un Passif Agressif :

Comment sais-tu que ta maman t’aime ? : « Parce que je le sens. »

Comment sais-tu que ton papa t’aime ? : « Parce qu’il me le dit. »

Un enfant sent quand on est véritablement soucieux de son bien-être, quand on est attentif à ses besoins affectifs, quand on l’écoute et qu’on le traite avec bienveillance. Un enfant sent quand on aime être avec lui.

D’un côté, ils sentent que leur père les néglige, ne leur accorde pas d’attention, rechigne à s’occuper d’eux, ne tient pas compte de leurs demandes…

De l’autre côté, leur père affirme qu’ils sont sa priorité et qu’ils ont de la chance d’avoir un père aimant…

Ils sont donc dans la plus totale confusion entre ce qu’ils sentent et ce qu’ils entendent.

La société fait peser sur les épaules des mères la responsabilité de « préserver l’image du père ».

Alors, c’est bien joli comme théorie mais…

Chacun n’est-il pas responsable de l’image que les autres ont de lui ?

Avons-nous besoin, nous les mères, que quelqu’un se charge de préserver notre image ? Si nos enfants ont une bonne image de nous, n’est-ce pas parce que nous avons agi de telle manière que cette image soit le reflet de la réalité ?

Pour que quelqu’un soit respecté, n’est-il pas indispensable qu’il agisse de manière respectable ?

D’autre part, n’est-ce pas mentir à nos enfants que de leur dire « Si, si, ton père est parfait avec toi » alors qu’ils ressentent le contraire ?

En cautionnant les comportements négligents de leur père, nous risquons d’entretenir leur confusion et ils n’auront pas de repères clairs sur ce qui est de l’amour et ce qui n’en n’est pas.

Si il y a contradiction entre ce qu’ils sentent et ce que les adultes leur disent, ils croiront que c’est eux qui se trompent.

Plus tard, ils n’oseront plus faire confiance à leur instinct au sujet des relations et ne seront donc pas capables de repérer les personnes toxiques pour eux, ni même simplement, de se faire entendre et de veiller à ce que leurs besoins soient respectés.

Alors, il ne s’agit évidemment pas de mener une campagne de dénigrement systématique… Cela ne peut pas être positif et constructif pour eux.

Mais il s’agit de valider leur ressenti.

Dans son livre : « Enfants de manipulateurs, comment les protéger ? », Christel Petitcollin ***** écrit :

« Si j’ai froid et que l’on me fait croire que le radiateur de la pièce fonctionne, je vais me poser beaucoup de questions sur ma santé. Si je sais que le radiateur est cassé, je ne serai plus étonnée d’avoir froid et j’irai chercher de la chaleur ailleurs. C’est exactement ce qu’il se passe pour les enfants de manipulateurs. Tout le monde conspire pour leur faire croire que le radiateur est allumé alors qu’il est glacé. Pendant des années, il se demandera pourquoi il a si froid à son âme et culpabilisera de ne pas avoir su trouver l’amour… là où il n’y en n’avait pas.

Il faut vraiment arrêter de prétendre qu’il y a de l’amour où il n’y en n’a pas. Il me paraît important de prévenir l’enfant de la pathologie de son parent pour éviter qu’il ne se croie lui-même pas aimable. Ce n’est pas lui en tant qu’enfant qui est le problème, c’est son parent qui a des dysfonctionnements. »

Cet extrait a le grand mérite de résumer parfaitement le fait que vos enfants pourront mieux se construire si ils connaissent la réalité. En essayant de préserver l’image du père comme la société l’exige de vous, vous risquez de ne pas leur donner les bonnes informations et de fausser leur jugements sur eux-mêmes et sur l’amour.

Est-il possible de sortir du cercle vicieux ?


Vous l’aurez compris, la vie de couple (et de parents) avec un(e) Passif Agressif est loin d’être de tout repos…  Cela demande des trésors de patience pour parvenir à établir une bonne collaboration logistique (et éventuellement recevoir un peu de reconnaissance). Mais cela signifie qu’il faut mettre en place des modalités de fonctionnement qui ne sont pas nécessairement dans votre nature. Il va falloir beaucoup réfléchir avant d’agir et oublier la spontanéité pour entrer dans une forme de stratégie.

Cela peut être très décourageant de se dire qu’il faudra tant d’efforts pour « obtenir » des choses qui devraient aller de soi : de la gentillesse, du soutien, de la valorisation, un miroir positif de soi, une participation aux tâches…

Et il faut certainement évaluer si cela vaut vraiment la peine de mettre autant d’énergie pour que la relation tourne plus ou moins rond.

Si, par ailleurs, votre partenaire Passif Agressif possède de belles qualités auxquelles vous êtes très attaché(e), si vous partagez certaines valeurs essentielles, si le nombre de bons moments reste suffisant, s’il n’est pas trop tard OU si, pour le moment au moins, vous décidez de rester avec lui, voici quelques conseils que vous pouvez mettre en oeuvre pour essayer d’améliorer les choses :

  • N’essayez pas de lui ouvrir les yeux sur son dysfonctionnement (inutile de lui faire lire cet article ou de lui asséner le diagnostic de Passif Agressif). Cela risque d’engendrer une spirale infernale car il ressentira cela comme une tentative supplémentaire de le contrôler.
  • Pour autant, ne fermez pas les yeux sur les méthodes qu’il utilise et ne faites pas comme si vous n’aviez rien remarqué. Chaque bouderie, chaque repli sur soi, chaque évitement est un message et il est important que vous en accusiez réception. (Tu sembles fâché, que se passe-t-il ?)
  • Invitez-le à dire ce qu’il a sur le coeur au jour le jour afin de vider les petits abcès de la vie quotidienne en exprimant directement son opinion plutôt qu’en s’opposant passivement.
  • Demandez-lui son avis sur le plus de choses possibles car il s’opposera systématiquement s’il n’a pas participé à la décision.
  • Evitez à tout prix de prendre la position du parent qui gronde son enfant. N’évoquez pas des valeurs de bien ou de mal ou ses obligations morales. Décrivez de manière factuelle (et avec douceur) ce qui vous pose problème dans son comportement.
  • Adoptez le plus possible les principes de la communication non violente (CNV). En résumé : Quand ceci se passe, je ressens… Or, j’ai besoin de… Serais-tu d’accord pour… ?
  • Essayez que vos enfants expriment directement leurs besoins à leur père (s’ils sont déjà suffisamment grands pour cela) afin d’éviter que votre partenaire ne fasse une confusion entre répondre aux besoins de ses enfants et vous faire plaisir à vous.
  • Proposez d’entamer une thérapie conjugale en la présentant comme une aide pour que tout le monde se sente mieux (et donc, bien évidemment, il ne faut pas lui proposer cela comme une manière de régler ses problèmes relationnels à lui).

Il est important d’être conscient(e) de différents éléments qui ne changeront pas (ou très peu) :

  • Il  vous faudra toujours prendre mille précautions pour qu’il collabore.
  • Vous devrez toujours être très diplomate pour que la communication soit possible.
  • Il y aura toujours un déséquilibre entre ce que chacun de vous prend en charge : vous pro-active et lui très passif.
  • Il vous faudra toujours ménager sa susceptibilité.
  • Il sera toujours nécessaire de le valoriser tandis que vous recevrez peu de compliments et peu de soutien.
  • Il ne faut jamais attendre de lui qu’il reconnaisse  ses erreurs.
  • Vos propres besoins ne seront jamais le centre de ses préoccupations.

Bref, vous serez toujours face à un enfant / adolescent qu’il faut traiter avec ménagement, patience et douceur. Sans véritablement recevoir beaucoup d’égards en retour (comme avec un adolescent qu’il faut prendre avec des pincettes sans qu’il soit capable de vous manifester de la gratitude pour votre patience envers lui).

Vous êtes la seule personne en mesure d’évaluer si toutes les raisons pour lesquelles vous souhaitez maintenir votre couple compensent ce déséquilibre relationnel.

Quels enseignements sur vous-même ?


Que vous décidiez d’essayer d’améliorer la relation ou que vous décidiez de la rompre, il sera très utile de chercher à comprendre pourquoi vous avez été attiré(e) par cette personne et ce qui, en vous, permet aux mécanismes du Passif Agressif de fonctionner.

Le but n’est pas de culpabiliser (le Passif Agressif vous culpabilise déjà bien suffisamment) mais de transformer en vous-même ce qui peut l’être. Car nous n’avons pas le pouvoir de changer l’autre… Nous n’avons de pouvoir que sur nous-même…

J’ai remarqué que les partenaires des Passifs Agressifs présentaient très souvent la combinaison des deux caractéristiques suivantes :

  • Une forte propension à entrer dans le rôle du Sauveur : Le Passif Agressif semble être un homme gentil et conciliant mais un peu désarmé face à la vie, souvent victime des « autres » et il suscite donc l’envie de l’aider à s’épanouir et à développer tous ses potentiels.
  • Une blessure d’enfance qui les fait douter d’être dignes d’amour : Lorsque l’on est porteur d’une blessure, on cherche inconsciemment le partenaire le plus susceptible de réactiver cette blessure (tout en espérant qu’il va la guérir). La plupart du temps, les partenaires des Passifs Agressifs sont porteur de la blessure d’humiliation/abus (souvent confondue avec la blessure d’abandon). Je développerai le sujet de cette blessure méconnue dans le prochain article : Êtes-vous porteur de la blessure d’abus ?

Il est très fréquent que le Passif Agressif refuse d’entamer une thérapie (individuelle ou de couple) puisqu’à ses yeux, tout va très bien chez lui (sa blessure narcissique est telle que son ego ne supporte pas l’idée qu’il pourrait avoir des failles).

N’attendez pas qu’il se décide à franchir le cap (ce qui n’arrivera peut-être qu’au moment où vous lui annoncerez que vous souhaitez rompre) pour faire un travail thérapeutique de votre côté.

Cependant, ne partagez pas trop avec lui ce que vous découvrez sur vos propres failles car cela lui donnerait des arguments supplémentaires pour faire peser sur vos épaules toute la responsabilité de vos difficultés relationnelles.

Il pourrait vous dire, par exemple : « Tu es fâchée que je ne donne pas le bain aux enfants parce que tu as souffert du sexisme qui régnait dans ta famille »… Euh… oui, c’est vrai que vous avez été marquée par les inégalités filles-garçons… Pour autant, vous travaillez tous les deux et il est donc logique que vous répartissiez équitablement les tâches logistiques familiales.

Il risque donc d’utiliser contre vous tout ce que vous seriez amenée à lui confier ce que vous découvrez avec votre thérapeute quant à vos blessures et leurs conséquences.

Votre thérapie doit vous aider vous et non pas lui donner à lui des armes supplémentaires.

Découvrez vos besoins et apprenez à les exprimer selon les principes de la Communication Non Violente, travaillez vos blessures qui vous font croire que ne vous ne pouvez pas être aimée, augmentez votre estime de vous de manière à ressentir au plus profond de vous méritez d’être bien traitée, apprenez à sortir des jeux de pouvoir de type « Sauveur-Victime-Bourreau »…

C’est un cadeau que vous vous faites à vous-même et vous évaluerez ensuite l’impact que cela a (ou non) sur lui et sur votre relation.

Sources :

*Je résiste aux personnalités toxiques (et autres casse-pieds) de Christophe André & Muso.

**La fabrique de l’homme pervers de Dominique Barbier.

***Le passif agressif et sa compagne d’Isabelle Levert, psychologue et auteur de : Les violences sournoises dans le couple : à lire ici

****Doctissimo : article sur le passif agressif : à lire ici

***** Enfants de manipulateurs, comment les protéger ? de Christel Petitcollin. Plus de renseignements ici

Commentaires

  1. Merci Véronique pour ce bon résumé. ….. c’est exactement ce que je vis….. je me sens seule, délaissée, mes besoins sont mis se côté ignore… et je m use a tout donner, j’ai l impression d être face à un adolescent. .. il joue aux jeux vidéos des qu’il a du temps libre et je viens en plus de découvrir qu’il dépense tout son argent. … et moi je paie toutes les charges toutes les courses…. et il me fait culpabiliser car il ne travaille pas beaucoup pour fairé les travaux de ma maison. .. Donc il est tout le temps a découvert à cause de moi…. je crois que la conclusion s’impose. ….. la rupture…. je m y prépare. … mais j’ai besoin avant de reprendre es forces de me centrer sur moi porte en être capable…. j’ai quand même envie de lui renvoyer cette irresponsabilité avec son adduction aux jeux et de lui prouver qu’il dépense beaucoup d argent …. Est ce une bonne idée de dévoiler que jai été voir ses comptes bancaires?????

    1. Author

      Bonjour Béatrice,

      Honnêtement, je ne pense pas que ce soit une bonne idée de lui dire que vous êtes allée voir ses comptes bancaires…
      J’imagine bien que vous ayez envie de lui montrer à quel point il est irresponsable mais, de toute manière, il ne reconnaîtra pas cette faille (le PA ne reconnaît pas ses erreurs/défauts….)
      Et c’est donc plutôt inutile d’essayer…
      D’autre part, le fait d’apprendre que vous êtes allée voir ses comptes le rendra encore plus méfiant vis-à-vis de vous et il vous cachera encore plus de choses.
      Par contre, ce que vous pourriez essayer de faire, c’est de lui exprimer que vous vous n’en sortez pas financièrement à tout devoir prendre en charge et de lui demander s’il peut financer certaines choses.
      Là vous verrez bien s’il est prêt à faire des efforts (et à dépenser moins pour ses loisirs) pour pouvoir participer aux frais.
      Si il refuse, vous aurez la preuve (une de plus) que ce couple n’est pas un couple dans lequel vous pourrez être soutenue mais bien un couple où l’autre prend le maximum en donnant le minimum.
      Cela vous aidera à confirmer votre décision de rupture.

      Bon courage !

      1. J’ai pris la décision après une semaine de réflexion de rompre…. je suis soulagée de cette décision. … merci pour vos bons conseils……. à moi maintenant de prendre le temps pour moi de me reconstruire et ne tout faire pour ne plus être attiree par ce genre de personnage … PN ou passif agressif….

        1. Author

          Je pense que vous avez pris la bonne décision, Béatrice !
          C’est un choix courageux !

  2. Bonjour Véronique
    Votre article est excellent et d’une richesse extrême, comme d’habitude!! Aussi ai-je vraiment hâte de lire l’article qui suivra sur la blessure d’abus, qui ne me parle pas vraiment… Je pensais avoir en moi une blessure d’abandon….
    Je me retrouve absolument dans votre article, si ce n’est que, pour ma part, il s’agit de mon ex mari et qu’il est vraiment très toxique pour mes enfants. Voici les difficultés que je rencontre aujourd’hui:
    – mon aînée, âgée de 13 ans, se détache de plus en plus de son père. Elle y va de moins en moins volontiers et pleure quand il leur propose des choses qui ne lui conviennent pas. Par exemple, il les a la 1ere semaine des vacances de Noël et va les laisser seules tte la journée. Il va travailler. Ils passeront Noël chez leur grand mère maternelle. Mais les filles détestent y aller.
    Elle a été suivie par une psychologue pour problème d’enuresie secondaire quand elle avait 10 ans environ
    – ma petite a 10 ans. Elle rejette tte discussion relative à son père. Elle est très nerveuse et est suivie par un psychologue.

    Aucune de mes filles n’ose parler à son père de peur de le peiner, disent elles.

    Lui se pose en réelle victime de la vie, de moi, bref exactement ce que vous dites.
    Nous possédons encore des biens immobiliers ensemble qu’il refuse de vendre.

    Je me demande que faire pour mes enfants et quoi leur dire. Je les vois en souffrance et je ne sais absolument pas quoi faire. Il ne s’en occupe pas, les laisse toujours seules, ne leur paie même pas un livre scolaire, nie leurs besoins….

    Je ne sais pas si vous saurez me donner qq pistes pour nous aider…

    Merci encore et bon dimanche

    Stéphanie

    1. Author

      Bonjour Stéphanie et merci beaucoup pour vos compliments chaleureux.

      Je crois que vos filles deviennent suffisamment grandes pour que vous leur disiez les choses telles qu’elles sont…
      Vous pourriez peut-être aborder le problème en leur disant quelque chose comme : « Je pense que vous souffrez de l’attitude de votre père et je vous comprends parfaitement. Il est plus préoccupé de lui-même que des autres et, même s’il croit aimer, il en est incapable. Ce n’est pas de votre faute… Il est comme cela avec tout le monde et pas uniquement avec vous : c’est comme s’il était un ordinateur auquel il manque un logiciel… Chez lui, il manque le logiciel « parent » et il est inutile d’essayer de le faire fonctionner. Je comprends aussi que vous ayez peur de lui faire de la peine et vous n’êtes pas obligée de lui parler pour lui dire ce que vous pensez de son attitude (il ne comprendrait pas) mais vous pouvez essayer de dire ce dont vous avez envie quand vous êtes chez lui. Et nous pouvons réfléchir ensemble à ce que vous pourriez demander (avoir une baby sitter plutôt que de rester seule, aller chez une amie…).
      Ce n’est pas à vous de veiller à ce qu’il soit heureux : il est un adulte et vous êtes les enfants. Quand on est adulte, on est responsable de sa vie et votre père a choisi d’accuser les autres de ses malheurs plutôt que d’agir pour être heureux. Il pourrait faire un autre choix. Bientôt, vous serez assez grandes pour donner votre avis quant au mode de garde mais, en attendant, nous pouvons réfléchir ensemble à comment les séjours chez lui pourraient être moins pénibles pour vous. »
      etc…
      Le but est de dire les choses telles qu’elles sont afin qu’elles ne soient pas perdues entre ce qu’elles ressentent (il fait froid) et ce qu’il leur dit (le radiateur fonctionne bien).
      Vous, vous pouvez leur dire que le radiateur ne fonctionne pas et qu’elles devront aller chercher de la chaleur ailleurs.

      Sans le dénigrer, vous pouvez montrer que vous ne cautionnez pas la manière dont il agit en général et vis-à-vis d’elles en particulier.
      Cela les aidera à faire confiance en leurs ressentis.

      J’espère que ces pistes vous aideront un peu (n’hésitez pas à lire le livre de Christel Peticollin : « Enfants de manipulateurs »)…
      Même si les exemples donnés sont très durs (et correspondent surtout à des manipulateurs pervers), la partie qui concerne la manière de se positionner vis-à-vis des enfants est vraiment très intéressante et pourra vous être utile).

      Bien à vous,

      Véronique.

      1. Un immense merci, Véronique, pour votre réponse!!! Vous m’aidez beaucoup ! Je vais commander le livre dont vous parlez. Mon ex mari étant un vrai pervers narcissique, je devrais y trouver des pistes intéressantes.
        La partie de votre article qui nous invitait à nous demander pourquoi nous étions attirés par ce genre de personnalité m’a vraiment interpellée car, même après mon divorce, je suis à nouveau tombée sur ce genre de personnalité très perturbée ( des mythomanes, en fait). La rupture est beaucoup plus simple sans enfants. Mais, avec des enfants en commun, c’est très compliqué, car on ne peut rompre totalement le lien, et qu’on voit les petits souffrir.
        Merci beaucoup en tout cas et une très belle journée à vous!!!
        Stéphanie

        1. Author

          Avec plaisir, Stéphanie…
          Ls manières de parler aux enfants que j’ai proposées en exemples sont inspirées du livre de Christel Petitcollin… et je pense que cela vous soulagera de lire que vous n’avez pas l’obligation morale de faire la pub de votre ex-mari pour que vos filles aient envie d’aller chez lui alors que lui-même ne met rien en place pour leur donner cette envie.

          Je vais essayer d’écrire au plus vite l’article sur la blessure d’abus (il y aura aussi un programme audio visant à travailler cela)…
          Il me faudra cependant certainement une bonne quinzaine de jours…

          Belle journée à vous aussi,

          1. Bonjour Véronique,
            J’ai donc acheté le livre de Petitcolin que vous m’avez conseillé… J’y ai retrouvé tout mon vécu!! Ce livre est super! J’y ai aussi retrouvé les agissements de l’ex femme de mon compagnon. C’était moins évident pour moi car, cette femme ayant été alcoolique, je mettais plutôt sa personnalité perturbée sur le compte de l’alcool…
            Si le père de mes enfants est difficile à gérer, l’ex femme de mon compagnon l’est encore plus: elle ne vient jamais voir ses enfants, prétextant toujours un empêchement de dernière minute: il peut s’agir de manque d’argent, de voiture en panne, de cotes cassées suite à une chute dans la baignoire, d’un sdf qui l’aurait tabassée au moment de rejoindre les enfants, bref…
            En revanche, elle demande tjs à les avoir en dehors des jours prévus par le jugement. Elle ne se manifeste pas de deux semaines, puis appelle le grand 10 fois par jour et lui retourne le cerveau en moins de deux…. Elle achète toujours des vêtements hors de prix à son garçon, au grand désespoir de son père. La petite n’a pas droit aux appels ni aux cadeaux hors de prix…. La mère raconte aussi qu’elle s’est fait frapper par son copain.
            Mon compagnon essaie de montrer aux enfants le visage de leur mère mais ils sont dans un déni total. Il les voit malheureux mais ne sait pas quoi faire. Je lui ai dit de laisser faire et de ne pas discréditer la mère, mais mon compagnon est très en colère contre elle qui ne fait rien d’autre que détruire ses enfants…. Bref, c’est vraiment compliqué et on ne sait pas trop quoi faire…

            Merci en tt cas beaucoup pour vos précieux conseils, qui nous permettent toujours beaucoup d’avancer!!

            Très belle journée à vous!!

            Stéphanie

          2. Author

            Bonjour Stéphanie,

            Excusez-moi d’avoir un peu tardé à vous répondre… J’avoue que j’ai des difficultés à suivre pour lire tous les (longs) commentaires qui arrivent pour le moment.

            La colère de votre compagnon est légitime… Et je pense qu’il a en partie raison de vouloir préciser les choses auprès de ses enfants.
            Vous lirez dans le livre de Christel Petitcolin qu’il est important de valider les ressentis des enfants (et c’est plus important que de « préserver l’image de la mère »)
            Je partage son avis…
            Il n’est évidemment pas obligé de dire « Ta mère est ceci ou cela, et d’assortir cela d’insultes ou de jugements péremptoires qui impose aux enfants ce qu’ils doivent penser.
            Mais il pourrait, par exemple, leur demander : « Et toi, que penses-tu, que ressens-tu quand ta mère fait ceci ou cela, dit ceci ou cela ? »
            Et ensuite, selon leurs réponses, ajouter : « Je suis d’accord avec toi, ce n’est pas très gentil… » ou « Moi, je pense que, quand on est un parent, on ne peut pas ou on doit faire ceci ou cela… »
            Et si elle ment, leur dire : « Crois-tu que ce que dit ta mère est vrai ? »…. « N’est-il pas déjà arrivé dans tel ou tel exemple qu’elle ne dise pas complètement la vérité ? Est-ce que cela ne pourrait pas être pareil cette fois-ci… ? »

            L’idée, c’est de questionner l’enfant sur ce que lui ressent ou pense…
            Pour valider ses ressentis/opinions et le guider pour lui donner les repères sains sur ce qu’est le rôle d’un parent.

            Faire semblant que l’on cautionne le comportement de l’autre parent, c’est entretenir un mensonge…

            Après, il s’agit de le faire calmement, sans injures, avec une certaine forme de détachement.
            Et c’est très difficile quand il s’agit de la souffrance de nos enfants…

            Bon courage !

            Véronique.

  3. Bonjour Véronique,
    Cela semble si facile à vous lire, et pourtant. Qu’il est dur d’être clairvoyant, quant à soi, l’autre (le partenaire), les enfants, l’entourage. Maintenant je sais qu’il faut faire confiance à son ressenti (nos antennes du bien-être), mais pas toujours facile d’exprimer avec des mots, ce qui ne rend pas forcément compte de la légitimité de notre pensée. Oui, je sais cela renvoie à un manque d’estime de soi, on (je) se mord la queue, ressassant les mêmes pensées (négatives) qu’on tempère par la volonté (cette furieuse volonté) de dire « stop » et d’aller de l’avant. Ouf. Reste que cette volonté est fugace et qu’il faut la réactiver en permanence.
    J’ajouterais qu’il est loin d’être simple d’expliquer à ses enfants la relation et la nature du père (ex.), aussi « aimant » et démonstratif soit-il (c’est-à-dire, le minimum). Le risque (la peur) en ce qui me concerne est de trouver une opposition systématique (surtout s’il s’agit d’une fille, qui plus est, en passe/train de devenir une ado) : le rapprochement avec le père est inévitable et l’éloignement d’avec la mère de même. J’espère qu’elle saura faire la part des choses, elle n’est pas bête, mais en proie à des influences parfois négatives (elle se pose souvent en tant que « sauveuse » avec ses copines sans en avoir conscience).
    Enfin, je me dis que décidément, la vie de couple est loin d’être aussi satisfaisante et bienfaitrice qu’elle devrait l’être. Que d’efforts : s’ils sont vains, n’est-ce pas le signe qu’il faut cesser de s’évertuer à espérer un mieux ? Le célibat a ses avantages, mais aussi ses failles : j’aime ma liberté. Etre seule ne me gêne pas tant que ça, mais me savoir seule finalement me fait de la peine. Cette sensibilité m’exaspère et me met en colère contre moi-même.
    Vivement votre article sur la blessure d’abus (même si on en a déjà parlé), une piqûre de rappel sera bénéfique !
    Bon dimanche ensoleillé,
    lili

    1. Author

      Bonjour Lili,

      Ce n’est effectivement pas facile d’être clairvoyant(e) et c’est certainement fatigant de devoir sans cesse être vigilante (d’autant plus quand, comme vous, on doit l’être sur de nombreux fronts en même temps).
      Pour répondre aux points que vous soulevez (et qui rendent les choses encore plus difficiles) :

      – Il n’est pas toujours nécessaire d’exprimer son ressenti avec des mots bien détaillés pour légitimer notre opinion. Surtout avec des manipulateurs qui vont utiliser nos arguments contre nous (même avec des raisonnements complètements dingues). Avec les manipulateurs, le mieux est justement de mettre le moins de mots possibles car ce sont nos justifications quant au bien-fondé de notre opinion qui vont être nos pièges. Pas de justification, donc : un « Non » ou un « Cela ne sera pas possible » peuvent suffire.

      – L’idée que les filles se rapprochent de leur père et s’éloignent de leur mère au moment de l’adolescence n’est pas une vérité absolue… Et dans le cas des pères manipulateurs, ce n’est pas nécessairement le cas, au contraire. Je connais plusieurs jeunes filles de pères manipulateurs qui sont restées très proches de leur mère. D’autant plus que, quand leur fille grandit, il arrive souvent que les manipulateurs voient en elle le symbole de ce qu’ils combattent : la femme. Et leur manière d’agir se met à ressembler à ce qu’ils faisaient à leur ex-femme… ce que la jeune fille perçoit très bien.

      – Le fait de dire la vérité aux enfants sur le fonctionnement de leur père a surtout comme objectif de valider leurs ressentis afin qu’ils se fassent confiance et qu’ils apprennent à utiliser leur sens critique en faisant confiance à leurs capacités de jugement. Cela peut prendre la forme : « Et toi, que penses-tu de cette action de ton père ? Et toi, que ressens-tu quand ton père fais ceci ou cela ?  » Puis de valider en leur disant : « Je pense que tu as raison, moi aussi je trouve que…  » ou « Je comprends que tu ressentes cela, c’est normal, je ressentirais cela aussi. Je pense que quand on aime quelqu’un, on ne fait pas ceci ou cela… Je pense que quand on est parent, on n’agit pas comme ceci ou comme cela »…

      – La vie de couple peut être satisfaisante et bienfaitrice… heureusement, tout le monde n’est pas passif-agressif ni manipulateur…
      Après, il vaut mieux être seul(e) que mal accompagné(e), comme on dit… Et savourer le célibat n’est pas une mauvaise chose…
      Mais on peut aussi se dire que, lorsque nous serons prêt(e)s, la « bonne » personne se présentera…

      J’espère avoir pu vous éclairer un peu…
      Amicalement,

      Véronique.

  4. Bonjour Véronique,

    C’est article est tellement parlant et plein de sens pour moi.
    Dès la lecture de l’article, je me suis dis que je vis cela depuis 2 ans et demi.

    Je suis un jeune de 23 ans avec un homme de 38 ans (donc homo).

    Notre relation avait plutôt bien commencé. Il prenait soin de moi, plein de petites attention, des messages etc…

    Puis un jour il commence à commenté un homme en me disant ouvertement « quel beau cul »… Et encore un autre et un autre… Après j’apprend qu’il collectionne les calendrier des Dieux du Stade « car trop beaux, trop sexy, trop érotique »…Et qu’il l’affiche dans la chambre conjugale. Il garde les photos de ses ex sur son ordinateur et je peux vous confirmer qu’il m’a déjà dit la taille de leur engin et que j’en avais une petite… (Il à dit cela lors d’une crémaillère avec ses amis…). Il à un fond d’écran avec des hommes torse nu ou nu qui défile sur son ordinateur..

    Je vous rejoins sur le fait qu’il ment sur certaines choses… Il m’a toujours dis qu’il ne regardait pas sur son ordinateur du porno (moi je le fait mais je lui ai toujours avoué). Hé bien, une fois j’avais besoin de son ordinateur car panne du mien pour un devoir, et je trouve quoi sur ses favoris? Je vous laisse deviner… Je suis allez le voir pour éluder la question sans lui dire ouvertement que j’avais découvert le pot aux roses et il me répond « Non ca sert à quoi que je mate du porno? »

    La pire des choses… C’est lorsqu’un jour je suis rentré du travail, lui en repos, en été. Je rentre à la maison et je le vois avec un short blanc limite transparent d’où ou pouvoir voir un string noir en dessous… Et cela n’a pas arrêté avec une seule excuse  » Cela me fait plaisir d’en mettre dehors »… Une fois pour aller chasser du pokémon, il est allé dans une ville avec un jogging et un string en dessous et en pestant toutes les 10-15 mn que son string lui faisait mal… C’est pour ça que dans le tableau que vous présentez  » Il à toujours une bonne raison de justifier son comportement »… Je vous rejoins totalement… J’ai cru que c’était moi qui avait un problème mais on m’a dit que ce qu’il faisait n’était pas bien vis-à-vis de moi…

    Je vais expliquez un peu plus point par point ma situation…

    Coté Intime : On est passé d’une relation sexuelle/ semaine à une toutes les deux/trois semaines et encore c’est toujours à moi de lui demander… Il a toujours une excuse, je suis fatigué, je suis malade, j’ai pas envie, j’ai plein de chose à faire… La semaine on évite car on se lève tôt pour le travail, donc le dimanche soir non plus. Et le samedi il est fatigué… Bref autant dire qu’on ne le fait jamais et que cela me tape sur le système. Et quand je lui demande « oui mais tu sais c’est pas façile blablabla »… Et une fois il m’a avoué qu’il s’était masturbé dans les toilettes de son travail… Puis il n’aime pas certaines pratiques donc c’est limité…

    Côté Partage et culture : Un énorme fossé nous sépare actuellement… Il a une très bonne culture générale… Mais qu’il a acquis grâce à la télé… Et dès que je ne connais pas quelque chose… » Ha bon mais tu ne connais pas ça??? » Bref comme je lui ai dis  » Moi j’ai mon Bac L, j’ai un bac pro pour bientôt, je vais faire mon BTS et ma licence en alternance, je suis en train d’apprendre ma 4 ème langue vivante (j’ai fait anglais et italien, j’apprends actuellement l’espagnol, un peu d’allemand, du grec moderne et la langue des signe)… C’est un collectionneur de figurine de manga qui n’hésite pas (comme se samedi) à dépenser 180 € pour une figurine… Il est très grand gamin et des fois c’est énervant… Puis ‘je me répète) toujours en train de se plaindre alors qu’il à SA maison, SA voiture, UN travail fixe (fonction publique)…

    Côté Foyer : Je me lève à 4h55 tous les matins par rapport à mes études car je prends le train… Je sors le linge de la machine à laver, je plie le sec et étends le nouveau sur l’étendage… Je déjeune et je vais rapidement faire ma toilette. Je vais au travail, je rentre à 17h30, je fais mon sport, je me douche, je fais la vaisselle et à manger… On mange et on se couche… Maintenant le samedi je me lèvre tôt (7h00) pour aller faire mes heures de conduites, je révise etc… Le dimanche, je me lève à 8h00 pour faire tout les ménage de la maison, que je fini vers midi et je fais le repas (Monsieur va courir) et après le repas je fais la vaisselle.. Je dis cela car il trouve que je n’en fait pas assez, il dit que je pense qu’à moi… Ha oui, j’ai oublié que je fait le don du sang et que j’ai aussi le 1er février mon entretien de recrutement pour le BTS. Mais dans tout ça, il me dit toujours que je suis fainéant et que je n’en fait jamais assez à la maison. Ou alors que je fais mal les choses… Plus j’en fais moins ça lui convient…

    Côté ambitions : J’adore découvrir de nouvelles choses, en ce moment je me dépasse au sport, je reprend un peu le chant aussi, ma formation me plaît et par la suite je veux faire un BTS en altenance dans l’assistant manager pour les relations internationales, les langues mais peut-être aussi créer mon entreprise de sous-vêtements pour homme… Bref je fourmille d’idées et j’adore découvrir!

    Côté Psychologie : Il a une faible estime de lui-même, il n’aime pas son corps et ne se trouve pas beau. Il a une tendance à vouloir ressembler aux autres mecs puis les hommes un peu ronds (même les femmes d’ailleurs) ou qu’ils ne jugent « pas beau », il les critique ouvertement. Il dit qu’ils sont moches, qu’ils devrait plutôt faire du sport etc… Il lui est arrivé plusieurs fois de me casser car depuis notre rencontre je suis passé de 54 kilos à 65 kg (mais je fais aussi de la musculation à côté.) Il se compare souvent à moi par rapport à mon physique ou à mes études… (je passe l’année prochaine en BTS, je suis actuellement en Bac pro et j’ai déjà un bac littéraire en poche). Puis je pense qu’il doit avoir un complexe d’infériorité car il ne supportait pas que son ex gagne plus que lui. Puis quand on se bat (il a plus de force que moi je le reconnais) il est toujours en train de me dire qu’il ne force pas, que je suis faible..

    1. J’ai oublié de précisez puisque j’ai lu l’information « les excuses sont souvent déconnectés de la réalité », il m’a sorti pour le fait qu’il mettre des strings « que les femmes ont le droit d’en mettre, alors pourquoi pas lui? »

      1. Author

        Bonjour Yannis,

        Merci d’avoir déposé votre témoignage qui illustre parfaitement bien à quel point un Passif-Agressif est dévalorisant et critique (voire humiliant) pour son/sa partenaire.
        Bien entendu, ce comportement trouve son origine dans diverses blessures qui aboutissent à un manque d’estime de soi… Et quelqu’un qui ne s’aime pas n’est pas capable d’aimer.
        Et si on peut avoir de la compassion, faut-il pour autant accepter que les blessures non reconnues (et même niées) de l’autre aient comme conséquences de nous rabaisser, nous détruire ?
        Le couple n’a-t-il pas comme objectif de nous permettre d’exprimer la plus belle version de nous-même ?
        Votre compagnon ne semble pas remplir le rôle de vous aider à vous épanouir, bien au contraire…
        Quelqu’un disait : « Tout le monde mérite d’être aimé mais tout le monde n’est pas digne de confiance »…
        Cela s’applique sans doute aux personnalités Passives-Agressives…
        Bien à vous,
        Véronique.

        1. Chère Véronique,

          Je vous remercie de m’avoir répondu..

          Mercredi, j’ai décidé d’avoir une conversation sérieuse avec lui…

          Je retranscrit ici tout ce qu’il s’est dit.

          Déjà dès que je lui ai dis que je voudrais parler, il à hausser les yeux au ciel et répondu de manière agressive « Qu’est ce qu’il y à encore… »

          Donc je lui dis qu’il faudrait faire un bilan de couple, histoire de se dire ce que l’on à sur le coeur, parler de nos envie etc… Comme on ne prend jamais le temps de se dire les choses…Dès le début, il me tacle directement en disant que je réagit comme une gonzesse à toujours trop cogiter alors que tout vas bien, après il reconnu peut être ne pas se poser assez de question mais cela lui passe au dessus.

          En ce qui concerne les relations sexuelles… Il m’a dit qu’il était fatigué par son nouveau travail toujours travailler dans l’urgence, toujours du travail… Je lui ai demandé si je lui plaisait encore et là * silence radio* Il m’a dit qu’il ne pensait pas à ça et qu’il pouvais passer un mois ou deux sans rien faire, cela ne le dérangeait pas… Il a trouvé l’excuse de me dire qu’il habitait plus chez sa mère (comme il habitait avant que l’on s’installe ensemble et moi j’étais en coloc).. Donc il avait le ménage en plus… Les courses, et qu’il avait l’impression de tout faire à la maison… Alors que j’ai mon travail en alternance avec cours, mes heures de conduites le samedi, le ménage le dimanche matin, je fais le repas et la vaisselle tous les jours…

          Ensuite on a parlé de voyage. Monsieur ne veut pas faire de plan sur la comète et n’aime pas planifier ce genre de chose. Et quand il a fait des voyage, c’était parce qu’il trouvait cela utile .. Il se concentre uniquement sur le travail..
          Travail qu’il n’apprécie guère d’ailleurs car trop dans l’urgence, la précipitation ( et monsieur se plaignait que dans son taff d’avant il ne bossait pas assez…)… bref

          Et à la fin, il trouve le moyen de me dire que de toute façon, avec ou sans moi il ferait son bonhomme de chemin!
          J’ai été anéantis, deçu… Lui qui ne nous voyais pas nous séparer, qui voulait le mariage… Qui était jaloux si un autre mec me regardait… J’arrête pas de me demander si cela était sa vraie nature d’être comme cela… Qu’il à tout cacher…
          J’arrête pas de culpabiliser en me disant que je l’étouffe, que je lui en demande trop, que je ne lui laisse pas assez de liberté alors que lorsqu’il veut sortir pour aller chasser ses pokémons, il est libre, pour sortir avec un ami, pareil… Là il va faire des analyses médicales rémunérées et ne sera pas là pendant 5 jours… Je le laisse (et puis je n’ai pas eu le choix vu qu’il m’a mit devant le fait accomplit…)

          Et d’autre me disent que ce que je demande (relation sexuelle surtout) c’est juste humain et une composante du couple..
          Il n’était pas comme cela avant…

          Je me posais aussi une question : Comment, de manière psychologique évaluez vous mon ami sur le fait qu’il adore regarder les mecs nus ou des photos érotiques (plus de 20000 photos sur son fond d’écran d’ordinateur qui défilent), qu’il collectionne les calendrier des dieux de Stade, que lorsque l’on regarde la télé, il commente toujours les « beaux mecs »… Et qu’il se sente mal dans sa peau, la dernière fois je lui dis que je le trouve beau, il me dit « non j’ai du gras au ventre » ou alors hier en plaisantant il se déshabillait et je lui dis  » un striptease » et il me dit qu’il n’a pas d’abdos ou de pec pour faire cela… Il me dit aussi qu’il voudrait être plus musclé…

          Merci Madame Baudoux pour toutes vos bonnes paroles qui m’aident à y voir plus clair

          1. Author

            Re-bonjour Yannis,

            Cette conversation que vous avez eue avec lui semble confirmer les choses : lui a des bonnes excuses / de bonnes raisons et vous, vous êtes le « mauvais »…
            Tout est dit !
            Pour répondre à votre question, je ne me risquerais pas à faire une analyse psychologique d’une personne que je ne connais pas…
            Mais est-ce important d’avoir mon « diagnostic » ?
            Ne pensez-vous pas que ce qui compte, c’est ce que vous vous ressentez… ?
            Cette relation est plus destructrice pour vous que positive… Cet homme vous fait vous sentir mal plutôt que vous permettre de vous sentir bien… Est-ce cela l’amour ?
            Dans les échanges que nous avons eus ensemble il y a quelques mois (dans les commentaires d’un autre article), vous en étiez arrivé à la conclusion que cette relation était toxique et qu’il était nécessaire d’y mettre fin…
            Peut-être que cette conclusion est toujours valable et que c’est vers cela que vous devez aller…
            Peut-être avez-vous besoin d’un peu d’aide et que ce serait intéressant d’aller faire quelques séances chez un(e) thérapeute pour découvrir ce qui vous bloque.
            On dirait que la compréhension du processus (vous êtes très lucide et clairvoyant) ne suffit pas… Alors, peut-être que certains blocages, certaines blessures, vous empêchent d’avancer pour aller vers une relation plus épanouissante et plus constructive…
            Bon courage sur ce chemin : vous méritez mieux : osez le croire !
            Bien à vous,
            Véronique.

  5. bonjour Véronique,
    c’est drôle comme il est « évident » de vous appeler par votre prénom alors que je devrais commencer par « bonjour Madame ». Comment ne pas vous considérer comme une amie intime, vous qui avez réussi à mettre des mots sur mes maux, à décoder mes douleurs intérieures et surtout à m’enlever cette culpabilité quotidienne qui me grignote petit à petit….Cette lutte permanente, ce sentiment d’injustice qui m’accompagne depuis plus de 20 ans commencent à porter un nom….enfin ! Maintenant le « vrai » travail va pouvoir commencer mais il aura fallu que j’aille au bout de mes forces, jusqu’à l’épuisement. Une excellente psychologue m’a accompagnée et m’a permis d’accepter le diagnostic de burnout qui m’a cloué au sol pendant de longs mois. Aujourd’hui il est toujours très difficile de rester debout, mais je ne peux pas baisser les bras, j’ai deux enfants merveilleux qui soufrent à leur manière également :
    ma fille de 12 ans manque de confiance en elle, a du mal à s’affirmer (elle a consulté à l’âge de 7 ans et ça va un peu mieux)
    mon fils de 7 ans est tout le contraire ; jovial, dynamique mais n’accepte pas les obligations scolaires. Toujours très poli, répétant mots pour mots les leçons de moral mais ne les appliquant pas du tout au quotidien.
    Dans les deux cas, ils sont confrontent au problème du « vivre ensemble ».
    Si avec ma fille, le dialogue commence à être plus facile car elle commence également à identifier les dysfonctionnements et à comprendre certaines choses, c’est plus « délicat » avec mon fils qui frôle l’échec scolaire et qui risque de prendre l’école en grippe à force de se faire enguirlander de tous les côtés. Je l’ai également emmené consulté et la professionnelle ainsi que son enseignante (- qui est mon amie) arrivent à la même conclusion : il pointe le disfonctionnement du PA et ne comprend pas pourquoi lui doit observer des règles. Pourquoi il doit subir les conséquences alors que son père fait « ce qu’il veut – quand il veut ». Les capacités sont là mais la satisfaction immédiate est pour lui beaucoup plus confortable.
    Je ne veux pas dénigrer son père mais que puis-je dire à mon fils pour qu’il « se plie » aux contraintes de la vie même si son père ne le fait pas ?
    Je précise que suite à des problèmes de santé (mécaniques) son père ne travaille plus depuis 6 ans et que je suis seule à travailler à l’extérieur. Le partage, l’empathie ne signifie rien pour lui et quand je demande qch, je lui mets trop de pression. Les clichés sociaux ont la vie dure. Du coup les charges administratives, logistiques, éducatives….j’en passe – je pense que vous m’avez comprise – sont pour moi (lui ne fait que crier à tout va sans règles clairement définies au préalable et ne partage aucune activité avec ses enfants). Je sais sur quoi je dois travailler maintenant en ce qui ME concerne mais comment « aider » mon fils et lui faire accepter les concessions (même s’il n’a pas envie). Son père et moi lui tenons le même langage mais tant que son père restera dans le « fais ce que je dis pas ce que je fais »- l’école n’étant qu’un exemple parmi tant d’autres…., je ne vois pas.
    S’il est impossible de faire changer un PA, et que mon fils prends exemple sur lui – avez-vous une solution pour ne pas aboutir à la catastrophe scolaire ?
    Merci beaucoup….pour tout 😉

    1. Author

      Bonjour Fred,

      Vous pouvez m’appeler Véronique et je vous appellerai Fred 😉
      Je suis heureuse de savoir que mon article vous a aidée à mettre des mots sur vos difficultés… Un fois que les dysfonctionnements sont identifiés, on peut, en effet, enfin commencer à avancer en travaillant dessus.

      Pour votre fils, j’ai la sensation qu’il faut distinguer plusieurs choses :
      – Les raisons pour lesquelles il n’aime pas l’école
      – Le fait qu’il ne supporte pas bien les contraintes : c’est plutôt une question de personnalité qu’une question d’imitation de son père
      – Le fait qu’il voie dans le comportement de son père une « bonne raison » pour ne pas se plier aux contraintes scolaires.

      Je ne développerai pas les deux premiers points car nous nous éloignerions trop du sujet de l’article.
      Mais, par rapport au comportement PA de son père (et que votre fils se pose légitimement la question de savoir pourquoi lui devrait respecter des règles alors que son père ne le fait pas), je pense qu’il est important d’être complètement authentique avec lui.
      Lui dire : « Je comprends, tu as raison de te poser la question… Je comprends que tu penses cela et que tu te demandes pourquoi tu dois respecter des règles alors que ton père ne le fait pas »
      Il ne s’agit pas de dénigrer son père mais de dire la vérité.
      Votre fils semble intelligent puisque à 7 ans, il a déjà pointé l’incohérence entre les paroles et les actes de son père. Donc, il sent quand on lui ment sur la réalité. la réalité, c’est que son père ne fait pas ce qu’il dit, que son père ne pense qu’à son propre bien-être, que son père ne fait pas grand)chose… Cela c’est la vérité… Ne pas le reconnaître dans l’illusion de ne pas ternir l’image du père est plus perturbant (et révoltant) pour lui que le fait de lui dire qu’il évalue les choses avec justesse.
      Une fois que la réalité est admise, vous pouvez commencer à attirer son attention sur les conséquences, d’abord dans la vie de son père, ensuite sur les autres.
      Ton père ne fait pas grand-chose, c’est vrai… Quelles sont les conséquences : il y a des difficultés financières à la maison et si je ne travaillais pas non plus, nous n’aurions pas de quoi vivre, si je n’étais pas là, ton père n’aurait pas de quoi vivre… Et moi, je suis obligée de travailler beaucoup pour que nous ayons assez d’argent et c’est pesant pour moi.
      Alors tu vois, les conséquences de la manière dont ton père fonctionne sont vraiment négatives et moi, je n’approuve pas cette manière de faire. Et j’en souffre.
      Si toi tu agis comme ton père, quelles sont les conséquences sur toi et sur les autres ?

      A chaque fois que votre fils agit en « imitant » le fonctionnement PA : parlez avec lui des conséquences.
      Et quand il pointe le comportement de son père : montrez les répercussions.
      N’ayez pas l’air de valider la manière dont son père fonctionne… Montrez que c’est une manière d’agir que vous trouvez négative.
      Cela permettra à votre fils de ne plus croire que les adultes sont incohérents en exigeant certaines choses des enfants tout en ne les faisant pas eux-mêmes.
      Montrez en quoi, vous, vous faites ce que vous attendez de lui et en quoi les conséquences sont positives.
      De cette manière, il pourra voir que le comportement PA est une option et que tous les adultes ne fonctionnent pas comme cela (et que le comportement PA amène des conséquences négatives).

      Je ne sais pas si c’est très clair, ce que j’écris…
      Mais l’idée générale est vraiment de ne pas lui faire croire que vous êtes d’accord avec le comportement PA de son père.
      Cela créera des conflits entre son père et vous mais votre fils mérite qu’on ne le prenne pas pour un idiot en ayant l’air de cautionner cette incohérence.

      Bien à vous,

      Véronique.

  6. Véronique, un tout grand merci pour votre réponse……j’avoue que je suis à bout de forces avec toute cette spirale négative. Il est vrai que j’ai toujours « soutenu » le père dans un soucis d’éducation « cohérente ». Je ne me voyais pas me dissocier et pointer ses comportements négatifs aux yeux de mes enfants. Aujourd’hui il m’est effectivement de plus en plus difficile de faire autrement. Ce que vous avez écrit est parfaitement clair. VA juste falloir que j’arrive à me débarrasser du sentiment de culpabilité que je porte depuis tant d’années et dont je vais certainement prendre encore une bonne rafale en allant dans cette direction.
    Peu m’importe. J’ai réussi à remettre certaines priorités dans ma vie et mes enfants arrivent en N° 1 !!
    Merci en tout cas pour vos explications, pour votre site et pour avoir mis des mots sur des années de dysfonctionnement.
    Bien à vous
    FRed

    1. Author

      Bonjour Fred,

      Je sais que c’est un peu difficile d’envisager de se désolidariser du père de nos enfants… On aimerait bien pouvoir continuer à montrer une cohérence d’éducation à nos enfants et nous avons été très imprégnée de ce concept de « préserver l’image du père »… Donc, nous croyons que nous faisons du tort à nos enfants quand nous ne jouons pas la « Pom-Pom girl, première fan du Père Merveilleux » et si nous ne faisons pas sa publicité… Mais je crois sincèrement que si nous faisons de la publicité mensongère, c’est les blesser encore plus car c’est leur faire croire que ce qu’ils sentent et ce qu’ils évaluent est faux. Cela ne leur donne pas confiance en eux si nous nions ce qu’ils sentent, voient, comprennent… Ils finissent par ne plus croire leurs propres jugements et ressentis et ils se disent « Si les adultes m’affirment que j’ai tort, c’est que je ne suis pas capable d’évaluer les choses moi-même, c’est que mon ressenti est faux ».

      Et puis, franchement, cette idée de « Préserver l’image du père »… Est-il nécessaire que quelqu’un préserve votre image à vous ? N’est-ce pas vos actes et votre propre cohérence qui font que vos enfants savent qu’ils peuvent se fier à vous, qu’ils peuvent compter sur vous, qu’ils vous respectent… Est-ce que leur père doit jouer le « pom pom boy » ou doit faire votre publicité pour que vos enfants aient une bonne image de vous ?
      Si un parent veut être respecté, ne doit-il pas d’abord agir de manière respectable ?
      Notre « image » doit être en cohérence avec nos actes… Et il n’y aura besoin de personne pour faire notre publicité.

      Alors, en effet, pensez d’abord à vos enfants et à leur besoin d’apprendre à faire confiance à leur ressenti, à leur jugement… Donne-leur les « vraies » références de la cohérence parentale… A
      Bon courage !

      Véronique.

  7. Bonjour,

    Je pense que je suis en couple avec un passif agressif. J’ai toujours senti qu’il y avait quelque chose qui ne collait pas. Aujourd’hui je comprend enfin, j’arrive à mettre de l’ordre dans mes pensées. C’est comme sortir d’un brouillard épais dans lequel je me suis senti si longtemps perdue.

    Je pense que c’est un PA léger, mais que son cas s’est un peu intensifié ces derniers temps. Je m’excuse par avance dela longueur de ce qui va suivre.

    Nous nous sommes rencontrés 5 ans plus tôt. À l’époque il avait tout ce qu’il fallait pour être une victime et moi tout pour être son sauveur. Il était mis à l’ecart par sa famille ( pour des choix de vie en désaccord avec son éducation religieuse), avec de gros soucis d’argent, un boss qui le rendait malheureux, une ex qui avait fait une tentative de suicide après leur rupture et de ce fait un grand sentiment de culpabilité (en tout cas c’est ce qui me semblait évident).
    Moi j’étais fraîche, je n’avais jamais été véritablement amoureuse, j’avais des économies et très envie de rencontrer quelqu’un qui puisse me comprendre et me correspondre. On s’est tellement correspondu qu’on est devenu meilleurs amis en même temps que nous sommes devenus amants.

    Au debut je l’ai beaucoup aidé financièrement, mais il ne semblait pas se donner autant de mal que moi, je lui achetais tout ce qu’il lui fallait (vêtements, nourritures), et je n’attendais pas grand chose à cause de sa situation, mais lui dès qu’il avait des sous, il les depensait dans des jeux vidéos. Du coups quand il n’y avait plus rien à la fin du mois, c’est moi qui devais gérer.
    Ça a durer un certain temps et il a laissé les jeux vidéos pour se mettre a fond au sport (au moins c’est gratuit), pour ce qui est de l’argent il m’a remboursé progressivement. Mais l’argent reste toujours un problème, en 5 ans il n’a toujours pas d’épargne. Ces dettes ce sont amoindris, mais quand on en a vue le bout, il en a remis une couche avec une dette de loyer. L’argent est une véritable source de dispute entre nous. Je me sens frustrée parce que je ne peux rien dire sans que cela le dérange. J’ai l’impression de devoir fermer ma bouche est juste payer. Doucement, j’ai commencé par ne m’occuper que de la nourriture parce que je mengeais chez lui quand je venais, et de quelques nécessaires de maison quand il ne s’en occupait pas.

    Dernièrement j’ai pris la décision d’arrêter les frais, je lui ai dis que je ne depenserais plus rien pour lui car il gagnait mieux sa vie que moi et que par conséquent il était sensé s’en sortir seul. Et puis ces derniers temps je n’avais plus aucun droit de regard sur son budget. Je lui ai dis que je lui faisais confiance (même si ce n’est pas le cas) et que je le laissais se debrouiller.

    Ça n’a pas loupé, deux jours plus tard il s’est mis à me bouder, plus des sms, plus d’appels. Quand j’ai enfin eu une réponse, c’était apprement parce que j’etais une source d’anxiété alors qu’il avait tant de choses à gérer au boulot. Depuis le debut de cette année, il m’a systématiquement boudé à chaque fois qu’il y avait un problème. Je suis restée plusieurs jours sans nouvelles à me tourmenter à chaque fois. J’ai perdu durant cette même période ma grand mere puis mon grand père a 3 semaines d’intervalle et d’après lui quand je demandais sa présence, c’etait trop. Alors je me disais que c’était de ma faute, que je n’etais pas assez gentille ou patiente….et lui alors ? J’ai supporté tant de ses sauts d’humeurs !

    Mon Dieu il me faudrait un livre pour tout ravonter. J’aurais aimé consulter mais je ne sais pas où commencer, comment choisir un psy et aussi le budget que cela va représenter.
    Bref, je suis donc là à me demander comment faire pour exprimer ce qui me tourmente sans l’agresser ou le pousser a mettre en place ses mecanismes de défense. J’ai l’impression de tout faire de travers. Je voudrais trouver l’equilibre entre mon independance et ma relation de couple.

    1. Author

      Bonjour Mélissa,

      Pour répondre à la question que vous écrivez tout à la fin de votre commentaire : « je suis donc là à me demander comment faire pour exprimer ce qui me tourmente sans l’agresser ou le pousser à mettre en place ses mécanismes de défense.« , je dirais que, dans l’article, vous avez les conseils que je peux donner sur les attitudes à avoir pour changer ce qui est dans vos mains. Et que l’on pourrait conclure par le fait d’utiliser les principes de la CNV (Communication Non Violente »
      Mais il faut bien réaliser que, même si vous développiez la capacité à utiliser la CNV dans toutes les situations ( ce qui est déjà très difficile avec un passif-agressif qui, lui ne mettant rien dans la communication pour qu’elle soit équilibrée, ce qui crée toujours de la frustration qui finit par faire exploser même la personne la plus « sainte »), c’est que vous ne pouvez agir que sur ce qui est dans vos mains.
      Et qu’un passif-agressif ne peut changer que s’il prend conscience de son dysfonctionnement, ce qui est très rare.
      Tant qu’il n’en n’aura pas pris conscience, il continuera à vous faire porter l’entière responsabilité des difficultés du couple.
      Et vous, souhaitant vous remettre en question, vous continuerez à croire que c’est à vous de modifier certaines choses en vous.
      Alors, honnêtement, et tous les témoignages de personnes restées très longtemps en couple avec un PA (que vous pouvez lire aussi en commentaires de l’article précédent), il vaut mieux arrêter les frais… au propre et au figuré…
      Laissez l’enfant boudeur qui trouve normal de profiter de toutes vos ressources, financières comme affectives, et cherchez quelqu’un dont la personnalité est moins dysfonctionnelle.
      Un couple avec un PA n’est jamais épanouissant et est même souvent très destructeur…
      Quoi que vous fassiez pour vous changer vous… ce sera toujours de votre faute…
      C’est malheureusement le meilleur conseil que je puisse vous donner, même si ce n’est peut-être pas celui que vous auriez aimé recevoir…
      Mais à moins que lui n’entame une thérapie, il y a très peu de chance pour que vous puissiez être heureuse un jour dans cette relation.
      Bon courage.
      Véronique.

  8. Merci pour votre reponse,

    Certes ce n’est pas la reponse que j’aurais aimé lire, mais je m’y attendais. À l’heure ou je vous repond nous somme séparé depuis le soir même ou j’ai ecris mon premier commentaire. Nous avons fait le point sur ce qu’était devenu notre relation ces derniers jours. Apparemment durant la periode de décès consécutifs qu’a traversé ma famille, je me saurais montré trop exigeante sur le soutien que j’attendais de lui, bien que je n’en ai pas du tout l’impression. J’ai du faire mon deuil un peu dans mon coin pour éviter les disputes. Et de ce fait, il s’est mis en tête qu’il ne ferait jamais assez a mes yeux. Cet homme qui vient de laisser sa vaiselles moisir pendant 3 semaines, et qui le 10 du mois se retrouve sans ressources en ferait déjà beaucoup…..

    Il m’a aussi repproché de ne pas s’intéresser à ce qu’il fait et à ces amis (du moins c’est ce que j’ai cru comprendre), mais il a 30 ans et la moyenne d’age de « ses amis » actuellement c’est 18 ans. J’ai 26ans, je préfère la compagnie des adultes. Il a ensuite conclu qu’il ne m’aimais plus (après m’avoir proposé de me faire l’amour et que j’ai refusé). Il penchait pour une séparation sans vouloir me l’imposer alors j’ai dû trancher, même si j’avais envie de continuer et d’essayer de sauver notre relation, sentant venir le rejet j’ai abandonné la première,(blessure de l’enfance probablement) cela fait 2 jours que nous sommes séparé et il m’a proposé ce matin de le suivre à une sorte de conférence geek, qui pourrait m’apporter professionnellent ou pour d’autre projet. Je suis un peu perdue, car j’ai plutôt l’impression d’avoir vécu la rupture comme une punition parce que je n’ai pas réponduà ses caprices, et qu’il m’aime sûrement encore. Il me parait vouloir être plus proche de moi maintenant qu’on est séparé. Ce paradoxe est juste ridicule.

    Nous avons déjà évoqué l’idéede consulter, ensemble ou séparément, il était d’accord mais il n’en a jamais les moyens vu que l’argent lui brûle les doigts.

    Je ne sais pas trop comment vivre cette rupture, j’ai envie qu’il re vienne presque autant que j’en ai peur….et je suis sûre qu’il reviendra, il l’a fait à chaque fois….

    Je pense que cette séparation va me laisser du temps pour faire le point. Avec du recul j’y verrai peut être plus claire.

    Si je fini par passer à autre chose, je serais plus attentive au profil psychologique de mes futures rencontres lol.

    Encore merci.

    1. Author

      Restez bien à distance, Mélissa…
      Vous avez tous les signes qui vous confirment le profil Passif-Agressif…
      Puisqu’à nouveau, à ses yeux, tout est de votre faute (prend-il seulement un pour cent de responsabilité ???)
      Et vous voilà de fait « punie » de ne pas être l’objet gratifiant qui comble ses souhaits.
      Est-il question d’amour ? Quand il n’y a pas de bienveillance et d’élan sincère pour tenter de rendre l’autre heureuse, ce n’est pas de l’amour mais du narcissisme.
      Il n’y a rien à sauver dans votre relation… Par contre, il y a surtout des perspectives de sacrifices permanents…
      A moins que l’auréole ne vous tente, fuyez !
      Bon courage !
      Véronique.

  9. Bonjour,

    Vous avez sans doute raison, je lui ai laissé toutes ses chances par le passé et même après avoir discuté de notre séparation. Je ne sais pas qu’elle genre d’amour j’ai reçu de cet homme durant tout ce temps, mais cet amour n’était pas mature, et loin de celui qu j’offrais.
    Je lui ai fais comprendre qu’il n’y aurait plus de retour possible cette fois, je ne sais pas s’il en a vraiment pris conscience. En tout cas, je me dis que c’est une bonne chose qu’il ai choisi la séparation, je me suis toujours interdite d’y songer, de l’abandonner. Maintenant c’est fini. Je ne souhaite plus avoir de ses nouvelles, en tout cas durant le temps qu’il faudra pour m’en remettre. Je me dis qu’il y a sûrement quelque part quelqu’un qui a tellement plus à m’apporter, et qu’il vaudrais mieux que je sois prête à le rencontrer un jour. Cela fait quelque jours que je pense comme cela et ça m’aide. C’est comme si j’avais sortie ma vie du placard pour de nouveau en profiter, sans vivre avec une épée d’amoclès au dessus de la tête.

    Merci pour vos conseils, et pour l’auréole, je n’en veux plus, (c’est drôle, il m’a toujours appelé « mon ange »).

    Bien à vous.

    1. Author

      Je pense que c’est une sage décision Mélissa… Et je crois en effet qu’en fermant cette porte, vous vous rendez disponible pour une nouvelle histoire, bien plus épanouissante pour vous. Un jour, vos rencontrerez un homme qui méritera votre gentillesse, votre tendresse, votre générosité.
      Bon courage !
      Véronique.

  10. Bonjour Véronique,

    Depuis le temps que je vous parlais de ma situation.

    Pour ceux et celles que vivez soit avec un Pervers Narcissique ou alors un Passif-Aggresif. Une solution : FUYEZ.
    Réunissez vos amis, votre famille, des connaissances, faites vous épauler, soutenir au maximum mais FUYEZ;

    Plus haut vous trouverez mes précédents témoignages.
    Mais voilà le témoignage de mon WE.

    Alors que notre couple allait de plus en plus mal.
    Je me suis interroger sur pourquoi on ne fait plus rien, pourquoi est-il aussi distant.
    Est-ce uniquement dû à la fatigue comme il me le dit aussi bien??

    J’ai décidé de regarder son portable jeudi dernier et je vois qu’il à enregistré le numéro d’un nouveau mec (MATHIEU). Tiens comme c’est bizarre. Et donc il vient et me dis « Yanis ce dimanche je sors avec DAMIEN sur Lyon. Tu sais c’est un de mes anciens collègues.)

    Je me suis dis en moi-même  » Serres les dents ne dis rien ».
    Vendredi arrive et moi je suis un peu plus jovial que d’habitude et cela lui semblait bizarre.
    Après son sport il va se doucher et je regarde de nouveau son portable  » Oui Virginie, j’ai enfin accepté de boire un verre avec Mathieu, de toute façon notre relation avec Yanis touche à sa fin ».

    Ni une ni deux, je suis rentré pendant qu’il prenait sa douche et je lui ai dit que tout est terminé et qu’il avait qu’a voir avec Mathieu.
    Il m’a fait les yeux ronds et m’a dit « Mais tu as regardé mon portable??? ».
    Et il me fait, je ne connais pas vraiment, je ne sais pas si il est gay ou pas blablabla.
    De toute façon il faut que l’on parle.

    En fait monsieur voulait faire un break avec moi donc on se parle des modalités et me sort  » durant ce break, on est deux célibataires, on fait ce que l’on veut, on peut voir d’autres mecs, même couché avec bref. »
    Je suis sorti de la chambre pour me calmer qu’il m’est dit cela et je reviens en tempêtant et vociférant  » JE TE QUITTE DEMAIN JE PARS DE LA MAISON JE NE VEUX PLUS TE VOIR »

    et là j’ai commencé à voir une once de peur dans ses yeux, et il me dit « restes à la maison s’il te plaît je ne sais pas ou j’en suis en ce moment, j’ai besoin d’être seul, célibataire, je veux pouvoir regarder un mec sans culpabiliser, sortir sans culpabiliser.
    Et me dire « si on casse de toute manière, j’aimerai que l’on reste ami »… Je crois n’avoir jamais regardé autant quelqu’un de travers.

    Donc il est allez voir son mec, et m’a quand même demandé ce que je faisait dimanche,  » Bah écoute je sors avec un ami sur lyon et manger ». Donc on se voit dimanche, je lui demande commentr s’est passé sa journée et il me dit  » oui bah tu vois on a… comme des fous, on s’est fait plein de trucs, après il a rigolé en me disant qu’il était hétéro et qu’ils avaient surtout parler de jeux vidéos.

    Donc moi de mon côté je suis sorti avec un pote homo d’une quarantaine d’année à la foire de lyon, nous nous sommes fait un bon buffet japonais à volonté et je me suis éclaté (même si je me demandais souvent ce que faisait david).

    Du coup, à lui dire que je cassais, être tellement énervé, je me suis rendu compte qu’il se foutait de ma gueule.
    Il ne sait pas ou il en est, veut faire un break mais peut-être aller voir d’autres hommes?
    Il croit que je veux récupérer un déchet parce qu’il n’assume pas notre rupture?
    Il croit qu’il pourra revenir me dire je t’aime en sachant qu’il ne me dira pas si il a été avec quelqu’un d’autre.
    Non un break c’est une petite séparation sans aucune rencontre, sinon c’est une rupture masquée pour moi.

    Je compte partir le WE prochain (oui parce que mes études sont plus importantes que lui)

    Franchement, que vous soyez avec un PN ou PA, que vous soyez homme ou femme, avec des enfants ou non. Croyez en vous et vos possibilités et surtout fuyez au plus vite, ces gens consomment et jettent, font plus de mal que fu bien, vous manipule totalement.

    Aujourd’hui je remonte la pente en me disant que j’ai eu de la chance d’avoir fait confiance à mon flair, mes doutes, une belle soeur aimante et très conseillère qui connaissait David par coeur, des amis fidèles et de très bons soutient, une famille aimante.

    N’ayez pas peur, agissez maintenant.
    Sauvez votre vie et votre mental!

    Véronique : Merci de vos conseils, je me suis rendu compte que cet homme m’a fait vivre un enfer. Je crois que le déclic à été le mensonge, la découverte de cet homme sur téléphone et le fait qu’il y est la possibilité de coucher ailleurs. Je pars pour reconstruire ma vie avec un homme qui me mérite et qui sait ce qu’il veut. Si David ne sait pas ce qu’il veut à 38 ans moi je sais ce que je veux du haut de mes 23 ans.

  11. J’ai oublié de précisé qu’il m’a dit que je pouvais rester chez lui car c’est mieux pour mon permis et mon BAC mais aussi parce comme il à dit à ses ami « Il ne mettrait jamais quelqu’un dehors » et qu’il ne voulait pas passer pour un salaud.

    Narcissisme à son paroxysme névrotique…

    1. Author

      Bonjour Yanis,

      Je pense sincèrement que vous avez pris la bonne décision…
      Cela fait effectivement déjà bien longtemps que cette relation est destructrice pour vous.
      Alors, tenez le coup ! Et essayez de ne pas flancher (car il risque d’essayer de vous faire changer d’avis).
      Bon courage !
      Véronique.

  12. Article très intéressant et éclairant pour ma relation. Pensez -vous qu’il est possible que chacun des membres d un couple puisse avoir un comportement passif agressif de manière plus ou moins prononcée et rester plusieurs années ensemble enfermé dans une alternance d’états du triangle de karpman?

    1. Author

      Bonjour Alain,

      Tout d’abord, pardonnez-moi d’avoir tardé à vous répondre… Un décès dans la famille survenu récemment a occupé beaucoup de mon temps et de mon énergie. La gestion de mon site n’a donc pas été une priorité pour moi durant cette période.
      Il n’y a rien qui empêcherait deux Passifs-Agressifs de se mettre en couple…
      Comme vous l’écrivez, cela occasionne souvent un enfermement dans le triangle de Karpman dont aucun des deux n’est vraiment conscient.
      Celui qui en prend conscience le premier peut déjà commencer à modifier son propre mode de fonctionnement de manière à éviter d’entretenir ce triangle.
      Bon courage !

      Véronique.

  13. Bonjour

    Je suis à la fois inquiet et étonné…
    en lisant ces lignes j’ai partiellement trouvé ce que je suis… Pas ce que je vis, mais plutôt la manière dont je me comporte.
    Serais-je le premier passif Agressif à témoigner ici?
    Il y a pas mal de points de divergences toute fois, mais cela est peut être du à une santé défaillante, qui me renvoie une image très dégradée de moi, j’ai appris l’humilité à mes dépends.
    Je me reconnais surtout vis à vis de mes réactions en tant que père…
    Ma santé m’a forcé à développer une activité indépendante, à domicile, et je suis peu disponible pour ma femme, mes enfants. Je reconnais péniblement que je me rassure en me disant, en disant à ma femme, que je parviens à leurs besoins pécuniers et que c’est déjà pas si mal.
    Mais c’est aussi le plus gros point de divergence avec le profil que vous établissez, car contrairement à ce que vous marquez, je culpabilise énormément. J’ai conscience de n’être qu’un père approximatif et un mari souvent peu expressif.
    Je ne prends aucune initiative pour nos vacances, l’entretien de la maison et le jardin…
    Mais j’aime sortir en famille avec nos amis, j’aime sortir en amoureux, ou que mes enfants fassent quelques activités avec moi/ nous.
    La santé que j’ai ne me permet hélas pas de réaliser tous les travaux qu’on attend d’un homme, et je confesse que les seules tâches ménagères réside en du rangement, de la vaisselle et quelques trajets scolaires, routiers. En clair, une fois la journée (13h en moyenne) finie, je suis H.S. Pas plus, pas moins qu’une autre personne, je ne me compare pas, mais aime à croire que je remplie mon contrat avec notre modèle culturel.

    en écrivant ces phrases je remarque à quel point c’est dur de se relire…

    Pourtant je n’ai pas d’énormes attentes de la part de mon épouse.
    La seule et unique chose que je demande c’est qu’on me soulage un peu mes douleurs, un massage bien veillant, un peu d’affection et de tendresse, de l’humour… Bref de l’attention, de la compassion…

    Et cela je ne l’ai pas. Je ne l’ai jamais eu et mon épouse m’a rendu un peu comme ce que je suis…
    Car elle l’avoue sans sourciller : « je ne suis pas altruiste et ne le serai jamais ».
    Pourtant je l’ai connue amusante, souriante…

    J’avoue qu’en ce moment nous traversons des épreuves compliquées et qu’il m’est sacrément difficile de tenir le cap.
    Mon corps est une succession de douleurs, et je suis sous anti douleurs quotidiennement, plusieurs fois par jour.
    Ce qui n’arrange en rien ma fragilité psychologique ou mon moral.

    J’aimerai que des massages au lieu de la chimie m’aident à supporter les douleurs, mais c’est impossible, elle déteste toucher le corps des autres. En tout cas, le mien.
    Elle ne voit pas l’intérêt de faire quelque-chose comme ça, ou alors s’arrange pour avoir une contre partie systématique « OK, mais alors tu me masses après » ou alors « OK, mais je ne bouge pas », m’obligeant à me contorsionner devant elle dans des poses invraisemblables pour qu’elle n’ai même pas à soulever un pied pour me masser.

    Pour mon anniversaire, (une fois dans l’année en général :)) elle m’a offert une séance de massage… plutôt que de devoir le faire…
    deux fois 45 min… vous vous dites pourquoi il se plaint? Et bien parceque c’est bien deux fois 45 min… une fois moi … une fois elle…
    pas pour moi… Elle s’inclue systématiquement car il lui est inconcevable que quelqu’un d’autre qu’elle puisse profiter de quelque chose.

    En ce moment j’aimerai pouvoir m’isoler trois jours, perdu je ne sais où sans téléphone, sans rien, juste moi et mes carnets à dessins…

    Mais voilà deux semaines que je tourne autour du pot… Pas moyen de lui parler…
    J’ai déjà vu avec une aide psy, qui m’a conseillé d’arrêter d’attendre de ma femme, que jamais ça n’arrivera, que je dois penser à moi maintenant.
    Mais je n’ai pas envie de ça, comment peut on envisager d’améliorer les choses si je ne fais plus que fuir de chez moi pour décompresser?
    Que penser si finalement la seule méthode pour que je sois épanoui c’est à ne pas partager des moments avec elle?
    Certes, elle déteste tout ce que j’aime, et me rentre dedans à absolument toutes les occasions…
    Lorsque j’ai 15 min de retard en rentrant de la seule activité que je pratique en dehors de la maison… est en opposition systématique dès que je cherche à la consoler, la rassurer…

    j’ai l’impression, en vous lisant que nous sommes deux passifs agressifs qui se sont retrouvés, et je crains ne jamais pouvoir avoir de solutions…

    A tout dire… j’ai clairement l’impression, depuis des années, qu’elle ne sait pas comment me dire que vivre avec un malade n’est plus dans ses cordes et qu’elle a assez donné…

    Je suis dans le brouillard et j’ai peur de l’orientation à prendre, car à la sortie de ce nuage, les solutions seront radicales…

    1. Author

      Bonjour Vincent,

      Tout d’abord, pardonnez-moi d’avoir tardé à vous répondre… Un décès dans la famille survenu récemment a occupé beaucoup de mon temps et de mon énergie. La gestion de mon site n’a donc pas été une priorité pour moi durant cette période.

      Je ne suis pas certaine que vous soyez deux passifs-agressifs car il semblerait que chez votre épouse, il n’y a pas de passivité dans son agressivité : elle est plutôt clairement exprimée (un PA dit oui mais fait non… votre épouse dit clairement non).
      Pour vous, je n’ai pas assez de signes pour me prononcer… Ne pas être physiquement capable d’assumer plus que ce que vous pouvez n’est pas un signe de passif-agressif (ce n’est pas parce que le PA laissent l’autre agir à sa place que toute personne qui n’est pas apte à agir est un PA). De plus, dans votre description, il semblerait que vous ne faites pas si peu que cela…

      Quoi qu’il en soit, je rejoins un peu votre psychologue qui met le doigt sur un problème essentiel : les attentes que l’on peut avoir sur l’autre (même si elles ne semblent pas excessives).
      Ce qui nous rend malheureux, c’est souvent de lutter contre la réalité… et de se dire constamment : la réalité devrait être différente.
      La réalité, c’est que votre épouse n’aime pas soigner ou prendre soin des autres… elle le déclare elle-même…
      La réalité c’est qu’elle n’aime pas vous donner des massages…
      Tant que vous vous dites : « Je voudrais qu’elle aime me masser » ou « Elle devrait aimer me masser », vous souffrirez.

      Penser que la réalité devrait être différente de ce qu’elle est, c’est notre plus grande source de frustration…
      Sur ce sujet, ce qui pourrait vous aider, c’est de visionner quelques vidéos des séances que donne Byron Katie (il en existe en français).
      Elle y propose de faire ce qu’elle appelle « Le Travail », processus intérieur qui consiste à questionner nos pensées pour ressentir comment nos pensées nous font souffrir, comment nos pensées constituent une histoire (qui n’est pas la vérité) à laquelle nous croyons.
      Son livre : « Aimer ce qui est » pourrait aussi vous donner de très jolies pistes.

      Attention, apprendre à aimer la réalité telle qu’elle est ne veut pas dire que l’on doit continuer à vivre avec une personne qui agit de telle manière que nous ne pouvons pas être comblé ou épanoui dans la relation.
      Il s’agit « simplement » d’accepter que l’autre est comme il/elle est puis de voir si c’est ce dont nous avons envie pour notre vie.

      Je ne sais pas si c’est très clair ce que j’explique 😉 (par écrit, c’est plus difficile qu’oralement).
      Mais n’hésitez pas à aller voir ces vidéos pour mieux comprendre le processus…
      Et puis revenez nous raconter 😉

      Bien à vous,

      Véronique.

  14. Bonjour,

    Je me permets de répondre, en tant que probable Passif-Agressif, et ma première réaction à la lecture de cet article a été de me dire: « Mais mon dieu, je suis un monstre! »

    Je suis un homme approchant la quarantaine, en couple depuis 2 ans avec une jolie jeune femme fort intelligente, c’est à dire dotée d’un Très Haut QI, d’un an ma cadette et avec du caractère, qui m’a dit samedi matin que selon ce qu’elle avait pu lire j’étais un Passif-Agressif.

    Bien entendu elle en souffre, et pour être honnête, moi aussi car je sais également et pertinemment que notre relation n’est pas épanouie comme nous le souhaiterions.

    Je reconnais volontiers certains de mes comportements dans ce qui est décrit dans l’article; je sais fort bien que je me traine un manque de confiance en moi (fort certainement de part mon histoire familiale), ainsi qu’une bonne dose de susceptibilité, en particulier quand les remarques viennent d’elle.

    Alors je suis partagé, même si partiellement convaincu.
    Oui j’ai des stratégies Passif-Agressif, que je qualifie de défensives; et en même temps j’ai le ressenti que je réagis de cette manière car elle m’agresse par des mots et une forme impérieuse que je trouve durs.
    Je suis peut-être effectivement extrêmement susceptible, ou Passif agressif, car lorsqu’elle me dit « C’est normal tes chaussures dans le couloir? » alors que je viens de rentrer et que je suis en train d’enlever ma cravate de retour du bureau, je le vis comme une agression, et j’ai du coup l’impression que mon comportement Passif-Agressif est une réaction.
    En parallèle, est-il possible que j’ai ce comportement car je lui en veux pour diverses raisons?

    En même temps en écrivant ces lignes je me dis qu’il y a une forme de paranoïa à vouloir se trouver des excuses.

    Alors le comportement Passif-Agressif, ça se soigne comment? En supposant que ça puisse se soigner.

    Nous envisageons d’avoir un enfant en commun. Elle a déjà un garçon de 5 ans, moi le désir d’en avoir.
    Nous avons nombre de valeur en commun, et des envies s’accordant bien, et également un projet d’avenir.
    Elle me dit qu’elle veut tenter mais uniquement si je m’engage dans une réflexion, voire une thérapie, pour que notre couple fonctionne mieux. Alors je lis, je me renseigne.

    Est-il possible que vous puissiez me conseiller un ou des ouvrages pour poursuivre ma réflexion et éventuellement qui puisse me/nous donner des « trucs et astuces » pour éviter les situations minées, ou bien pour les déminer?
    Pour la thérapie, je l’envisagerais fort certainement.

    Merci pour votre retour

    Pierre

    PS: Je ne vous demande pas votre position, elle me semble particulièrement claire lorsque vous écrivez:
    « Un couple avec un PA n’est jamais épanouissant et est même souvent très destructeur…
    Quoi que vous fassiez pour vous changer vous… ce sera toujours de votre faute…
    C’est malheureusement le meilleur conseil que je puisse vous donner, même si ce n’est peut-être pas celui que vous auriez aimé recevoir… »

    1. Author

      Bonjour Pierre,

      Comme vous ne me demandez pas ma position, je ne vous la donnerai pas 😉

      Ceci dit, tant qu’à extraire quelques lignes parmi les centaines de toutes celles que j’ai écrites le long des deux articles et des réponses que j’ai faites aux commentaires représentant des situations individuelles bien spécifiques, cela pourrait être intéressant d’extraire également celles-ci (qui figurent parmi les toutes premières lignes du premier article)

      « Comme pour la plupart des troubles psychologiques, nous sommes tous susceptibles d’en manifester occasionnellement certains traits. Mais le comportement passif-agressif devient pathologique (et est donc un trouble de la personnalité) quand c’est LE mode principal de fonctionnement, quand les comportements spécifiques sont devenus des réflexes réactionnels automatiques dont la personne pense qu’ils sont adéquats (et dont elle ne voit même pas qu’ils sont dysfonctionnels). »

      Ne faites donc pas un auto-diagnostic (ou n’endossez pas le diagnostic de votre compagne) trop rapidement…
      Je pense qu’il y a, dans les 2 articles, suffisamment de critères détaillés pour pouvoir utiliser votre discernement et vérifier s’il s’agit chez vous de réactions occasionnelles et existant surtout dans votre relation de couple, ou si le mode Passif-Agressif est votre mode de fonctionnement principal et généralisé.

      Au besoin, si vous avez des doutes, demandez effectivement l’aide d’un(e) thérapeute…

      Si, après réflexion et analyse profonde, vous pensez que vous présentez en effet de nombreux traits de la personnalité passive-agressive, un article pourrait vous éclairer sur les pistes de solutions : http://www.croixsens.net/colere/agressivite-passive.php
      (il est un peu à connotation religieuse mais je le trouve particulièrement bien fait)

      Par ailleurs, les livres qui peuvent vous aider :
      – Victime, Sauveur, Bourreau : Comment sortir du piège de l’excellente Christel Petitcollin.
      – Les mots sont des fenêtres de Marshall Rosenberg (communication non violente).

      Bin à vous et bonne route sur ce chemin de connaissance de vous-même.

      Véronique.

      1. Bonjour,

        Je vous remercie d’avoir pris le temps de répondre. Et merci pour les références des ouvrages ainsi que pour l’article.
        Et ce d’autant que j’avais été « taquin » dirais-je concernant votre positon 😉

        Pour continuer la discussion, je ne pense pas que le mode Passif-Agressif soit mon mode de fonctionnement principal et généralisé; par contre ma compagne elle en doute. Elle, qui j’avais oublié de le préciser n’est pas professionnelle dans ce domaine, me donne à 80%, moi moins.
        Et comme la décision de faire un enfant est dans la balance, elle souhaite que j’entreprenne une démarche.
        Samedi, elle souhaitais qu’en je prenne conscience.
        Hier, que j’aille consulter, suivre une thérapie.
        Aussi, pourrais-je vous demander, par mail privé SVP, une recommandation d’un praticien sur Paris?

        Bine à vous,

        Pierre

        1. Author

          Je suis désolée mais je ne connais aucun thérapeute à Paris…
          Mon cabinet médical est situé trop loin pour que j’aie besoin d’avoir un réseau à Paris 😉
          Bien à vous,

          Véronique.

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