peur de l'engagement

Il a peur de l’engagement ?

Nous en entendons de plus en plus parler autour de nous, la peur de l’engagement est ce phénomène qui consiste à ressentir de l’angoisse, voire de la panique à l’idée de s’engager sur le long terme dans une relation de couple.

Le plus souvent conjugué au masculin, le verbe « avoir peur de l’engagement » s’applique pourtant aux femmes également, même si cela semble moins fréquent.

Il suffit de chercher un peu sur internet,  sur les forums, de lire les magazines féminins ou de regarder les émissions télévisées pour trouver de nombreux témoignages de femmes ayant connu cette situation compliquée où leur partenaire a pris ses jambes à son cou alors même que le début de la relation était très prometteur et que tous deux semblaient nager dans le bonheur.  

Souvent aussi nommé avec humour  : « Le syndrome de la corde au cou »,  on oublie parfois que c’est une source de remise en question et de souffrances pour celui ou celle qui  le subit de la part de son partenaire.

Presque toujours interprétée comme un manque d’amour pour l’autre, ne serait-il pas possible que cette peur n’ait en fait rien à voir avec l’intensité ou la profondeur des sentiments éprouvés ?

Et si celui ou celle qui le subit en souffre, qu’en est-il pour celui ou celle qui la ressent ?

Quelles seraient les causes de cette panique ?


Les psychologues évoquent une forme « d’immaturité affective » et les descriptions qui en sont faites sont loin d’être flatteuses.

– Difficulté à renoncer à d’autres choix possibles,

– Sentiment de perdre son propre pouvoir sur sa vie,

– Déni du temps qui passe,

– Préférence pour la vie imaginaire,

– Croyance que l’on peut vivre dans un monde sans limites,

– Régression infantile…

… tels sont les portraits dépeignant sans indulgence les personnes qui reculent dès qu’il est question de relation à long-terme.

Et si rechercher les causes profondes de cette peur est une étape importante, on constate que les diverses analyses du phénomènes sonnent, la plupart du temps, comme des condamnations.

Considérés comme des séducteurs ou des séductrices qui veulent le beurre et l’argent du beurre, aimant plaire mais voulant à la fois la sécurité et la liberté, la société toute entière a vite fait de leur faire porter le masque du bourreau.

 

Quels en sont les signaux indicateurs ?

 

les signes de la peur d el'engagement

La perfection que vous n’osiez plus espérer :

Au départ, tout est parfait ! Il/elle correspond à tout ce que vous aimez et que vous attendiez depuis longtemps sans jamais le trouver. Vous avez de nombreux points communs, vous semblez vous comprendre à demi-mots, tout vous rapproche… Bref, pas de doute, c’est le destin qui vous a réunis !

Par manque de confiance en soi et besoin de se rassurer sur sa propre valeur, il/elle fait tout pour vous plaire : rien n’est trop beau pour vous et c’est sincère. Il/elle vous dit ce que vous avez besoin d’entendre, il/elle vous apporte ce qui vous fait du bien, il/elle aime ce que vous aimez… C’est la pièce manquante de votre puzzle !

Vous conquérir est l’objectif qui lui donnera enfin la sensation d’être une personne merveilleuse. Et, pour atteindre ce but, la meilleure manière est de bien vous connaître. Il/elle ne se lasse donc pas de vouloir savoir qui vous êtes et de vous écouter parler de vous. Waouw ! Jamais on ne s’était intéressé à vous de la sorte auparavant. Il/elle vous trouve fantastique et vous vous sentez totalement en confiance…

 

les signes de la peur d el'engagement

Une intimité à sens unique : 

En observant bien, ces confidences longuement partagées viennent surtout de vous… Car, de son côté, il/elle est plutôt réticent(e) à se livrer. Pudique, timide, mystérieux(se)… cela rajoute à son charme. Et, de plus, cela vous change de vos anciens schémas dans lesquels vous étiez surtout là pour l’autre… Enfin une relation dans laquelle l’autre semble là pour vous !

Mais, au fond, la seule partie que l’autre vous dévoile, c’est celle qui correspond exactement à ce que vous avez envie qu’il/elle soit et donc à ce que vous êtes vous-même. C’est d’ailleurs étonnant (et très attirant) comme vous vous ressemblez.

 

les signes de la peur d el'engagement

Un sauna brûlant puis un plongeon dans l’eau glacée :

Une fois que vous êtes absolument persuadé(e) que vous avez rencontré votre âme soeur et que toutes les portes de votre coeur sont ouvertes, tout-à-coup, il/elle trouve que les choses vont trop vite et freine des quatre fers…

Vous avez la sensation de ne plus rien comprendre… la confusion règne…

La présence chaleureuse est remplacée par une froide distance, et vous ne cessez de vous demander ce que vous avez bien pu faire ou ne pas faire, ce que vous devriez faire ou ne pas faire, pour que renaisse la magie initiale dont vous êtes devenu(e) « accro »…  Vous analysez tout, vous vous remettez en question, vous devenez psychanalyste… Et plus vous lui demandez de vous expliquer ce qui se passe, moins vous avez de réponses…

Et moins vous recevez de réponses de sa part, plus vous analysez son passé…

 

les signes de la peur d el'engagement

Une histoire difficile

Car son passé est compliqué… et son présent en est devenu tortueux…

Et à force de chercher des explications cohérentes à son comportement, vous finissez par en trouver : ouf ! Vous voilà rassuré(e) : ce n’est pas vous qui êtes nul(le), c’est juste son sac à dos qui est trop lourd.

Et, puisqu’il y a des causes logiques, il y aura des solutions ! La puissance de votre amour viendra à bout de toutes ses blessures et lorsque vous aurez vaincu tous ses démons, vous pourrez enfin retrouver le bonheur sans nuages de vos débuts.

 

les signes de la peur d el'engagement

Un seul moteur : vous !

Le problème, c’est qu’il semblerait qu’il n’y ait que vous qui ayez envie d’avancer…

Et si vous-même déployez une énergie colossale pour construire une relation digne de ce nom, l’autre n’est pas en demande : vous seul(e) prenez contact, vous seul(e) proposez des rendez-vous, vous seul(e) cherchez à vous rapprocher… L’autre ne téléphone pas ou très peu et préfère les contacts plus impersonnels (sms, facebook, chat en ligne..),  l’autre accepte les rendez-vous que vous proposez puis les annule à la dernière minute…

Finalement, dans le combat contre les démons de l’autre, vous seul(e) êtes motivé(e) à brandir votre épée et déterminé(e) à vaincre… L’autre semble très bien s’en accommoder…

Et ce n’est que lorsque vous semblez vous décourager et que vous prenez vos distances que, tout-à-coup, l’autre fait un pas en avant et vous surprend par des gestes tendres qui  vous redonnent l’espoir que tout est possible.

 

les signes de la peur d el'engagement

Un seul volant : l’autre !

Quand on prend de la hauteur et que l’on regarde les faits objectivement, si c’est vous qui êtes le moteur, c’est l’autre qui a le volant et qui décide si vous échangez ou si vous n’échangez pas, si vous vous voyez et quand vous vous voyez… Ce sont ses envies et besoins qui donnent la cadence et, tout(e) à votre bonheur de lui être nécessaire, vous laissez SON agenda devenir le maître de VOTRE temps.

C’est l’autre qui garde le contrôle et vous, vous vous adaptez pour grappiller les quelques miettes qui vous sont offertes : l’autre donne assez pour que vous ne mourriez pas de faim mais pas suffisamment pour que vous soyez rassasié(e).

 

les signes de la peur d el'engagement

Une interminable valse-hésitation

Suis-moi : je te fuis, fuis-moi : je te suis… Un pas en avant, trois pas en arrière… : c’est la danse que l’autre vous fait danser.

Mais , à ce rythme, vous finissez par être à bout de souffle !

Et, dans une valse, même si les émotions sont intenses, en fait, on tourne en rond ! Est-ce réellement ce que vous désirez pour votre propre vie ?

Si vous préférez le tango, mais que l’autre ne veut pas ou ne peut pas le danser avec vous, il est peut-être temps d’ouvrir les yeux…

Alors, quand l’autre vous dit : « Ce n’est pas toi, c’est moi » : croyez-le : c’est vrai !

Que faire  lorsque celui ou celle qu’on aime a peur de l’engagement ?


Face à un ou une partenaire qui panique et s’enfuit dès qu’on lui parle de lendemains, comment se positionner ?

Comment ne pas le vivre comme une remise en question de sa propre valeur ? Comment ne pas en être déstabilisé(e) ?

Comment trouver l’indispensable équilibre entre la compréhension bienveillante des fragilités de l’autre et le respect de ses propres besoins ?

Dans ce combat entre les démons de l’autre et ses frustrations personnelles, comment ne pas perdre trop de plumes ?

5 clés nous paraissent essentielles :


 Clé n°1 : Découvrez vos blessures

Bien souvent, il n’y a pas de hasard dans les rencontres amoureuses…  Nous cherchons tous inconsciemment à rejouer notre propre scénario d’enfance tout en espérant en transformer la fin et, pour rejouer ce film, nous choisissons l’acteur idéal. Mais, l’acteur idéal joue son rôle jusqu’au bout et la fin du film est donc forcément toujours la même.

Celui ou celle qui exerce un grand pouvoir d’attraction sur vous est donc le représentant symbolique de quelqu’un d’autre. Si vous êtes attiré(e) par une personne qui a peur de l’engagement, c’est parce qu’il ou elle représente la « meilleure » personne pour réactiver votre blessure de base : l’abandon, le rejet, la dévalorisation… Et qu’inconsciemment, vous espérez que, cette fois, cela sera différent : l’autre ne vous abandonnera pas, ne vous rejettera pas, ne vous dévalorisera pas.

C’est la combinaison de cette sensation de « retrouvailles » avec un schéma familier ET l’espérance immense de transformer l’histoire qui est à l’origine de la passion, cette attirance exaltante qui fait que l’on se sent vibrant uniquement face à des personnes susceptibles de rejouer le rôle blessant pour nous.

Pour plus d’explication sur ce processus, vous pouvez consulter l’article intitulé : « Pourquoi choisit-on toujours celui ou celle qui nous fait souffrir ? » en suivant le lien :

ici

La première clé face à un ou une partenaire qui a peur de l’engagement, c’est donc de prendre conscience qu’il ou elle a croisé votre route parce qu’une de vos blessures n’est pas guérie (et souvent pas encore identifiée).

Quelle que soit la suite de votre relation, l’autre aura déjà rempli un rôle important dans votre vie : celui de vous révéler cette partie inconsciente de vous-même. Et donc celui de vous permettre de guérir de cette blessure.

Voilà déjà une bonne raison de dire merci 🙂

 

Clé n°2 : Diminuez les enjeux

L’attirance intense et presque irrésistible que l’on ressent face à une personne susceptible de nous faire revivre notre blessure de base et l’espérance de guérison nous donnent toujours la sensation que cette personne et cette relation sont immensément importantes pour nous.  Ce ressenti nous fait souvent croire qu’enfin, nous avons trouvé notre âme soeur… Nous nous disons que nos sentiments ne seraient pas aussi forts si cette personne n’était pas LA bonne personne pour nous… Notre intuition semble nous souffler à l’oreille que le destin a enfin mis sur notre route celui ou celle qui nous était destiné(e).

Et c’est vrai ! Cette personne est très importante sur votre chemin… Mais ce n’est peut-être pas le genre d’importance que vous croyez… Cette personne-là n’est peut-être pas l’homme ou la femme de votre vie mais plutôt la personne qui va vous permettre de comprendre et de dépasser le processus intérieur qui vous fait toujours choisir quelqu’un qui vous fait souffrir.

A partir du moment où vous pouvez vous dire que le rôle de l’autre n’est peut-être QUE celui de vous révéler une de vos blessures non identifiées, vous pouvez déjà diminuer les attentes que vous avez par rapport à la relation. Et de la voir simplement comme une occasion de grandir, de vous transformer pour pouvoir  créer autre chose par la suite.

Lorsque les enjeux sont ainsi ramenés à leur juste niveau, il vous est possible de vivre cette relation avec moins de souffrances et donc plus de légèreté, d’en recevoir le véritable cadeau : la découverte de vous-même.

 

Clé n°3 : Ne devenez pas son/sa psy

Donner un sens à l’incompréhensible fait partie de nos processus d’adaptation et lorsque la confusion commence à régner, vous cherchez des causes « logiques » aux attitudes de l’autre. Vous creusez donc dans ce que vous savez de son histoire, proche ou lointaine, pour expliquer ses comportements… Son enfance, sa mère, son père, son ex… vous décodez tout ce que l’autre a vécu en y recherchant des blessures, des traumatismes qui seraient à l’origine de ses peurs. Et c’est certain qu’il y en a (comme chez nous tous et peut-être même plus)…

Mais la tentation est grande de penser que, puisque vous, vous avez compris les causes, vous allez être celui ou celle qui va permettre à l’autre d’en guérir.

Au-revoir Princesse Charmante, bonjour maman…

Mais la seule personne à pouvoir guérir de ses blessures, c’est l’autre ! Et encore faut-il que la volonté soit là. Car les bénéfices secondaires  sont intéressants (vous pansez ses plaies et comblez ses manques) et guérir de ses blessures lui ferait perdre tous ces bienfaits. Quels seraient donc les avantages de sa guérison ?

 

Clé n°4 : Reprenez le contrôle de votre propre vie

Rien n’est pire que le sentiment d’impuissance qui est généré par le fait que c’est exclusivement l’autre qui tient le volant de la relation entre ses mains. Et, en menant la relation à son propre tempo, c’est aussi votre  vie qui, petit à petit, échappe à votre contrôle.

Car, lorsque l’autre semble enfin avoir envie de rapprochement avec vous, vous vous mettez en quatre pour rendre cela possible, quitte à sacrifier d’autres volets importants.

Vous devenez expert(e) en modifications d’agenda, vous jonglez avec vos multiples occupations, vous devenez à la fois caméléon pour vous adapter à ses changements de programme et contorsionniste pour parvenir à vous couler dans le moule désiré par l’autre.

Stop !  Reprenez le volant de votre propre voiture et, au lieu de garder l’oeil rivé sur le GPS de l’autre, suivez votre GPS intérieur .

Quelles sont vos contraintes et vos envies ? Quelles sont vos occupations et vos disponibilités ?

Et, au final, quelle est VOTRE destination ?

 

Clé n°5 : Soyez ferme sur vos besoins essentiels

Le monde extérieur est le miroir de notre monde intérieur et l’amour que nous recevons des autres est en image de celui que nous nous donnons à nous-même.

S’il est important de diminuer les enjeux et les attentes, il n’en reste pas moins fondamental de savoir de quoi vous avez réellement besoin pour vous sentir bien dans une relation amoureuse.

Mourir de faim et à bout de souffle n’est sans doute pas votre objectif premier et même si vous ne souhaitez pas nécessairement un bail de 50 ans, il y a certainement un strict minimum indispensable que vous pouvez et que vous devez établir avec clarté.

S’aimer soi-même c’est se sentir le droit d’attendre que nos besoins vitaux sont assouvis.

Le respect de l’autre et de ses peurs ne doit pas vous faire oublier le respect de vous-même : il s’agit d’établir un milieu de pont entre deux rives…  Pas de rester éternellement sur la rive de l’autre.

Alors, soyez ferme sur vos besoins fondamentaux, sur ce qui est acceptable ou inacceptable pour vous et si cela semble impossible que l’autre vous apporte ce strict minimum, inutile de jouer les prolongations.

Avec beaucoup d’amour de part et d’autre, il est possible à un chat et à un lapin de vivre une relation épanouissante mais c’est sans doute impossible pour un lapin et une girafe. A un moment, il faut être lucide et savoir renoncer.

Mais tout n’est peut-être pas si rose que cela au pays de la peur de l’engagement


Et ses habitants sont peut-être les premiers à en être les victimes, ne comprenant pas eux-mêmes leurs propres paradoxes, coupables ayant l’air d’être forts mais porteurs de grandes fragilités intérieures qu’ils sont condamnés à endurer ?

Cette peur de s’engager ne pourrait-elle pas être le reflet d’une peur de décevoir ? D’une peur d’être abandonné ou trahi ?

Ne pourrait-elle pas être le sommet de l’iceberg d’un profond manque de confiance en soi et en sa capacité à inspirer de l’amour ?

Leur histoire personnelle est-elle si heureuse ou, au contraire, particulièrement traumatisante, laissant de telles traces que leurs fondations intérieures ne peuvent être que vacillantes ?

Lorsqu’on est celui ou celle qui panique, comment résoudre ce paradoxe si douloureux entre l’amour que l’on ressent pour l’autre et la peur de ne pas être à la hauteur de ses attentes ?

Si vous vous retrouvez dans ce portrait de phobique de l’engagement et SI VOUS EN SOUFFREZ, cherchez un(e) bon(ne) thérapeute pour vous aider à décoder quelles sont les blessures qui en sont à l’origine.

Car la peur de l’engagement n’est peut-être pas un manque de capacité à prendre vos responsabilités mais bien, au contraire, une trop grande importance accordée à vos responsabilités.


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Commentaires

  1. Encore un article passionnant.

    Je suis heureux toutefois d’y voir des schémas d’antan. Le travail sur soi a bien des avantages, encore plus a postériori, car, au milieu du chaos, il est difficile d’identifier le malaise. Tout est compliqué, mais paraît normal puisqu’on a appris que les histoires d’amour sont toujours compliquées. Comment ouvrir les yeux?
    Avec ce type d’article, c’est possible. Merci.

    La phrase « cherchez un(e) bon(ne) thérapeute pour vous aider à décoder quelles sont les blessures qui en sont à l’origine » n’est pas un conseil, mais une urgence à méditer.

    Bravo

    1. Author

      Merci, Loulou, pour votre message…
      J’espère que vous aurez aussi pu trouver des pistes pour avancer.
      Bien à vous,
      Véronique

  2. bonjour,
    merci pour cet article.

    j’ai 40ans, et ma vie amoureuse n’a été que frustrations et remises en question. Je rencontrais des personnes qui pouvaient me faire prendre conscience de mon besoin de guérison mais jamais je n’en ai pris conscience.Jusqu’à il y a un an et demi, ou je me suis pris la claque de ma vie. heureusement à l’époque je voyais un thérapeute qui m’a conseillé la lecture d’un livre s’intitulant  » ces hommes qui ont peur d’aimer », puis j’ai lu  » ces femmes qui aiment trop ». J’ai compris, même si c’était difficile que ce que j’éprouvais n’était pas vraiment de L’AMOUR. Bref la relation c’est terminée et après plusieurs mois d’insomnies et de prises de conscience, une fois que j’allais mieux je retombe sur un homme qui a peur de l’engagement. Je ne suis pas dupe, je vois le jeux, mais petit à petit je m’y laisse prendre quand même, six mois après je décide d’arrêter sans trop de dégats, un peu quand même.

    Sauf que j’apprend il y a deux jours que je suis enceinte. Il m’avais fait croire qu’il voulait un enfant, quand je lui ai dit que moi aussi, il a changé d’avis. Et aujourd’hui que le fœtus grandit en moi, que je ne suis plus avec lui, je ne sais pas vraiment quoi faire. J’ai envie de le garder cet enfant, je n’en ai pas eu encore et en désire un vraiment. Il ne sera pas là, il me dit qu’il doit réfléchir, mais je connais trop cette réponse pour savoir que jamais il ne s’engagera et que même si il accepte l’enfant, il sera toujours dans la fuite.

    Je dois prendre une décision. Je souhaite vraiment le garder, financièrement ça va être difficile, je me sens prête à l’élever seule, mais je doute, puisque mes rencontres que je crois amoureuses ne le sont en fait pas, que penser de ce désir d’enfant. Je devrai rester en contact avec le père alors que j’ai compris aujourd’hui que je ne sarai jamais heureuse avec lui.

    voilà, merci de m’avoir lu

    1. Author

      Bonjour Tathia,

      Cette situation actuelle n’est effectivement pas simple du tout…
      Evidemment, il ne m’est pas possible de vous conseiller quant au choix que vous devez faire.
      Je pense cependant que c’est important de ne pas croire que, parce que vous avez confondu amour et dépendance par le passé, vous n’êtes pas à même de savoir si oui ou non vous désirez cet enfant.
      On peut se « tromper » dans certains domaines mais être complètement capable de faire les bons choix dans d’autres domaines. Et il ne faut pas que les difficultés amoureuses vous fassent perdre votre confiance en votre ressenti profond concernant cet enfant.

      De plus, même si ces relations amoureuses passées n’ont pas abouti à un couple stable jusqu’à présent, cela ne signifie pas qu’elles ont été des échecs puisqu’elles ont rempli leur rôle de vous apprendre à mieux vous connaître et de vous faire évoluer.

      Quant au papa… l’investissement qu’il donnera (ou pas) pour cet enfant ne dépend que de lui, bien entendu… Vous, vous pouvez rester en contact avec lui en tant que père de votre enfant sans attendre quelque chose du point de vue du couple. Ce sont deux rôles différents : il peut être un bon père tout en n’étant pas le bon compagnon pour vous. A vous de voir si vous êtes apte à ne pas faire de confusion sur les deux rôles et à lui laisser une place de papa (au cas où il la désirerait) sans « polluer » cette relation par vos regrets quant aux difficultés amoureuses.

      Enfin, je ne peux évidemment que vous conseiller d’aller revoir le thérapeute qui semble vous avoir déjà bien aidée : il pourra certainement vous permettre d’y voir plus clair.

      Bien à vous et bon courage pour ces prochains jours !

      Véronique

      1. Véronique t’a répondu avec des mots aussi raisonnables que plein de coeur. Je ne sais pas si ta décision a déjà été prise, mais je voudrais juste te raconter deux anecdotes, car il n’y a pas de réponse simple. Personnellement, je me suis fait avorter à 28 ans, et je ne l’ai jamais regretté (je t’épargne les détails, mais ça aurait été vraiment très difficile de garder cet enfant). Puis, quelques années plus trad, j’ai eu 2 fils magnifiques à intervalles rapprochés, qui sont aujourd’hui de grands ados que j’aime plus que moi-même. J’ai par ailleurs une amie qui a vécu exactement la même chose que toi : après qu’elle venait juste de laisser un énième conjoint d’une série de relations compliquées, elle s’est retrouvée enceinte et désemparée, à se demander quoi faire. Elle a finalement décidé de garder ce bébé, qui est aujourd’hui une belle jeune femme de 18 ans qui fait sa fierté et qui a donné un sens profond et magique à sa vie, même si elle l’a élevée seule, avec une présence et une aide plus que minimales du père. Chaque situation est unique et toi seule sait de quoi tu te sens capable.

        1. Author

          Merci, Johanna, de votre jolie réponse à Tathia…
          C’est vraiment agréable de voir que les visiteurs du site d’entraident et communiquent… Petit à petit, une communauté s’installera peut-être (et c’est mon rêve) où les membres se conseilleront entre eux 🙂
          Votre propre histoire est touchante également et je suis heureuse que vous l’ayez partagée avec nous tous.
          Bien à vous et à bientôt,

          Véronique

  3. Bonjour Véronique,

    Merci pour cet article clair et dans lequel je reconnais ma situation. C’est une aide précieuse pour toutes les personnes qui traversent ces épreuves de vie difficiles. Chaque témoignage est une bénédiction! Voir que nous ne sommes pas seuls à vivre ces situations.

    J’ai vécu une situation similaire et écrire enfin sur cette épreuve douloureuse m’aide à guérir. Alors je vais le faire!

    Je viens de quitter un homme qui souffre de cette peur de l’engagement.
    Enfin, je viens de découvrir à force de lectures que c’était cela le problème! J’ai tout imaginé: qu’il avait rencontré une autre, qu’il ne m’aimait pas assez, que je n’étais pas assez « aimable » ou pas assez brillante pour cet homme. J’ai tout imaginé en me torturant l’esprit. Mais sans réponse claire, mon deuil me semblait un chemin long et tortueux…
    Or, en lisant cet article et d’autres encores sur la phobie de l’engagement je reconnais ma situation en TOUS POINTS.
    Nous avons traversé toutes les phases décrites ici. Les derniers mois de notre relation ont éteint la flamme qui m’animait habituellement, m’ont rendue grise et terne et j’ai finalement perdu toute estime pour moi. Moi qui suis de nature enjouée, ouverte et heureuse, je me suis progressivement éteinte… Même physiquement, à force d’insomnie, de repas sautés et d’angoisses, mon visage et mon corps se sont transformés!

    Oui, car lorsque cet homme qu’on finit par aimer commence subitement à prendre ses distances (après quelques mois idylliques en tous points) mais tout en maintenant la relation comme il le peut, nous ne comprenons plus rien…
    Jusqu’à la fin de notre histoire il disait vouloir être avec moi, maintenait la relation sur la « forme »: messages matin midi et soir, surprise d’anniversaire, cadeaux, sur la forme nous étions un couple. Mais sur le « fond » les choses étaient bien différentes et toujours de cette manière si insidieuse qu’elle détruit à petits feux: souvent froid et indifférent, il voulait plus de liberté et de temps pour lui, éludait la question d’un week-end en amoureux ou de vacances ensemble, il disait qu’il ne pourrait jamais me donner de garanties alors même qu’il disait « essayer » de construire avec moi.
    Chacune de nos entrevues m’angoissaient, un jour froid et distant et l’autre attentionné et agréable. Je ne savais plus sur quel pied danser.
    J’ai initié une première coupure nette à l’issue de laquelle il est revenu vers moi heureux de me retrouver mais en me demandant plus de légèreté dans la relation… Nous avons repris quelques mois où il s’est donné du mal sur la forme pour maintenir notre relation, mais sur le fond cela restait toujours un peu compliqué. Résultat je n’ai pas réussi à me remettre dedans et j’ai émis mes doutes. Il s’est senti offensé mais a finalement compris qu’il était incapable de contribuer à l’épanouissement de notre relation.

    J’ai finalement décidé de le quitter et il m’a laissée partir. Il m’a dit être désolé de ne pas avoir « réussi à s’ouvrir plus à moi, alors qu’il a pourtant vraiment essayé ». Je le crois, mais j’ai compris que je devais me sauver et ne plus attendre qu’il change… C’est vain!

    Finalement quand je me refais tout le film, tout fait sens.
    C’est un homme qui a eu un père maltraitant et indifférent, et il avoue ne pas réussir à exprimer les choses et se sent indifférent aux autres. Il est très actif dans sa recherche de spiritualité, lit beaucoup de livres ésotériques, il dit rechercher une « autre dimension de la vie, comme une vie parallèle qui le fait rêver »: à mon sens il fuit la vraie vie, celle que l’on vit entouré des autres avec ses contraintes mais aussi ses avantages. Et il a fuit notre relation de la même manière, en maintenant le bateau à flot, mais en étant parallèlement absent, torturé et en demandant toujours plus de liberté, de solitude.
    Un jour il m’a dit: »Cela me laisse indifférent d’être médecin, d’avoir une copine et un bel appartement car je sais que toutes ces choses auront une fin. Moi ce que je recherche c’est un but spirituel, c’est cela qui me donne de l’espoir. Tout le reste ne donne pas sens à la vie. » Il déclare déjà l’échec et la perte de toutes ces choses et recherche quelque chose de fondamentalement abstrait. Il fuit la réalité!
    J’en déduis que peu importe la personne avec qui il est, le problème sera toujours le même. Il n’y arrive pas.
    Ce n’était pas moi le problème mais lui! Et finalement, je ne pense pas qu’il soit heureux de notre situation et de sa situation. Je sais que c’est quelqu’un qui souffre profondément de ses incapacités et cela me rend triste…

    Mais maintenant, un nouveau chemin s’offre à moi, et dites vous qu’après la nuit vient le jour!

    Merci Véronique!!

    Xuyn

  4. Author

    Bonjour Xuyn et merci infiniment de votre magnifique témoignage.
    Je pense que vous lire pourra aider toutes les personnes qui vivent la même situation que celle que vous avez vécue (et, à mon avis, elles sont nombreuses quand je vois les statistiques de lecture de cet article).

    Prendre conscience que le problème ne vient pas de soi mais est présent en l’autre est le premier (et essentiel) pas vers une certaine libération.

    Après, évidemment, le deuil n’est certainement pas simple à faire… Mais le fait d’avoir osé vous aimer vous-même suffisamment pour ne plus vous laisser engloutir dans le problème de l’autre est déjà tellement magnifique !

    Je pense que vous avez raison en disant que lui aussi souffre… Evidemment, personne ne peut juger ses choix s’il préfère accorder de l’importance à la spiritualité plutôt qu’à des choses plus matérielles. C’est peut-être une fuite, en effet… C’est peut-être aussi un choix de valeurs…

    L’important pour vous est le constat que vous, vous n’étiez pas heureuse dans cette manière de fonctionner. Et avoir fait le choix de ne plus être dans l’attente de ses changements à lui et d’avancer vers ce que vous vous avez besoin est un choix courageux.

    Comme le dit la citation « Une main qui est refermée sur ce qu’elle tient ne sait pas s’ouvrir pour prendre autre chose »…

    Il faut savoir fermer certaines portes pour en ouvrir d’autres…

    Vous avez su le faire : BRAVO !

    Amicalement à vous… Et beaucoup de bonheur dans votre nouvelle vie qui commence !

    Véronique

  5. Bonjour,

    Je lis tous vos témoignages et reconnait aussi beaucoup mon histoire!

    En parler aujourd’hui me fera du bien : je ne sais toujours pas s’il faut que je m’accroche ou bien s’il faut que je passe à autre chose.

    On s’est rencontré il y a un an et notre relation a été quelque peu chaotique.
    On a eu 3 mois où on était vraiment bien. Dès que la relation a commencé a être sérieuse, il a voulu arrêter car il m’a dit être attiré par une de ses collègues.
    Donc dur de m’en remettre mais j’ai accepté. A ce moment là, je n’étais pas si attaché à lui et n’avait conscience d’être amoureuse de lui. Pendant un mois, il m’envoyait toujours des sms me disant que je comptais pour lui, etc…
    3 semaines plus tard, et on se remettait ensemble! Là de nouveau de beaux moments partagés, même si quelque fois je le sentais distants et ailleurs.
    Un jour de suspicion j’ai fouillé dans son téléphone et là je découvre qu’il a une relation plus qu’amicale avec cette collègue. Il m’avoue tout et me dit qu’il est désolé.
    A ce moment là on se re-sépare de nouveau. Seulement, quelques semaines plus tard, j’apprends que je suis enceinte.
    Naturellement je lui en parle. Nous avons pris une décision ensemble et a été là pour moi à chaque étape de mon avortement. Cette épreuve nous a rapproché énormément. C’est à ce moment là que je prends conscience que c’est « l’homme de ma vie ».
    Pourtant, trois mois plus tard j’apprends, que quand nous nous étions séparés, il s’est remis avec sa collègue de travail et menait une double vie.
    Là, énorme déception et remise en question. Et de nouveau une séparation.
    Cela fait maintenant un mois que nous sommes séparés. Je l’ai revu hier et il m’a dit qu’il avait besoin de se faire soigné. Qu’il allait consulter un psy pour essayer de guérir sa peur de l’engagement : après une introspection sur lui-même, il s’est rendu compte qu’il avait peur de s’engager pour plusieurs raisons (enfance solitaire, relation avec son ex chaotique…). Il m’ a demandé du temps car il espère sincèrement une fin heureuse à notre histoire. Moi aussi. Je sais que je l’aime. Mais je ne sais pas ce que je dois faire.
    Est ce que je dois tout simplement l’attendre? En parallèle depuis notre dernière séparation je fais plus de choses pour moi et suis consciente que je suis la seule responsable de mon épanouissement personnel.
    J’attends vos avis qui pourraient m’aider.
    Merci.
    LMéa

    1. bonjour léa,

      Tu demandes notre avis, je te donne le mien, toi seule décidera bien sur.

      Pour ma part je garde l’enfant, que j’élèverai seule. Même si, alors qu’il n’en veut pas, il était ok pour « s’en occuper » pour venir habiter chez moi, je sais, je sens que se sera plus difficile avec lui que sans lui alors je l’ai « mis dehors ». Bien sur il est le père, il verra l’enfant si il le veut, mais le nous est fini.
      Pour toi je te conseille, et se sera plus facile puisque tu n’as pas garder ton enfant, de le quitter définitivement et de rencontrer un homme qui saura t’aimer comme tu le mérites et avec qui tu pourras si tu le veux construire une famille. Avec lui ça sera toujours difficile même si tu y crois et que lui fait semblant.
      Regarde bien comment tu te sens quand tu es avec lui, et comment tu te sens quand tu es seule. Sois honnête avec toi sans dire « oui mais si ceci » ou « mais si cela », regarde juste ce qui est et non ce qui pourrait être, je pense que là est la clé, la réponse à ta question.

      enjoy
      tathia

      1. Author

        Bonjour Tathia,

        Merci de participer aux échanges et de donner votre avis (qui est plein de bon sens).
        Je suis heureuse aussi d’avoir de vos nouvelles, de constater que vous avez pris votre décision et que vous semblez être bien à l’aise avec votre choix. Bravo !
        Vous vous êtes respectée, vous avez mis vos limites en tant que femme et, même si ce ne sera pas simple tous les jours, vous aurez toujours cette fierté de savoir que vous avez pu rompre la dépendance par amour pour vous-même.

        Je vous souhaite le meilleur !

        Véronique

        1. Tathia! Je viens de laisser un message ci-haut pour toi. Tu as ainsi décider de garder cet enfant. Il ne me reste qu’à te souhaite une belle grossesse, un enfant en santé et merveilleuse vie de maman. 🙂

    2. Author

      Bonjour Léa,

      Le gros point qui m’ennuie dans votre histoire, c’est le fait que, par deux fois, cet homme a eu une relation avec une autre femme et qu’il ait pu mener une double vie pendant une période somme toute assez longue…
      Dans ce cas de figure, on peut s’interroger sur sa capacité à être fidèle et, honnêtement, si c’était moi, je pense qu’il me serait difficile de lui faire confiance dans le futur…

      Il est donc important, tout d’abord, de vous poser la question : « Est-ce que moi, je place la fidélité comme valeur essentielle pour que mon couple soit épanouissant » ?
      Si c’est le cas, sans doute faudra-t-il vous dire qu’il a franchi une limite qui n’est pas acceptable pour vous. Et vous avez alors votre réponse… Il faudra rompre…

      Si, par contre, vous vous dites que, finalement, ses tendances à l’infidélité étaient dues au contexte et qu’il pourrait changer si il faisait un travail sur lui-même, la réponse est sans doute moins catégorique.

      MAIS, car il y a un gros mais…
      Je me demande si il ne vous a pas parlé de ses difficultés (enfance solitaire, couple chaotique…) que parce qu’il sentait que vous vous éloigniez de lui et qu’en donnant de bonnes raisons à sa conduite, vous pourriez revenir vers lui dans un rôle de « thérapeute » complaisante.

      Au bout du compte, cette introspection dont il vous a parlé va-t-elle réellement déboucher sur un travail personnel ? Ou bien, une fois que vous serez revenue, rassuré sur votre amour, ne risque-t-il pas de ne pas aller beaucoup plus loin dans son analyse.

      Ce que moi je vous conseillerais, c’est de confirmer cette séparation en lui disant : « Ok, tu sembles avoir compris les raisons de ta difficulté à t’engager. Vas voir quelqu’un, fais-toi aider, travaille sur toi-même… Et, lorsque ce sera résolu, nous verrons si je suis toujours là ou pas. Je ne t’attends pas, je vis ma vie, je souhaite construire une relation épanouissante avec un homme qui désire lui aussi être avec moi de manière honnête et entière. Si ce n’est pas toi, ce sera dommage mais je mérite d’être heureuse, même sans toi. »

      En agissant ainsi, vous ne devez pas prendre une décision tout de suite, vous laissez une porte ouverte au changement (on ne sait jamais) et, en même temps, vous vous respectez vous-même.

      Refusez de le voir durant quelques mois… Un travail sur soi ne peut pas se faire en quelques jours (et il se pourrait qu’en vous voyant si ferme, sa peur de ne plus être aimé lui fasse vous promettre monts et merveilles qu’il ne saura pas tenir).

      Et, durant ce temps, vivez véritablement votre vie, sans l’attendre lui, en vous autorisant vraiment à être disponible à d’autres rencontres.
      Car si vous avez ce respect de vous-même profondément ancré, vous mettrez sur votre route un homme qui vous respectera vraiment (lui ou un autre).

      Après quelques mois vous vous serez un peu détachée de lui et vous aurez sans doute constaté que d’autres hommes existent et vous traitent différemment.

      Bon courage à vous !

      Véronique

  6. Peur de l’engagement ?

    J’ai découvert votre article avec intérêt et me reconnais sur certains points avec tout de même quelques doutes.
    Je suis en couple depuis 8 ans et ne correspond donc pas à ces personnes qui n’arrivent pas à s’investir dans une relation dès son début. En revanche ça fait quelques années qu’il semblerait que je sois l’élément du couple qui freine l’évolution de notre couple.
    Mon ami m’a demandé en mariage mais je crois que cette étape me fait peur. Aussi bien dans l’organisation de l’évènement que dans le fait « d’être mariée » je crois.
    De plus j’ai perdu au fur et à mesure mon appétit sexuel ce qui nous pose problème maintenant que nous aimerions mettre un enfant en route. Ce projet d’enfant me tient pourtant énormément à cœur et l’horloge biologique me met un peu la pression si je ne veux pas passer à côté de cela (j’ai 35 ans).
    Je pense toujours aimer mon compagnon et je le vois comme le père de mes enfants et pourtant je bloque… Ce problème de désir commence à durer, j’ai vu un thérapeute à ce sujet pendant un certain nombre de mois mais j’ai pas l’impression d’avoir vraiment progressé.
    Est-ce donc la peur de l’engagement qui me bloque ? Il y a-t-il des solutions plus « rapides » qu’une psychothérapie pour pouvoir avancer (des séminaires ? des retraites, des conférences ?). J’avoue que j’ai une tendance à ne pas regarder les choses en face, à attendre que ça se passe, je n’arrive donc pas à faire le travail seule.
    Enfin ce qui m’interroge c’est que je n’ai absolument pas eu d’enfance difficile ni d’expérience affective bien douloureuse. J’ai la chance de partager la vie d’un homme à qui je fais confiance et avec qui je partage de nombreuses valeurs de la vie.

    Après si je reprends votre article j’avoue que la perspective de grandir et de rentrer dans ce monde d’ « adulte » ne me fait pas rêver. Le fait de choisir une personne « pour la vie » est un risque qui me fait peur car je ne peux savoir si je serai capable de tenir cet engagement. Et comment être sure que cette personne me rendra heureuse aussi toute ma vie… ?

    J’ai l’impression que je ne vois pas les choses de la bonne façon. Le problème c’est qu’on a beau me donner des « bonnes raisons » pour voir les choses différemment, ça marche quelques jours et près j’ai l’impression que « mes vieux mécanismes » reprennent le dessus.

    J’espère que ce que j’écris n’est trop confus et que vous aurez quelques pistes de solutions à me proposer… D’avance merci

    1. Author

      Bonjour Amélie et merci de déposer ici vos questionnements…

      « Avez-vous peur de l’engagement ? »
      Je pense tout d’abord que vous répondez vous-même avec beaucoup de bon sens à votre propre question…
      Si vous aviez peur de l’engagement, vous ne seriez pas engagée depuis 8 ans dans une relation.
      Donc, soyons bien claires : vous n’avez pas peur de l’engagement 🙂

      Par contre, vous hésitez à vous marier… Et c’est tout différent…
      Parce que le mariage symbolise un engagement « à vie » et que c’est une pression énorme, en effet.
      Surtout à l’époque actuelle où nous savons que les choses évoluent rapidement, que les êtres se transforment et que nous ne sommes plus, au contraire des générations précédentes, figés pour toujours dans des personnalités et des rôles définis et immuables.
      Aujourd’hui, le mariage est un peu un « reliquat » de cette volonté et de cet espoir inconscient que les choses resteront à jamais telles qu’elles sont, nous offrant un confort rassurant mais illusoire d’avoir acquis une sécurité affective éternelle.

      Or, le piège même du mariage lorsqu’il est conçu de cette manière est justement qu’il ne correspond pas à la vraie vie : celle dans laquelle les choses et les gens changent et qu’il n’y a pas d’assurance tous-risques dans le domaine de l’amour.
      C’est un mariage de type « gardiens de musée » ou chacun veille sur la momie que l’autre est censée devenir.

      Mais, si on peut concevoir le mariage comme un engagement à faire de son mieux pour maintenir une relation vivante, riche, et qui remplit son rôle de permettre à chacun d’évoluer vers le meilleur de lui-même, alors, c’est un engagement qui correspond à la réalité de la Vie qui, par définition, est mouvante et faite de changements perpétuels.

      Le mariage devrait devenir le symbole de l’engagement de la personne que je suis aujourd’hui face à la personne que tu es aujourd’hui… à faire ce qui est en mon pouvoir (mais pas ce qui n’est pas en mon pouvoir)… pour maintenir l’énergie de la Vie entre nous.

      Alors, que symbolise le mariage pour votre compagnon ?
      Est-ce quelque chose dans ce genre-là ?
      Ou plutôt une manière de se rassurer sur le fait qu’une fois le mariage prononcé, ouf, on sera en sécurité et on pourra considérer l’amour comme acquis ?

      C’est sans doute cela qu’il faut d’abord essayer de préciser entre vous deux…

      L’autre point que vous soulevez est celui de l’érosion de votre désir sexuel.
      Avant toute chose, il est important de savoir si, vous éprouviez du désir sexuel pour cet homme-là… et que votre désir de lui a diminué… Ou si vous aviez une libido fort vivante en général et que vous la viviez avec lui parce que la relation de confiance et de complicité existait.

      Si vous n’aviez pas vraiment de désir pour lui… et bien, on ne peut pas ranimer un feu qui n’a jamais existé… L’alchimie sexuelle n’est pas vraiment contrôlable et si un homme ne nous fait pas beaucoup d’effet au départ, cela n’augmentera pas ensuite, au contraire…

      Si par contre, il vous faisait beaucoup d’effet mais que ce n’est plus le cas à présent, alors, le problème est tout autre et ne doit pas vous faire remettre en question votre relation avec lui.

      La diminution du désir féminin lorsque le couple est un couple de longue durée provient de deux problèmes qui sont liés :

      – Le premier problème vient du fait que notre désir est plus intense quand l’autre n’est pas acquis, qu’il ne nous appartient pas… voire que nous avons peur de le perdre. On ne désire jamais autant quelque chose que quand nous ne l’avons pas 🙂 La boulangère qui peut manger des petits pains au chocolat tous les jours ne fantasme plus sur les petits pains au chocolat 🙂
      Donc, le désir diminue toujours dans un couple où nous sommes en sécurité affective.
      Le truc pour faire renaître le désir est de « jouer » avec cette spécificité de notre nature humaine en utilisant notre imaginaire.
      Imaginez que ce soir, votre compagnon vous quitte… Faites le scénario dans votre tête, plongez dans les émotions qui en découlent… la peur, le manque, l’envie de le retrouver… l’envie de fusionner…
      En prenant 15 minutes à peine de ce petit cinéma intérieur, vous pouvez facilement faire renaître le désir.

      – L’autre problème à l’origine de la diminution du désir féminin est que nous, les femmes, nous n’apprenons pas à être désirantes (nous apprenons plus comment être désirables). Et, être désirante va au-delà de la seule sexualité… c’est être désirante de toutes les sensations, c’est être vivante…
      Décrire ici comment nous pouvons apprendre à devenir désirantes et vivantes serait un peu long mais, en gros, il s’agit de devenir capables de nous détendre complètement pour nous ouvrir à nos sens, à nos perceptions sensorielles… De prendre le temps de faire circuler la vie en nous (par tous les moyens qui nous conviennent personnellement) mais surtout, en lâchant le mental et le contrôle.

      Ce serait le sujet de tout un article (voire de tout un livre).

      Mais pour répondre à votre question de « comment faire », je vous conseillerais les stages de Paule Salomon (vous trouverez son site ici : http://www.paulesalomon.org/joomla/ )
      Et elle organise un stage à Paris fin mars qui s’appelle Zorba le Boudha (le titre semble ne pas correspondre mais pour avoir participé à plusieurs stages de Paule Salomon, je sais, en lisant le descriptif, qu’il correspond bien à cette quête de s’ouvrir à la Vie et donc de faire renaître le désir sous toutes ses formes).
      Si vous voulez faire un énorme bond en avant vers le réveil de votre désir, c’est LE stage à faire.

      Bien à vous, Mélanie,

      Véronique

  7. Bonjour Véronique,

    Je tiens tout d’abord à vous féliciter pour votre travail. Votre site est agréable à lire tant sur le fond que sur la forme !

    Je suis arrivé comme tout le monde je pense sur votre site en cherchant des réponses sur le net sur la peur de l’engagement.

    Je suis en couple depuis maintenant 12 ans et je me suis marié il y a 6 mois. Notre couple était (est) « parfait », nous étions heureux et avions plein de projets ensemble mais il y a 1 mois ma compagne s’est vu remettre en question notre couple car peur de l’engagement.

    Vous allez me dire, vous êtes ensemble depuis 12 ans donc elle n’a pas peur de l’engagement mais pourtant c’est bien vrai. Quelques exemples probants en témoignent :

    – nous avons acheté un chien il y a 4 ans (c’est elle qui le voulait et elle était super contente) et le soir ou l’on a récupéré notre chien, elle s’est mise à pleurer et à paniquer car elle avait peur de ne pas assumer et de ne pas être à la hauteur (engagement sur 10 à 13 ans)

    – Dans le travail c’est pareil, elle a enchainé des dizaines de CDD car elle ne voulait pas s’engager sur le long terme. Les CDD lui convenaient tout à fait et ne recherchait pas des CDI. Elle est maintenant en CDI depuis 1 an et ça va mais le jour où elle a signé, idem un moment de stress et de panique.

    – Puis notre mariage. Au dernier moment une hésitation … au final on s’est marié et on ne le regrette pas l’un comme l’autre.

    – Enfin, nous devions signer prochainement pour un projet maison et commencions à parler d’avoir un enfant (dans 2 ou 3 ans) et cela a conduit à une réflexion de sa part sur notre couple. Nous sommes actuellement en « break » pour que chacun de nous puisse faire le point et décider de notre avenir commun ou séparé.

    Au début, j’ai forcément mal pris cette hésitation de sa part de savoir si elle m’aimait ou pas. Je suis assez catégorique la dessus et je me dis que si il y a un doute c’est qu’il n’y a pas de doute. Quand on aime quelqu’un, on sait qu’on l’aime et on ne se pose pas la question …

    Maintenant que j’ai lu quelques articles sur ce sujet, j’ai enfin compris quel est le réel problème : la peur de l’engagement.
    Reste maintenant à le résoudre pour qu’elle puisse enfin avancer dans la vie (avec ou sans moi) sans avoir tous ces sentiments d’angoisse et la peur d’être prisonnière …

    De mon côté, cela m’a permis de me remettre également en question et je tire aujourd’hui profit de ce moment difficile. Je suis davantage actif, je fais du sport 3 à 4 fois par semaine, je me suis inscrit dans une asso humanitaire, j’ai renoué contact avec des anciens amis, je m’investis dans mon entreprise (que j’ai créé il y 1 an), etc.

    Maintenant je ne sais plus si je dois avancer de mon côté ou avancer avec elle. J’ai peur que ce scénario se répète d’ici 2 ou 3 ans lorsque l’on parlera plus concrètement d’avoir un enfant… C’est une période vraiment difficile à vivre que je ne veux pas revivre !

    Dans tous les cas, je ne pourrais pas avancer à ces côtés si elle ne va pas voir un/une spécialiste pour dénouer ces nœuds qui nous empêchent d’avancer.

    Thibaud.

  8. Author

    Bonjour Thibaud,

    Tout d’abord, merci de vos commentaires positifs sur mon travail et sur mon site.

    Votre analyse de la situation est joliment lucide et « sage » et je trouve cela merveilleux de lire, dans vos mots, beaucoup d’amour et de compréhension pour votre femme…

    L’étiquette « peur de l’engagement » est évidemment assez vaste et je comprends que vous soyez arrivé à cette conclusion…

    Cependant, il y a une nuance assez importante (et inquiétante) dans la peur de l’engagement amoureux que je ne retrouve pas dans votre descriptif.

    En effet, la cause de la peur de l’engagement amoureux est très souvent une personnalité narcissique. (attention, je ne parle pas de « manipulateur pervers narcissique » qui entre dans une autre catégorie psychologique)

    Je m’explique : la personne narcissique a besoin d’être rassurée sur sa valeur et peut donc développer des stratégies de séduction très intelligentes pour que l’autre l’aime. C’est ce qui fait que la première phase de la relation donne la sensation d’avoir affaire à l’âme soeur parfaite.
    Mais, cette phase de perfection ne dure pas (et certainement pas 12 ans) parce que dès que la personne narcissique a réussi à conquérir l’amour, et tant que l’autre semble « accroché », cela ne l’intéresse plus de faire des « efforts » pour l’autre.
    Par contre, dès que l’autre s’éloigne, la personnalité narcissique fera à nouveau preuve de beaucoup d’intelligence pour le récupérer…
    En fait, l’autre est un peu comme un objet de satisfaction de ses besoins d’être aimé. Un objet qui est plus intéressant quand on ne le possède pas que quand on le possède. (un peu comme les enfants qui désirent très fort un jouet qu’ils n’ont pas : la personnalité narcissique reste à un stade plutôt infantile)

    Je n’ai pas la sensation, en vous lisant, que c’est le cas de votre femme…

    Sans pouvoir jurer que mon analyse est certaine à 100%, je penserais plutôt à deux autres types de peurs (que vous citez d’ailleurs) :

    -1) La peur de ne pas être à la hauteur : qui est le contraire du narcissisme puisque là, justement, on place l’autre, non pas comme un objet que l’on veut posséder pour se rassurer mais bien comme une personne tellement importante que l’on ne voudrait surtout pas la décevoir. Là, ce n’est pas que l’on fuit l’engagement mais que l’on donne une valeur très très très importante à l’engagement… Tellement de valeur qu’on n’est pas sûr d’y parvenir.

    -2) La peur d’être prisonnière : mais pas dans le sens où on veut avoir la liberté de tout avoir et de tout explorer sans jamais devoir choisir… Plutôt dans le sens de se mettre soi-même une pression énorme de devoir tenir ses engagements quoi qu’il arrive.
    Quand on accorde autant d’importance à l’autre et à l’engagement que l’on prend face à l’autre, quelque part, on se dit qu’au cas où cela ne marcherait pas, on n’aurait pas le droit moral se retirer, même si cela devenait une catastrophe.

    Bon, ce sont des « étiquettes » mais qu’est-ce que cela change ?
    Beaucoup de choses, en fait…

    Car une personnalité narcissique se transforme rarement et qu’il lui est difficile de sentir les effets de ses actions sur l’autre car elle est au centre de son univers et l’autre est un objet de satisfaction.
    Dans la réelle peur de l’engagement amoureux issu d’une personnalité infantile narcissique, il vaut donc mieux s’en aller…
    Car ce n’est jamais « porteur » d’être l’objet de satisfaction de l’autre, on n’existe pas en tant que tel.

    Par contre, dans la peur de ne pas être à la hauteur et d’être prisonnier de l’engagement, comme je l’écrivais plus haut, l’autre (vous) a, au contraire, beaucoup d’importance…
    Et cela peut évoluer très positivement en travaillant le manque de confiance en soi, en ses capacités, en sa valeur… En développant l’amour de soi-même…

    Vous me posez la question : dois-je avancer seul ou avec elle ?

    Tout d’abord, bravo à vous d’avoir su transformer cette période de « crise » en occasion d’évoluer !
    C’est donc finalement un beau cadeau 🙂 même si on n’est jamais pressé de recevoir ce genre de cadeaux 🙂

    Ensuite, je vous conseillerais de continuer à profiter de l’occasion pour avancer encore plus vers l’amour « inconditionnel ».

    Dans toute relation, vient un moment où nous sommes « testés » sur notre capacité à aimer l’autre sans condition, c’est-à-dire même avec ses failles et ses blessures (et même si ses failles nous ont fait souffrir)…
    Vous savez, une autre femme porterait d’autres failles et d’autres blessures qui, tôt ou tard, vous conduiraient aussi vers des difficultés à surmonter, des occasions de grandir, d’évoluer…

    Si vous parvenez à voir les difficultés de votre femme pour ce qu’elles sont, c’est-à-dire un manque d’amour pour elle-même, une croyance qu’elle ne sera pas à la hauteur, vous pourrez entrer dans la compassion et la bienveillance et l’aider justement à s’aimer plus…

    En apprenant à se faire confiance, à s’autoriser à ne pas être parfaite, à s’autoriser à ne pas toujours être à la hauteur… à s’autoriser à ne pas tenir ses engagements (ou à les revoir à la baisse) au cas où une situation deviendrait un cauchemar pour elle… elle pourra alors se libérer de ses angoisses et être bienveillante avec elle-même.

    Alors, vous avez raison de dire qu’un travail sur elle-même serait bénéfique… Et même, pourquoi pas, un travail à deux…
    Mais ne le mettez peut-être pas comme une « condition » puisque votre étape suivante est d’aller vers l’amour inconditionnel…
    Même si cela ne vous empêche pas de lui exprimer votre crainte de souffrir à nouveau… et de proposer ce travail ensemble sans que cela ne soit imposé.

    Encore une petite chose : quand on a peur de ne pas être à la hauteur, on se culpabilise beaucoup…
    Et quand on culpabilise, on se dit que, peut-être, on n’est pas capable d’aimer l’autre… et donc, que, peut-être, on n’aime pas vraiment l’autre (pas aussi bien que ce que l’amour est censé être de manière idéalisée par la société).

    Donc, le fait de « douter » de son amour pour l’autre, ne veut pas toujours dire qu’il n’y a pas de doute et qu’en fait, on n’aime pas l’autre.
    Cela peut juste refléter qu’on n’est pas sûr d’avoir atteint la perfection dans sa capacité d’aimer…

    Apaisez vos propres peurs de souffrir dans l’avenir afin qu’elle-même puisse apaiser sa peur de ne pas être à la hauteur…

    Et votre amour mutuel en sera d’autant plus beau parce que plus authentique : un amour malgré les « failles ».

    Bon cheminement à vous !

    Véronique.

  9. Bonjour Véronique,

    Merci pour cette analyse tout à fait remarquable.
    Vous comprenez vite les problèmes et exposez avec beaucoup d’habilité les différents moyens d’y remédier.

    C’est agréable de vous lire …

    Dans notre cas, il s’agit bien de la peur de ne pas être à la hauteur et d’être prisonnier de l’engagement et non pas un comportement narcissique …

    Les choses ont déjà évoluées depuis hier. Nous avons beaucoup échangé (la communication est selon moi la clé de la réussite d’un couple à tout point de vue) et je lui ai en effet proposé d’entamer un travail sur elle même ou à deux.

    Elle est partante et c’est vers cela que l’on se dirige…

    Cette remise en question sera finalement peut-être bénéfique pour notre couple et pour chacun de nous. C’est à travers ces moments là que nous nous posons les bonnes questions et que nous évoluons et comme vous le dites, « après la nuit viens le jour » !

    Je vous remercie encore et vous souhaite une belle vie !

    Thibaud.

  10. Author

    Bonjour Thibaud,

    Je suis vraiment très heureuse que mon analyse vous semble éclairante… Et je suis encore plus heureuse d’apprendre que, votre femme et vous, avez bien avancé vers un amour encore plus profond et authentique.

    Comme vous l’écrivez avec beaucoup de sagesse, la communication est essentielle et, tous les deux, vous semblez réussir à communiquer de manière sereine et profonde.

    Je ne doute pas un instant de l’effet bénéfique de cette période, même si elle a été un peu difficile à gérer au niveau des émotions et je ne doute pas non plus que votre futur de couple sera merveilleusement épanouissant.

    Merci aussi de m’avoir donné des nouvelles… C’est vraiment agréable pour moi de savoir comment les choses évoluent pour ceux qui sont venus ici déposer leurs questionnements existentiels.

    Belle et longue vie d’amour à tous les deux !

    Véronique

  11. Bonjour
    merci pour cet article très éclairant qui complète le travail que j’ai déja entamé sur moi. Jusqu’à il y a peu je croyais que seulement lui avait à changer, j’ai réalisé au cours d’une séance avec ma thérapeute tout ce que cette rupture me donnait à découvrir sur moi même. Pour poser les choses, je vais écrire ce que nous avons vécu. Notre relation a duré 9 mois. Je sortais tout juste d’une rupture que j’avais voulue avec le papa de mon enfant, avec qui je suis restée 10 ans. Je me suis rapidement mise avec un nouveau copain, peut être trop rapidement. J’étais sûre de mes sentiments pour lui, car nous avons été amis 3 ans avant d’être un couple. J’ai donc eu le temps d’être sûre de ce que je ressentais, et lui aussi. Nous avons vécu les montagnes russes, avant même de sortir ensemble, croyant me protéger, il m’a dit qu’il avait peur, et qu’il avait un problème avec le relationnel. A 33 ans, il n’avait eu que peu de relations, car cela l’angoissait… il ne voulait pas reproduire le même schéma et repartir dans la culpabilité de souffrir, et de faire souffrir l’autre avec ses angoisses existentielles. Finalement nous nous sommes quand même mis ensemble, mais chacun chez soi. J’avais besoin de me poser avec mon enfant et de trouver de nouveaux repères par moi même, sans être assistée par un homme. Chacun chez soi, mais on se voyait beaucoup, on s’apportait énormément d’amour, de soutien, on a connu de grands bonheurs, alternés de douches froides quand il était distant. Je me suis épuisée, et lui aussi. Je le sais sincère, il a vraiment tout essayé, il s’est »battu » comme il dit… mais le secret du bonheur n’est il pas au bout d’un moment de poser les armes, et de trouver d’abord l’amour de soi? Finalement il m’a quitté, rongé d’angoisse, il a ressenti le besoin de mettre corps et esprit au repos (il avait de nombreuses somatisations) nous avons fait une médiation avec un thérapeute, et avons été, avec le recul, mal guidés. Je pense que notre détresse était si grande qu’on aurait accepté n’importe quelle aide, même la plus nocive. Quand nous avons rompu, j’étais desespérée. De garder une communication fluide m’a permis de trouver du sens à cette rupture, j’ai pu l’entendre, entendre les nobles raisons de ce choix: « Je veux cheminer seul, je veux me reconnecter à moi même, et apprendre à m’aimer… je ne veux pas me fermer à un futur pour nous deux, mais l’entretenir reviendrait à faire une promesse qui maintiendrait sur moi l’angoisse du couple »
    avant cette rupture franche, nous avions fait « semblant » de rompre, sur les (mauvais) conseils d’un thérapeute, nous avons pendant un mois fait « comme si » nous n’étions pas un couple, nous avons conservé notre relation uniquement sur le plan du soutien amical, donc plus aucun geste amoureux (mais quand même se prendre dans les bras à chaque fois qu’on se disait au revoir car c’était plus fort que nous), et un coup de fil le soir pour se raconter notre journée, nos avancées, etc… le but de cette étape était soit disant de l’aider à dépasser son ego libéré de l’angoisse du couple, mais cela ne marchair pas evidement, comment avons nous pu croire que cela nous aiderait? Un phobique de l’engagement qui a vraiment la volonté d’en guérir doit d’abord connaitre l’amour de soi, aujourd’hui j’en suis convaincue, il ne s’agit pas d’un simple déclic, mais d’un cheminement. Cet exercice débile n’a fait qu’agraver les choses car il se sentait coupable de me laisser « dans cet entre deux » « notre relation en suspens » et sous pression de devoir absolument changer le plus vite possible. Un cauchemard. Bref, il a rompu, cela a été éprouvant, et j’ai continué le travail sur moi que j’avais commencé. je savais que je ne pouvais pas l’aider, j’étais devenue son guide, et ça rendait la relation insatisfaisante pour moi, car cette place ne me convenait pas, je portait toute sa souffrance, j’étais vidée à la fin. En ce sens, la rupture, malgré le chagrin a apaisé ce lourd fardeau que j’ai pu enfin poser. Aujourd’hui j’essai de cultiver l’amour pour la rsponsabilité de l’autre: accepter que son sort est entre ses mains, pas les miennes. J’ai pu comprendre que je ne suis pas en cause: aucune femme n’a connu la vie avec lui, sous le même toit. Je comprends de plus en plus de chose, et au bout d’un mois de rupture j’ai envie (mais c’est dur) d’arreter d’attendre qu’il change. je veux profiter de cette rupture pour me reconnecter à moi même. Il y a quelques jours j’ai repris contact avec lui car il me maquait, et je souffrais trop qu’il ne sache pas ce que je vivais réellement: notre thérapeute m’avait poussée à faire le deuil, me disant que plus je m’accorcherai, plus il fuirait, je me suis sentie obligée d’aller bien le plus vite possible, pour qu’il ne se sente pas coupable, et puisse avancer, et peut etre le retrouver après… résultat au bout d’un mois j’ai pété les plombs et lui ait annoncé toute ma souffrance… ça a été douloureux pour tous les deux, mais finalement cela nous a permis de dialoguer avec sincérité et sérénité, depuis nous nous reparlons et sommes très apaisés tous les deux… j’essai de ne pas m’emballer, je sais que j’ai d’autres choses à vivre maintenant, et que je dois penser à MOI: faire ce que je veux, etre dans le présent, un pas après l’autre, pendre soin de moi, et me reconstruire. Mais je suis si triste de cette épreuve, qui même si elle m’apporte la découverte de moi, me plonge encore parfois dans la tristesse. Je suis fière de moi et fière de lui. Il m’a dit qu’il avait encore des choses à travailler sur le plan relationnel, qu’il se sentait fragile, mais qu’il apprenait à s’amier et ça c’est nouveau…. je me dis (oui je sais vous allez tous dire que je suis trop optimiste), qu’un jour, si chacun a fait son cheminement, on pourra peut etre rententer notre histoire, enfin une autre histoire… en attendant rester dans cette projection, c’est ne pas vivre l’instant présent, alors je me force un peu à lâcher prise avec cette envie de le retrouver, et à avancer (sincèrement cette fois) dans mon propre chemin et mes propres projets. Aujourd’hui j’ai envie de revivre une relation avec un homme, car j’ai besoin de vérifier si je suis capable d’être dans le respect de moi même, de dire non quand il veut me voir et que j’ai déja quelque chose de prévu, d’être maitre de ma vie, et pas hyper adaptable…. entre mon enfant et mon ex, fallait jongler, et je me sentais toujours tiraillée. j’ai besoin de vivre ICI et MAINTENANT et d’essayer différentes choses avant de reconsidérer une éventuelle relation avec celui que je considère encore comme l’homme de ma vie….

  12. Author

    Bonjour Lisa,
    Merci infiniment d’avoir laissé votre témoignage qui est très touchant et dans lequel on peut voir tout autant la souffrance (la vôtre et celle de votre ami) que la lucidité (la vôtre et celle de votre ami)

    En vous lisant, plusieurs réflexions me viennent à l’esprit :

    – Tout d’abord, celle-ci : Parfois, deux personnes qui sont des « âmes soeurs » n’ont pas le même « timing »… L’une est prête pour construire le couple tandis que l’autre ne l’est pas… Il est évidemment impossible de savoir comment vos deux « timing » vont évoluer… Peut-être lui ira-t-il très vite et que vous serez toujours là lorsqu’il sera prêt… Peut-être que vous, suite à cette rupture actuelle et au grand bond d’évolution intérieure que cette rupture vous « oblige » à faire, vous avancerez tellement vite que, s’il revenait, vous ne seriez plus là… Personne ne peut le savoir à l’avance… C’est sans doute cela qui est le plus difficile : si on savait prédire comment vous avancerez chacun, cela serait plus simple. Ne pas savoir (donc ne pas contrôler) invite à l’acceptation de ce qui est et cette acceptation est certainement la chose la plus difficile à atteindre.

    – La deuxième réflexion qui me vient est celle-ci : Vous avez certainement eu raison de lui confier votre souffrance… pas pour le culpabiliser car le but n’était pas celui-là, j’en suis certaine, mais simplement pour être dans la Vérité. Cacher ce que l’on ressent, même pour protéger l’autre du sentiment négatif que cela peut engendrer, cela reste une forme de « mensonge » et ce n’est pas de l’authenticité. Or, l’amour ne peut pas se vivre sans authenticité. Le protéger de votre souffrance aurait peut-être eu un effet positif sur le court terme mais, à long terme, si la relation reprenait, elle serait basée sur quelque chose de faux. Lui monter votre souffrance, c’était lui montrer qui vous êtes, simplement.
    Après, c’est à chacun de faire attention à ne pas confondre culpabilité et responsabilité. La culpabilité paralyse et nous pousse à croire qu’une partie de nous est à tout jamais mauvaise. La responsabilité nous ouvre la porte au changement, à l’évolution, à la possibilité de ne pas refaire les mêmes erreurs.

    Et la troisième réflexion qui me vient est celle-ci : Peut-être que pour le moment, il n’y a aucune décision à prendre : ni celle de l’attendre, ni celle de l’oublier. Une décision est issue du mental et le mental est souvent le reflet de nos peurs. Et si vous vous laissiez simplement vivre pour une période indéfinie sans prendre aucune décision, simplement en écoutant votre coeur… Vous l’aimez encore… C’est un constat et aucune décision du mental ne peut changer des sentiments… Et peut-être que demain, ce sera toujours le cas… Et que dans un mois aussi ou qu’au contraire, ce ne sera plus le cas… Dans cet « ici et maintenant » dont vous parlez, il s’agit bien de sentir et non de décider…
    Offrez-vous cette période de non décision par rapport à lui et à votre relation et laissez-vous simplement sentir comment vos sentiments évoluent avec le temps.

    Centrez-vous sur ce qui vous fait du bien…
    Quand on est un peu en « manque d’amour » donné l’autre, il est important de bien se donner de l’amour à soi-même.
    Ce qui n’empêche pas de lui envoyer vos pensées positives qui l’aideront certainement à avancer vers lui-même…

    Ce que moi j’aime beaucoup comme démarche, c’est de se centrer sur une phrase du style : « Que le meilleur se produise : le meilleur pour lui, le meilleur pour moi… Même si moi, je ne sais pas ce qui est le meilleur, je fais confiance à la Vie qui sait mieux que moi ce dont j’ai besoin et ce dont l’autre a besoin ».

    Ce genre de phrase que l’on se répète comme un « mantra » réunit à la fois l’acceptation et la confiance… Et la somme de ces deux éléments est la meilleure énergie qui soit ! Elle ouvre toujours la porte vers ce qui nous convient vraiment.

    Amicalement à vous,

    Véronique.

  13. Bonjour à tous ceux qui me liront…

    Je me permets de déposer ce message tant pour expulser certaines choses qui m’encombrent que pour participer à cet échange. Merci pour cet article, il est pertinent et expose parfaitement ce que représente cette névrose pour les différents protagonistes.

    Je risque d’être longue… Les plus courageux me liront donc jusqu’au bout…

    Je suis séparée depuis 5ans et demi et ai croisé de nombreux hommes atteints de cette phobie puisque c’est ainsi qu’il faut en parler… Je tiens à préciser, que même s’il est important d’avoir un regard « analytique » sur ce type de rencontre, il est important de déculpabiliser la gente féminine également… Oui, c’est un « mal » très répandu et auquel, à mon sens, on n’est plus confronté avec l’âge. (J’ai 40 ans…).

    La véritable réflexion étant, pour ma part, non pas de savoir pourquoi nous sommes attirés par ces personnes (elles ont de nombreux atouts pour « séduire »…) mais pourquoi nous « acceptons » d’investir ce type de relation.

    Je suis riche de très nombreuses années de thérapie, ainsi que d’une thérapie familiale systémique et, en toute sincérité,j’ose penser que j’ai su faire, ne serait-ce qu’un peu, la lumière sur certaines zones d’ombre de mon passé (rejet, dévalorisation,etc). Il s’avère que je viens d’être diagnostiquée « adulte surdouée » (et ce n’est pas rien… très loin de là…) et que cette « caractéristique » joue un rôle majeur dans mes relations amoureuses (hypersensibilité, hyper-empathie et hyper-attachement…), notamment lors de rencontres avec des hommes qui sont confrontés à cette peur de l’engagement… Car, est-il utile de préciser, qu’avant que cette peur ne s’exprime dans toute sa dimension, il faut que ces hommes perçoivent TOUT l’attachement que l’autre a pour eux… c’est ensuite que cela se gâte…

    Bref, j’ai dans le passé vécu une très douloureuse histoire avec un phobique. Cassée… Voilà le terme que je pourrais employer pour définir l’état ds lequel j’étais. Inutile de relater l’histoire, un début « idyllique », puis « le chaud et le froid » pour ensuite finir par le mépris… Une scène en 3 actes malheureusement trop courante… J’ai enfin pu mettre des mots sur un immense sentiment d’incompréhension: phobie de l’engagement. Jamais plus!

    Mais voilà… Vous vous reconstruisez… essayez de tirer profit de cette « sale » expérience afin qu’elle soit vectrice d’évolution personnelle… qu’elle puisse vous permettre de mieux vous connaitre, définir et respecter vos propres besoins.

    Quelques années après, je fais la rencontre d’un homme (l’histoire est toute récente…) qui ne me séduit pas de prime abord mais que je veux mieux connaitre. Je suis très vigilante et ai besoin d’échanger véritablement avec cette personne, de partager avec sincérité et respect.
    Je découvre un homme qui me « semble » mature, responsable… fiable. Il reconnait avoir fait souffrir qlqs femmes et s’en veut encore aujourd’hui… semble avoir pris conscience véritablement de ses mauvais agissements… ça tient la route! Je sens également une personne méfiante, qui ne semble pas vouloir accorder sa confiance à n’importe qui.

    Je ne vais pas tout relater, juste vous dire que tout semblait bien parti. Je précise que le monsieur m’a dit remettre son projet de se rapprocher de son lieu de travail (loin de chez moi) alors que nous nous connaissions à peine… Hum, hum… Je crois que c’est l’élément qui aurait du me freiner net! Avec du recul cette phrase est énorme car trop précipitée… Mais quoi? est-il possible de jauger une personne à la lumière d’une phrase?… Il est si difficile de tout percevoir lors d’un échange.

    J’ose « avertir » l’autre que je pense être en train de tomber amoureuse… Car comme le dit Alfred de Musset: on ne badine pas avec l’amour! (ça ferait du bien de l’entendre un peu plus souvent cette jolie phrase!). Et c’est là que commence la valse des hésitations… retard au rdv… J’ose reporter un rdv pour être avec mes enfants (ce que je n’aurais pas fait dans le passé mais je sais aujourd’hui qu’il est fondamental de rester centrée pour ne pas se perdre dans une relation) mais cela ne semble pas plaire au monsieur qui annule à la dernière minute, me disant qu’il n’allait pas « passer une si belle journée à m’attendre ».
    Il se sent mal… Devient très distant… Je ne comprends rien et je veux comprendre car j’en ai besoin… Il se défile lorsque je veux lui parler… me dit « je t’appelle à telle heure » mais rien ne vient…

    Je me sens si mal… consciente qu’il y a qlq chose qui cloche et surtout malheureuse… de savoir que j’ai tenté de faire confiance pour me faire berner une fois de plus… C’est insupportable.
    Je suis oppressée… J’amorce une discussion (monsieur me parle dans sa voiture entre deux rdv) où j’évoque la possibilité de mettre un terme tout simplement, il me répond « non ». L’échange est écourté mais intéressant… je retrouve alors l’homme « intelligent » que j’ai rencontré.

    Rebelote… Il doit me rappeler mais ne le fait pas et m’envoie des sms qui ne veulent rien dire du tout… si ce n’est qu’il est désolé pour moi, qu’il doute… qu’il a peur de la force de mes sentiments naissants…

    C’est à cet instant que qlq chose en moi me dit: STOP! ça suffit avec les sms, avec cette attente qui m’oppresse et cette incompréhension qui me rend malheureuse! J’ai exprimé mes besoins à maintes reprises à cet homme. J’ai été honnête, sincère. J’ai le sentiment que c’est LUI qui décide et moi qui obtempère… (idem lorsque nous pouvions faire l’amour… il décide que « non » car « on va trop s’attacher » et qu’il a peur de me faire du mal, et qu’il veut mieux me connaitre – à savoir que nous avions déjà « couchés » ensemble auparavant…).

    Il y a des sentiments, des impressions qui vous traversent parfois l’esprit de manière fulgurante… Ce fut le cas à ce moment: celui de ne pas être entendue à égalité avec l’autre. C’est lui qui a les choses « sous contrôle », moi je dois suivre, m’adapter.

    J’ai donc décroché mon téléphone… C’est moi qui appelle, c’est moi qui exprime mes besoins. Je veux mettre l’autre face à lui-mm et non à moi. Mais voilà… l’homme que j’ai au bout du fil me glisse entre les doigts… Ce n’est pas à lui que j’ai pu me livrer « avec confiance ». Je ressens mm une forme de condescendance ds sa façon de ma parler… Il revoit tt à la baisse. Il me dit qu’il faudrait qu’il me connaisse plus pour savoir s’il peut ressentir qlq chose mais que en mm tps je risque de m’attacher et donc de souffrir, et qu’il pense qu’il a envie de me voir mais qu’il n’est pas sûr… Quel casse-tête! Je « rame » pour essayer « d’entrer en contact » avec lui mais c’est vain. Il est résistant et un brin moqueur face à l’énergie que je déploie pour « communiquer avec lui ». Voilà donc l’autre visage de cet homme…

    Je veux le mettre fasse à ses actes, après bcp de confusion et de silence, il décide de mettre un terme à la relation. Je ne voulais pas lui faire ce plaisir, c’eut été le déresponsabiliser une fois de plus. Il me dit prendre cette décision pour moi, pour ne pas que je souffre.
    Je proteste: je ne suis pas une petite fille et s’il prend une décision, c’est uniquement vis-à-vis de lui. Je n’ai pas besoin que l’on me protège. Il prend donc sa décision sur un ressenti… Cela s’arrête-là.

    Le manège n’aura pas duré trop longtps (2 semaines – la relation 2 mois) mais trop pour moi… pour la confiance que j’avais essayé de lui donner… pour avoir « osé » y croire à nouveau…

    Alors… Je pense que mes expériences passées m’auront permis de « décrypter » plus facilement le comportement de l’autre, que ma personnalité (entière, honnête et dans l’échange) auront peut-être accéléré le processus (combien de tps m’aurait-il baladée ainsi?), que j’ai su écouter mes besoins et dire « stop » lorsque ceux-ci n’étaient pas respectés…

    Les dégâts sont mineurs mais je souffre tout de mm car je perds encore une fois confiance en l’autre… Et quoi que l’on dise, ces comportements sont très déstabilisants…

    Avec sincérité, j’ose vous avouer que je me dis encore « mais qu’est-ce que j’ai fait? »… j’ai peur d’avoir été « trop exigeante »… trop ceci ou pas assez cela… Oui, cet homme me plaisait bcp et Dieu sait s’il est difficile de faire une jolie rencontre dans ma situation.

    J’essaye d’être indulgente et de me dire que j’ai fait avec « ce que je suis ». Je ne peux pas être une autre que moi. Je voudrais croire que j’ai adopté la bonne attitude et que cet homme avait bien tous les « symptômes » de cette phobie…
    Mais ça fait mal…

    Je voudrais préciser que la phobie de l’engagement s’exprime aussi chez des personnes qui sont en couple et vivent ensemble… Car que l’on ne se trompe pas, la peur de l’engagement c’est aussi désinvestir une relation, la négliger ou pire… négliger l’autre (Le livre « ces hommes qui ont peur d’aimer » en parle très bien…).
    Pour info, cet homme a vécu 6 ans avec une jeune femme âgée de 10 de moins que lui… Il m’a dit qu’il n’a pas ressenti de vrai sentiment, juste un « amour tendre ». En public, il n’osait pas afficher sa relation, de plus la demoiselle était très effacée. Elle veut se marier et avoir des enfants: il prend la décision d’arrêter… Sa raison: je ne voyais pas en elle, une mère pour mes (éventuels) enfants, j’aurais eu l’impression d’avoir deux enfants au lieu d’un…

    A 43 ans, il me dit qu’il aurait aimé avoir des enfants (sans grande conviction tt de mm…) mais qu’à son âge, il a fait le deuil… Décidément trop vieux pour être père… et surtout jamais prêt pour… s’engager.

    Voilà… c’est une histoire comme tant d’autres… Merci de m’avoir lue. La rupture est encore très récente et je suis très sensible, d’autant que je cogite bcp… Je connais une sérieuse baisse de morale car « je n’y crois plus ». Mon estime de moi en a aussi pris un coup, si, si…
    Il va me falloir un peu de temps pour digérer et me recentrer sur moi. Je sais que je peux être heureuse seule, c’était le cas avt cette rencontre. Je voudrais juste me dire, qu’à 40 ans, malgré ma vie pas tjs évidente (100 % seule avec deux enfants), j’ai le droit d’espérer…

    1. Bonjour Louise,

      je viens de lire ton touchant témoignage… et je voulais te dire ceci:

      tout d’abord, que l’âge n’a pas d’importance, ce « mal » frappe dans toutes les générations. J’ai 30 ans, et l’homme phobique avec qui j’étais en a à peine plus. Justement je crois que plus on vieillit, plus on s’ouvre à la chance de rencontrer un homme qui a fait un travail sur lui, ou qui est en train d’en faire un. Mon ex en a fait un, là il a cessé toute thérapie car il est dans une période ou il a besoin de faire un break avec tout ça. On se reparle avec sérénité, il m’a dit vouloir être dans la bienveillance, et ne souhaite pas me tourner le dos… de là à être amis… c’est compliqué, tout ce qui le ramène à moi lui créer encore de l’angoisse… ce qui est aidant dans ce genre de situation, c’est de se dire que le problème n’est pas le manque d’amour, mais bien ce noeud interieur qui paralyse le phobique. Je trouve que tu as eu entièrement raison de te protéger et de te recentrer sur tes enfants, moi ma première et unique expérience avec un phobique m’a appris cela: ne surtout pas me décentrer, ne surtout pas faire passer ma fille après sous prétexte que je suis folle d’inquiétude pour mon couple et que je dois régler vite vite ce problème, aller le voir etc…. cela il est toujours resté dans le respect, n’a jamais posé des lapins par exemple, et tenait ses engagements, on évitait de se voir quand il avat des angoisses, j’ai eu la grande chance de tomber sur quelqu’un de profondément sincère qui savait mettre des mots sur ce qu’il ressentait « j’ai peur, j’angoisse » ou encore « je sens que j’ai besoin de me recentrer et d’être seul ce soir » il ne m’a jamais fait de faux plan, ni annulée en dernière minute, il connaissait son trouble et me prévenait à l’avancer, pouvait anticiper, par exemple on évitait de passer 3 soirs de suite chez moi, afin qu’il gère seul ses angoisses chez lui, mais c’était quand même dur à encaisser l’idée qu’on ne pourrait peut etre jamais vivre ensemble…

      autre chose: des amies proches, qui m’ont soutenue et me soutiennent encore dans mon chagrin de la séparation, m’ont encouragée à m’ouvrir à une autre rencontre. me disant que cela n’empêcherait pas l’histoire avec mon ex de reprendre quand il serait prêt, mais que je ne devais pas rester dans l’attente. Elles trouvaient qu’une relation plus légère, et plus douce, me ferait du bien, et je pense aujourd’hui qu’elles ont raison. J’ai osé aborder un homme très recemment, et cette nouvelle et très récente relation me fait un bien fou… Je ne veux pas m’engager, juste me remettre dans une bonne vibration, pour attirer du positif et me sentir bien. Je sens que lui n’est pas non plus dans une idée d’engagement, (enfin l’avenir nous le dira), mais il vit une période difficile de sa vie, je sens de la tristesse chez cet homme, et notre rencontre nous redonne le sourire à tous les deux… alors je me dis que quelle que soit la durée et l’engagement, si on s’apporte du bonheur, c’est formidable. Pour moi tout doit se faire dans la bienveillance et le respect… une relation courte, transitoire, et sans engagement n’en n’est pas moins sérieuse à mes yeux, l’humain, c’est sérieux, c’est beau, c’est à protéger… ne pas m’engager ne veut pas dire que je vais me moquer de lui ou me servir de lui, simplement, cette rencontre fait partie de mon évolution, me rapproche de moi même, m’aide à penser enfin à moi et m’apaiser. La première chose qui m’est venue après une douce soirée avec lui, c’est ma fille: je veux lui donner la priorité, ça dorénavant, je serai intransigeante.
      Je veux te donner un message d’espoir: on peut se sentir bien, s’apaiser, retrouver confiance.
      Je n’oublies pas mon ex, mais quand je suis avec le nouveau je n’ai aucune nostalgie, je suis dans l’instant présent, vraiment avec lui, dans le bonheur de la rencontre, le plaisir de partager de la tendresse, et la douceur de cet instant.
      Je pense comme toi que les noeuds d’enfance nous avons pu les dépasser grâce aux diverses thérapies. Je pense réellement que j’avais encore des « investissement d’enfance » au début de ma relation avec le phobique, mais que j’ai fait les « nettoyages » nécessaires en cours de relation. A la fin de la relation, la rupture est venue m’apprendre autre chose sur moi: m’ouvrir à l’instant présent. Mon travail actuel n’est plus de me demander quelle blessure d’enfance a amené dans ma vie un phobique de l’engagement, ni même de dépasser cette blessure… Mon travail actuel n’est pas dans le passé, mais bien dans le présent. Penser à moi, ici et maintenant. Me sentir bien, profiter de bonheurs simples et quotidiens, tout un exercice pour moi qui suis toujours à fond dans les projets, les projections d’avenir… ma toute nouvelle relation m’apporte aussi cette possibilité, je me sens connectée au moment présent.
      Je te souhaite d’aller très vite mieux, et que la piste de l’instant présent t’aide… il a fallut qu’une copine m’y force, m’oblige à penser à moi quand je déraillais trop, elle me « recadrait » en me rappelant cette priorité, c’est pas venu tout seul… à part une nouvelle rencontre, autre chose peut y aider: pratiquer la pleine conscience, ou se lancer dans la création (choisir son art), c’est en effet une bonne période de la vie pour créer…
      je t’embrasse!

      1. Author

        Bonjour Lisa,

        Tout d’abord, merci d’être intervenue en réponse aux questionnements de Louise…
        S’aider les uns les autres et faire profiter de nos expériences est une bien jolie démarche. Surtout quand elle est faite avec autant de respect et de bienveillance !
        Merci aussi de nous donner des nouvelles car c’est en effet très encourageant de savoir que certaines personnes se reconstruisent magnifiquement après une histoire aussi difficile.

        Ensuite, je souhaitais vous dire que je trouve que les pistes que vous proposez sont particulièrement justes et inspirantes :

        – Se « recentrer sur soi », qui ne signifie pas devenir égoïste mais bien rester vigilantes quant à nos valeurs et nos besoins de base. Quand une femme est attentive à son propre équilibre, elle risque moins de se perdre dans les problèmes/besoins/demandes de l’autre et choisir lesquelles elle satisfait et lesquelles elle ne satisfera pas. (J’aime beaucoup l’image que l’on trouve dans le livre « Femmes qui courent avec les loups » et qui parle du concept de la femme penchée : elle se penche tellement sur l’autre qu’elle finit par tomber… Elle fait un joli feu et laisse tellement de gens se réchauffer devant son feu qu’elle-même n’a plus de place pour se réchauffer. Veillons à maintenir notre feu intérieur vivant et à en garder un peu pour nous-mêmes.)

        – Vivre dans le présent : savourer les petites choses qui font notre bonheur quotidien.
        – Toutes les relations méritent le respect même si elles ne sont pas des relations qui durent « toute la vie » parce qu’elles sont toutes riches et que tout ce que nous recevons est précieux.

        J’ai envie de rajouter la piste de la gratitude… Gratitude pour ce que nous sommes, ce que nous avons et pour les rencontres.
        L’émotion de la gratitude permet la fabrication de certains neuro-transmetteurs (dont la sérotonine qui est anti-dépressive) et, lorsque nous sommes dans l’émotion de la gratitude, il est impossible d’avoir en même temps des émotions négatives.

        Bon cheminement à vous et je vous souhaite que cette « nouvelle relation » soit aussi belle et épanouissante que ce à quoi votre coeur aspire.

        Amicalement,

        Véronique

    2. Author

      Bonjour Louise et merci d’avoir pris le temps de nous relater votre expérience… je suis certaine qu’elle sera utile à tous ceux qui la liront…

      Sans vouloir m’étendre là-dessus (car nous ne sommes pas là pour faire un diagnostic psychologique de cet homme), j’ai la sensation qu’en plus de la peur de l’engagement, il y avait quand même une composante de manipulation (peut-être inconsciente… et je ne parle pas du fait d’être en présence d’un manipulateur mais bien de quelqu’un qui aurait sans doute des comportements de manipulation : la nuance est importante)
      Cette composante a sans doute aggravé la situation…
      Mais, quoi qu’il en soi, ce qui est réellement important aujourd’hui c’est de vous éclairer vous sur les pistes qui me paraissent essentielles…

      – Tout d’abord, je souhaitais vous dire qu’il est normal, même en ayant fait beaucoup de travail sur vous-même, d’être re-confrontée à une thématique familière. Et cela ne signifie pas du tout que ce travail n’a servi à rien. Ne culpabilisez donc pas de ne pas avoir « vu » ou « compris » plus vite… Car, face aux thème difficiles, nous évoluons en spirale… C’est à dire que nous repassons par les mêmes thèmes mais en étant un tour de spirale au-dessus… Nous voyons clair plus vite, nous avons de meilleurs outils, c’est moins destructeur… etc…
      Et, honnêtement, réussir à voir clair en deux semaines, c’est déjà le signe que vous avez vite « compris » ce qui se passait. Et, même si votre moral en a pris un coup, je suis presque certaine que vous êtes moins « détruite » que lors de l’épisode précédent… D’ailleurs, vous terminez votre message avec le mot « espérer »… ce qui montre bien, que, malgré la difficulté, vous n’êtes pas anéantie…
      Donc, oui, c’est un thème connu mais vous le gérez avec beaucoup plus de sagesse et de lucidité… Bravo !

      – Ensuite, je dirais qu’il est également compréhensible que vous n’ayez pas fui tout de suite… Même si vous écrivez qu’il y avait des signes, des phrases, qui auraient pu vous alarmer… Le fait de ne pas s’enfuir au premier pas de travers, à la première incompréhension, au premier malentendu est le signe que vous n’êtes pas « aigrie » par votre expérience précédente et que vous avez la maturité de ne pas juger trop vite… Si on devait s’enfuir aux premières incompréhensions, nous n’irions jamais bien loin… Vous avez cherché à avoir un dialogue sur les dysfonctionnements et c’est évidemment ce qu’il convenait de faire. Après, si l’autre ne vient pas dans le dialogue, ce n’est pas votre responsabilité.

      – Si vous parvenez maintenant à ne plus vous sentir coupable, j’aimerais aller à l’étape suivante. Car, sur la spirale d’évolution, si nous sommes re-confrontés au même thème, c’est qu’il y a d’autres pas à franchir et que nous avons encore des choses à apprendre.
      En ce qui vous concerne, j’ai la sensation que cette nouvelle étape est celle de prendre conscience de vos croyances.
      Je m’explique : par deux fois, vous dites quelque chose comme « C’est difficile, dans ma situation, de refaire un couple ». Je pense que c’est votre croyance que ce ne sera pas facile, voire que ce sera impossible.
      Mais nos croyances façonnent notre réalité… et nous faisons l’expérience de ce que nous croyons.
      Mais ce n’est qu’une croyance : ce n’est pas la Vérité…
      De nombreuses femmes de 40 ans avec des enfants refont leur vie et créent des relations de couple merveilleuses… D’ailleurs, de nombreuses femmes de tous âges et de toutes situations ont de belles relations de couple.
      Mais, tant que vous êtes porteuse de cette croyance que, pour vous, cela va être difficile, c’est de cela que vous faites l’expérience.
      Et la pression que cela vous met de croire que cela va être difficile crée peut-être une attente voire une dépendance qui vous empêchent de trouver « normal » que l’on vous traite avec respect…
      Attention, il ne faut pas pour autant culpabiliser…
      Nous sommes tous porteurs de fausses croyances qui conditionnent nos expériences.
      Mais c’est en modifiant nos croyances que nous pouvons modifier notre réalité… d’où l’importance d’en prendre conscience.

      Imaginez comment vous vous sentiriez et comment vous gèreriez ce genre de situation si, au lieu de croire qu’il est très difficile de faire une belle rencontre dans votre situation, vous étiez intimement convaincue qu’il existe de nombreux hommes, (de nombreux hommes sont eux aussi séparés et avec des enfants) qui considèreraient comme une chance de vous avoir dans leur vie… Comment auriez-vous géré cette relation avec cet homme si vous aviez été porteuse de cette nouvelle croyance ?
      Cela n’aurait même pas été envisageable d’accepter qu’il vous dise qu’il préférait ne pas faire l’amour en prétextant ne pas vous faire souffrir… Vous auriez sans doute ri en trouvant cela bizarre et cela aurait enlevé toute prise de pouvoir sur vous… Cela n’aurait même pas été possible d’imaginer qu’il vous dise qu’il va vous rappeler puis ne le fasse pas… Vous auriez sans doute dit que ce n’est pas un mode de fonctionnement qui vous convient et, si cela s’était reproduit, vous lui auriez cessé d’entretenir cette relation…
      Bref, en transformant votre croyance, les personnes qui ne correspondent pas à cette croyance ne peuvent faire que de très brèves apparitions dans votre vie.
      Ceux pour qui ce n’est pas une immense chance de vous rencontrer et qui ne vous traitent pas comme telle ne feront que passer parce que, très vite, vous direz « non merci »… Et, évidemment, vous ne vous attacherez même pas…

      Donc, pour faire le tour de spirale suivant, je vous conseillerais de vous consacrer à la transformation de cette croyance…
      De nombreux outils existent pour cela… des outils qui permettent de reprogrammer nos fausses croyances.
      C’est un peu long à expliquer ici mais, si vous le désirez, je peux vous donner quelques références de livres…

      Bon courage à vous ! Dès que vous aurez repris quelques forces, entamez donc ce tour de spirale suivant.

      Bien à vous,

      Véronique

      En étant persuadée que vous méritez le respect

      1. Bonsoir à toutes et à tous!
        J’avais écrit un commentaire il y a quelques mois et j’ai du coup le plaisir de pouvoir lire tous ces nouveaux témoignages très touchants. Lire vos expériences personnelles m’aide réellement à avancer. Chaque lecture est l’occasion d’ouvrir des portes et d’en refermer d’autres.
        Merci Véronique pour vos réponses d’une clairvoyance et d’une justesse remarquables. Je ne pense pas être la seule à apprécier la qualité de vos conseils. Vous prenez le temps d’analyser chaque témoignage et d’y répondre de manière exhaustive, en adaptant vos conseils à chaque situation.

        Je voulais rebondir sur votre réponse au témoignage de Louise, lorsque vous parlez de toutes ces croyances négatives ancrées dans notre subconscient et qui façonnent notre réalité. Et oui c’est vrai! J’ai eu dernièrement beaucoup de lectures sur le sujet, sur le pouvoir des croyances logées dans notre subsconscient et leur influence sur nos vies, l’autosuggestion, etc. Toutes ces lectures m’ont appris que nous sommes « responsables » de ce qui nous arrive. C’est-à-dire que nous seuls détenons le pouvoir de changer nos vies et le cours des choses. Nous sommes ce que nous pensons, nous vivons ce que nous pensons, nous pensons notre réalité!
        Effectivement Louise, beaucoup de gens pensent qu’à 40 ans il est difficile de rencontrer quelqu’un, et ce sont ces mêmes gens et ces mêmes discours qui t’ont fait croire que c’était vrai. Alors que c’est complètement faux!
        Je lis en ce moment un livre que je trouve excellent et qui m’aide présentement à avancer, Le hasard n’existe pas de Schmidt. Le message est très positif et a le pouvoir de changer nos vies. Donc Louise, si tu es convaincue que tu merveilleuse et que tu mérites un homme merveilleux, non seulement tu l’attireras, mais en plus tu le reconnaitras. Bon courage!

        Je vous souhaite à tous une bonne soirée. Au plaisir de vous lire!

        Xuyn

        1. Author

          Bonjour Xuyn,

          Merci de votre intervention (et de vos commentaires positifs sur mes réponses 🙂 ).
          Je suis heureuse que vous les appréciiez 🙂

          Votre phrase : Si tu es convaincue que tu es merveilleuse et que tu mérites un homme merveilleux, non seulement tu l’attireras, mais en plus tu le reconnaitras » est un fantastique résumé du concept du pouvoir des pensées…

          Même si c’est vrai que se dire « Je suis une femme merveilleuse » n’est pas facile, c’est le premier pas vers des relations amoureuses épanouissantes.
          Je suis heureuse de lire que vous en êtes à cette belle étape transformatrice !

          Bon cheminement à vous,

          Très amicalement,

          Véronique

  14. bonjour, merci véronique et johanne pour vos réponses.

    Le bébé, foetus a 3 mois et tout va bien :).
    Décision difficile mais une fois prise c’est ok.

    Le père faisait le mort accablé par ses difficultés, le pauvre …. je suis allée le chercher très doucement pour l’enfant, et surement pour moi aussi, il est là, enfin des fois. Ça me va, je suis réconfortée, bébé aura un papa. Quand à notre relation, je laisse faire, je prend ce qu’il y a de bon, évite le conflit avec des demandes trop oppressantes et surtout j’ai foi en une relation harmonieuse avec un homme, lui ou un autre, rien n’est figé, je ne m’investi pas à fond ( dans ma tête ) avec lui, non par peur mais par expérience que l’investissement mental, pour moi, me mène toujours au rejet de l’autre. J’investi sur le moment et quand je suis seule je ne projette pas.

    L’autre est ce qu’il est et non ce que l’on veut qu’il soit …. ça a mis du temps mais je commence à intégrer ce concept.

    bon courage à toutes et à tous

    1. Author

      Bonjour Lisa,

      C’est une magnifique nouvelle de savoir que le bébé va bien…
      Quant au papa, c’est certain que vous avez bien fait d’ouvrir la porte pour qu’il puisse jouer le rôle de papa qu’il pourra/saura/voudra jouer.

      Après, effectivement, la relation de couple se reconstruira ou non. On ne contrôle pas tout 🙂
      Et si vous restez ouverte (et confiante dans la possibilité de bonheur à deux), il est certain que ce bonheur viendra… Comme vous le dites avec justesse : avec lui ou avec un autre.

      Merci de nous avoir donné des nouvelles…
      Que tout se passe au mieux pour vous et le bébé !

      Amicalement,

      Véronique

  15. Bonjour Véronique, bonjour à tous ceux qui me liront une nouvelle fois,

    Je ne peux rester silencieuse quant à vos écrits… Je commencerai par Véronique. Je veux vous remercier véritablement. Comme le dit très justement Xuyn: vos réponses sont d’une clairvoyance et d’une justesse remarquables! Je suis très touchée tout autant que surprise quant à la clairvoyance dont vous faites preuve…

    Bien-sûr, l’intérêt n’est pas de faire le profil psy d’une personne en particulier toutefois la notion de « manipulation » m’interpelle bcp. Tout comme vous, j’utilise ce terme avec une très grande précaution. C’est un terme « en vogue » que l’on attribue parfois à la légère alors qu’il est très lourd de sens.

    Pour ne rien vous cacher, Véronique, ma précédente relation avait également un aspect « manipulateur ». C’est la psychiatre (chevronnée) qui me suis actuellement qui, avec bcp de bienveillance et de délicatesse, a mis le doigt sur cette caractéristique. Ensuite, il est très difficile de percevoir le degré de « conscience » de ce genre de comportement et si, ce dernier a pu s’exprimer à plrs reprises dans le passé… (ce fut le cas, pour cet ex-phobique car j’ai bcp appris sur ses agissements antérieurs). Je peux vous assurer que j’essaye de ne pas être de ceux qui tirent des conclusions hâtives tout autant qui ne veulent/peuvent faire preuve d’un minimum de remise en qst. Je le sais, nous voyons notre vécu à travers notre prisme qui diffère nécessairement de l’autre. Bref, j’ai essayé de faire preuve de toute l’objectivité qu’il m’est possible d’avoir en vous relatant cette histoire.

    Je me permets d’exprimer librement cette question qui me taraude: qu’est-ce qui est de l’ordre de la phobie? à partir de quel moment peut-on penser qu’il y ait un comportement de type « manipulateur »?
    Pour que ceci me vienne à l’esprit, c’est probablement parce que j’ai perçu des choses… qui sont plus de l’ordre du ressenti (indicible) que de l’analyse. Ma psy (c’est étrange car à vous lire, j’ai le sentiment qu’elle aurait pu rédiger ce message également…) m’encourage à accepter et développer l’aspect intuitif qui est, semble-t-il, très présent chez moi… et surtout à me faire confiance…

    Comment vous dire? Après la séparation d’avec le père de mes enfants (17 années ensemble), j’étais persuadée de faire une rencontre qui correspondrait à mes besoins, mes souhaits.
    Je peux vous assurer, Véronique, que j’ai longtps espéré (oui, c’est un très joli verbe…) pouvoir aborder une relation de manière simple, spontanée et sans ombrages. Ce n’est pas facile pour moi de l’écrire, mais ce ne fut jamais le cas… (sourires). Toutefois, je ne veux noircir le tableau, ces expériences m’ont permis de mieux me définir, d’évoluer et comprendre aussi la complexité d’une relation amoureuse (tt du moins ses débuts). Je n’avais que très peu d’expérience lorsque j’ai rencontré le père de mes enfants.

    Je veux revenir sur le point que j’ai abordé dans le premier message: la surdouance. Entre nous soi-dit, je n’ai pas le sentiment de différer de la norme si ce n’est que mes émotions, pensées sont plus présentes et surtout que j’ai besoin de les exprimer… je suis dans le partage, dans la parole, dans l’expression de tout ce qui se ressent, se vit… Ma psy m’a expliqué que dans l’idéal il faudrait que je rencontre « une personne comme moi » (2%… merci bien!) ou bien une personne capable de comprendre et accepter celle que je suis véritablement.

    Je le ré-écris: je n’ai rien d’une personne « à part ». Je suis expansive, j’ai un travail, j’élève mes deux enfants, j’ai de très belles amitiés, je peins, je suis passionnée par la musique et très curieuse, vive et spontanée… Il semblerait que je sois une femme charmante… séduisante (mes chevilles vont bien, merci!). Les hommes me disent très souvent avoir rencontré une « très belle personne » en me découvrant. Il est évident que je suis une personne profonde et qui ne s’embarrasse pas de superficialité… Et, lorsque j’ai pu tomber amoureuse, je suis entière, sincère, authentique. Le souci, c’est que l’évocation de mes sentiments semblent faire fuir les hommes qui « ont su me plaire »…

    Alors… j’en arrive à la conclusion que « celle que je suis dans la manière d’aborder une relation, de vouloir vivre une relation » fait, par conséquent peur à une très grande majorité d’hommes… Vous allez peut-être trouver cela très pragmatique mais c’est « ma croyance », je dois vous l’avouer.

    Ma psy m’a également encouragé à faire le deuil de la reconstruction familiale dans le sens où j’étais un peu obsédée par cela, à tel point que j’avais du mal à percevoir ma famille (moi et mes deux loulous) comme « une vraie famille ». J’ai compris que j’avais plus de chance de voir peut-être, un jour, ce projet se réaliser si je n’en faisais pas une condition sine qua non à mon bonheur! C’est chose faite, je suis fière et heureuse avec mes enfants mm si ce n’est pas simple ts les jours d’endosser une telle responsabilité mais j’y parviens plutôt pas mal!

    Je veux également préciser que, je recherche le partage avant toute chose avec un homme. J’ai bien conscience que l’autre n’est pas moi (Dieu merci!) et que ceci est une caractéristique inhérente à tte relation amoureuse.J’ai bcp d’empathie et n’aspire qu’à comprendre et respecter l’autre, s’il daigne échanger, parler, mettre des mots sur ce qui peut le freiner, le déranger (ce qui n’a pas été le cas dans cette précédente relation… quand une personne exprime sa peur, c’est tellement plus évident d’adopter la « moins pire » des attitudes si je puis dire… au mieux: la meilleure).

    Je comprends parfaitement cette notion de spirale et j’ai également le sentiment d’être en évolution. Mais voilà, ma configuration de vie actuelle me fait me tourner vers les sites de rencontres (l’idéal étant de sortir, faire des activités que l’on aime mais cela m’est très difficile en terme de disponibilités). Et je peux vous assurer que je les ai en horreur, ces sites… D’une part, peu de personnes me correspondent (intellectuellement parlant… je ne parle pas « intello », j’évoque l’intelligence du coeur, profondément humaine…). Lorsqu’il y a un profil qui « me plait », c’est rare… et qd je suis attirée… ça « part en sucette »… (Vous pouvez rire, ça en devient drôle à la fin…sourires).

    Voilà donc pourquoi vous avez évoqué cette notion de « croyances ». Je l’entends parfaitement et cela me parle bcp… Je ne crois plus dans le fait qu’un homme puisse m’aimer sans avoir peur de mes sentiments parce que je ne croise pas les « bonnes personnes », probablement. Mais comment faire?… Qu’est-ce qui doit encore « évoluer » « cheminer » en moi?

    Je vous prie de m’excuser si ces écrits sont longs mais cela m’apporte bcp de m’exprimer à cet instant.

    Je vous rejoins parfaitement qd à ce que l’on accepte encore dans une relation et ce que l’on n’accepte plus… mieux: auquel on devient indifférent car on sait, en soi, que l’on est « capable  » de vivre bcp mieux que ça…

    Cette analyse, Véronique, vous êtes la première à m’en faire part et je la trouve pertinente, réellement. Je suis preneuse quant à vos propositions en matière de livres… J’ai tjs eu la volonté d’avancer, d’évoluer pour vivre mieux, plus en harmonie.

    J’aime bcp également votre dernière phrase « en étant persuadée que vous méritez le respect »… Vous avez tout dit… je crois le mériter tout autant que j’essaye de l’avoir pour mon prochain. Oui, je veux espérer, car sans espoir, je n’irai pas bien loin, tout du moins cela serait « tuer » qlq chose en moi et je ne suis pas dans cette dynamique!

    Je veux aussi répondre à Lisa et la remercier. Tu as raison, être avec un homme qui exprime sa peur, permet de mettre du sens et surtout d’avoir des attitudes et des paroles adaptées (tout en restant à l’écoute de soi et de ses besoins bien-sûr…). L’homme en question n’était pas dans le dialogue mais dans ce qui s’apparente à de la fuite… d’autant qu’il n’a pas apprécié que je lui exprime ce que je ressentais (il avait le sentiment « de se faire passer » un savon, je n’ai pas eu le sentiment de le faire mais juste adopter une attitude respecteuse pour moi face à la sienne que je ne comprenais pas…).

    J’ai souri en te lisant car je peins bcp et cela m’aide à rester ancrée en moi… et je viens d’aborder la méditation de pleine conscience… C’est elle qui me permet de « recadrer » mon mental dans ces moments de débordements psychiques. Je crois que je vais devoir intégrer « cet outil » dans ma vie pour de bon et qu’il risque de favoriser cette « évolution », il me semble.

    Pour conclure, je veux vous remercier de m’avoir lue (mm si je suis trèèès longue…) et de m’avoir déposé un commentaire, j’en suis touchée. Merci Véronique, encore une fois… La générosité dont vous faite preuve en écrivant ici est hautement appréciable et utile.

    Bien à vous…

  16. Author

    Bonjour à Louise, Lisa, Tathia et XuynNguyen,

    C’est vraiment très chouette de vous lire et de voir que vous vous soutenez mutuellement. Cela me fait sincèrement plaisir…
    Etant donné que je dois m’absenter quelques jours pour animer les conférences de Grenoble et de Lyon (et que, je l’avoue, je n’ai pas complètement fini de les préparer 🙂 ), je dispose de trop peu de temps maintenant pour vous répondre à toutes convenablement…
    Je ne manquerai pas de le faire dès mon retour (donc au plus tard au début de la semaine prochaine).
    En attendant, je vous souhaite de belles journées malgré ces situations difficiles que vous vivez parfois… Vous êtes de magnifiques personnes et je suis heureuse de ces contacts « virtuels » 🙂
    A tout bientôt,
    Véronique

  17. Author

    Bonjour Louise,

    Tout d’abord, merci de vos commentaires positifs sur mes interventions… Je suis vraiment heureuse si elle vous semblent éclairantes.
    Je vais essayer de répondre à vos différente questions de manière structurée :

    – 1) Comment distinguer ce qui est de l’ordre de la phobie de l’engagement et ce qui est de l’ordre de la manipulation (avec toutes les précautions et les nuances dont nous avons déjà parlé)?
    La manipulation utilise 4 ficelles : la séduction/l’aide, la culpabilisation, la menace, la punition.
    Quand cet homme vous dit : « Je préfère ne pas faire l’amour avec toi de peur que tu ne t’attaches trop », il utilise la première ficelle : vous aider. Il vous fait croire qu’il pense à votre propre bien sans vérifier d’abord quelle est votre opinion à vous sur ce qui est bon pour vous. Vous n’êtes pas un enfant : c’est à vous de déterminer ce qui est bon pour vous. Pour notre soi-disant « bien », les comportements manipulateurs nous imposent en fait des choses qui nous font souffrir.
    Quand il vous dit qu’il a eu l’impression de se faire passer un savon parce que vous avez exprimé vos ressentis et vos besoins, il utilise la ficelle de la culpabilisation. Forcément, s’il vous met dans la peau d’être celle qui le « gronde », vous ne vous sentez plus libre de vous exprimer vous-même.
    Souvent, nous sentons les ficelles de la manipulation par un ressenti du corps : une boule dans le ventre, un noeud à l’estomac… Cela vient du paradoxe entre le discours de l’autre qui semble cohérent et l’intuition qu’il y a quelque chose qui cloche… mais que notre cerveau ne comprend pas puisque les mots de l’autre sont logiques… Cela engendre une confusion énorme (vous citez ce mot d’ailleurs)… Et, comme le dit votre psychiatre, l’important est de faire confiance à votre ressenti. Essayez d’identifier dans votre corps quel est ce signal qui se manifeste lorsque l’on vous manipule… Puis, apprenez à l’écouter.
    Car, vous vous décrivez vous-même comme étant quelqu’un qui essaie de ne pas juger trop vite… Et c’est une qualité qui prouve que vous savez vous remettre en question. Mais cela vous éloigne aussi un peu (beaucoup) du « bon sens » qui détecte plus vite ce qui est incohérent…

    -2) La surdouance ou le thème des personnes à « haut potentiel ». Il y a un point très positif dans le fait d’avoir compris cette spécificité chez vous, c’est le fait de mieux vous connaître, d’avoir plus confiance de vos modes de fonctionnement affectif (puisque les caractéristiques des personnes HP ne se limitent pas à une histoire de QI). savoir qui nous sommes est toujours précieux. Ce qui est plus négatif dans cette catégorisation est que le discours ambiant concernant la surdouance insiste beaucoup plus sur ce qui sépare que sur ce qui rassemble. Je m’explique : en pointant du doigt les différences des gens HP, on a tendance à leur faire croire que ces différences les excluent des autres et cela a tendance à leur faire croire que leurs relations amoureuses vont être difficiles. Or, il y a beaucoup plus de choses qui sont en commun avec les autres que de différences. Le besoin de partage, le besoin d’authenticité, l’envie de donner et de recevoir, le fait d’être capable d’ouvrir son coeur… Ce sont des caractéristiques communes aux êtres humains, que l’on soit HP ou non… Alors, bien sûr, vous ne pourrez pas vous entendre avec tout le monde mais il faut cesser de croire que, parce que vous êtes HP, cela va être plus difficile pour vous de rencontrer quelqu’un qui vous convienne. Vous citez le chiffre de 2% de la population… Mais alors, un cosmonaute (1 personne sur combien de millions ?) n’a aucune chance de rencontrer quelqu’un qui lui convienne ! 🙂
    Stop à ces fausses croyances ! Le fait d’avoir certains modes de fonctionnement en tant qu’HP ne fait pas de vous une bête curieuse qui n’aurait pas beaucoup de chances d’être heureuse en amour. Les danseurs ont un mode de fonctionnement spécifique, les peintres les physiciens, les acrobates, les écrivains, les mathématiciens… Tous, nous avons nos modes de fonctionnement spécifiques ! Les connaître, c’est génial mais cherchons plutôt ce que nous avons en commun avec les autres êtres humains plutôt que ce qui nous en différencie.
    Et la phrase : « Trouver quelqu’un qui m’accepte telle que je suis »… Waouw ! Cela montre bien clairement que votre croyance est que cela va être encore plus difficile pour vous à cause de cette surdouance. Mais c’est le cas pour tout le monde : nous souhaitons tous que quelqu’un nous accepte tels que nous sommes.
    Et, franchement, il y a pire comme défaut que d’être HP 🙂 Cette surdouance donne souvent les belles qualités d’empathie, de sensibilité, de compréhension des autres… d’ouverture de coeur (quand on cesse de croire que l’on est une bête curieuse)… Et si vous commenciez par penser que c’est au contraire une chance que d’être HP ? Et une chance pour l’autre que d’avoir une relation avec une femme empathique, sensible, à l’écoute, qui possède l’intelligence de coeur ?
    Quand vous-même vous croirez enfin cela, l’homme qui pourra recevoir votre présence comme une chance se présentera tout naturellement sur votre route.
    Et puis, 2% de la population, c’est déjà énorme… Il ne vous en faut qu’un, de toute manière 🙂

    -3) Le premier livre que je vous conseillerais est celui-ci : « Créateurs d’avant-garde, demandez et vous recevrez » d’Esther et Jerry Hickx.
    Par ailleurs, j’ai offert il y a plus d’un an, quinze séances de coaching par mail gratuites qui peuvent aider à transformer les croyances. Si cela vous intéresse, je peux vous donner le lien vers la page de mon autre site qui propose ce coaching.

    Très amicalement à vous et bon cheminement vers cette nouvelle étape de transformation !

    Véronique

  18. Véronique,

    Je viens tout juste de vous lire et vos analyses (qui sont bien plus que des analyses, à mon sens…) me surprennent et me touchent véritablement.

    Je comprends parfaitement tout ce que vous expliquez. Il n’y a que peu de tps que j’ai été diagnostiquée… Au départ, j’avais réellement le sentiment d’imposture… En quoi serais-je plus intelligente? Mais la qst ne se situe pas là! Ni plus, ni moins, juste différent…

    Aujourd’hui, je suis à l’étape: cette affaire « se joue » entre moi et moi. C’est effectivement fondamental d’avoir connaissance de cette caractéristique, toutefois, elle ne conditionne pas toute ma vie! J’ai donc passé la phase d’acceptation. Désormais, je sais que dans l’idéal il faudrait que je mette à profil tout ce potentiel. Je crois que c’est déjà le cas mais les choses ne se font pas en un jour… Il faut être patient (et je suis un brin impatiente…).

    Ma psy me parle de deux bonnes années pour intégrer tout cela… Cela fera un an en juin, c’est récent… D’où cette impression d’être focalisée sur « ce truc ».

    Etre HP, n’est pas une maladie (sourire) juste un rapport à la vie plus profond, plus sensible. Et je peux vous assurer que bien des fois je me dis: « Zut! Je suis une femme bien… sensible, empathique, curieuse de tout, cultivée, humaine, douce, à l’écoute, expansive, vive. N’y en-a-t-il pas « un » pour simplement accepter, accueillir ce que j’ai à offrir naturellement?!!! »

    Je peux vous assurer que vos phrases résonnent en moi car bien souvent elles m’habitent… J’essaye d’étoffer chaque jour un peu plus ma confiance. J’ai encore bcp de chemin à faire mais je suis opiniâtre.

    Je vais consulter ce livre et bien évidemment serais disposée à « un coaching personnalisé »… Bien évidemment, Véronique, je ne veux nullement abuser de votre disponibilité. Je suis déjà tellement « heureusement » surprise par la manière dont vous investissez vos réponses, je ne m’y attendais pas du tout… Comme quoi, internet réserve tjs des surprises… (sourire)

    J’ai bien lu ce qui concerne une « composante manipulatrice ». Merci de m’éclairer de la sorte. Je connais le sujet, mes ces analyses me parlent bcp. Bien-sûr, je sais que tout ceci est à « jauger » avec bcp de prudence… J’aime la tempérance en toute circonstance… Le souci, c’est qu’à force de trop se remettre en qst, on finit par s’éloigner de soi-mm. Je m’explique: le pb de la surempathie, ou du manque de confiance en soi (remise en qst quasi-permanente) a pour conséquence que l’on évolue trop dans l’espace de l’autre au risque de déserter le sien. C’est dangereux car il est un temps où les réflexions doivent laisser place à qlq chose de plus « instinctif ». C’est ce que j’ai essayé de faire avec cet homme lors de la dernière conversation.

    Il est, pour ma part, plus facile d’analyser, d’intellectualiser les choses que de les intégrer dans le « moi profond ». Je pense faire bcp d’efforts en ce sens…

    Je veux sincèrement vous remercier pour le temps consacré à cette réponse. Les « gestes » spontanés, « gratuits » se font si rares. J’attends donc votre réponse pour envisager la suite sans que cela vous engage à quoi que ce soit.

    Bien amicalement…

  19. Author

    Re-bonjour Louise,

    En effet, les qualité de se remettre en question et d’avoir de l’empathie peuvent être des pièges… Comme toutes les qualités quand elles ne sont pas suffisamment équilibrées par les qualités inverses (ici, la confiance en son jugement et la capacité à s’écouter soi)… Je vous conseillerais d’avoir une maie dont vous appréciez le « bon sens », qui ne se pose pas toutes ces questions (voire qui n’a pas la même « indulgence » que vous) et qui pourra vous aiguiller lorsque vous désertez trop votre territoire (pour reprendre vos très jolis mots) 🙂

    Oui, faites plus confiance à votre instinct, à votre corps… Et, au besoin, lorsque vous sentez le signal d’alarme, si vous avez peur d’être trop « jugeante » si vous suivez votre instinct dans le feu de l’action, autorisez-vous simplement, lorsque vous sentez le signal d’alarme corporel à dire « J’ai besoin de réfléchir pour pouvoir te répondre correctement… je reviendrai vers toi quand j’aurai pu mettre mes idées au clair » ET restez sur cette position si l’autre insiste pour connaître votre réaction tout de suite. En prenant le temps d’analyser ce signal d’alarme, votre cerveau pourra comprendre quelle ficelle est utilisée et d’y répondre calmement mais fermement après réflexion sur ce qui est « juste » pour vous.

    Être HP n’est effectivement pas une maladie 🙂 Et vous avez raison de ne pas conditionner toute votre vie autour de cette définition de vous-même. Il vous reste à croire enfin que c’est même une chance pour l’autre et que, non seulement un homme peut vous accepter telle que vous êtes mais, de plus, adorer ce que vous êtes… et apprécier sa chance.

    Vous trouverez dans le coaching gratuit, un outil important pour modifier ses croyances (mais je vous laisse la surprise).
    Vous le trouverez à ce lien-ci :
    http://www.impulsionpositive.com/je-change-ma-vie-2/coaching-gratuit/

    et le mot de passe est momentanément 04112005 (je le changerai lorsque vous vous serez inscrite).

    Bon coaching et surtout, beau cheminement vers l’amour de vous-même 🙂

    Et n’hésitez pas à venir nous raconter comment vous avancez 🙂

    Véronique

  20. Merci Véronique, je vais regarder cela de près… J’ai amorcé un changement depuis qlqs temps. Je le sens en moi… mais tout ne se fait pas d’un coup de baguette magique. Le temps est une notion fondamentale et incompressible.

    A propos de votre livre, j’ose vous avouer que je suis tjs très vigilante quant à certaines lectures… Disons que certains courants de pensées « un peu trop illuminés » à mon goût me font plus fuir qu’autre chose… Peut-être pourrez-vous me rassurer sur ce point? (sourire)

    Je retiens vos conseils… Dans les moments « où le corps ressent », c’est assez confus et souvent les émotions me submergent. Il s’agit parfois de la peur et dans ce cas, il faut que j’apprenne à « gérer » cela pour pouvoir, justement, dire à l’autre: « j’ai besoin de réfléchir ». Qd mes émotions me submergent, c’est très très fort en moi, d’autant que je suis face à l’incompréhension. (Pas pour mon entourage, je vous rassure!) Je sais que ça passe mais sur le moment, c’est dur à gérer. Je vais réfléchir à tout ça… Comment vivre, accueillir tout cela. Il doit y avoir des outils, des moyens…

    Merci encore! Pas de souci pour vous donner des nouvelles. Il s’avère que j’aime écrire! (sourire)

    A très bientôt!

    Louise

    1. Author

      Pour gérer les émotions qui nous submergent, la respiration est un très bel outil (j’ai écrit un article à ce sujet sur mon autre site : http://www.impulsionpositive.com/2012-notre-revolution-interieure/ )
      La séquence est : sentir le signal d’alarme corporel, respirer pour faire baisser l’adrénaline et donc permettre aux vaisseaux sanguins de se re-dilater et donc mieux oxygéner le cerveau) et ensuite dire « je reviens vers toi quand j’aurai un peu réfléchi ».

      Quant à mon livre… suis-je une illuminée ? 🙂
      On est toujours un illuminé pour quelqu’un 🙂

      A bientôt !

      Véronique

      1. Bonsoir Véronique,

        J’aimerais vous répondre notamment par rapport à votre proposition mais je ne pense pas qu’ici soit le lieu… Je pense que vous pouvez avoir accès à mes coordonnées mail.
        Je vous remercie sincèrement par avance pour votre réponse.

        Louise

        1. bonjour à tous,

          je me permets de vous écrire ce soir pour vous rcontez mon histoire ….

          je pense etre moi meme phobique de l’engagement des que cela devient serieux j’ai envie de partir en courant ….
          vous sollicitez l’idée que l’on cherche dans nos histoires a reglez nos problemes interieurs jenpense que oui !

          en terme de couple j’ai vecu il y a 4 ans une histoire avec quelqu’un de tres autoritaire qui ressembalkt a mon pere (tres peu present ,jamais un bon mot, ou encore moins une marque d’amour peu present : ce qui me pese aujourdhui encore j’ai 27 ans ) je suis oartie en courant apres 4 ans car cela ne me rendait pas heureuse d’etre avec un homme qui m’aimait mais qui ne remplissez pas mes attentes d’un couple qui sont une presence et des attentions ++++ une comprehension et de l’amour ! j’ai lis beaucouo de temps a m’en remettre

          puis il y a 1 an je rencontre mon copain actuel qui avait toutes les cases «  » un letier a grosses responsabilite qui gagne beaucoup d’argent beau ……. qui je pense etre autoritaire donc qui m’attire inlassablement … qui tombe raide amoureux de moi tres vite mais qui du coup me fait tred tres peur tres vite …. au bout de deux mois je craque je le quitte mais je reviens tres vite car au chomage quand on s’est rencontré il etait tres present «  » trop  » present et ne « gerait  » pas dh tout les chises … du coup j’ai mos du temps a tomber amoureuse mais je le suis vraiment aujourdhui sauf que je pense que nous comblons tous les deux des manques du coté de sa mere de son coté et moi de mon pere de mon coté
          je suis frequemment dans une dualité interieure entre la vision de l’homme absent autoritaire qui me « passionnerait « / mon homme qui me rassure me fait du bien +++++
          serait-ce l’homme de ma vie je n’en ai pas encore la certitude …. est ce normal j’ai toujours des peurd que l’on devienne un comblement de nos pb d’enfance a chacun….

          a nous de construire notre histoire mais des fois ayant une personnailte narcissique ( suis en therapie donc je le sais maintenant ) un jour pourrais etre sure de l’aimer pour ce qu’il est lui et pas pour l’amour d’etre aimé je me demande souvent … je l’aime mais des fois je me demande si c’est pour les bonnes raisons ,vu que je suis une petite narcisse ! on me dit toujours quand c’est le bon on le sait … mais en fait je suis perdue ……. je l’aime vraiment et des jours je panique et j’ai peur ….

          j’avais besoin d’ecrire sur m histoire,
          merci de m’avoir lue…

          stéphanie

  21. Author

    Bonjour Stéphanie et merci de votre message,

    La question que vous vous posez est une question assez fréquente : « Comment choisir entre un homme qui risque de me blesser mais qui me passionne et un homme qui ne risque pas de me blesser mais pour lequel je ne ressens pas la même passion ? »

    Le processus de la « passion » est justement celui de se sentir plus attirée par le genre d’acteur susceptible de rejouer le même scénario que celui qui nous a blessée.
    J’explique ce processus dans l’article suivant :
    http://veroniquebaudoux.com/tous/votre-choix-amoureux-se-fait-il-vraiment-par-hasard/

    En résumé, l’attirance forte et irrésistible qui crée la passion provient du paradoxe : je choisis le partenaire qui risque le plus de me traiter comme on m’a traitée (pour vous : votre père autoritaire qui ne vous manifestait pas son amour) et, en même temps, j’espère de tout mon coeur que, cette fois, la fin de l’histoire sera différente et que ce partenaire-là me traitera différemment.
    C’est cette attente qui crée la passion (en tout cas, la passion que j’appelle destructrice).
    Car la fin du film est bien souvent la même : l’acteur joue le rôle qu’il est censé jouer.

    Pour éviter cela et donc sortir de ce questionnement difficile, et ainsi pouvoir ressentir de la passion (mais cette fois-ci, la passion positive, qui vient de l’émerveillement d’avoir un partenaire merveilleux et une relation qui nous comble), il n’y a qu’une solution : guérir soi-même (enfin, pas toute seule, l’aide d’un(e) thérapeute est souvent bien nécessaire) la blessure de base…
    de cette manière, on n’attend plus LE partenaire acteur idéal de notre ancien scénario…
    Lorsque la blessure est guérie (ou en bonne voie), on ne ressent plus cette attirance passionnelle pour ceux qui, justement, sont les plus susceptibles de nous blesser à nouveau…
    Cela devient comme un « jeu » qui ne nous attire plus…

    Et, au contraire, on peut enfin ressentir une attirance forte (et de la gratitude) pour un partenaire qui ne réactive pas notre peur d’être à nouveau blessée (ni notre espoir vain que ce soit l’autre qui transforme la fin du film)

    J’espère que ma réponse vous semblera compréhensible… 🙂

    Et je vous inviterais à travailler, avec un thérapeute, sur cette relation avec votre père et sur vos blessures qui en résultent.

    Ensuite, vous serez plus à même de voir comment vous vous sentez par rapport à votre relation avec votre compagnon.

    Bien à vous,

    Véronique.

  22. Bonsoir à tous.
    Avant tout merci : je cherchais des réponses, j’ai trouvé votre page.
    J’ai également trouvé des témoignages très humains et valorisant pour chacun. Bravo !
    Raconter mon histoire n’apportera ni plus ni moins que de m’aider à faire le point. Ce dont j’ai besoin avant tout est de prendre de la hauteur vis à vis de cette histoire d’amour car il me semble bien qu’ils aiment ces phobiques même s’ils aiment mal !
    Evidemment, le cadre est commun à vos histoires, j’expose ici ma variante.
    C’est moi qui ai fait le premier pas. Rapidement, je le sens séduit. Il ne veut pas parler de lui, il répond rarement autre chose que Ok mais au fil du temps, on se livre un peu plus… un peu plus moi que lui c’est vrai mais faut-il tenir des comptes ?
    J’ai une bonne situation professionnelle, lui aussi, c’est d’ailleurs son faire valoir. Il est fier et à raison de l’être de sa réussite. D’emblée il me l’annonce : dans sa vie il n’y a de la place que pour son boulot. Il est sur les routes, n’a pas d’horaire … vite je comprends que le temps qu’il passe avec moi est précieux, qu’il ne gâche pas son temps … que je dois être dispo pour lui … ça tombe bien du temps moi j’en ai … je m’adapte mais parfois j’ai l’impression de le déranger, de ne pas être à ma place.
    Mais tout va très bien, tout va très vite …pas de doute on s’aime. Un soir, alors que rien ne le laissait croire, c’est LA grande déclaration. Il est ému, il en tremble, il a peur que je l’abandonne : cette déclaration vient de loin et je ne peux toujours pas douter de sa sincérité.
    24h plus tard… je pressens quelque chose … je lui en fais part … Brutalement il a changé de ton : il m’accuse de tout et n’importe quoi … puis 24h se passe sans un mot … Il revient une dernière fois indirectement avec un message dans lequel je constate qu’il ne sait plus quoi lui-même. Il m’aime mais c’est tout.
    Alors je m’effondre : je lui mets par écrit tout mon mal être, mes excuses (car à ce moment là je suis certaine de l’avoir trop aimé), je lui explique que j’ai vu en lui un doute, une douleur, la peur de l’abandon … Une nuit, je rêve cette scène et je lui raconte : il est enfermé dans une grotte, je suis devant l’entrée mais il y fait si sombre que je préfère rester à la lumière. Je l’attends là… seule avec cette compagnie silencieuse mais aussi seule avec moi-même.
    Il ne répondra jamais à cette lettre mais garde le « contact » par des connaissances communes. Je ne me préoccupe plus du tout de lui et comprends qu’il vient de m’offrir ce qu’aucun avant lui ne m’a offert : il m’a rendue à moi-même, à tous mes possibles. Comme dans mon rêve en fait, je suis avec la personne qui compte vraiment pour moi : moi. Je ne suis pas enfermée avec lui, j’entame alors une révolution et ce n’est pas fini !
    Alors que j’allais mieux, il vient de refaire surface. Il n’est pas à l’aise, fait des efforts, … j’en suis consciente et j’ai de la peine pour lui.
    Je lui ai répondu que je serai contente d’avoir de ses nouvelles, sans plus. Je n’attends rien de plus.
    Je ne sais plus comment vivre cette « relation » car il y a une relation même si elle est silencieuse. Ce silence veut dire quelque chose, il est violent car c’est un silence dans lequel on a encore des choses à se dire apparemment.
    J’ai appris beaucoup sur moi grâce à lui. Je tiens encore à lui mais je ne veux plus me perdre.
    Je réagis à vos messages car aucun ne s’exprime sur le fait d’aider cet autre qui aime mal à mieux aimer. Il n’est ici question que de fuite de part et d’autre. Une fuite de peur et une fuite de peine.
    Croyez-vous possible qu’il y ait une autre solution que la fuite ?

  23. Author

    Bonjour Laure et merci de votre question très intéressante,même si je la formulerais autrement…

    En effet, le mot « fuite » est peut-être un peu dévalorisant pour la connotation de manque de courage qu’il implique un peu…
    Or, je pense que se soustraire à une relation qui nous fait souffrir malgré tout l’amour que l’on ressent pour l’autre demande, au contraire, beaucoup de courage…

    Par ailleurs, je pense que les personnes qui ont témoigné ici (et même si ce n’est pas nécessairement raconté dans leurs commentaires, mais elles démentiront si je me trompe), sont, elles aussi, passées par la phase d’avoir envie d’aider l’autre à aimer mieux… C’est la compassion pour les souffrances de celui ou celle qui a peur de s’engager qui pousse d’ailleurs souvent à rester longtemps dans cette situation peu satisfaisante.

    Et cette envie d’aider l’autre est certainement le signe d’une personnalité aimante et altruiste…

    Cependant, il y a plusieurs problèmes dans cette attitude de vouloir aider l’autre et le problème le plus important est celui que vous décrivez si bien vous-même : on risque de se perdre dans le problème de l’autre, on s’y enferme avec lui.

    Les autres problèmes sont les suivants :
    – Tout d’abord, personne ne peut être « aidé » s’il n’est pas demandeur. Pour avancer, quel que soit le type de problème que nous rencontrons, la première étape est la reconnaissance du problème. Admettre qu’il y a quelque chose en nous qui nous bloque puis faire les démarches pour trouver des solutions est la seule voie pour pouvoir dépasser le problème. Si l’autre n’est pas conscient qu’il y a quelque chose à travailler en lui et s’il ne met pas en place lui-même des pistes pour faire ce travail, on risque de s’épuiser à vouloir lui apporter une aide qu’il ne désire pas (même si les signaux inconscients de besoin d’aide sont envoyés, sans la prise de conscience claire de la part de la personne, c’est voué à l’échec).

    – Ensuite, comme je l’écrivais dans l’article, vouloir aider l’autre, c’est un peu devenir son « psy » ou son thérapeute. Et c’est justement ce qui risque de perpétuer la relation dans un mode où on s’oublie soi-même (un thérapeute n’est pas censé avoir des besoins ou des attentes)… Dans un couple, si la relation se joue sur ce mode-là où l’un aide l’autre, celui qui aide s’oublie… et le déséquilibre est, tôt ou tard, source de grande souffrance (pour les deux personnes, d’ailleurs).

    – Par ailleurs, parfois, aider l’autre c’est justement ne pas l’aider… Je m’explique… Tant que celui qui « aide » est présent, la personne sent que ses besoins sont plus ou moins comblés… Et ce n’est que lorsqu’elle s’en va que le manque peut créer la souffrance qui motive à bouger, qui pousse à se faire aider par un(e) professionnel(le). Ce n’est pas que je sois une adepte du principe « c’est la souffrance qui nous fait grandir », au contraire… Mais, malheureusement, dans le cas de la peur de l’engagement, il faut souvent que celui ou celle qui en en est porteur ressente la douleur de l’absence de l’autre pour enfin se décider à se faire aider… Parfois, il faut même plusieurs relations et plusieurs ruptures pour qu’il/elle commence à se poser des questions… Car la tentation est souvent d’aller vite rechercher un(e) autre partenaire pour combler le manque…

    Alors, je suis plutôt pour la patience, la tolérance et l’amour inconditionnel mais je crois sincèrement que, pour que cette compréhension de la souffrance de l’autre puisse aboutir à une éventuelle reconstruction du couple, il est indispensable que l’autre soit conscient qu’il a un problème ET soit demandeur d’une aide (qui ne doit pas être la vôtre). Vous, vous pouvez éventuellement montrer votre compréhension et votre patience mais vous ne pouvez pas être sa thérapeute. Et votre limite devrait être qu’il fasse les démarches d’aller chercher de l’aide.

    Une phrase lue quelque part (j’ai oublié la référence) disait : « On ne rend pas service à quelqu’un en lui permettant d’abuser de nous… Surtout parce qu’il n’apprend rien, si on lui permet de continuer à abuser ».

    Même si son intention n’est pas de faire souffrir, celui qui porte la peur de l’engagement ne pourra pas avancer si on lui permet de continuer à nous faire subir ses blessures, ses peurs, ses dysfonctionnements, ses difficultés à donner…

    Par contre, s’il trouve face à lui quelqu’un qui est bien déterminé à ne pas plonger avec lui, à mettre ses limites avec clarté (dont celle qu’il se fasse aider), quelqu’un qui peut donner mais sait qu’il mérite aussi de recevoir, alors, peut-être qu’il pourra avancer vers sa propre guérison…

    Aider l’autre, cela peut être cela : rester droite…

    Amicalement,

    Véronique

    1. merci veronique pour votre commentaire et votre reponse,

      tous ses posts sont vraiment tres interessants et permettent de se questionner sur plusieurs sujets .

      je vais discuter avec ma therapeute de tout ceci
      mettre les mots sur ces pensées m’aident beaucoup en parallèle… merci à vous !

      bonne journée ,

      Stephanie

      1. Author

        Avec plaisir, Stéphanie…
        N’hésitez pas à revenir pour continuer à faire avancer le débat…
        Belle journée à vous,

        Véronique

    2. bonjour,

      Oui, en tout cas moi, je suis passée par aider l’autre, un long moment, à commencer par mes parents.
      Je me suis rétamée comme on dit, car mon but caché ( au départ) était que l’autre retrouve la joie de vivre et puisse être capable de m’aimer.
      Je passe les détails ça serai trop long.
      L’autre est ce qu’il est, à prendre ou à laisser, le reste n’est qu’illusion et qui dit illusion dit désillusion.
      Prendre soin de soi est le premier challenge qui soit sain de mener à mon avis, une fois ceci fait, le partenaire, les amis … qui nous conviennent, trouvés, on peut commencer à aider car l’aide ne sera que don et non attente.

      A mon avis vouloir aider lorsque l’on est pas comblé(e), c’est vouloir que l’autre soit capable de nous combler et chercher à le changer pour qu’il puisse répondre à nos besoins.

      bien à vous

  24. Author

    Bonjour Tathia et merci d’être revenue nous faire part de votre avis…

    Peut-être est-ce préférable d’éviter trop de généralisations…
    Parfois, en effet, comme vous le dites, on veut aider l’autre pour le transformer afin qu’il réponde à nos besoins…

    Parfois, aussi, on donne à l’autre l’aide qu’on aimerait recevoir…

    Mais, parfois, l’envie d’aider vient aussi d’un élan de compassion pour la souffrance cachée de l’autre et il n’y a pas nécessairement d’attente derrière cela…

    Chacun a ses propres modes de fonctionnement et ses motivations personnelles pour avoir envie d’aider l’autre… Et nous pouvons seulement essayer d’être lucide sur nos propres raisons inconscientes sans pouvoir préjuger des motivations d’autrui…

    D’autre part, même si je suis plus ou moins d’accord avec vous quand vous dites « L’autre est ce qu’il est et c’est à prendre ou à laisser », j’ai quand même envie de nuancer un peu…
    Car, le propre de l’être humain (et son challenge), c’est aussi de se transformer… La vie elle-même est une perpétuelle transformation et notre profonde souffrance en tant qu’humain est surtout de résister à ces changements…
    Si nous acceptons l’idée que rien ne reste pareil (pas plus nous que les autres), nous pouvons évoluer en souplesse… et moins nous rigidifier dans des comportements qui, parfois, nous nuisent.

    Mais, ce en quoi je suis d’accord avec vous, c’est que ce n’est pas à nous de transformer l’autre.
    Chacun est le seul à pouvoir décider d’évoluer, de se transformer (ou pas)…

    Amicalement,

    Véronique

  25. Je n’ai fais aucune généralisation et ai à chacune de mes remarques noté  » à mon avis », mais vous aviez besoin de dire cela, soit.
    Effectivement chacun son point de vu, le mien est que tout ce que l’on fait on le fait par intérêt, et je ne juge pas le mot intérêt de manière négative.
    On ne change pas, on devient tout au plus ce que l’on est au profond de soi, en se débarrassant des faux semblants.

    Et si vous regardez de plus près la psychologie de la « femme qui aime trop », celle qui se lie avec le phobique de l’engagement, vous y trouverez quelqu’un qui ne s’aime pas, pas assez, pas bien, et que fait on quand on ne s’aime pas, on cherche soit à haïr encore plus l’autre, soit à aimer encore plus l’autre, dans les deux cas pour obtenir en retour de l’amour.

    Je suis désolée que vous ayez une lecture biaisée de ce que j’écris, mais je ne vous en veux pas, vous faites au mieux comme chacun de nous, je vous remercie pour ces articles, et ne viendrai plus troubler la quiétude et l’espoir de votre forum;

    bien à vous

    1. Author

      Il n’y a pas de problème, Tathia, vous êtes la bienvenue… Vous n’avez en rien troublé ce forum…
      Tous les avis sont respectables… Vous avez donné le vôtre avec lequel je suis partiellement d’accord… J’ai donné le mien dans un souci de nuancer les points sur lesquels je ne suis pas complètement en accord…
      Et cela me paraît une bonne chose qu’une discussion soit le fruit d’opinions différentes qui s’enrichissent l’une l’autre.
      Si nous avions tous le même avis, ce serait fort ennuyeux 🙂
      Et nous n’atteindrions pas alors l’objectif premier de ces échanges qui est de s’éclairer les uns les autres.
      Revenez donc quand vous le voudrez ! 🙂

      Amicalement,
      Véronique

  26. Laure
    je suis touchée et émue de vous lire car cela résonne en moi 🙂
    je suis séparée de mon « amoureux phobique » depuis presque trois mois, et aujourd’hui j’ai la ferme intention de ne pas replonger. Ces derniers temps, je ne sais même plus si j’en suis toujours amoureuse… je sais que je me sens jalouses des personnes de mon entourage qui le fréquente encore, et de toute femme qui pourrait l’approcher, mais je ne considère pas cela comme un sentiment amoureux, c’est sans doute une mauvaise réaction de ma part que je devrai travailler… en fait j’aime cette personne, qui m’a pris beaucoup d’energie (mais qui ne m’a rien volé, j’ai bien voulu donner tout ça), mais n’existe t-il pas plusieurs formes d’amour? Ne serait-ce pas une amitié qui né? J’ai comme vous pris la décision de ne plus aller vers lui, et comme vous, depuis peu, on est de nouveau en contact. Sms, téléphone…. car en fait, j’ai vécu des moments très durs dans ma vie, et c’était à peu près la seule personne à me soutenir moralement et à m’écouter. Ces dernières semaines, j’ai apprécié et même recherché ce lien, ce soutien amical, empreint de douceur et de protection. Je me suis laissée allée à lui confier un traumatisme vieux de 10 ans qui est remonté et m’a pas,mal perturbée ces derniers jours. Il a été très réconfortant très présent (toujours par téléphone, car nous ne sommes pas prêts à nous revoir). Cette relatio nouvelle me convient, j’accepte son aide, après avoir tant donné de la mienne… je me dis que je n’ai qu’à attraper une main tendue… en ce moment c’st la sienne, pourquoi la refuser? c’est doux d’avoir un ami, en plus qui de mieux placé qu’un homme qui me connait aussi intimement que lui, pour me sentir comprise et acceptée, épaulée, soutenue, et certains soirs consolée…?
    Par connaissance de son trouble, je sais que je ne veux pas replonger, et que si l’idée lui venait de retenter quelque chose ensemble, je lui dirai non. Aujourd’hui j’ai besoin d’expérimenter le célibat et tout ce que cela implique: être capable de m’en sortir dans la vie sans un homme, être capable de gérer mes angoisses en adulte, peut me procurer une certaine joie, et une satisfaction…. expérimenter le lâcher prise, le « ici et maintenant », fait partie de ma révolution actuelle… me réunifier, toute seule comme une grande…
    il me manque, mais il ne me convient pas comme partenaire de vie… aujourd’hui nous sommes tous les deux contents de s’être retrouvés sur le ton amical, mais conscients je pense de n’avoir pas tout réglé….
    j’aime beaucoup votre réponse Véronique, suite au message de Laure, ce que vous lui écrivez est aussi bon à prendre pour moi.
    Hier soir je me suis endormie après 30 minutes de discussion avec lui, et cet aprèm un petit message de lui m’a donné le sourire, même s’il ne dit rien d’extraordinaire, le simple fait qu’un ami pense à moi est agréable, et ce n’est pas n’importe quel ami… C’est un homme que j’aime profondément, et avec qui je ne m’implique plus, par respect pour moi même… ai-je envie de rencontrer l’âme soeur? Je pense qu’actuellement le célibat est idéal pour moi, pour me trouver moi même, sans me perdre dans l’autre. Mais je pense que les bras enveloppants d’un homme, les calins, les baisers, me manquent… je peux avoir des histoires sans m’engager pour combler et satisfaire ce besoin là, avec des hommes qui n’attendent rien de moi sur le long terme… je n’ai plus envie de mettre de l’energie dans un projet de vie, de famille… j’ai déja ma petite famille, une maman et sa fille, c’est une famille aussi, même toute petite, car on vit des choses ensemble, nous sommes connectées!

    1. Author

      Bonjour Lisa,

      Merci d’avoir apporté votre témoignage !

      Cela peut être effectivement très réconfortant de construire une relation d’amitié avec cet homme dont vous vous sentez proche et qui se montre présent pour vous…
      Peut-être que, pour le moment, c’est tout ce qu’il peut donner (et c’est déjà beaucoup)…
      L’important sera sans doute de bien rester centrée sur vos décisions de ne pas attendre de lui que la relation évolue vers une relation de couple et de vous occuper d’abord de retrouver votre propre équilibre et votre bonheur avec vous-même et avec votre fille.
      Cela ne sera peut-être pas facile de ne pas espérer plus de la part de cet homme que vous aimez et il faudra peut-être vous rappeler régulièrement de rester dans ce beau respect de vous-même.

      Malheureusement, parfois, deux personnes n’ont pas le même « timing » et, malgré les sentiments bien présents, ne parviennent pas à s’accorder en même temps sur ce qu’ils ont envie de vivre…
      Personne ne peut prévoir comment lui évoluera ni comment vous vous évoluerez.

      Je suis heureuse que ma réponse à Laure puisse vous éclairer…
      Et je crois, en effet, que tant que l’autre ne fait pas de démarches pour résoudre son blocage, il vaut mieux rester dans une relation amicale.

      Recevez avec bonheur ce qu’il peut vous offrir et, parallèlement, offrez-vous à vous-même ce dont vous avez besoin pour vous sentir bien dans l’instant présent.

      Je vous souhaite le meilleur !

      Véronique

    2. Bonsoir Lisa, Bonsoir Véronique, bonsoir tout le monde !
      J’ai pris le temps de réfléchir avant de m’exprimer. J’ai aussi pris le temps de lire vos réponses et de me relire aussi à la lumière de votre réponse.
      Avant tout Lisa, vous avez été émue en me lisant, vous êtes donc encore capable de ressentir des émotions, alors n’ayez pas peur d’aller affronter le grand méchant monde, votre phobique ne vous a pas volé vos émotions et vous n’avez pas besoin de lui pour les vivre. Elles sont en vous. Elles sont vous. En vous disant ceci, je me le dis à moi-même aussi 🙂 Nous sommes fortes !

      Prenez alors ce qu’il vous donne mais je crois qu’il faut affirmer votre besoin pour qu’il en soit conscient et qu’il n’y ait pas de mal entendu.
      Enfin je ne suis pas thérapeute… je parle juste par expérience, nos phobiques nous rendent experts malgré nous : à force de lire et de relire des forums, bouquins, des témoignages sur ce sujet … je crois que je vais trop dans les coulisses, j’y pense jour et nuit. Lire le menu, ce n’est pas se régaler des plats, comprendre la mécanique d’une voiture ne garantit pas qu’on sache la conduire… Ce n’est pas mon travail, je ne suis pas psy ou thérapeute. Je n’envisage donc pas de soigner « mon » phobique, rassurez-vous. Ce qui s’exprime ici c’est mon incorrigible courage !

      Voilà Lisa ce que je voulais vous dire : laissez-vous vivre, nous faisons des erreurs, ça fait partie de l’apprentissage de la vie.
      C’est quand on est mort qu’on n’apprend plus ! Un rien nous fait tomber, c’est vrai alors je vous offre la devise de ma famille : « tomber est permis, se relever est un devoir ».
      Véronique, merci pour votre point de vue. En effet, cette notion de peur, de fuite … de manque de courage me dérangeait.
      La souffrance est vécue de part et d’autre. La conscience de la souffrance c’est autre chose…L’envie d’être soigné doit être le moteur de sa guérison.
      Toutefois et puisque nous sommes tous névrosés, je crois que mon histoire avec « mon » phobique n’est pas finie, on ne se choisit pas par hasard. Je ne nourris pas de faux espoirs et je me connais assez pour connaitre ma limite. Comme vous le dites, il se trouve en face de lui quelqu’un qui ne plongera pas avec lui, croyez-moi !
      J’ai des bouées de personnalité, de courage, de confiance en moi et d’expériences qui me protègent.

      Je ne perds pas de vue cette page 😉
      Merci pour la richesse de vos expériences et pour vos conseils.
      Merci pour l’humanité qui se dégage de chacun de vous.

      Bon courage à tous !
      Laure

  27. Author

    Bonjour Laure et merci d’être revenue nous faire part de vos réflexions.
    Je suis heureuse que ma réponse vous ait permis d’éclaircir cette notion de fuite et de manque de courage…

    On sent, en effet, que vous êtes porteuse d’une force qui vous permettra de rester bien centrée et de ne pas plonger avec lui…

    Peut-être même d’avoir le courage de vous éloigner si la situation devenait trop destructrice pour vous.

    Après vous avoir lue, je suis tombée par « hasard » sur une phrase qui disait : « L’amour, c’est le triomphe de l’imagination sur l’intelligence » et cela m’a fait penser à vous 🙂

    Je vous souhaite donc que votre capacité à imaginer mieux que ce qui existe aujourd’hui permettre à cette relation de triompher des obstacles actuels !

    Amicalement,

    Véronique.

  28. Bonjour,
    Merci pour cet article, et ce site internet qui est super.
    Je voulais vous faire partager ce que je vie en ce moment.
    Je suis avec quelqu’un depuis 1 ans. C’est pour moi une relation de qualité et plus profonde que toutes mes autres relation. Pour lui aussi.
    et dernièrement, en creusant un peu dans la discussion (car nous communiquons beaucoup)
    Il me dit qu’il n’est pas prêt a vivre avec moi qu’il a certainement peur et qu’il sait pas pourquoi.
    (il a beaucoup de caractère, besoin d’aide de personne, possède son entreprise, c’est un battant. Il ne comprend pas pourquoi en amour ce n’est pas lui qui m’entraîne vers une vie a deux).
    Depuis, il se questionne à savoir s’il est vraiment amoureux.
    Je lui ai dit que ça me faisait beaucoup de mal et que je préférais le laisser réfléchir.
    En ne répondant plus a ses messages.
    Pour finir, Il préfère ne plus me voir pendant quelques temps pour se recentrer sur lui et faire le point sur sa vie.
    j’ai eu droit également a la phrase: ça ne vient pas de toi.
    j’ai connu déjà des relations ou l’homme a peur de l’engagement.
    j’y ai laissé des plumes. J’ai travaillé la dessus en thérapie, et cela vient d’un papa absent.

    Que faire dans une situation comme celle la?

    1. Petit tour par ici… Les témoignages sont toujours aussi intéressants, authentiques et les mots de Véronique toujours aussi sensés et bienveillants.

      Petit clin d’oeil à ma situation: j’avance… j’ai repris le chemin des rencontres… je veux me laisser surprendre par l’Autre malgré les déceptions passées.

      Je sais plus que jamais que je mérite et me souhaite de vivre qlq chose de vrai, profond. Je dois avouer que ce sont les expériences passées qui m’ont permis de définir ce qui est essentiel pour moi, ce que je veux dans ma vie. Je suis prête à m’investir dans une relation, j’ai de « jolies » qualités pour réaliser ce projet de vie. Je sais qu’il existe cet Autre qui pourra, voudra partager ce projet avec moi. Ne reste plus qu’à le croiser!

      Ces mots je les écrits pour tous ceux qui déposent un témoignage ici et se trouvent confrontés à des difficultés dans leurs relations sentimentales… difficultés liées à cet Autre qui freine, voire empêche la réalisation, concrétisation d’un projet de vie.

      Il est essentiel de ne jamais perdre de vue ses besoins, ses limites et surtout garder bien en tête toutes les belles choses qui nous façonnent… Prendre le risque de faire perdurer une relation où l’autre refuse de s’investir réellement, s’engager profondément, c’est en partie renier notre « moi-profond »… celui qui n’aspire qu’à s’épanouir…

      J’aime ces phrases lues sur le net: « Il n’y a pas pire torture que de devoir arracher tout pouvoir à l’homme (la femme) que l’on aime. Mais quand aimer fait souffrir, il n’y a pas d’autre solution que de se détacher. Il faut faire taire la nostalgie et écouter tous les motifs de séparation. Le bonheur est ailleurs… Il est vain de le chercher où il n’est pas. »

      Tout est dit… Il est vain de chercher le bonheur là où il n’est pas, là où il ne « prend » pas.

      Léa, je te trouve courageuse d’oser mettre de la distance entre toi et cet homme. C’est la preuve que tu es capable de te « délimiter » et respecter. Je te conseillerais de laisser s’exprimer la part intuitive qui est en toi, celle qui « sent et pressent ».
      Tu sais où peu mener une relation « de ce type », les dégâts peuvent être importants… d’autant plus importants qu’ils peuvent remettre en question notre estime de soi par la suite.
      Oui, ça fait mal de voir l’autre prendre de la distance… le risque majeur étant « d’attendre » cet autre « qui ne sait pas ».
      Attendre et espérer…
      Il faut, effectivement, posséder une bonne dose de courage et une solide estime de soi pour dire: « Stop! Je veux vivre autre chose, j’ai le droit de vivre autre chose qu’une relation bancale, une relation qui ne connait pas de réel aboutissement. Puisque tu n’es pas en mesure de « nous » offrir cela, je préfère reprendre ma route et m’ouvrir à d’autres rencontres, une autre rencontre qui me permettra de me réaliser véritablement, de m’investir « pour de bon ». »

      Je ne sais si ces mots pourront être utile… tout du moins aider à une certaine prise de recul si difficile à avoir lorsque l’on a « le nez dans le guidon ».

      Je souhaite tout le courage possible à tous ceux qui sont en proie au doute et à l’amer sentiment de déception et de désillusion… Le meilleur est à venir… mais ailleurs.

      Louise

      1. Author

        Bonjour Louise et merci de votre petit tour par ici 🙂
        Vos conseils et encouragements sont certainement très utiles à ceux et celles qui cherchent comment traverser cette épreuve de doutes et d’attente.

        J’aime vraiment beaucoup ces phrases que vous citez et qui me semblent profondément justes…
        Ne cherchons pas le bonheur là où il n’est pas…

        Et j’ajouterais que, même s’il est parfois important de laisser un peu de temps à l’autre pour y voir clair, il est tout aussi important de pouvoir mettre fin à ce délai lorsque la souffrance de l’attente devient trop grande ou que l’autre semble ne pas savoir sortir de ses dysfonctionnements.

        C’est très agréable de lire comme vous semblez aller bien… avec sagesse et lucidité, vous prenez votre envol vers ce meilleur qui vous attend… Cet Autre qui vous attend et espère bien vous croiser…

        Amicalement,

        Véronique.

        PS : revenez encore nous aider 🙂

    2. Author

      Bonjour Léa,

      Si j’étais dans cette situation, je laisserais l’autre prendre ce recul dont il semble avoir besoin pour y voir plus clair…
      En essayant de garder un sentiment de confiance plutôt que de basculer dans la peur…
      Et, quand je parle de confiance, je parle surtout de confiance dans la Vie… Un peu comme si vous remettiez dans les mains de la Vie le soin de faire ce qui sera « juste » pour vous.
      Si cet homme est celui qui vous convient à vous, il prendra conscience de l’importance de ses sentiments et reviendra vers vous…
      Si il reste éloigné, c’est qu’il n’était pas celui qui vous rendrait heureuse.
      Cela paraît banal mais je suis fermement convaincue que, pour qu’un couple puisse être épanouissant dans la durée, il est essentiel que l’homme soit un tout petit peu plus amoureux de la femme que l’inverse. Le processus est un peu long à expliquer mais, en résumé, comme les femmes ont un peu plus tendance à douter de leur valeur, elles sont déjà un peu plus dépendantes du couple… Pour que l’homme ne se sente pas étouffé par cette dépendance affective, il faut que lui-même se sente un peu plus amoureux de la femme qu’elle ne l’est de lui afin d’être rassuré plutôt qu’effrayé quand la femme manifeste un peu sa dépendance.
      Je ne sais pas si c’est très clair… 🙂 Ce n’est pas simple d’exprimer cela par écrit.

      Mais, en bref, dans votre situation, essayez de patienter un peu (à vous de fixer le délai que vous pouvez supporter) pour voir si cet homme, grâce à l’éloignement, peut contacter la sensation de manque et donc ses sentiments amoureux pour vous.
      Si c’est le cas, pas de souci…
      Si ce n’est pas le cas, dites-vous alors que, de toute manière, être avec un homme qui n’est pas profondément amoureux serait toujours frustrant et insécurisant.
      Et, en effet, cela ne viendrait pas nécessairement de vous mais peut-être du stade où lui en est dans sa vie.
      Il n’est peut-être simplement pas prêt à se laisser aller au sentiment amoureux… Il y a peut-être des choses qu’il n’a pas résolues en lui-même.

      Durant cette période de patience, veillez surtout à vous faire du bien, à vous donner beaucoup d’amour, à aller en chercher auprès de vos proches, à faire des activités qui vous donnent de la joie et qui vous permettent d’exprimer vos talents…
      De manière à ce que cette situation ne vous fasse pas (trop) douter de votre propre valeur, engagez-vous dans des projets qui peuvent vous donner la satisfaction de réussir certaines choses.

      Ainsi, vous pourrez remettre les choses à leur juste place et voir que, comme il le dit lui-même, le problème ne vient pas de vous mais de lui.

      Si vous réussissez à augmenter votre amour de vous-même dans cette situation, au cas où il reviendrait faire un petit tour pour prendre la température, il sentirait que cet amour que vous ressentez pour vous rayonne au-delà de vous.

      Et comme finalement les gens nous traitent comme nous nous traitons nous-mêmes, il se pourrait que ses propres doutes soient effacés simplement parce que vous-même n’avez pas de doute sur votre valeur.
      Si vous dégagez la confiance dans le fait que vous méritez d’être très aimée, il le sentira et cela pourrait changer les choses en lui.
      Et même si cela ne changeait rien en lui, cela changerait tout pour vous car, au lieu de souffrir, vous aurez transformé votre peur de ne pas être aimée en certitude que vous méritez d’être aimée.
      Si lui n’est pas capable de profiter du cadeau que vous êtes, un autre en sera capable 🙂

      Bon courage dans ce travail intérieur !

      Bien à vous,

      Véronique.

  29. Bonsoir Véronique et aux lecteurs,

    Je découvre votre site et ses échanges et cela m’apporte beaucoup de réconfort et quelques ébauches de réponses alors merci.
    Ma petite histoire, celle que je vis aujourd’hui est comme celle de vous tous, douloureuse, perturbante, désolante.
    J’ai rencontré David il y a à peine un an. Quelqu’un de discret, très doux, peu expensif, calme. Je me suis dis qu’il changeait vraiment des autres personnes que j’avais pu rencontrer par le passé. Les choses se sont faites naturellement, simplement, les 15 premiers jours de notre histoire, les moments passés ensemble étaient simples, fluides, j’étais bien et apparement lui aussi… Il est marin militaire de métier, 15 jours après notre rencontre il doit partir en mission pour 6 semaines, je me dis que ça sera un test, ça passe ou ça casse. Il me téléphone quasiment tous les jours du bateau, il n’est pas doué avec les mots mais je suis qq’1 d’assez ouverte et facile de contact alors petit à petit je le mets à l’aise et qu’on fasse connaissance différement vu les circonstances.
    Il revient après 6 semaines de mer… Nous nous retrouvons, les choses se passent bien même si je sens qu’il est encore un peu en mode « bateau » (un peu dans sa bulle, je sens que le contexte confiné d’un bateau le pousse un peu plus dans sa solitude et la gamberge).. 1 semaine après son retour il me quitte me disant qu’il ni arrive pas, qu’il n’est pas à la hauteur, que les sentiments ni sont pas. Je suis très déçue. Le jour même de cette séparation beaucoup de choses sont dites par sms, des choses terribles, qu’il ne sait pas s’il est fait pour être avec 1 seule femme, qu’il ne voit pas ce qu’il a à apporter à qq’1, qu’il n’arrive jamais à aller au bout des choses, qu’il perd toujours ce qu’il gagne, qu’il n’est pas parfait… Je comprends son désaroi, sa peine, son trouble et je reste à l’écoute et je le rassure tout en lui faisant par de mes attentes et moi qui suis assez droite, fonceuse, je le motive et l’encourage à croire et à vouloir les belles choses de la vie que nous méritons tous si l’on se donne un peu de mal pour les obtenir et en prendre soint pour les garder. Notre rupture dure à peine 24h, et il est « transformé ». Je pensais sincèrement que nous serions repartit sur quelque chose de « bancale » et bien non. Nous sommes parti en vacances ensemble tous les 2 loin de tout, nous avons fait des rando… nous continuions à passer nos w.e ensemble et de + en + de temps en semaine. Quelques mois + tard, par un chemin détouné il me demande ce que je pensais de vivre ensemble, cela fait à peine 6 mois que nous nous connaissons nous nous disons que c’est peut-être un peu tôt mais en parallèle il y a un gros projet qui se dessine dans sa vie (et dans la mienne puisqu’il m’en parle et visiblement veut m’intégrer à ce projet) puisqu’il est sur les listes pour un départ en campagne militaire à l’étranger…. La réponse tombe : elle est négative, c’est une énorme déception pour lui, pour nous.
    Je lui dit que si nous sommes capable d’avoir ce genre de projet, la vie à deux est une étape de « base » (d’autant + que tout se passe bien quand nous sommes ensemble) et donc nous décidons et nous installons ensemble en février
    Je ne peux pas vous raconter tout ça sans vous parler, des nombreux moments de doutes et d’angoisses vécus tout au long de cette relation du fait de son manque d’expressivité.. vous savez ces petits mots du quotidien, ceux qui rassurent, ceux qui font prendre conscience que l’on compte pour l’autre… David ne sait (ou ne veut) pas faire. En dehors de ça, quand nous sommes ensemble nous sommes très très affectueux l’un envers l’autre et les choses avancent petit à petit mais sur une bonne pente.
    Nous vivons ensemble, et un autre projet va se concrétiser : un voyage à Cuba, 15 jours qu’il m’offre en grande partie (au départ quand il m’en a parlé, financièrement je en pouvais pas suivre, il m’a alors dit qu’il partirait tout seul… j’ai eu un pb de santé et j’ai décidé, quitte à emprunter, de faire ce voyage)
    Une semaine avant le départ pour Cuba, grande nouvelle finalement David à une place en campagne pour Dakar, il m’appelle tout exité pour me le dire « quand on rentre on s’achète une baraque !! »
    Nous commencons parlé formalité, ses collègues le pousse à ce qu’on se marie, nous nous disons que c’est trop tôt et que surtout ça ne correcpondra pas à notre idéal, un mariage à la va vite entre 2 témoins. Nous parlons du Pacs, et je lui réponds que je ne lui demande rien, que ma décision de le suivre est prise et que la seule chose qui doit motiver ces décisions c’est le COEUR.
    Nous partons en voyage, tout se passe bien, nous ne parlons pas trop de évènements à venir et puis 4 jours avant le départ, il me demande si je veux me pacser (je ne m’y attendais pas, je ne lui en avais pas reparlé depuis) j’ai accepté.
    Nous sommes rentré en France en annoncant tout ça à nos familles heureuses pour nous de tous ces évènements qui se précipitent mais positifs.
    Une épreuve nous attend, le lendemain de notre retour David doit partir 8 semaines en mission. Le jour du départ, le compte à rebours à commencé, je mets en route les démarches, réflechi à ce que je vais faire pour mon travail (je suis chargée de clientèle dans un groupe industriel depuis 12 ans) bref la machine est lancée.
    David me téléphone tous les jours, mais j’ai toujours ce manque de réconfort verbal, ces encouragements, ces caresses de mots… bien sur je n’attends pas une déclaration enfalmmée tous les jours mais un minimum quand même… Et puis la situation se dégrade les 15 derniers jours (heureusement sa mission de 8 semaien est écourtées à 6) sur les derniers jours il fait « le mort » : le décors est planté, le ton est donné, je sais venir la chutte.
    Il rentre et m’explque qu’il se pensait plus amoureux que ça, qu’il ne pense pas à nous comme il le devrait (et c’est vrai, il m’a envoyé les papiers pour le Pacs depuis une escale sans un petit mot dedans telle une facture !) qu’il a fait les point sur lui pro et perso et que le constat n’est pas « beau » (il s’est prit la tête avec l’un de ses collègue/ami qui lui a dit ses 4 vérités : toujours en retard…) qu’il n’arrive jamais à aller au bour des choses, qu’il ne garde jamais rien… Je lui ai dit que pour moi les choses étaient enclenchées, que s’il savait ou étaient ses failles il pouvait mieux travailler dessus.. je lui ai aussi dit que les choses ne pouvaient pas non plus continuer comme ça, je ne pouvait pas être à la merci de son bon vouloir et que j’avais des besoins de femme.
    Nous en sommes restés là, dans l’impasse, les mots « je te quitte » « c’est fini » n’ont pas été prononcés. Je le sens en grande souffrance et j’ai laissé ma porte ouverte au dialogue mais c’est un mur.
    Je ne comprends pas ce volt face, je lui demande si tout avant ça était du pipot il me répond que nous mais qu’entre faire des projets et les réaliser il y a une étape…
    Je lui est tendue la perche de la rupture en lui disant que vu ce qu’il me disait il fallait rompre et que j’attendais qu’il me le dise : rien.
    Nous cohabitons, il dort sur le canapé, le pacs est prévu dans 15 jours… rien n’est clair et décidé, je ne saisplus quoi faire pour lui, pour moi, pour nous.
    Merci de m’avoir lu jusqu’au bout, et de vos réponses peut-être,

    Nelly

    1. Author

      Bonjour Nelly et merci de nous raconter votre histoire.

      En vous lisant, j’ai la sensation que le problème auquel vous êtes confrontée ne rentre pas réellement dans la catégorie de la peur de l’engagement.
      J’ai plus la sensation que vous vous trouvez face à une personne qui « souffre » d’une tendance à l’auto-sabotage.
      Et c’est un processus très différent de celui de la peur de l’engagement (les conseils pour se positionner face à cela sont donc aussi fort différents).

      L’auto-sabotage est une façon inconsciente de détruire ce qui est bon pour nous… Tout en ayant l’air de désirer le bonheur, celui qui souffre d’auto-sabotage s’arrange toujours inconsciemment pour rendre impossible ce qui pourrait le rendre heureux.

      Les origines de ce « trouble » peuvent être très diverses et je ne connais pas assez votre compagnon pour oser m’aventurer dans une explication de ce qui lui arrive à lui.
      Mais, en règle générale, pour la plupart des « auto-saboteurs », il y a un profond manque d’amour pour soi.
      Qui, évidemment, s’aggrave lorsque ses comportements l’amènent à faire souffrir l’autre… puisqu’alors, la personne se sent « mauvaise » d’infliger cela et ne comprend pas pourquoi elle le fait.

      Comment pouvez-vous vous positionner ?
      Dans un premier temps, je vous dirais d’essayer de ne pas prendre ce qui se passe comme étant dirigé contre vous mais bien comme un problème qui n’appartient qu’à votre compagnon.
      En réussissant à ne pas être trop blessée par ces comportements qui sont très difficilement compréhensibles, vous pourriez peut-être puiser dans votre amour pour lui pour l’aider à voir que c’est lui-même qui s’auto-sabote.
      En lui disant (avec beaucoup d’amour) : « Je pense qu’en fait, le problème n’est pas que tu ne m’aimes pas assez pour passer à l’étape de la réalisation de notre projet de vivre ensemble, mais bien que tu ne t’aimes pas toi-même et que tu crois donc que tu ne mérites pas de vivre le bonheur », vous pourriez peut-être l’aider à ouvrir les yeux sur son dysfonctionnement.

      Après, ce n’est évidemment pas à vous d’être sa thérapeute et il aura besoin d’une aide professionnelle mais, avec votre amour, il peut se sentir suffisamment rassuré pour oser aller voir de plus près ses blessures et ses croyances négatives (parce que cela fait toujours peur, surtout aux hommes, que de creuser les émotions douloureuses).
      S’il sent que votre amour est suffisamment fort pour ne pas se casser malgré ses comportements actuels, il osera peut-être creuser plus loin.

      Je dirais que, ce qu’il convient de faire actuellement, c’est donc de lui montrer ce fonctionnement d’auto-sabotage tout en proposant de reporter le projet de PACS. En disant que, le mieux est d’attendre qu’il ait pu travailler cela avec l’aide d’un(e) professionnel, avant de prendre une décision dans un sens ou dans l’autre.
      Toute décision (de rompre ou de signer ce contrat de PACS) qui serait prise avant qu’il n’ait pu voir que le souci est en lui et qu’il n’ait commencé à le travailler, serait une mauvaise décision.

      Ceci dit, il est important également de pouvoir ressentir ce qui est supportable pour vous… Et de mettre quelques limites à ce que vous acceptez de vivre. Par exemple, si vous convenez de postposer la décision, de pouvoir exprimer que vous avez besoin de rester ensemble et non pas de couper le contact… Ou que vous avez besoin qu’il partage avec vous ce qu’il découvre en séance avec le ou la thérapeute… etc…

      Veillez à essayer de découvrir ce dont vous, vous avez besoin pour que cette période de travail sur lui reste « confortable » émotionnellement… En cherchant avec lui le « juste milieu » entre ce dont vous avez besoin et ce qu’il peut donner.

      Veillez également à vous « nourrir » de moments positifs pour vous-même en faisant des activités qui vous plaisent afin que toute votre vie ne tourne pas autour du couple. Car, comme le problème lui appartient, si vous êtes trop en attente de la résolution de son problème, alors que vous êtes impuissante, pourrait vous fragiliser. Et vous mener alors dans des décisions et des attitudes contre-productrices.

      En résumé, restez dans l’amour de vous et de lui, éclairez-le sur sa tendance à l’auto-sabotage, proposez-lui de travailler cela et de post-poser la décision.
      Puis, dans la durée, sentez quels sont vos propres besoins concrets et exprimez-les avec clarté.

      Et si ce travail sur lui-même devait s’éterniser, il sera temps alors de voir si vous avez encore envie d’attendre qu’il résolve son auto-sabotage ou s’il vaut mieux vous éloigner de lui pour ne pas être entraînée avec lui dans cette auto-destruction.

      Mais ceci est la prochaine étape… laissons d’abord un peu de temps au temps…

      Bien à vous,

      Véronique.

  30. Bonsoir Véronique et à vous qui vivez la même histoire,
    Je vous remercie tout d’abord pour ce texte qui m’a ouvert les yeux, cela me rassure de ne pas être la seule à vivre cela. Je pensais que j’étais trop laxiste et généreuse en couple.

    Lorsque j’ai rencontré mon ex, j’étais dans une période où je profitais de la vie. J’étais une personne très ouverte, les yeux plein de malice, toujours souriante, aimant rire, faire la fête. Je ne cherchais pas réellement à être en couple et aimais papillonner ici et là sans avoir d’attache. Puis je tombe sur cet homme, si différent des autres, très attentionné. Il ne pense pas à me mettre dans son lit comme ceux avec qui je m’amusais, il voulait me voir pour dormir l’un contre l’autre. Le premier soir chez lui, il me propose une brosse à dent… Wooow on ne me l’avait jamais fait ça, d’habitude c’est moi qui propose. Et là, j’ai vu en lui mon « reflet masculin ». Il m’envoyait 10 000 messages dans la journée, il était omniprésent et m’en a fait oublier les autres. Nous nous voyions très souvent, j’étais sur un petit nuage. Même si je commençais à voir nos différences qui sont très importantes : j’aime les relations humaines, lui déteste l’être humain ; j’aime sortir au musée, expo, concert, faire la fête, lui préfère rester chez lui dessiner (son métier) ou jouer aux jeux vidéos ; j’adore les enfants, lui n’en veut pas et trouve ça horrible, moche, difficile à élever ; je suis très généreuse et aide dès que je peux mes amis, les sans abris ; lui me dit que je suis trop gentille et qu’il faut que j’arrête de nourrir tout Paris ; j’aime voyager, Google map le fait voyager ! Cela m’avait choqué et je savais qu’il fallait que je parte mais les sentiments commençaient à naître chaque jour dans les bras de ce bel homme si doux, apaisant, drôle et à la sensibilité féminine. Jusqu’au soir où je lui demande ce que je suis pour lui, si l’on était en couple et sa réponse « je ne sais pas » m’a fait prendre mes jambes à mon cou.

    Je reçois quelques mois plus tard un message de lui me disant que je lui manque et qu’il pense qu’il m’aime bien bien bien. Mon côté libre et forte l’a attiré (cela était sans doute synonyme pour lui de « couple sans engagement »). J’accepte de le revoir de temps en temps tout en faisant attention à ne pas m’accrocher. Un jour où je me trouve chez lui, une amie m’appelle pour me voir et me demande avec qui je suis. Gênée, je lui réponds « je ne sais pas » car je ne pouvais pas dire que c’était mon petit-ami. Il m’a regardé d’un air perplexe. Je lui ai fait comprendre que j’avais juste répondu ce que lui m’avait répondu et qu’il ne voulait pas que je sois « son amoureuse ». Et là, la réponse à laquelle je ne m’y attendais pas « Ce n’est pas ce qu’on est en train de faire ?». C’est à partir de ce moment où le cauchemar commence…

    Il devient du jour au lendemain de plus en plus distant, me dit qu’il a trop de travail, qu’il n’est pas disponible et les rares fois où l’on se voit, c’est quand ça l’arrange. Il est glacial lorsque l’on ne se voit pas mais parfait lorsque l’on passe du temps ensemble. Je m’adapte à ses habitudes, je ne sortais plus le week end et m’arrangeais pour voir mes amis la semaine, j’allais au cinema le matin, je lisais des bouquins pendant qu’il dessinait ou jouait, on ne s’envoyait qu’un texto par jour et parfois, il ne m’en envoyait pas. Je ne disais rien, je m’adaptais. J’étais de plus en plus frustrée et je perdais confiance en moi. Je ne voulais pas de dispute, je ne voulais pas qu’il culpabilise. Pour moi, c’était normal de faire des compromis et des efforts car je l’aimais et que je voulais qu’il soit heureux. Ce manque de confiance m’a poussé à fouiller dans ses affaires (honte à moi, je m’en veux encore), je découvre qu’il répond aux autres filles avec des cœurs alors qu’il ne répond jamais aux miens. Sa réponse : Ce sont des filles qui sont intéressées par lui mais il s’en fiche, c’est pour ça qu’il leur fait des cœurs et que moi, ce n’est pas pareil. Il a aussi passé une journée à écrire à son ex un jour où je n’avais eu aucune nouvelle de sa part, j’avais essayé de l’appeler et j’ai reçu « Arf presque une journée sans nouvelle, dommage… ». J’ai beaucoup pris sur moi, je ne le lui ai pas reproché et lui ai fait comprendre qu’il avait été maladroit en me disant ça. Je ne suis pas jalouse, je pense que tout le monde a le droit d’être plus ou moins séducteur pour son égo mais ce coup avec son ex m’a vraiment blessé. Le fait qu’il ait préféré lui écrire à elle, m’ignorer toute cette journée et en plus, m’envoyer un message aussi méchant. Sa réaction lorsqu’il a su que j’avais regardé dans ses affaires « Tu prends tes affaires et tu dégages. » Je suis partie, le cœur lourd. Il s’en veut et m’envoie des textos me disant qu’il est désolé d’avoir été aussi brutal, que je suis beaucoup plus mature, intelligente et compréhensive que lui, que je serai mieux avec un autre sans devoir me forcer et tout en étant moi-même, et que c’était bien d’être avec moi. J’ai essayé de l’ignorer, je me cachais au travail pour pleurer. Quelques heures après, je reçois « Viens ce soir stp. Je crois que je t’aime bien plus que je ne le pense. » J’ai cru qu’il avait ouvert les yeux, lorsqu’il m’a ouvert la porte, il m’a serré comme si cela faisait une éternité qu’il ne m’avait pas vu tout en me disant qu’il était désolé. Puis rebelotte, il fait des efforts, et redevient distant et froid. J’essaie de le comprendre en vain. Je ne le comprends pas. Pourquoi dit-il qu’il m’aime alors qu’il ne veut jamais me voir ? Alors qu’il ne fait jamais d’effort ? Alors qu’il est glacial avec moi ? Et pourtant, les moments que l’on passe ensemble me sont paisibles et magiques. Mais la frustration me ré envahit, j’en pleure. Cela lui fait mal, il sait que c’est de sa faute et me dit que ce n’est pas moi le problème mais lui, qu’il ne comprend pas pourquoi il est comme ça. Il a besoin d’être seul même s’il m’aime. Il en pleure parce qu’il n’y arrive pas et qu’il a l’impression de mal faire. Le voir souffrir me fait tellement mal. Ca me culpabilise.

    Au jour d’aujourd’hui, nous avons décidé de faire une sorte de pause, d’y aller plus doucement sans savoir ce qui se passera, si l’on sera ensemble ou non. Mes affaires sont toujours chez lui. J’ai eu peur de les reprendre car je pense qu’au fond, j’ai toujours espoir qu’il change et que s’il m’aimait vraiment comme il me l’a dit, il changerait. Mais je sais aussi qu’il m’est nocif et qu’il me détruit. Je meurs d’envie de sentir son grain de peau sous mes doigts, son parfum, sa respiration, tout ça j’en suis accro. Il m’a envoyé un message « J’espère du plus profond de mon petit cœur que tu vas bien mieux »… Je n’ai pas répondu encore car je veux lui montrer que je suis forte et que je peux surmonter tout ça comme le « moi » d’avant. Même si je sais qu’au final, je vais reprendre contact avec lui pour ne pas l’inquiéter et le blesser… Avant de me quitter, il s’est aussi proposé de venir dormir chez moi et de passer le week end ensemble alors que lorsque l’on était ensemble, j’ai tjrs fait le déplacement jusqu’à chez lui. Cela m’a réconforté sur le coup mais maintenant je ne sais pas quoi y penser…

    Désolée pour ce long message et merci d’avoir eu le courage et la gentillesse de le lire jusqu’au bout.

    Loan

    1. Author

      Bonjour Loan,

      Votre message est très touchant, vraiment…
      Et le mot « cauchemar » que vous utilisez semble effectivement approprié à ce que vous vivez.

      Ce qui me touche le plus, c’est sans doute de lire combien le « trouble » d’un homme peut faire souffrir une femme aussi ouverte, sensible, aimante, généreuse que vous semblez l’être. C’est désolant de constater combien la « pathologie relationnelle » d’un homme peut abîmer une femme aussi lumineuse que vous. Le mot « abimer » est peut-être inadapté parce que l’on sent aussi à quel point vous êtes forte, solide et consciente (et c’est pour cela que je n’ai pas voulu écrire le mot « détruire » parce que l’on sent bien que vous n’êtes pas détruite)… Je garde donc le mot « abimer » à défaut d’un autre plus proche de la réalité mais je pense que vous en saisirez le sens général.

      Il a certainement raison en disant que le problème ne vient pas de vous mais de lui…
      Et je comprends bien qu’avec votre grand coeur généreux, vous souffriez encore plus de le voir souffrir que de vos propres souffrances.
      Ce coeur sensible qui est le vôtre est cependant le piège qui vous empêche de sortir de ce cercle vicieux car, comme vous l’écrivez vous-même, vous culpabilisez. Or, vous n’êtes pas responsable de ses comportements paradoxaux (typiques de ceux qui souffrent de la peur de l’engagement) et vous ne devez donc pas vous en sentir coupable.

      La grande question (qui paraît simpliste mais parfois, la simplicité est la voie de la sagesse) serait actuellement celle-ci : d’accord, il reconnaît que le problème est en lui… d’accord, il souffre d’être comme il est… Mais, que fait-il concrètement pour se comprendre, décoder les raisons de son problème, bref, pour changer ?
      A-t-il manifesté le désir de se faire aider pour pouvoir évoluer, avancer, guérir ?
      Constater un problème c’est bien mais agir pour le résoudre c’est mieux.
      Dans votre message, je ne perçois pas qu’il ait mis en place quoi que ce soit qui montrerait qu’il va chercher des solutions à son problème.

      Evidemment, en faisant une pause, il est en contact avec le manque de vous et donc il sent son amour/besoin de vous.
      Mais, si vous reprenez une relation, ses peurs seront à nouveau envahissantes et rien ne pourra changer s’il ne se fait pas aider par un(e) professionnel(le).

      Pourriez-vous envisager de mettre fermement cette « condition » qu’il fasse lui-même le pas d’entamer un travail sur lui-même avant d’envisager quoi que ce soit comme relation avec lui ?

      D’autre part, vous dites que vous ne voulez pas l’inquiéter ni le blesser et c’est tout à votre honneur.
      Mais peut-être que c’est indispensable qu’il soit confronté aux conséquences de son problème pour décider de se mettre au travail…
      Et, honnêtement, si vous le protégez continuellement des conséquences que son problème a sur vous, quel type de relation serait possible ? Une relation dans laquelle vous devriez toujours cacher ce que vous ressentez vraiment ? Une relation dans laquelle vous devez toujours être forte et avoir l’air de savoir gérer la douleur qu’il vous cause ?
      Dans une relation, on doit pouvoir être parfois fragile et demander à l’autre qu’il « répare » les souffrances qu’il crée.

      Comme avec un enfant… Si on ne lui montre jamais les conséquences de ses comportements inadéquats, il n’apprend pas comment il est censé agir…
      Trop protéger quelqu’un des conséquences de ses actions, cela en fait une sorte d' »enfant Roi » qui aurait tous les droits aux détriments des autres.

      Cessez donc de le protéger lui des conséquences de ses actes et de ses attitudes.
      Mais peut-être avez-vous peur de le faire fuir s’il est confronté à votre douleur…
      S’il fuit parce que votre souffrance est insupportable pour lui, et bien, tant pis ! Ou tant mieux, car vous pourrez alors mieux tourner la page.
      Car ce n’est pas vivable une relation ou l’on doit toujours cacher à l’autre ce qui ne nous convient pas du tout.
      Une relation, c’est justement le contraire : on doit pouvoir ajuster nos attitudes en fonction de ce qui est bon pour l’autre. Mais ce n’est possible que si on peut être authentique sur ce que l’on ressent.
      Si on a peur que l’autre souffre (et fuie) parce qu’on lui dévoile nos vrais ressentis, alors, nous nous condamnons nous-mêmes à ne jamais pouvoir recevoir ce que nous avons réellement besoin de recevoir.

      Dernièrement, je souhaiterais vous répondre en abordant un concept qui va peut-être vous sembler « prétentieux » mais réfléchissez-y… Au-delà de la question « Vous aime-t-il ? », posez-vous la question suivante : « Cet homme vous mérite-t-il ? »
      Dans le Tantra, la femme est l’initiatrice de l’homme sur le plan de la spiritualité (via le corps physique et la sensualité aussi)… Elle choisit l’homme qui va recevoir son énergie, son attention et sa sagesse en fonction de qui il est : a-t-il les qualités de courage (pour oser regarder en lui-même) ? A-t-il l’âme suffisamment ouverte pour pouvoir recevoir les enseignements spirituels qu’elle va lui apporter ? A-t-il le coeur suffisamment généreux pour pouvoir donner à son tour ?
      Et, honnêtement, en fait, il n’y a pas de prétention là-dedans… C’est simplement se poser la question de savoir si toute l’énergie, toute l’attention, tout l’amour qu’elle peut offrir ne va pas être inutile…
      Comme un agriculteur ne choisira pas une « mauvaise » terre pour y semer ses plantes… A quoi bon labourer, fertiliser, arroser… si il y a tellement de cailloux que rien ne pourra jamais y pousser ?
      Cet homme mérite-t-il de recevoir le trésor que vous êtes ? Peut-il vraiment bénéficier de votre lumière ?

      Il n’y a que vous qui pouvez répondre à cette question…
      Mais, si c’était moi, je répondrais en disant que s’il ne fait pas le travail difficile et ardu d’enlever ses propres cailloux, vous risquez d’arroser en pure perte. Et votre trésor risque bien de s’abimer et votre lumière risque de s’éteindre.

      Enlevez un peu votre manteau de « sauveuse » pour endosser la peau de la femme initiatrice qui n’offre ses trésors et sa lumière qu’à celui qui les mérite.

      Par rapport au côté « accro » à lui, sans doute faudra-t-il un peu de « détermination »…
      Chaque fois que vous sentez le manque, forcez-vous à penser à autre chose et à mettre en place quelque chose qui distraie vos pensées… Portez votre attention sur autre chose à chaque fois… Un peu comme une discipline à laquelle on doit se forcer au début… Vous ressentez le manque de sa peau : caressez votre chat… Vous sentez le manque de son odeur : respirez une fleur… Vous ressentez le manque de la fusion amoureuse : allez faire du vélo…
      Ce ne sont que des exemples évidemment… A vous de trouver comment dévier vos pensées du manque de lui…

      Et laissez-le montrer (ou pas) sa propre détermination à changer en se faisant aider… sa volonté de se transformer véritablement grâce à un VRAI travail sur lui-même.

      Et s’il ne s’engage pas dans un vrai travail sur lui, allez au bout de la cure de désintoxication en rendant tout contact de sa part impossible (pour vous protéger vous-même du risque de craquer à des messages touchants) : changez votre numéro de téléphone, changez votre adresse mail…

      J’espère ne pas vous sembler trop dure… et j’espère que cet éclairage vous aidera à vous protéger vous… Ne fût-ce qu’un peu.

      Amicalement et bon courage ! C’est une épreuve difficile, j’en ai bien conscience… Et je vous souhaite de trouver en vous la force de vous montrer ferme sur cette « condition » de travail sur lui-même.

      Bien à vous,

      Véronique.

      1. Bonjour Véronique,

        Je tenais tout d’abord à vous remercier pour votre réponse qui m’a éclairée l’esprit et voulais prendre du recul avant de vous répondre.

        Vous n’avez pas été trop dur, au contraire. Cela a été pour moi comme un déclic. Je me suis même remise en question pour comprendre mon mal-être. Il est évident que mon ami souffre de la peur de l’engagement. Je lui en ai parlé, lui ai lu la description que vous avez définie et il en a été surpris. Sauf que lorsque je lui ai demandé s’il était prêt à changer, sa réponse a été « Tu vois que je ne suis pas le seul comme ça ! Je ne pense pas pouvoir changer en étant aidé par un spécialiste » même s’il reconnait qu’il en souffre. Cela m’a rendu extrêmement triste. Avec l’accumulation de stress au travail, la famille et son comportement me rejetant sans arrêt, j’ai fait des crises d’angoisse de plus en plus fortes. Si lui n’a pas voulu voir un spécialiste, j’ai décidé pour mon bien-être d’aller en voir un. Et miracle, la semaine dernière, à la 2ème séance, j’ai découvert que j’étais codépendante. J’ai donc pu expliquer à mon ami que je manquais de reconnaissance, d’où mon don de soi excessif et que lorsqu’il me rejetait, cela me fait énormément de mal, comme un sentiment d’abandon. C’est difficile de se dire que d’être TROP gentille et généreuse, ce n’est pas bien, surtout pour moi. J’ai donc décidé de faire ce que vous m’avez dit, de couper les ponts totalement. J’ai effacé tous ses mails, bloqué son numéro et enlever son nom de tous les réseaux sociaux, et lui ai envoyé un message d’adieu.

        Fuis moi, je te suis. Suis moi, je te fuis. Il m’a supplié de revenir. Je l’ai donc autorisé à venir me voir mais chez moi. Les rôles se sont inversés, il a alors compris à quel point cela était difficile de fermer la porte derrière soi et de ne plus pouvoir revenir me voir et que ce serait la dernière fois qu’il me verrait.Il comprend maintenant la difficulté que j’avais à franchir la porte de chez lui. Il m’a alors avoué que depuis que l’on est ensemble, il s’est surpris à aimer faire des sorties avec moi et à aimer ma présence dans sa vie mais que cela lui fait peur. Cette peur qui l’a poussé à vouloir me quitter. Je lui ai donc expliqué que l’on ne pouvait pas être ensemble car il en souffre et que ce qu’il ressent pour moi est probablement de l’attachement et non pas de l’amour. Ce à quoi il a répondu « Je n’en pleurerai pas si je ne t’aimais pas, ton odeur et ta présence vont me manquer. »

        J’ai comme la bonne intuition qu’il va m’aider à enlever les gros cailloux et que nos efforts chacun de notre côté vont permettre de partir de bonne base pour labourer cette terre au départ hostile. Je reste toutefois sur mes gardes. Nous avons donc décidé pour le bien de notre couple de penser à moi avant tout, qu’il soit là pour m’accompagner à dire NON et me rendre heureuse et que j’accepte de mon côté ce qu’il me donne sans culpabiliser. Il faut que je me dise qu’il le fait car il m’aime et non à contre-cœur comme je le pensais auparavant. Quant à sa peur de l’engagement, j’ose espérer qu’elle diminuera petit à petit même si je sais que cela est difficile, surtout pour une personne dans le milieu artistique qui a besoin d’être seule pour rêver et être créative…
        Merci encore Véronique pour vos conseils. Cela n’a peut-être pas permis de résoudre à 100% ce problème mais j’aurai au moins ouvert les yeux sur moi-même.

        Loan

        1. Author

          Bonjour Loan et merci d’être venue nous donner des nouvelles…
          Je suis heureuse que vous ayez fait cette démarche de lui exprimer votre souffrance et de cesser de le « protéger » des conséquences de son comportement.
          C’est une très belle avancée et qu’enfin, la relation soit aussi un peu tournée vers vous plutôt que d’être centrée sur lui.
          Je me permets de recopier ici un extrait de l’article afin que vous puissiez garder ce joli cap :

          « Clé n°5 : Soyez ferme sur vos besoins essentiels

          Le monde extérieur est le miroir de notre monde intérieur et l’amour que nous recevons des autres est en image de celui que nous nous donnons à nous-même.

          S’il est important de diminuer les enjeux et les attentes, il n’en reste pas moins fondamental de savoir de quoi vous avez réellement besoin pour vous sentir bien dans une relation amoureuse.

          Mourir de faim et à bout de souffle n’est sans doute pas votre objectif premier et même si vous ne souhaitez pas nécessairement un bail de 50 ans, il y a certainement un strict minimum indispensable que vous pouvez et que vous devez établir avec clarté.

          S’aimer soi-même c’est se sentir le droit d’attendre que nos besoins vitaux sont assouvis.

          Le respect de l’autre et de ses peurs ne doit pas vous faire oublier le respect de vous-même : il s’agit d’établir un milieu de pont entre deux rives… Pas de rester éternellement sur la rive de l’autre. »

          En gardant cette clé à l’esprit, le terreau pourrait devenir favorable 🙂

          Amicalement à vous,

          Véronique.

  31. Bonjour j’aimerai pourvoir être aider je ne sais plus quoi penser . Je suis totalement perdu . J’ai vécu une relation amoureuse traumatisante et des infidélité . Après avoir guérir de cette relation j’ai rencontré F on se comprenait pas toujours lui très sur moi émotive . Mais malgres tout une très belle histoire d’amour peu de dispute peut être trop peu . On avait du mal a communiquer sur certain sujet par nos traumatisme respectif . Surtout de son côté une enfance très douloureuse parent aloolique et absent . Un an et demi d’amour plein de projet aménager ensemble un chien un bébé . On était d’accord sur tout. On vivait en rêvant de nos projets . un mois avant d’aménager ensemble tout bascule en deux jours revirement de situation . Il veut vivre il veut ,pas avoir de compte a rendre ,il veut plus de cette vie , le faite que je sois encore étudiant , l’argent .. Et surtout pas que je prenne la décision de plaquer ma famille dans le sud pour la bretagne. Très pessimiste comme toujours peur que si un jour ça se fini il se le pardonnera pas du sacrifice que j’ai fait .
    J’ai rien vu venir ,des signes mon un peu alerté après la mort de son père son regarda changer, beaucoup d’angoisse . Il me disait qu’il allait visite des appartements mais il repoussait toujours pour au final ne jamais en trouver un .

    Je sais pas si je dois encore essayer de reprendre cette relation en laquel je crois même si ses défauts mon souvent inquiété je suis consciente d’en avoir aussi . J’aimerai repartir de zéro avec lui je l’aime .
    Merci de votre écoute et de votre article

    1. Author

      Bonjour Wendy,

      Il semblerait bien que votre ami ait pris peur au moment de passer des « rêves » à la réalité.
      Vous ne nous dites pas votre âge ni le sien… mais le fait que vous soyez encore étudiante laisse supposer que vous êtes encore jeunes, tous les deux.
      Peut-être qu’au dernier moment, il s’est senti trop jeune, justement, pour s’engager déjà…
      Peut-être aussi que son histoire ne lui donne pas vraiment un « bon » modèle du couple et de la famille. Et qu’il ne se sente pas capable d’assumer ces responsabilités.
      Peut-être pourriez-vous laisser passer un peu de temps pour voir si, après ce réflexe instinctif de peur, il ne revient pas sur sa décision de séparation.
      Il ne serait sans doute pas très constructif pour vous de tout faire pour reprendre cette relation tant que lui n’a pas fait un geste vers vous : forcer la main à un homme n’est pas une bonne garantie de bonheur ensemble.
      Et vous, que voulez-vous pour votre vie en dehors de cette relation ?
      Vous êtes encore étudiante, dites-vous… Quels sont vos projets d’avenir à vous, en dehors du couple ?
      Peut-être pourriez-vous vous consacrer à construire votre propre vie tout en le laissant prendre le temps de voir s’il confirme (ou non) sa décision.
      Et, si vous vous en sentez capable, de simplement entretenir une relation d’amitié durant ce délai que vous lui laisseriez pour mesurer si cette séparation lui convient (ou non).
      Si vous réussissez à reconstruire des projets sans lui, si vous réussissez à être heureuse sans lui, quoi qu’il se passe, ce sera tout bénéfice pour vous !
      Car, s’il ne changeait pas d’avis, vous aurez quand même la satisfaction d’avoir réussi à vous épanouir même en étant seule.
      Et, s’il changeait d’avis, ce sera toujours un plus pour votre relation que vous soyez une femme heureuse pleine de projets personnels plutôt qu’une femme qui dépend du couple pour s’épanouir.
      Qu’en pensez-vous ?

      Bon courage à vous !
      Véronique

      1. Bonjour et merci de votre réponse si rapide.
        J’ai 20ans et lui 23ans . Nous avons fondé beaucoup d’éspoir sur notre vie à deux, acheter les meubles, l’électroménager tout était pret. On attendait que je passe mon examen qui a lieu dans 3semaines. Je pensais jamais que cela allait m’arriver parce que ça se passer tellement bien. J’ai fait un pas vers lui pour lui montrait tout mon amour avant de m’effacer pour qu’il réfléchisse. Il m’a repondu en étant très neutre ,en ne disant pas que ça ne reprendrait pas, ni que ça reprendrait entre nous.Il me dit qu’il c’est perdu dans les couloir de la vie qu’il a besoin de se retrouver, de penser à lui , il n’a pas réalisé la mort de son père depuis le début je pensais pas que ça allé se transformer ainsi. Je suis une fille trés ambitieuse et a la fois en manque de confiance. Je comme projet d’être éducatrice spécialisé, une vocation que je veux réaliser . J’aimerai faire du théâtre car j’ai du mal à gérer mes émotions. Je pleure facilement quand il sagit de mes proches et j’aimerai avoir des réactions moins impulsives. Je suis resté 7ans en dépression avant de le rencontré et je n’étais pas guéri quand je lai rencontré , j’ai peur de retomber meme si je me sens plus forte que dans le passé. Je me demande si je dois espèrer ou pas ? Si je dois faire l’impasse pour mes examen ? Ou si je dois courir en Bretagne le voir afin de s’expliquer en face a face .
        Merci encore a vous

        1. Author

          Bonjour Wendy,

          Puisque vous posez la question de savoir quoi faire, voici ce que j’en pense :
          Ne vous précipitez pas en Bretagne en lâchant tout et surtout pas vos examens. Je sais que c’est très difficile mais, le mieux que vous puissiez faire actuellement est, au contraire, d’essayer de mettre toute votre énergie dans ces examens qui représentent beaucoup pour vous. Vos études et vos projets, voilà quelque chose qui est à vous, pour vous… et vous serez toujours fière de réussir à garder votre propre cap même si l’autre va mal.

          Cela arrive, en effet, que l’autre, même s’il vous aime, soit tellement mal avec lui-même qu’il ne soit plus capable de donner quoi que ce soit, malgré les engagements et les projets ensemble.
          Votre ami semble traverser une sorte de « crise », une sorte de « nuit noire », peut-être provoquée à retardement par le décès de son père.
          Pour le moment, il semble complètement perdu et s’en veut certainement par rapport à vous.
          Si vous réussissez à rester droite dans vos propres projets d’études malgré sa tempête, vous le laissez au moins vivre cette tempête en se consacrant d’abord à ce qu’il doit résoudre pour lui-même.

          Vous pourriez, par exemple, lui écrire un mail dans lequel vous lui diriez que vous sentez qu’il ne va vraiment pas bien et qu’il est complètement perdu. Que vous respectez son choix de séparation s’il pense que c’est cela qui lui convient le mieux. Que vous allez vous consacrer à vos études jusqu’au bout de vos examens et que vous espérez qu’il pourra aller mieux, y voir plus clair et trouver ce qui lui convient. Mais que, s’il désire en parler ou recevoir du soutien, vous restez disposée à lui offrir votre écoute.
          Que, lorsque vous aurez fini vos examens, vous vous permettrez de revenir amicalement vers lui pour vous assurer qu’il va mieux… et qu’il est moins bousculé par cette période difficile qu’il traverse… »

          Ce sont évidemment mes mots à moi… A vous de trouver les vôtres…
          Le but est de lui montrer que vous sentez/comprenez qu’il est pris dans une tourmente personnelle et que, même si vous souffrez de sa décision, vous savez qu’il a besoin de ce temps pour sortir de sa tourmente et puis décider ce qu’il veut pour sa vie.
          En lui montrant que, malgré votre douleur, vous souhaitez rester déterminée à mener vos propres projets à bien, vous lui enlèverez la culpabilité qu’il ressent certainement par rapport à vous et vous le laisserez alors face à ce qu’il doit d’abord affronter pour lui.
          C’est aussi une preuve d’amour que de s’effacer le temps que l’autre sorte de ses remous émotionnels personnels…

          Et, durant le temps qui est nécessaire pour qu’il en sorte, il est vraiment indispensable que vous mettiez le focus sur votre vie, vos études…
          Car, cela, ce sont vos bases solides à vous, celles qui seront acquises quelle que soit sa décision finale par rapport à votre relation.

          Cette preuve d’amour de lui (et d’amour de vous-même), ou bien il pourra la voir… ou bien, il ne pourra pas la voir…
          Mais vous, vous saurez que vous êtes capable d’aimer l’autre suffisamment pour le laisser « libre » d’y voir clair en lui-même.

          J’imagine bien que ce langage n’est pas simple à entendre… Mais je pense que c’est la voie de l’amour plutôt que celle de la peur qu’il convient de suivre dans cette situation.

          Bon courage ! C’est une fameuse épreuve que de ne pas vous laisser engloutir dans la peur de la perte…
          Mais si vous y parvenez, non seulement, vous serez fière d’avoir consacré votre énergie à vos examens malgré tout… Mais, de plus, il se pourrait que cette capacité de le laisser libre (tout en lui témoignant votre compréhension et votre empathie) puisse toucher son coeur.

          Bien à vous,

          Véronique.

          1. Vous trouvez les mots juste pour apaiser une certaine peur . Je me suis engagée personnellement auprès de lui de le laisser tranquille , de retrouver les idées claires . Malgré l’habitude d’être séparé de lui c’est autant plus dur sans avoir de nouvelle . Toute ces questions qui fusent et qui me tourmentent m’empêche encore dy voir claire . Mais tout cela est tellement récent que je me dit que c’est naturelle.
            J’ai eu un entretien je suis prise dans une prepa qui m’a fait de grande éloge en voyant mon expérience professionnel . Cela m’a beaucoup remonté le moral . J’ai le sport aussi qui m’aide bcp dans de tel moment .
            J’espère de tout mon cœur que tout reviennent dans l’ordre ,par amour je peux attendre pour lui et je suis contente d’en avoir la capacité .
            Une dernière chose il m’a dit qu’il pourrait pas ce le pardonner si je quittai tout pour lui et que finalement ça ce passer mal . Il ne se sent pas capable d’assumer un tel choix .
            Comment peut on rassurait une personne sur cela . Je ne fais pas ça pour lui mais pour moi avec toute la responsabilité que ça engage .
            Je ne comprend comment la peur de culpabilité peut être plus forte que l’amour ?
            Merci beaucoup de votre soutien et de vos mot.

  32. Bonjour,
    Voici presque 2 heures que je suis skocthée sur votre site et que je lis un à un tous vos posts et vos commentaires. C’est la 1ere fois que je participe à un forum mais vos témoignages et vos conseils ,Véronique , me rassurent et vont je pense tellement m’aider que j’ai décidé à mon tour de vous raconter mon histoire. J’espère moi aussi ne pas être trop longue donc je me lance!:
    Après avoir vécue une histoire de quasi 10 ans pleine de rebondissements avec un pervers narcissique, je pensais avoir vécue le pire et ne plus jamais retomber dans ce piège.
    2 ans se sont écoulées, je me sentais de nouveau prête à revivre une belle histoire d’amour. Je me sentais bien dans mon corps, bien dans mes baskets!!
    C’est la que je rencontre J. Nous nous sommes rencontré via un site internet. On peut dire que nous avons tous les 2 flasher l’un sur l’autre. Très vite notre histoire à commencer. Seulement 3 semaines après notre rencontre, nous partons pour 1 weekend de 3 jours en amoureux. C’était juste idylique! Au retour, je lui glisse au creux de l’oreille, que j’avais l’impression de tomber amoureuse de lui. J’ai sentit chez lui, une sorte de gêne. Il me répond juste: « c’est mignon » et rien d’autre. Refroidi par sa réaction, je cogite un peu de mon coté mais j’essaie de ne pas trop m’inquièter et surtout de ne pas lui en faire part pour ne pas qu’il prenne la fuite. Je ne veux pas lui faire peur, j’ai conscience de toujours m’emballer trop vite! Les semaines et les mois passent (3 mois environs),toujours aucune déclaration de son coté, nous repartons en weekend pour fêter le 1er de l’an tous les 2. Dommage j’ai été malade tous le long, on finit même aux urgences! Du coup je m’en veux mais il me rassure et me dit qu’il n’y a aucun problème.
    Qq jours après, je lui propose de partir en espagne, 1semaine au mois de mai. Il me répond que c’est une super idée, qu’il était d’accord, qu’il fallait simplement qu’il voit de son coté pour ses vacances.Il m’avait prévenu, son travail lui prend beaucoup de temps, il est cadre et de + monsieur est propriétaire de 5 appartements donc très peu de temps libre. Même si ce n’était pas toujours facile à vivre de mon coté, je m’y étais faite et savait m’adapter.
    Alors que le temps passait (qq jours) et que les billets d’avions ne faisaient qu’augmenter je n’avais toujours aucune précision sur ses dates, ce n’était pas faute de lui rappeler mais à chaque fois le même discours: « ah oui, je m’en occupes, j’attend juste que la direction me précise les dates du prochain séminaire. Mais ne t’inquiètes pas, je suis toujours d’accord pour partir, ce n’est qu’une question de jour. » Arrive enfin le jour J, il connaissait enfin les dates! Mais voilà au moment de la réservation il me dit tout naturellement: « bien en fait, je ne suis plus sure de vouloir partir, car étant donné que je ne suis pas amoureux, je ne me vois pas prendre l’avion sans t’avoir dit « je t’aime » avant. De plus tu m’as dit que si au bout de 3 mois je ne t’avais pas dit « je t’aime », tu me quitterais, alors ne faisons pas ce genre de projet et attendons! » Je précise que je lui avait fait cette réflexion qq jours après notre rencontre quand il m’a avoué qu’il était resté avec qq un pendant 1 an sans être tomber amoureux sachant que cette personne était tout à fait au courant de ses sentiments mais qu’elle préfèrait rester avec lui au cas où ce jour viendrait!Pour moi c’était impossible, enfin c’est que je croyais à ce moment là…!
    Autant vous dire que je suis tombée de haut, de très très haut! Alors qu’on filait le parfait amour (enfin c’est que je croyais), il me sort ça,comme ça, comme s’il m’annonçait qu’il allait pleuvoir demain! J’était folle! En plus il rajoute en me disant: « mais ne le prend pas mal, on va quand même pas se prendre la tête pour ça! Allez vient on va se regarder un bon film »
    Mais biensur!!!
    S’en est donc suivie presque une nuit de discussion, enfin plutôt un monologue, à essayer de chercher le pourquoi du comment mais rien, monsieur s’est fermé comme une huitre je n’en tire quasi rien, ci ce n’est qu’il a besoin de temps et qu’il ne veut pas que l’on se sépare. A la suite de ça, j’essaie de prendre à nouveau sur moi, de faire comme si de rien n’était. Mais il voyait bien que j’étais mal même si je faisais tout pour le cacher.
    Quelques semaines plus tard, je n’en pouvais plus, je remet la discussion sur le tapis. Il me redit que non, de son coté toujours rien, il n’est toujours pas amoureux. Alors que tous laissait penser le contraire. Comme je lui disait souvent ton corps m’aime mais ta tête lui dit non. Il me dit que ce n’est pas ça, que pour lui être amoureux, c’est de souffrir du manque de l’autre. Je lui ai donc proposé de faire un break et que lorsqu’il aurait assez souffert, il saurait où me retrouver. Malheureusement j’ai craqué au bout de 3 jours, il me manquait trop. Il est revenu. Je lui ai promis que je lui laisserais tout ce temps dont il aurait besoin. Mais voilà 5 jours seulement après, il est arrivé chez moi, comme il avait l’habitude. Je remarque un détail: « mais où sont tes affaires? » Il m’annonce alors avec un grand sourir: « en fait, je ne vais pas rester ce soir, je pris la décision de tout arrêter ». J’ai cru que le ciel me tombait sur la tête. J’ai encore essayé de le faire parler, d’avoir plus d’explication mais rien. Si ce n’est: « je suis désolée, je ne suis pas amoureux et j’en suis sure. Pourquoi ?je ne sais pas mais c’est comme ça. Tout me plait chez toi mais je ne suis pas amoureux ». Et il est parti.
    J’ai pleuré, pleuré. J’étais tellement mal. Il ne m’a pas donné de nouvelles pendant 1 semaine puis j’ai craqué. A ce moment là, je l’ai senti perdu. Puis peu à peu c’est lui qui revenait vers moi, prenait des nouvelles et au bout d’1 mois, il est revenu. Il m’a écrite une lettre où il m’expliquait les quelques raisons qui l’ont fait partir dont un « burn out ».Il m’a annoncé qu’il souhaiterait que l’on se donne une seconde chance parcequ’aujourd’hui il était sur de lui, de ses sentiments et que j’étais la femme de sa vie. Il m’a enfin dit qu’il m’aimait et qu’il m’avait certainement aimer dès le 1er jour! J’ai cru que c’était 1 des plus beaux jours de ma vie!
    Biensur j’ai bu ses paroles, biensur je voulais moi aussi que l’on retente mais je l’ai quand même prévenu que j’avais besoin qu’il regagne ma confiance et biensur il en était conscient (ou pas!).
    Mais voilà: Paroles et paroles!!
    Alors qu’il était censé me présenter à sa famille, que nous parlions d’emménager ensemble, d’avoir des enfants, ect ect
    A chaque fois c’était un pas en avant et le lendemain ou presque c’était 2 en arrière. J’ai tout essayé, de le comprendre, de le menacer, de le rassurer… rien. Dès qu’une échéance qu’elle qu’elle soit s’approchait, il reculait.
    Jusqu’à la semaine dernière, ou après avoir fait un test de grossesse (oubli de pillule), je lui annonce que non il ne serait pas encore père, j’ai voulu ré-aborder le sujet. 1 mois avant il m’avait dit que si ça devait arriver, il serait prêt. Histoire de prendre la température, ce fut donc l’occasion parfaite pour lui en reparler. Il me dit qu’ « en fait non, ce serait beaucoup trop tôt ». En soit et vu son attitude j’étais assez d’accord avec lui. Et innocemment je fini la conversation en lui disant: « de toute façon le principale c’est qu’on s’aime, non? »!
    Et là patatrac, le chateau de carte s’écroule de nouveau!! il me répond: « bien en fait j’en suis plus sure »! De nouveau des larmes toutes la nuit, des discutions interminable toute la semaine et samedi l’annonce: « cette fois j’en suis sure, je te quitte! ». Mon coeur, mon corps, mon esprit sont épuisés. C’est fou, parce que pas 1 seul seconde je le crois. Je sais simplement qu’il a peur et je suis désamparée!
    Je ne sais si vous avez pu me lire jusqu’au bout mais rien que le fait de poser mon histoire par écrit me console.
    Pour ceux et celles qui ont vécus une histoire similaire, je suis vraiment de tout coeur avec vous. C’est horrible tellement ça fait mal. J’espère vraiment m’en sortir et ma thérapie commence déjà par cet écrit.
    Merci

    1. Author

      Bonjour Alkasy et merci de votre message…

      Votre histoire décrit effectivement un parcours assez typique de la peur de l’engagement… 1 pas en avant, 3 pas en arrière…
      Le plus gros souci est toute la souffrance que cela occasionne en face (pour vous) et vous avez plus que raison d’entreprendre une thérapie.
      Comme vous avez lu les commentaires précédents ainsi que les réponses, j’imagine que vous avez pris conscience que, tant que lui ne fera pas aussi un travail sur lui-même pour comprendre la raison de son comportement, vous risquez d’être toujours « secouée » par ses revirements d’opinion…

      Je vous conseillerais donc de prendre une vraie distance par rapport à lui… parce que, malheureusement, ce n’est que s’il souffre de votre séparation qu’il pourra éventuellement prendre cette décision de se faire aider. Même si vous ne le croyez pas quand il vous dit qu’il vous quitte (et vous avez sans doute raison), le problème n’est peut-être pas de savoir s’il vous aime mais bien comme il vous il aime… Certaines personnes éprouvent beaucoup de difficultés à aimer de la manière qui peut rendre l’autre heureux(se)… Et, finalement, c’est cela qui importe…

      De votre côté, veillez à construire plus d’amour pour vous-même car, bien souvent, les autres nous traitent comme nous nous traitons nous-mêmes… Et, sincèrement, je pense qu’il faut retourner la situation et remplacer le « Il me quitte » par un « C’est moi qui quitte un homme qui n’est pas capable de m’aimer comme j’en ai besoin et comme je le mérite ».

      C’est malheureusement toujours parce que l’on ne se respecte pas assez soi-même que l’on reste englué(e) dans une relation avec quelqu’un qui a peur de l’engagement…
      Qu’il y ait des doutes, cela peut arriver… Mais quand c’est récurrent, il vaut mieux travailler sur soi-même.
      Car sur les peurs et les blessures de l’autre (et qui sont à l’origine de ses doutes), vous ne savez rien faire : lui seul peut décider (ou non) de faire un travail personnel.

      Bon courage à vous dans cette épreuve !

      Véronique.

  33. Bonjour à tous,

    Je suis effrayée. J’ai l’impression d’être une de ces personnes. J’ai lu cet article, pleuré et pris rdv chez une psy.

    En ce moment, je suis en couple avec Nicolas. Je l’ai rencontré il y a un an par internet et je ne cherchais absolument pas l’amour. Je voulais simplement m’amuser. Très vite, on s’est beaucoup vu… On est tombe amoureux mais moi je lui maintenais que je ne voulais pas être en couple et que je n’aimais pas les hommes (tous des… Était ma réplique fétiche).

    Le temps passe et après l’été je ne pouvais plus nier cette relation de couple. Ça a été le bonheur, la plénitude même. En janvier, on prend nos billets d’avion pour cet été et je lui dis que pour moi c’est un exploit de réussir a prévoir autant de temps à l’avance. Il rit, moi aussi, on a pas peur. En mars/avril je lui dis que je voudrais m’installer avec lui cet été (j’ai demandé une affectation proche de chez lui car je vis déjà quasiment avec lui).

    Nous sommes fin mai, les choses changent. Le premier symptôme fut le sexe ou plutôt le manque de désir de ma part.

    Puis j’ai découvert qu’il avait regarde des photos d’une ex sur Facebook et j’ai décidé de le quitter (il faut savoir que j’ai plusieurs fois fait ma valise, sans jamais partir car il me retenait et que je ne le voulais pas vrmt au fond de moi). Là c’est la crise, je le vois très triste et je commence a réaliser que ce n’est pas juste une histoire de Facebook, j’ai peur pour les vacances (1mois), l’appartement… Je reste mais pleure bcp car je lui fait du mal, je fais des crises d’angoisse. Je tape peur de l’engagement sur internet et j’ai l’impression que c’est moi et que je suis son bourreau, une terroriste affective qui profite de son besoin d’amour d’être rassuré…
    Je lui en parle, lui dis de consulter aussi pour prendre confiance en lui… Il me dit qu’il a quand même besoin de moi, que j’ai changé sa vie positivement mais du coup j’ai peur et je ne sais plus si tout cela (lui faire arrêter la drogue, renouer avec son père, se détacher du joug de sa mère…) c’était pas pour mieux devenir un monstre après…

    Je n’ai pas toujours été comme ça… Je voulais me marier, avoir des enfants, m’engager quoi. Je croyais en l’amour qui dure toute une vie aussi.

    J’en suis venue à prôner tout l’inverse et je ne veux pas être la personne que vous décrivez dans votre article…

    Még

    1. Je précise qu’il manque beaucoup de détails à mon histoire… Je suis un peu perdue…

      A titre d’exemple, je n’ai présenté Nicolas à personne (famille, amis…) pour préserver notre relation lui ai-je dit (ce que je pensais vrmt pour la famille mais je ne suis plus sûre de devoir me croire)

      1. Author

        Bonjour Még,

        J’ai beaucoup réfléchi depuis que j’ai lu vos messages…
        Peut-être que je me trompe mais je n’ai pas la sensation que vous êtes réellement dans ce qu’on appelle le « syndrome de la peur de l’engagement ».
        Ma sensation serait plutôt qu’une partie de vous sent inconsciemment que ce n’est pas complètement.
        adéquat pour vous de rester dans ce rôle de la « sauveuse »
        Vous dites que vous avez fait beaucoup de choses pour l’aider et moi, j’y vois que c’est une relation dans laquelle l’autre a besoin de vous pour aller bien… Il semblerait qu’il y ait une forme de dépendance qui pourrait bien être trop lourde à porter sur le long terme et que, inconsciemment, vous avez la « bonne » intuition que c’est trop lourd.

        Peut-être qu’inconsciemment, vous savez que vous auriez plutôt envie d’être avec quelqu’un qui va bien par lui-même, qui n’a pas tant de choses à réparer…
        Ce n’est donc peut-être pas de la peur de l’engagement en général mais plutôt une peur de vous engager avec cet homme-là, précisément…

        Vous parlez de devenir son bourreau… Et c’est justement cela qui me met la puce à l’oreille… Cela ressemble fort au triangle de Karpman : victime-sauveur-bourreau.
        La « victime » a besoin du « sauveur » pour aller bien… Et quand le « sauveur » ne sait plus/ne veut plus l’aider, il se sent alors devenir « bourreau » (et l’autre lui fait d’ailleurs endosser ce rôle)
        En tapant triangle de Karpman dans google, vous trouverez beaucoup de détails à ce sujet mais vous pouvez lire aussi l’article dans lequel j’en parle : http://veroniquebaudoux.com/tous/etre-en-relation-ou-etre-soi-premier-episode/

        C’est une excellente idée que d’aller voir un psychologue pour y voir plus clair et retirer ce manteau de bourreau que vous semblez avoir endossé.
        Moi, je crois que votre instinct vous dit qu’il y a quelque chose qui cloche et que vos besoins ne seraient sans doute pas rencontrés si la relation continue sur ce mode du triangle de Karpman… Et c’est plutôt sain que d’écouter votre instinct à ce sujet.

        Bon courage à vous !

        Véronique

  34. Author

    Réponse à Wendy (j’ignore pourquoi mais je n’ai pas pu répondre directement en-dessous de votre dernier commentaire),

    Vous posez la question « Comment la peur de la culpabilité peut être plus forte que l’amour »
    Moi, j’ai la sensation que c’est justement parce qu’il vous aime que votre ami ne veut pas que vous quittiez tout pour lui…Peut-être parce qu’il fait une projection en imaginant que, lui, ne voudrait pas ou ne pourrait pas tout quitter par amour… En cela, les hommes sont parfois fort différent des femmes… Les femmes ont plus tendance à « sacrifier » d’autres volets de leur vie (professionnelle, vie sociale) pour pouvoir vivre leur relation amoureuse… Tandis que les hommes ont plus besoin de préserver ce qu’ils ont construit professionnellement et socialement. (Ce n’est pas le cas de TOUS les hommes ni de TOUTES les femmes mais ce sont des tendances générales).
    Comme les hommes ont pour premier objectif de construire leur place dans le monde, ils ont plus de difficultés que les femmes (dont le premier objectif est de construire leur vie amoureuse), ils éprouvent des difficultés à oser imaginer que leur partenaire pourrait renoncer à cela alors qu’eux-mêmes ne se sentiraient pas la force de le faire.
    Ce sera sans doute à vous de faire comprendre à votre ami que vous ne fonctionnez pas comme lui et que, dès lors, renoncer à ce que vous avez construit là où vous êtes n’est pas un énorme sacrifice pour vous comme cela le serait pour lui.
    cependant, je nuance mes propos en disant qu’il reste essentiel pour vous, tant que lui n’a pas pris de décision sur votre relation, de continuer à consolider vos propres fondations (vos études, votre expérience professionnelle…)
    D’ailleurs, BRAVO pour cette beaux éloges que vous avez reçus !
    Bien à vous,
    Véronique

  35. Bonjour Véronique,

    cela fait une semaine que j’arpente Internet à la recherche de réponses et ce matin j’ai découvert votre article. Il est 14h et je viens à peine de finir de lire les expériences et commentaires qui ont suivis et, comme le dit si bien l’une des personnes, maintenant je me sens moins seule. Je me permets de raconter mon histoire également car j’en ai besoin également.

    J’ai été en couple pendant 5 ans et demi avec Bruno. Nous nous sommes rencontrés au travail et nous avons mis presque un an à nous trouver.
    Nous avons concrétisé très vite notre couple : dans les 6 mois qui ont suivi, nous étions mutuellement présentés aux familles, nous emménagions ensemble, nous partions en voyage et nous adoptions un joli chaton. Et il osait me dire « je t’aime ».
    Pendant 1 an tout s’est déroulé parfaitement mais j’ai subi un revers professionnel qui m’a beaucoup affecté, et qui a affecté notre couple sans que je m’en rende compte. Il a fallu une conversation au restaurant sur le thème de nos prochaines vacances et mon irritation du fait qu’il ne se décidait pas pour les dates de départ pour qu’il me lance calmement « je ne sais pas si je serai encore là en janvier ». Un froid m’a traversé. Il m’a expliqué qu’il n’était pas sûr de m’aimer et qu’il y réfléchissait depuis quelques semaines. Je suis partie anéantie, je l’ai laissé réfléchir et au bout de 2 jours il m’annonçait qu’il m’aimait et qu’il voulait continuer.
    J’ai mis du temps à lui refaire confiance mais finalement tout a continué sans problème, sauf qu’il n’a jamais voulu faire évoluer notre relation (pas de projet d’enfant, pas d’union officielle) malgré toutes mes demandes.
    Deux ans plus tard, je subis un nouveau revers professionnel, beaucoup plus fort et qui me décide à quitter mon entreprise et à entamer une procédure.
    A ce moment là, je le sais, je me suis fermée et je n’ai pas tenu compte de lui. Il me soutient sans s’impliquer, il y a beaucoup de non-dits entre nous. Je me fais licencier et au moment du licenciement je fête mes 30 ans. Mon envie d’enfant est très forte mais, une de fois de plus, il bloque. Il me demande un délai de réflexion car il n’est pas prêt. Je lui accorde en sachant qu’il a atteint une limite.
    A partir de ce moment, je construis ma vie sans lui et nous ne parlons plus d’enfant. Je déménage pour faire une formation qui nous éloigne encore plus et finalement 1 an plus tard nous mettons un terme à notre relation dans les pleurs et la souffrance. Et sans s’être vraiment parlé.

    A la suite de notre séparation, il a souhaité garder contact, nous nous sommes appelés régulièrement tous les mois. Au bout de 4 mois, j’ai accepté de déjeuner avec lui. Au terme de ce déjeuner, nous ne nous résolvions pas à nous laisser et nous sommes restés ensemble toute la journée. J’avais envie de prendre sa main, de me glisser dans ses bras et j’ai compris combien il me manquait ce jour-là.
    Nous avons continué à nous écrire, à nous appeler et nous nous sommes revu à deux reprises. A chaque fois, il était de plus en plus dur de se laisser.
    Et puis j’ai fini par passer quelques jours chez lui, il me l’avait proposé pour me dépanner. Et à la fin du séjour, nous étions retombés dans les bras l’un l’autre. Ca nous plaisait et on a recommencé. On était heureux, on parlait beaucoup sur des sujets bloquants avant, on se redécouvrait, on était vraiment bien. Au bout de deux mois, j’ai passé une semaine chez lui, idyllique. Lorsque je suis partie, j’étais tellement heureuse que j’ai eu besoin de lui dire et je lui ai alors laissé un message (j’ai inventé une histoire de papillon qui voulait partir voir le monde, et qui, finalement, en regardant son monde, décide de rester parce qu’il est heureux. Ca parait ridicule je sais).
    A partir de ce jour, il a commencé à paniquer, à me dire qu’il ne savait pas s’il voulait qu’on reprenne une vie de couple, qu’il doutait de notre bonheur futur. J’ai donc paniqué à mon tour et j’ai cherché à le rassurer, à le provoquer, à comprendre, je l’ai assailli de questions, j’ai pleuré, j’ai sombré dans une déprime. Il y a eu des phases où tout s’apaisait, et puis il replongeait. Il a fini par me dire qu’il m’aimait et qu’il adorait notre vie à deux, le quotidien ensemble. On a convenu qu’il était nécessaire de parler de nos blocages respectifs qui avaient fait capoter notre première relation et qui pouvaient gâcher celle-ci. L’objectif était de voir s’il était possible de les lever. La conversation a eu lieu 2 jours plus tard et a été constructive, notamment elle a fait ressortir que son non-engagement était problématique. Il en avait bien conscience.
    Le lendemain, nouvelle conversation et là il m’annonce sereinement qu’il ne s’engagera pas. Toute une soirée à parler pour entendre qu’il ne s’engagera pas. J’ai craqué avec la sensation de m’être fait bernée, j’ai pleuré, il a pleuré et je suis partie.

    Il m’a envoyé deux mails les jours suivants pour me dire qu’il était désolé de nous faire autant souffrir, qu’il m’aimait mais que les doutes sur notre bonheur « sur le long terme » l’empêchait de se laisser aller et de s’engager, qu’il avait peur, qu’il n’arrivait pas à définir cette peur, mais qu’il préférait tout arrêter plutôt que de nous faire souffrir.

    Sur le coup mon réflexe était de couper les ponts, pour moi, pour me préserver. C’est d’ailleurs ce que tout mon entourage me recommande. Mais je ne sais pas, au fond de moi je sens mon coeur qui bat, plus je lis et relis ses mails, plus je me rends compte qu’il y a beaucoup de choses que je n’ai pas vu, que mes réactions impulsives ont beaucoup joué sur notre histoire, que mon histoire familiale faite de non-dits et de personnes « fortes » donc qui ne pleurent pas ne m’a pas aidé à lui laisser de la place. Enfin je ne sais pas.

    Aujourd’hui, j’ai l’impression d’un énorme gâchis entre deux personnes qui s’aiment sincèrement et qui ne parviennent pas à partager cet amour, deux personnes qui n’ont pas su se parler, deux personnes qui préfèrent se protéger. J’ai perdu le goût, je ne mange presque plus, je pleure beaucoup, je passe du plus grand espoir au plus grand désespoir, je cherche une solution pour renouer le fil. J’envisage de lui proposer qu’ensemble nous rencontrions un thérapeute, une personne extérieure et neutre.

    Merci de votre écoute, et merci à celles et ceux qui ont partagé leurs vécus, merci à vous Véronique car vos mots sont très apaisants.

  36. Author

    Bonjour Estelle et merci d’avoir dévoilé ici votre histoire et vos souffrances…

    Il arrive malheureusement parfois que deux personnes qui s’aiment n’aient pas le même « timing »… L’un(e) étant plus prêt(e) que l’autre à se projeter dans le futur, à envisager de s’engager, à vouloir construire ensemble…

    Ce qui est fort positif à mes yeux, c’est de pouvoir déjà se dire que le problème ne provient pas d’un manque d’amour et que lui-même a été capable de vous dire qu’il vous aimait…

    Partons donc de là car c’est un élément important : quoi qu’il se passe dans le futur, son amour vous l’avez reçu… et cela mérite déjà d’être dans la gratitude (la gratitude est une émotion qui permet de ne pas s’enfoncer dans la douleur et qui transforme donc beaucoup de choses)…

    Malgré son amour, il a des peurs, il a des doutes sur la possibilité d’un bonheur à deux qui puisse durer… Malheureusement, ce volet-là de la relation lui appartient et vous n’avez pas le pouvoir d’agir là-dessus. Ce serait à lui d’essayer de comprendre d’où lui viennent ses peurs…
    Fera-t-il ce travail sur lui-même ? Nous n’en savons évidemment rien pour le moment. Mais peut-être que la douleur de la séparation l’amènera à chercher de l’aide autour de lui (des amis proches, un thérapeute… )

    Le seul volet de la relation qui est entre vos mains, et bien c’est évidemment le vôtre…
    Votre histoire familiale à vous, vos réactions, vos émotions…
    Il me semble que ce serait intéressant d’aller vous-même chez un(e) thérapeute qui pourrait vous aider à y voir plus clair en vous et à mieux comprendre comment vous fonctionnez.
    Et à vous « reconstruire » afin que cette histoire, au lieu de laisser en vous des cicatrices, des « cassures » en vous, puisse, au contraire, être l’occasion d’avancer sur votre propre chemin de construction de vous-même. Et de pouvoir remplacer la tristesse par de la gratitude pour cette occasion que vous donne la Vie d’évoluer…

    Je sais que c’est un discours difficile à entendre quand on souffre mais, un jour, vous pourrez remercier la Vie pour tous les éléments positifs que tout ceci vous aura apporté.

    Une fois que vous-même vous aurez un peu avancé sur votre propre chemin, peut-être que lui aussi aura pu faire un travail de meilleure compréhension de ce qui se passe en lui… et qu’alors vous pourrez vous retrouver en ayant tous les deux mûri et évolué.
    Peut-être que le manque de vous et de votre relation l’aura poussé à dénouer ses propres noeuds…
    Alors, à ce moment-là, cela sera intéressant de voir une personne extérieure pour mieux communiquer…
    Mais, avant de pouvoir communiquer avec l’autre, chacun doit un peu mieux voir clair en lui-même…

    Par contre, si lui reste dans le statu quo et continue à tourner en rond dans ses peurs, alors vous, vous aurez avancé et ce ne sera plus lui avec qui vous aurez envie de construire.

    Au-delà de votre souffrance, essayez de faire confiance à la Vie… Si vraiment cet homme est celui avec lequel il sera bon et positif pour vous de construire une relation durable et si il possède la capacité de surmonter ses noeuds intérieurs, vous vous retrouverez.
    Par contre, si c’est quelqu’un qui a tendance à rester paralysé par ses peurs et à ne pas oser les affronter pour les comprendre, alors, ce sera mieux pour vous de construire avec quelqu’un d’autre.

    Prenez donc un peu de temps pour avancer sur votre propre chemin avec l’aide d’un(e) thérapeute tout en le laissant lui vivre le manque afin de voir si il fait partie de ceux qui cherchent à évoluer ou de ceux qui préfèrent fuir devant les émotions inconfortables.

    Bon courage à vous, de tout coeur, Estelle.

    Véronique.

  37. Merci Véronique pour votre réponse.

    Je lis et je comprends ce que vous me dites. Quelque part je me rends compte que cette rupture est bénéfique car je commence à réfléchir à mon schéma intérieur, à mes failles, à quoi correspondent ces émotions que je ressens, à quelle blessure elles renvoient. Et je suis déjà satisfaite d’avoir entamé ce travail sur moi-même et surprise de ce que je découvre.

    Mais je me rends compte également qu’il manque une partie de moi-même, cela fait presque 2 ans que je ne regarde que mon propre chemin. J’ai énormément progressé mais j’ai surtout le sentiment d’avoir sacrifié ma relation. Et aujourd’hui c’est à nous que j’aimerai me consacrer. En bonne féministe que je suis ce discours m’horrifie mais c’est pourtant vrai : je me suis consacrée à mon épanouissement professionnel et personnel, je sais que je ne suis pas arrivée au bout, mais aujourd’hui c’est dans mon foyer que je veux m’investir.

    J’ai fini par lui envoyer un message pour qu’il sache que je ne disparais pas de sa vie. Il m’a répondu, je sais qu’il a commencé à réfléchir à un changement dans sa vie qu’il repoussait depuis des années. J’y vois un signe positif même si ça ne me concerne pas directement. J’avoue avoir eu très mal quand il m’a dit allait bien alors que moi je suis effondrée, et quand je l’ai senti s’énerver (alors que jusque là il était très à l’écoute) car je lui disait revenir habiter (pour raisons professionnelles et pour retrouver mes amis) dans la même ville que lui.

    Et dans ma tête, même si je lutte contre, je ne peux pas m’empêcher de me demander pourquoi il a tout fait pour me plaire à nouveau, me faire ouvrir les yeux sur mes sentiments, croire à un bonheur à deux pour mieux tout casser. J’avance dans mes projets personnels mais le coeur n’y est pas. Je le fais pour tenir sur mes deux pieds mais je n’arrive pas à me réjouir.

    Je suis désolée de m’épancher autant sur cet espace mais j’ai tellement besoin de me libérer de mes pensées, et quelqu’un entende ma douleur comme je ne peux pas lui dire à lui.
    Merci

    1. Bonjour à toutes
      cela fait un moment que je n’ai plus écrit ici, mais j’ai lu pas mal de vos messages. Depuis ma rupture depuis début février, j’ai ressenti un grand soulagement, paradoxalement à l’immense chagrin qui s’est abattu sur moi. Oui oui, un soulagement! J’ai beau l’aimer… découvrir que je peux mieux respirer sans ses angoisses qui me prennaient aux tripes est une découverte agréable. Ne plus avoir à tenir compte de lui, de sa fragilité, de ses attentes… de sa souffrance en fait… ne plus avoir à réfléchir à comment ne pas le perdre, comment l’aimer, … c’est une vraie libération!

      Bien sûr j’ai été triste, et je le suis de nouveau, particulièrement ce week-end, qui est une date anniversaire. ET ma fille de 4 ans pose des questions qui sont si bouleversantes pour moi… il y a deux mois elle l’a invité à son anniversaire, et il a accepté de venir. Nous avons passé une bonne journée. Quand je le regardais, je le trouvais magnifique, mais je voyais que mes sentiments pour lui s’étaient éteints… j’ai commencé à voir les défauts, de notre relation, et ses défauts à lui… le mal qu’il m’avait fait (bien involontairement) et que je ne souhaitait pas revivre, pour rien au monde.

      Ce qui m’a aidé je pense c’est la rencontre éclair (une aventure sans lendemain) avec un autre homme. Cet homme était très souriant, et cela m’a permis de comparer la négativité de mon ex, et les sourires merveilleux de cet homme… et de comprendre que c’est vers une personne positive que j’ai envier d’aller.

      A l’anniversaire de ma fille, il a passé la journée collé a elle, il est venu pour elle. Cela s’est bien passé entre nous, j’étais sereine. Alors que je jouait avec ma fille et qu’il était à l’interieur, je me suis retournée, et je l’ai vu, qui me regardait de la fenêtre… j’ai senti un regard perdu … un regard qui ne savait pas ou il en était … j’ai détourné le regard, pour ne pas m’y perdre. Plus jamais. Je ne veux pas ressombrer. Le soir même, je lui envoyais un message pour le remercier d’être venu. Il m’a répondu qu’il avait passé un bon moment avec les enfants, mais qu’il voudrait que j’arrête d’employer des mots trop affectueux dans mes messages, car « il n’est déja pas évident de faire la part des choses dans notre nouvelle relation amicale »… cela m’a fait vraiment mal. Le malentendu s’est vite dissipé, un jour ou je n’avais pas le moral, je lui ai demandé si on pouvait se voir, car j’avais besoin d’être auprès d’un ami bienveillant suite à une dispute dans ma famille… il m’a proposé d’aller écouter ensemble de la musique dans un bar qui propose des soirées spectacles. J’ai finalement refusé… de peur que notre amitié me fasse aussi mal que notre relation amoureuse a pu le faire.

      Ensuite, j’ai continué à réaliser, et aller plus loin dans mon introspection, et à savoir de mieux en mieux ce que je veux et ce que je ne veux pas… ce que je veux, c’est un homme positif… souriant… qui ne me fatigue pas. J’ai beaucoup repensé à mon « ex éclair », celui avec qui j’ai eu une brève aventure. Cela m’a donné un peu de baume au coeur, pour autant je ne cherche pas à retourner vers lui, car j’ai peur (et pas envie!) de me servir de lui comme « pansement ». De plus je le sais pas dispo et pas interressé.

      Mais depuis ce week-end, je suis triste de nouveau, et profondément triste, je pleure beaucoup, et sans raison. C’est seulement après avoir versé des torrents de larmes que je me suis rendue compte que ce week-end est une date anniversaire avc mon ex. Je suis triste parce que je garde un sentiment d’échec, et je me sens encore fragile, et pas prête pour une nouvelle relation. Je me sens brisée. Bref

      Après cette phase de colère contre lui, à repenser à ses défauts, au mal qu’il m’avait fait, et à me dire que cette rupture était la meilleure chose pour moi car je mérite mieux… me voilà dans une nouvelle phase: la tristesse, et la nostalgie de nos moments heureux. Ils me reviennent en mémoire, et en fait, il y en a eu plus que de moment malheureux… hier soin en s’endormant, ma fille m’a dit qu’elle aimait jouer aux ombres chinoises avec lui avant le dodo. Cela m’a déclenché un torrent de larme. Parce que moi aussi, j’ai aimé cette tendre complicité entre nous trois, et nos soirées ombres chinoises. J’ai aimé l’homme, l’amant, l’amoureux… et le beau père qu’il était pour ma fille. Le trio que nous formions. Même si c’était parfois difficile que chacun trouve sa place, je crois pouvoir dire que nous avons été heureux ensemble. Et que cet équilibre familial me manque intensément. Je me sens si épuisée… Je croyais avoir fait un bond en avant avec cette rupture, et au niveau de mon développement perso, avoir grandi, avancé, retrouvé l’enthousiasme.. mais depuis ce week-end, grosse regression, je me remet à pleurer et à penser à lui.

      1. Author

        Bonjour Lisa,

        Cela me fait plaisir que vous reveniez ici à un moment où vous allez moins bien…
        Pas parce que vous allez moins bien, évidemment…
        Simplement parce que cela signifie que, peut-être, vous pensez trouver du soulagement…

        Je ne pense pas que vous viviez une régression…
        Je pense qu’il s’agit plutôt d’une nouvelle phase…
        Un peu comme un deuil qui se fait en traversant diverses étapes…

        Jusque ici, vous aviez accepté et désiré la séparation au niveau intellectuel parce que vous aviez bien compris que la relation n’était pas bonne pour vous.
        En revoyant cet homme et en constatant que vos sentiments pour lui étaient éteints, vous avez senti que la séparation est maintenant vraie aussi au niveau énergétique. Le lien viscéral est coupé aussi… Et il y a donc un constat de vide…
        On vit ce vide un peu comme une deuxième séparation et c’est très douloureux…
        Vous avez donc bien raison de pleurer car vous pouvez ainsi « acter » cette séparation…

        Pour faire une comparaison, je parlerais de ce qui se passe quand quelqu’un meurt… On a une première phase de chagrin… Mais le lien est encore présent, on le sent par exemple si on retourne dans la maison où l’autre a vécu : on a la sensation qu’il est toujours là…
        Puis, un jour, on retourne dans cette maison (ou dans les lieux où on a vécu des moments avec cette personne) et on sent que l’autre n’est plus là, on ne sent plus sa présence…
        Et c’est à nouveau une déchirure…
        Et il y a de nouveau les regrets pour ce qu’on a vécu et qui ne reviendra pas… Ainsi que les regrets pour ce qui n’a pas été vécu.

        Je crois que c’est ce que vous traversez ce week-end…
        Alors, surtout, ne vous privez pas de pleurer car cela permet d’évacuer le chagrin pour dépasser cette deuxième phase.

        En même temps, autorisez-vous à ressentir de la gratitude pour ce que vous avez vécu de positif, pour ce que vous avez reçu de beau aussi de la part de cet homme et de cette relation.
        Car la gratitude pour le beau permet aux regrets de ne pas créer en nous de nouvelles blessures et une fermeture du coeur.
        La gratitude remplit le coeur et lui permet de rester bien ouvert à une nouvelle phase, à un nouvel amour… De soi-même d’abord… Pour un autre ensuite.

        Et continuez à bien garder le focus sur ce que vous voulez : un homme serein, heureux, joyeux… Qui vous permettra de faire grandir encore votre propre capacité à être joyeuse plutôt que de vous éteindre.

        Remerciez en pensées cet homme et cette relation passée… Envoyez-lui mentalement une belle énergie de gratitude pour ce qu’il a pu vous donner… Souhaitez-lui le meilleur…
        Et vivez pleinement cette deuxième phase du deuil, sans vous retenir…

        Vous êtes profondément courageuse… Félicitez-vous d’avoir ce courage intérieur de ne pas reculer devant les émotions même douloureuses et d’avoir cette magnifique aptitude de choisir d’en faire de jolies occasions de grandir sans devenir aigrie…

        Je vous envoie toutes mes pensées.

        Véronique.

        1. Bonjour Véronique
          merci pour votre réponse. Je sens un vide immense… je savais que j’étais triste de cette rupture mais je lui cherchais un sens, un pourquoi… et ça me tenait debout, je trouvais plein de bonnes raisons d’être à mon célibat, je me sentais grandir, seule. C’est ce qu’il voulait.. qu’on puisse avancer tous les deux libres, séparément. Mais au bout de 4 mois, je sens un vide que je n’avais pas ressenti jusqu’alors. L’absence est insupportable. J’entends bien votre piste sur la rupture au niveau energétique je pense qu’il y a de ça en effet: ce sentiment de mort… ce sentiment que quelque chose est mort et ne sera plus… et pourtant je sens encore un lien invisible, les rares fois ou l’on s’est revus, il y avait du monde, mais nos regards se croisaient au milieu des autres, et ne se quittaient plus… au fil de la soirée, la première soirée ou l’on s’est revus, on a progressivement réussi à contrôler nos regard, et j’ai pu aussi prendre de la distance, la deuxième rencontre, j’y arrivais encore mieux. C’est de plus en plus facile avec l’entrainement de faire semblant de ne pas avoir envie d’être proches, de ne pas se regarder, de ne pas s’approcher…

          la complicité qu’on partageait me manque cruellement, je m’en rend compte de manière ponctuelle… hier soir, par exemple, partie très tôt d’une soirée parce que je n’avais pas le goût d’y rester… le peu que j’y suis restée j’ai discuté avec un homme sympathique (mais qui ne m’attire pas du tout, il ne m’attirait pas physiquement, et en discutant avec lui j’ai pu découvrir qu’au niveau du feeling il ne m’attirait pas non plus) ce sentiment qu’avec aucun homme je pourrai revivre de la complicité, enfin une complicité forte, intense, à un très haut niveau, comme j’ai pu la vivre avec mon ex… je doute de pouvoir revivre ça un jour…

          ou alors avec lui? Je ne crois pas qu’il soit ouvert à un futur pour nous 🙁 et puis j’aurai si peur d’avoir mal encore… pour l’instant il met notre échec sur le compte d’une incompatibilité. C’est tellement plus facile que de reconnaître qu’il a un problème… (il l’a pourtant reconnu par le passé et même cherché à le résoudre, mais là on dirait qu’il prend des vacances) Ca me rend folle… qu’il nie la beauté et l’intensité de ce qu’on a vécu … quand je relis nos messages (oui cela m’est arrivé plus d’une fois au cours des deux dernières semaines!), je lis toute la beauté de notre relation, de nos sentiments, d’un amour profond, d’une complicité forte et d’une connexion merveilleuse. Je peux enfin sortir de la colère contre lui, et comme vous dites, voir la beauté de notre union passée. Dire merci à la vie de m’avoir donné la chance de vivre un amour si fort. Je vois la façon qu’il avait de me laisser libre de construire mon autonomie, la confiance qu’il avait en ma capacité à m’en sortir (je venais de me séparer du papa de ma fille, je n’avais rien, ni argent ni boulot, j’avais en revanche le coeur plein de l’amour de mon enfant, et de mon homme, et une nouvelle vie s’ouvrait devant moi, à la fois grisante, et effrayante, car je n’avais jamais vécu seule, et tout assumé seule), je repense à son regard amoureux sur moi, la façon aussi qu’il avait de me soutenir dans mon rôle de mère, alors que lui même n’avait pas d’enfant… je repense aux rêves que j’avais construit pour nous, aux enfants qu’on aurait pu avoir, et à la famille recomposée qu’on aurait pu former..

          de mon côté je veux continuer d’évoluer, et reprendre mes séances de kinésiologie avec ma thérapeute, cela m’avait fait du bien, j’ai tout arrêté il y a un mois et demi me croyant forte et prête à gérer seule… je sens que je suis encore bien fragile, et même toute cassée…

          1. Author

            Bonjour Lisa,

            C’est évidemment une phase très douloureuse et très triste que de prendre ainsi conscience que « quelque chose est mort »… Cette deuxième phase de la rupture laisse un vide profond… Alors que, dans la première phase, on se sent « boostée » par le fait d’avoir osé prendre la décision, d’avoir osé retrouver une certaine autonomie…

            Maintenant, dans cette deuxième phase, cette sorte d’exaltation venant d’avoir repris les rênes de sa vie s’est estompé et les regrets arrivent…

            C’est pour cela qu’il est important de cultiver la gratitude mais pas les regrets…

            Ce que j’aurais envie de vous dire est un peu délicat et je ne voudrais surtout pas vous blesser… Mais peut-être que cela vous aidera quand même à ne pas rester trop longtemps engluée dans les regrets…

            Vous parlez de cette connexion merveilleuse et de cette complicité forte qui vous unissait tous les deux… Et, évidemment, votre crainte de ne pas pouvoir revivre cela est d’autant plus importante que vous pouvez voir ce qu’il y avait de beau… C’est plus facile de ne pas avoir de regrets quand on est dans la colère contre l’autre et qu’on ne voit que ce qui n’était pas beau.

            Mais je pense aussi qu’il ne faut pas non plus prendre le risque de s’aveugler en ne voyant pas que, si cet amour était vraiment celui de la réelle connexion des âmes soeurs, il le sentirait aussi et ne nierait pas pas la beauté de votre relation.
            Une relation de profonde connexion des âmes est réciproque : les deux personnes la sentent, la voient et sont prêts à se dépasser pour surmonter les obstacles…

            Si lui se « met en vacances » de travail sur son problème personnel et parle simplement d’incompatibilité entre vous, c’est que, de son côté, il n’est pas animé de cette certitude que votre relation est LA relation essentielle pour lui. Et cela ne tient pas à vous… Et il n’y aura peut-être jamais pour lui de relation essentielle au point de faire le nécessaire pour qu’elle fonctionne.

            Mais, de votre côté, sans renier ce qui était beau, essayez de vous dire que, lorsque vous serez face à LA vraie relation de connexion des âmes, l’homme concerné, lui, le sentira aussi et sera prêt et déterminé à faire ce qu’il faut pour préserver votre relation.

            Vous avez eu un avant-goût de tout ce qui peut être magique dans une relation d’amour profond… Mais il manque un élément essentiel : que l’autre soit lui aussi prêt à se « battre » pour que les rêves deviennent réalité.
            Et, plutôt que d’avoir peur de ne jamais revivre cela, essayez d’avoir confiance dans le fait que vous vivrez tout cela PLUS cette dimension magique que l’autre aussi sente l’importance de cet amour et agisse en conséquence.

            J’espère ne pas vous avoir trop secouée avec cette petite douche froide… 🙁 Il me semble important d’être honnête avec vous pour que vous puissiez traverser cette deuxième phase en vous autorisant la tristesse mais sans vous engluer dans trop de regrets paralysants.
            Ce qui aurait pu être n’a pas été…
            Mais ce sera autre chose, encore mieux, d’autant mieux que vous aurez gardé le cap sur ce qui est important pour vous de recevoir.

            Je vous souhaite tout le courage du monde !

            Bien à vous

            Véronique.

    2. Author

      Bonjour Estelle,

      Ne vous excusez pas de vous épancher…
      Cette page est faite pour cela et je suis certaine que vous lire aidera d’autres personnes…

      Je comprends que vous vous posiez des questions sur les raisons qui ont poussé votre ami à tout faire pour que votre relation reprenne et après tout casser… C’est notre besoin de toujours vouloir comprendre… Malheureusement, comme vous n’êtes pas dans sa tête, vous risquez de passer beaucoup de temps à faire des suppositions… qui ne vous aideront pas nécessairement. Et peut-être ne le sait-il d’ailleurs même pas lui-même… ou pas encore… Tous les hommes ne passent pas autant de temps que nous à essayer de décortiquer leurs émotions, sentiments, relations…

      Je comprends aussi qu’après avoir déjà bien focalisé sur votre vie personnelle, vous ayez envie de vous investir dans un couple…
      A cela, j’ai envie de répondre plusieurs choses :

      Tout d’abord, j’ignore quel sens vous donnez au mot « féminisme » mais, à mes yeux, ce n’est pas contradictoire avec le fait d’avoir envie d’être en relation et de s’investir pour qu’une relation soit épanouissante. Le « bon » féminisme n’est pas une opposition à l’homme ni au couple. Respecter la femme et le féminin ne signifie pas être en opposition à l’homme, au masculin, et à l’union harmonieuse de l’homme et de la femme. On peut être autonome ET solidaire…

      Ceci dit, travailler sur soi-même ET investir dans une relation ne sont pas opposés non plus… Une phrase entendue quelque part un jour me semble appropriée : « Devenez la personne que vous devez être pour obtenir ce que vous souhaitez »… Demandez-vous : « Qui dois-je devenir pour que je puisse attirer dans ma vie, créer une relation de couple épanouissante (avec cet homme-là OU avec un autre) » ?
      C’est en travaillant sur soi-même que l’on se prépare à accueillir l’amour authentique et le couple merveilleux que l’on rêve de créer.
      En séparant les deux, en disant qu’après vous être consacrée à votre propre vie, vous souhaitez maintenant vous consacrer à un foyer, vous risquez de nourrir le manque que vous ressentez… Et le manque attire le manque : plus on dit « Je veux l’amour », plus on est dans une émotion de manque et plus on expérimente le manque…
      J’ignore si c’est très clair ce que je raconte 🙂
      Mais vous avez sûrement déjà constaté à quel point les gens qui cherchent l’amour font fuir et restent longtemps seul alors que ceux qui sont amoureux ont de multiples propositions.

      Essayez donc de ne pas trop nourrir les regrets sur le fait que, pour le moment, il n’est pas d’actualité d’investir dans le couple et de plutôt continuer à vous réjouir de ce que vous découvrez de vous-même dans cette étape/épreuve.
      Car c’est votre transformation qui rendra possible le fait de partager qui vous serez devenue avec un homme qui désirera sincèrement un couple épanouissant, sans doutes et sans peurs…

      C’était sans doute un peu prématuré de reprendre contact avec cet homme… et le fait d’apprendre qu’il va bien a certainement été très difficile… Peut-être va-t-il bien parce qu’il a pris la décision d’entamer lui aussi une phase de transformation… et que, comme vous, il est satisfait d’avoir entamé ce travail sur lui. Il est important de savoir que de nombreux hommes, une fois qu’ils ont pris conscience de la nécessité de réfléchir sur eux-mêmes, préfèrent le faire seul et accordent beaucoup d’importance au fait de rester éloignés d’une femme, même s’ils l’aiment. Il y a de nombreuses raisons à cela (et c’est un peu trop long pour les écrire ici mais c’est de l’ordre de rompre une sorte de dépendance avec le féminin, un peu comme si, en osant rester seuls, il pouvaient enfin grandir hors de l’influence féminine… Je comparerais cela avec les rites initiatiques que les garçons vivaient dans certaines tribus).

      Même si cela vous fait mal qu’il ne semble pas souffrir de votre absence (et peut-être souffre-t-il mais sait-il aussi que c’est indispensable pour lui de vivre cette étape initiatique), essayez de vous réjouir du fait que, grâce à vous, à votre relation et à votre rupture, il a enfin pris conscience de la nécessité de faire ce travail sur lui et de procéder à des changements.
      Persistera-t-il ? On ne peut pas le savoir…
      Cette transformation aboutira-t-elle à ce qu’il devienne un homme plus mature, plus sage, plus sûr de ses choix et de ses engagements ? On ne le sait pas non plus…

      Mais cette phase est nécessaire… Reprendre une relation maintenant ne pourrait que faire avorter cette transformation qu’il entame.
      Laissez-lui ce temps et attendez de voir s’il revient vers vous…

      En attendant, devenez la femme que vous devez devenir pour pouvoir attirer dans votre vie le couple dont vous rêvez.

      Bon courage !

      Véronique

      1. Bonjour Véronique,

        finalement la peur de l’engagement semble surtout avoir été un prétexte fallacieux. J’ai fini par lui dire qu’il me manquait, et je lui ai demandé d’être honnête avec moi pour savoir si j’espérais qu’on se retrouve pour rien.

        Il a rencontré quelqu’un. Il me l’a annoncé par texto… Bien qu’il me dise qu’elle ne compte pas, il me précise aussi que son choix n’est pas en lien avec elle. Ce qui me fait comprendre que lors de notre « rupture », il était déjà avec elle.

        Aujourd’hui je suis plus que brisée. Je me sens trahie par une personne à qui j’avais donné toute ma confiance. Je me sens humiliée par son comportement, son irrespect.

        Je ne cherche plus à comprendre, je suis seulement triste de constater que l’homme que j’aimais et qui était un homme gentil, est devenu cette personne odieuse. Et oui je suis blessée de me sentir aussi peu importante à ses yeux alors qu’il l’est autant pour moi.

        Je ne suis même pas en colère, je ne sais même pas comment cela est possible. J’ai coupé les ponts.

        La morale de mon histoire, si banale, c’est qu’il faut toujours être honnête vis-à-vis de l’autre même si c’est dur et que l’on sait la douleur qui en découlera, plutôt que de laisser la place aux doutes et à l’espoir.

        Je vous souhaite une bonne journée.

        1. Author

          Bonjour Estelle,

          Aïe, je suis désolée pour vous d’apprendre cela…
          Il semblerait bien que cette peur de l’engagement n’était en effet qu’un prétexte…
          Peut-être aussi que, finalement, il a préféré contourner le problème plutôt que de l’affronter, trouver un dérivatif plutôt que d’aller chercher en lui-même, essayer une autre relation plutôt que de se poser les « bonnes » questions…
          Il ne semble en tout cas pas être prêt à faire un travail sur lui-même…

          Pour vous, évidemment, c’est une fameuse claque et je comprends que vous vous sentiez brisée et trahie…
          Peut-être que cela vous aidera (un peu) que de vous dire qu’en fait, cela n’a rien à voir avec vous mais tout à voir avec lui…
          Il a préféré changer le paysage à regarder plutôt que de changer sa manière de regarder le paysage…
          Et je me dis que la première personne pour laquelle c’est vraiment dommage, c’est lui-même.
          Car, tôt ou tard, et avec n’importe quelle autre femme, le problème resurgira….

          Alors, j’ignore si vous n’êtes pas importante à ses yeux (ou si vous ne l’avez pas été)… car je ne le connais pas.
          Mais peut-être que le fond du problème ne se situe pas là, dans votre importance ou non, mais bien dans sa difficulté à lui de traverser cette étape de réflexion sur lui-même (qu’il avait annoncée)… Visiblement, au seuil de cette étape, il préfère contourner l’obstacle…

          Alors, au-delà de la question de votre valeur à ses yeux, la vraie question est celle de SA valeur à vos yeux…!
          Un homme qui préfère fuir dans une autre relation plutôt que de se demander où il en est vraiment par rapport à lui-même et par rapport à sa compagne : est-ce le genre d’homme avec lequel VOUS vous auriez envie de construire une vie ?
          Un homme qui annonce qu’il va réfléchir et faire un travail sur lui-même et qui, à la place, s’embarque dans une nouvelle relation sans importance (dit-il..) n’est peut-être effectivement pas l’homme honnête et courageux dont vous avez besoin et envie…

          Et c’est vrai que c’est plus facile de laisser planer un doute et de l’espoir plutôt que de faire mal en étant honnête…
          Et sans doute qu’il n’était pas complètement honnête avec lui-même non plus !

          Au regard de ces nouveaux événements, ce n’est sans doute pas cet homme-là que vous choisiriez !
          Et j’espère de tout coeur qu’une fois le « choc » passé et la blessure un peu atténuée, vous réussirez à penser que, finalement, c’est sans regret !
          Car cela n’aurait de toute manière pas été possible pour vous de créer une belle relation harmonieuse avec un homme si peu clair et si peu courageux.

          Bon courage à vous, Estelle…

          Véronique

  38. Bonjour Véronique,
    je viens de lire votre article sur la peur de l’engagement et j’ai retrouvé en tous points mon propre couple !
    Je vais tenter de vous résumer mon histoire le plus simplement possible !
    Je suis amoureux de ma meilleure amie depuis environs 17 ans, elle restée en couple avec un de mes meilleurs amis durant 10 ans, elle a eu un petit garçon avec lui, au cours de leur relation je me suis aperçu que cet ami la trompé avec mon ex ! Mais à ce moment la je n’ai pas pu le dire à ma meilleure amie car je l’ai découvert au moment où elle m’a annoncée sa grossesse ! A la suite de ça je suis partie vivre au Québec avec ma compagne de l’époque, en 2009, et à mon arrivée au Québec je lui ai avoué mes sentiments, elle de son côté trouvé aussi cela très troublant que je lui manque autant et d’avoir beaucoup pleuré à l’occasion de mon départ ! Nous avons communiqués secrètement pendant pas mal de temps ! Et un jour je reçois un appel de sa part, en larmes, elle venait de recevoir un appel de son compagnon qui s’était trompé de personne en pensant appeler sa maîtresse ! Ma meilleure amie pensée être « parano » comme n’arrêtait pas de lui répéter son compagnon qui l’avait même poussé à consulter un psy pour ça (dans le but de masquer sa tromperie), et j’ai fini par lui avouer la vérité que je savais depuis longtemps (au moins 3 ans)
    A la suite de ça elle l’a quittée, après des essais infructueux de recoller les morceaux, car je pense qu’elle était vraiment sous son emprise ! Durant deux ans elle a vécue sa vie de célibataire, enchaînant les conquêtes, et des tentatives de relations infructueuses. Un jour je suis rentré du Québec pour une semaine de vacances, seul, sans ma copine, et j’ai passé beaucoup de temps avec ma meilleure amie, on a parlé de nous, mais elle me disait ne pas m’aimer, jusqu’au soir ou ma compagne est arrivée en France, ma meilleure amie nous a vue ensemble, et ça a été comme un déclic de nous voir, elle a eu l’impression de me perdre, et nous nous sommes embrassé et fait l’amour… Durant 6 mois elle me disait toujours la même chose, jusqu’au jour où elle m’a avouée ses sentiments en janvier 2011, je suis rentré en France pour 10 jours, et là, première alerte, une première crise d’angoisse de sa part (selon elle, trop présent, trop vite, etc…) je me suis séparé et rentré en France 3-4 mois plus tard ! Nous nous sommes mis en couple et durant 6 mois nous avons vécu une relation en dent de scie, au grès de ses envies, et moi très stressé car son ex était très présent, trop présent, du coup je l’ai fliqué, téléphone, mail, logiciel espion sur son Pc ! J’en arrivais plus à raisonner ! Et au bout de 6 mois rupture à son initiative, trop de pression de stress, etc…et lors de notre dernière soirée ensemble dans un bar avec des amis, elle a draguée un homme que je ne connaissais pas et elle est sortie avec lui durant quelques mois après norme rupture !
    Moi de mon côté un mois après j’ai rencontré quelqu’un sur internet, 10 ans plus jeune que moi, relation très rapide, mais personne très instable, agressive, autoritaire, et moi trop gentil, nous avons fait un enfant né en janvier dernier, mais quelques mois avant la naissance j’ai réalisé que je ne la supportais plus, et je savais que j’allai la quitter !
    En novembre, mail de mon ex(meilleure amie) soit deux après notre rupture, elle avait réalisée qu’elle m’avait fait vivre un enfer, qu’elle était en thérapie depuis deux ans ! Nous nous sommes vue pour nous expliquer, je n’ai pas évoqué mes problèmes de couple, et le jour même elle m’a envoyée un mail pour me remercier de l’avoir vu, et rajoutant qu’elle savait que j’étais heureux dans mon couple, et que si les choses avaient été différentes elle me demanderait une seconde chance car elle avait encore des sentiments pour moi…
    S’en ai suivit beaucoup d’échange de mails, de téléphone, et un début de relation, des promesses, etc…
    En mars j’ai quitté la mère de mon fils, et mis en couple dans la foulée avec elle ! Très très bien durant les premiers mois, mais un retour des angoisses pour elle, lors de notre premier weekend complet ensemble!
    Annonce à son fils qui m’adore de notre relation, et il y a 3 semaines, grosse montée de stress, car en procès avec la mère de mon fils et révélations de sa part sur moi, j’ai avoué à ma compagne que j’avais en effet piraté son Pc il y a 3 ans et qu’avant qu’on se remette réellement ensemble il y a quelques mois j’étais retourné sur sa boîte mail, car je voulais être sûr de ne pas revivre la même chose que la première fois !
    Et depuis trois semaines grosse prise de distances de sa part, elle me dit ne pas avoir du tout confiance en moi, elle utilise même votre expression, elle dit freiner des quatre fers, qu’elle ne veut pas revivre ce qu’elle a vécue avec son ex, ou avec son père qui ment tout le temps, etc…on continu à se voir, je viens de passer le weekend avec elle et son fils, la fête des pères chez son père, mais hier elle a encore fait une grosse crise d’angoisse, mal au ventre envie de vomir, et larmes. Elle ne comprend pas d’où ça vient, elle voudrait que ça marche, mais elle n’arrive pas a contrôler ça ! Nous devions emménager ensemble vers octobre, et maintenant elle dit vouloir attendre et faire un bilan en septembre, et qu’après nous aviserons !
    Ce que je lui reproche c’est d’avoir des envies, des certitudes, qui disparaissent aussi vite qu’elles sont apparues et moi je fais le yo-yo !!! Je suis dans l’attente, etc…je viens par ailleurs de commencer une thérapie, car j’ai réalisé que j’étais vraiment un dépendant affectif !
    Mais aujourd’hui je ne sais plus quoi faire, quelle attitude adopter, j’essaie de me détacher, de reprendre confiance en moi et d’avoir de l’estime pour ce que je suis, mais c’est très déstabilisant d’être avec une personne comme elle, mais pour autant je n’arrive pas à me détacher d’elle, j’ai attendu cette relation depuis tellement de temps !!! J’arrive malgré tout à lui donner de l’espace et c’est vrai qu’elle revient vers moi souvent, mais c’est tellement usant de jouer au chat et à la souris, et puis ça ne dure jamais très longtemps ! J’ai l’impression qu’après deux et demi de thérapie elle n’avance plus ! Mais je conçois tout à fait que mes dernières révélations l’ai refroidit…
    Qu’est ce que je dois faire ? Quelle attitude adopter ? Est ce que je dois lui faire part de ce que je pense sur sa peur à s’investir ? mais pour autant je ne suis pas son psy ! Pensez-vous que lui faire lire votre article en lui disant:  » je pense qu’on est exactement dans ce schéma là et voilà ce que cela me fait ressentir », serait une bonne chose ?
    Donc vous voyez je suis totalement perdu dans cette relation, comme beaucoup de monde en couple avec de telles personnalité !
    Que dois-je faire ?!?!
    Encore merci pour votre article qui a vraiment sonné comme une révélation pour moi !!!!

    1. Author

      Bonjour Walter et merci sincèrement d’avoir confié ici vos difficultés…

      A travers ce que vous racontez, il semblerait bien qu’effectivement, votre amie soit dans la peur de l’engagement.
      Mais j’ai l’impression qu’il ne s’agit pas d’une peur de l’engagement « classique », c’est-à-dire provenant d’un problème « structurel » de la personnalité mais sans cause extérieure réellement et facilement identifiable.
      J’ai l’impression que, pour votre amie, au contraire, il pourrait y avoir des causes extérieures…
      Parmi celles-ci, je verrais :
      -1) Sa précédente relation dans laquelle il y a eu des infidélités répétées… Ce n’est pas évident de s’engager par après… Elle le dit elle-même qu’elle a peur de revivre cela.

      -2) Le passage de la relation « meilleurs amis de longue date » à « amoureux » n’est pas si simple… Vous, vous êtes amoureux depuis vos 17 ans mais, pour elle, vous étiez son meilleur ami sans nécessairement qu’elle projette plus (il a fallu qu’elle vous voie dans le rôle de l’amoureux d’une autre pour que ses sentiments se transforment : la peur de perdre est parfois un moteur puissant mais qui peut alors ne plus fonctionner quand on n’a plus peur de perdre)

      -3) Vous avez pris conscience d’être un « dépendant affectif »… Bravo pour cette prise de conscience et bravo d’avoir fait le pas d’aller voir une thérapeute. Mais, au-delà de cette révélation que vous lui avez faite de l’avoir « fliquée » par le passé (et qui, c’est vrai, peut avoir été bousculante pour elle), il est probable que d’autres signes indirects de votre dépendance puissent aussi l’avoir refroidie à certains moments. Sentir (même de manière très inconsciente) que l’autre dépend de nous, c’est parfois fort effrayant… parce que c’est une grande responsabilité et parce que, si l’autre n’est pas autonome, il est un peu envahissant et aussi moins attirant. Elle évoque d’ailleurs le stress, la pression.

      Ces précisions et nuances par rapport au contenu de l’article étant faites, je vous conseillerais ceci :

      – Ne prenez aucune décision tout de suite quant à la relation parce qu’il est nécessaire d’entamer d’abord ce travail sur vous-même au sujet de cette dépendance affective. Moins vous serez dépendant, moins vous risquez de lui faire « peur ». Comprendre les raisons de cette dépendance et consolider votre confiance en vous sera bénéfique, quoi qu’il se passe. Evidemment, ce n’est pas simple de le faire quand on est sans cesse ballotté comme un yo-yo dans la relation mais il faut le faire pour vous, par rapport à vous et indépendamment de la relation (même si c’est difficile).

      – Lui montrer cet article peut être une bonne manière de démarrer un dialogue (mais il faut également veiller à lui montrer les nuances que j’apporte dans ma réponse pour éviter de rajouter de la pression sur elle en ayant l’air de pointer du doigt le fait que le problème viendrait d’elle uniquement.) Mais si vous montrez aussi ma réponse, cela pourrait permettre de mettre sur le tapis le fait que vous avez pris conscience de votre part de responsabilité par votre forte dépendance et par l’enjeu important que vous mettez dans cette relation.

      – Le dialogue étant entamé sur vos ressentis et la porte étant également ouverte pour elle de mieux comprendre sa peur de votre dépendance, cela vous permettrait alors peut-être d’entamer une thérapie en couple (parallèlement à votre thérapie individuelle) pour que vous puissiez trouver un équilibre : vous qui auriez moins peur mettriez moins de pression et elle qui pourrait alors être plus stable dans ses choix. Ce qui vous rassurerait et aiderait à ce que vous ayez moins peur… Le cercle pourrait alors tourner dans le bon sens.

      J’espère que ces quelques pistes vous permettront d’y voir plus clair…
      N’hésitez pas à revenir ici quand vous en ressentirez le besoin.

      Véronique.

      1. Re-bonjour Béatrice,

        Merci infiniment pour vos réponses !
        Aujourd’hui m’a compagne a lu votre article et dit ne pas se reconnaître complétement dans ce portrait, et je pense que votre réponse apporte de nouvelles lumières !
        Vous avez sûrement raison, ses peurs aujourd’hui son surtout liées à ce qu’elle a vécue, elle me l’a répété plusieurs fois lorsque nous avons repris notre relation il y a 6 mois, que la chose la plus importante à ses yeux, c’était l’honnêteté, ce dont elle a cruellement manquée dans son enfance et dans sa relation précédente ! Et aujourd’hui j’en prends réellement la mesure, pour répondre à mes peurs et angoisses, j’ai eu besoin de me rassurer de la plus mauvaise manière qu’il soit, et par honte, ou manque de courage, peur de la perdre également, je lui ai menti, alors qu’avec du recul aujourd’hui je me dis que cela serait passé beaucoup plus simplement avec de l’honnêteté !
        Je pense que le passage du statut de meilleur ami à petit ami, a pu être une des raisons lors de notre première relation, mais là, elle est revenue vers moi en toute connaissance de cause et puis il faut dire que nos relations surtout les 2-3 dernières années avant mon départ pour le Québec, étaient pour le moins ambiguës ! Nous faisions beaucoup de soirées ensemble, collés l’un à l’autre à nous « chauffer »…
        Je n’ai réalisé que très récemment que j’étais dépendant affectif, la prise de conscience a été plutôt violente, avec une remise en question totale, un retour en arrière sur mes anciennes relations, etc…et aujourd’hui je prends la pleine mesure de ce que cela peut faire ressentir à l’autre ! Et ce que je prenais lors de notre première relation pour un comportement excessif, en réponse à l’insécurité dans laquelle elle me mettait, c’était en fait de la dépendance ! A l’époque j’aurais dû mettre un terme bien avant à cette relation qui ne me rendait pas heureux. J’ai commencé ma thérapie la semaine dernière, et je commence par 10 séances sur 10 semaines. Ma psy n’a pas trop tardée à déceler le problème et son origine, mais le fait d’avoir eu ce déclic, m’a fait prendre conscience de beaucoup de choses, et du coup je lis beaucoup, j’apprends sur moi, et je prends la mesure ce que cela peut faire ressentir à l’autre, j’ai encore du chemin à parcourir, c’est un travail que je fais avant tout pour moi, mais j’ai l’impression d’avoir eu une révélation, ça me fait penser à cette phrase biblique que l’on entend dans les films « hier j’étais aveugle et aujourd’hui je vois ! »
        Et je suis content que vous parliez de thérapie de couple, puisqu’il y a 2 semaines elle avait rendez-vous avec sa psy, et je lui ai proposé d’y aller avec elle la prochaine fois, et sa psy a trouvé que c’était une bonne idée de prendre le problème au début de la relation plutôt que de laisser s’installer un mal-être, et nous avons rendez-vous ce vendredi pour notre première séance en couple !
        Aujourd’hui elle est surtout terrifiée à l’idée de souffrir à nouveau, elle a peur de moi, elle ne me fait plus confiance…et c’est très dur à vivre et à entendre…mais je pense que nous sommes en train de faire ce qu’il faut pour que les choses s’arrangent !

        Encore merci pour vos articles et vos réponses

        Walter

        1. Author

          Bonjour Walter,

          Je suis heureuse que les nuances que j’ai apportées dans ma réponse aient pu vous éclairer, vous et votre amie…
          Un article est toujours un peu « général » et doit être adapté aux situations particulières…

          Cette prise de conscience de votre dépendance affective est effectivement un déclic qui va vous permettre de réellement avancer plutôt que de tourner en rond dans un cercle vicieux de souffrance (pour tous les deux) et je suis certaine que cette thérapie entamée va vous faire faire des bonds en avant.
          Je me réjouis aussi du fait que vous alliez tous les deux voir la psychologue de votre amie et je vous souhaite que ce travail de couple vous aide à résoudre cette problématique de rupture de confiance et à repartir sur de bonnes bases. J’espère que votre amie pourra être petit à petit rassurée en comprenant mieux les raisons qui vous ont poussé à agir comme vous l’avez fait. Et que, de votre côté, vous pourrez vous aussi être suffisamment en sécurité dans la relation pour ne plus avoir besoin d’entrer dans un tel contrôle…
          Il y a un livre qui pourrait vous aider également et qui s’intitule : « Le paradoxe de la passion »
          http://www.amazon.fr/paradoxe-passion-jeux-lamour-pouvoir/dp/2221102320/ref=sr_1_1?s=books&ie=UTF8&qid=1403151143&sr=1-1&keywords=le+paradoxe+de+la+passion

          Il explique comment un cercle vicieux peut s’installer lorsque un des deux membres du couple est/devient dépendant et que l’autre, suite à cette dépendance, s’éloigne par peur d’être envahi et contrôlé.

          C’est très éclairant et le livre donne également des solutions pour sortir de ce cercle vicieux.

          Je vous souhaite le meilleur pour votre relation !

          Amicalement,

          Véronique (pas Béatrice 🙂 )

          1. Bonjour Véronique (désolé pour le « Béatrice » 🙂 ! )
            Nouveau rebondissement depuis mardi, nous avons eu une discussion qui était prévue depuis un certain temps, qui devait servir à nous expliquer, dire ce que nous ne voulions plus dans notre couple et ce que l’on aimait pas chez l’autre (défauts), et au final le but de cette discussion pour elle a était d’essayer de savoir si je l’avais trompé au tout début de notre relation ! Elle attendait des révélations que je ne pouvais pas lui apporter car ce n’est pas le cas ! Elle en est convaincue car lorsqu’elle a reprit contact avec moi en décembre, j’allais régulièrement sur un site de rencontre où j’avais créé un profil de fille bidon, juste pour voir si mon ex (la mère de mon fils avec laquelle j’étais en couple encore jusqu’à mars dernier) s’était réinscrite comme elle l’avait toujours fait avec son ex, lorsque ça allait mal, j’avais créé ce profil 2 ans auparavant lorsque j’avais commencé ma relation avec elle, car après plusieurs moi elle ne s’était toujours pas désinscrite. Et j’ai réactivé ce compte 2 ans après, je ne sais pas trop pourquoi sûrement par lâcheté, pour avoir des éléments contre elle pour pouvoir la quitté plus facilement avec ce prétexte en plus ! Durant les derniers mois de ma relation avec mon ex, j’allais également sur des sites pornographiques et des sites libertins, là non plus je ne sais pas vraiment pourquoi…manque de sexe durant la grossesse de mon ex ? Pour me redonner confiance en moi et en l’avenir. Pour moi c’était de l’ordre du fantasme, du voyeurisme… Mais aujourd’hui ma compagne s’est persuadée que j’allais sur ces sites pour rencontrer des filles et coucher avec elles !!! Et du coup elle est très en colère contre moi, elle a annulée la séance que nous devions faire avec sa psy, et veut que nous fassions 2 semaines de « break » ! Je n’ai absolument aucun moyen de lui prouver que je n’ai rien fait, j’ai usé de tous les arguments dont je disposés. Toute cette histoire est ressortie à l’occasion du procès qui a lieu en ce moment contre mon ex pour la garde de mon fils aujourd’hui âgé de 5 mois ! Elle a fournie une attestation stipulant que ces choses là avait étaient vues sur mon historique internet ! J’ai même demandé à une amie a qui mon ex a montré l’historique et qui a communiquée avec mon et qui lui a dit que je n’avait communiqué avec personne sur ces sites d’appeler ma compagne pour appuyer mes dires ! Mais rien n’y fait… Je me retrouve aujourd’hui totalement désemparé, elle veut entendre « une » vérité que je ne peux lui avouer, aux vues de la situation actuelle, étant au bord du precipice, si s’était le cas j’avouerais !!! Mais je suis conscient que mon comportement puisse déstabiliser et faire peur, je ne le comprends pas moi même, puisque jamais je ne pourrai faire de libertinage !!! Elle n’essaie même pas de me comprendre, je vis beaucoup de choses en ce moment, rupture avec mon ex, et privation de mon fils, plus de logement, plus de biens, nouveau travail depuis 3 mois, et il y a 3 semaines grosse prise de conscience de ma part, en réalisant que j’étais dépendant affectif, que j’ai pu de ce fait, faire souffrir du monde sans le vouloir, et une perte de confiance et d’estime de moi sur les 5 dernières années ! Je lui ai mentie, et je le regrette énormément, mais tous ces événements se sont produits avant même que j’ai quitté mon ex, et auraient dû rester dans mon « jardin secret », je n’ai jamais eu l’intention de tromper ma compagne, je n’ai jamais échangé ne serait-ce qu’un seul mot avec une fille !!! je suis amoureux d’elle depuis plus de 15 ans, jamais je n’aurais fait ça, qui plus est dans les 4 premiers mois de notre nouvelle relation ! Et même si j’avais voulu je n’aurais pas pu, j’étais avec mon ex 24 heures/24, durant sa grossesse (avec qui d’ailleurs elle ne m’a jamais reprochée d’avoir des relations sexuelles avant que je la quitte en nous étant déjà promis des choses, c’était à la même période !), et on devait s’y prendre 2 semaines à l’avance avec ma compagne pour pouvoir passer ne serait-ce que 30 min ensemble ! Mais elle n’arrive pas à se raisonner, pour elle, il n’y a aucun doute possible !!! Elle est comme dans un état second, très en colère contre moi, persuadée que je lui ments encore !!!!
            Je me suis perdu, oublié ces dernières années, pas respecté, pas du tout était en accords avec mes valeurs, enlisé dans les mensonges et tout ça aujourd’hui me revient en pleine face ! Pour toutes ces choses je me déteste !!!
            Aujourd’hui mon couple est en péril pour des erreurs du passé, et d’autres que je n’ai pas commises, et je ne sais réellement plus quoi faire, je sais que je dois continuer mon travail avec ma psy, démonter tous ces schémas qui me font souffrir depuis si longtemps, et reprendre confiance en moi, et de ce côté là je ne suis pas inquiet, et ne plus être un dépendant affectif ! Mais j’ai l’impression que ma compagne cherche un prétexte pour ne pas plus s’investir, l’impression qu’elle n’est pas prête…c’est à nouveau (comme lors de notre première relation) au pied de l’obstacle qu’elle semble ne plus vouloir avancer, comme paralyser ! Elle n’arrête pas de me dire qu’elle ne veux pas revivre ce qu’elle a déjà vécue lors de sa relation avec son ex ! Qu’elle n’a pas du tout confiance en moi, que ma parole n’a aucune valeur à ses yeux !!! L’impression que consciemment ou inconsciemment pour se protéger, elle crée des obstacle…elle avait dit vouloir tout faire pour cela fonctionne cette fois-ci et aux premières difficultés elle fait marche arrière…je me demande si elle m’aime réellement…Et c’est sûr que mon attitude ne la rassure pas, j’ai ma part de responbilité, j’en suis plus que conscient !
            Du coup moi aussi ça me fait peur pour le futur, est-ce que j’arriverai à lui donner confiance en moi un jour, éviter ces crises régulière ? Si ça n’évolue pas, est-ce que je supporterai tout ça ? Ma psy me dit que je dois me recentrer sur ce qui est essentiel pour moi, mon travail sur moi, mon fils, et mon travail, sans confiance en moi, mon couple ne fonctionnera pas ! Mais aujourd’hui j’ai peur de la perdre pour des choses que je n’ai pas faites !!! Le sentiments d’injustice est énorme, j’ai fait des choses que je regrette, mais ça, ça n’en fait absolument pas parti !!!!!!! J’ai envie de hurler , ça me prends aux tripes !!!! Et je sais que les faits ne plaides pas en ma faveur…mais je sais aussi que je peux changer tout ça et redevenir quelqu’un de bien…
            Quels conseils auriez-vous à me donner ? Je ne sais plus quoi faire. Je prends conscience moi aussi que je dois me protéger…

            Merci d’avance pour vos réponses…

            Walter

  39. Véronique,

    merci pour votre réponse, et non cela ne me blesse pas, au contraire. Cela met des mots sur ce que je sais, que je sens, je voudrai apporter des éléments que je n’ai peut-être pas encore abordés (ou alors il y a longtemps):

    c’est lui qui a décidé de la rupture. Mais avant la rupture, il s’est battu comme un lion pour cette relation. Je pense sincèrement qu’il y a eu cette connexion profonde dont vous parlez, si bien que sa blessure n’avait jamais été aussi vive… je l’ai vu au désespoir de constater cela. Dès le début de notre relation il m’avait parlé de sa peur et de ses nombreux échecs sentimentaux, de la façon dont à chaque fois il avait mis fin à la relation car le couple l’angoissait. Je savais qu’il avait une difficulté avec ça. Les premiers mois on a construit tant bien que mal notre relation, née sur un contexte difficile, avec un entourage familial qui ne souhaitait pas nous voir ensemble. Il avait ses moments ou il avait besoin de s’isoler (se couper de moi mais aussi des autres), et dans ces moments là je m’inquiétais, je me demandais s’il était pas en dépression. Pour notre couple il a fait beaucoup, je me permet ici de vous en parler car dans votre message vous semblez dire qu’il n’a pas senti aussi fort que moi la connexion: je suis d’accord avec vous que la relation n’est plus importante et prioritaire aujourd’hui. Mais je suis certaine qu’elle l’a été, car il s’est vraiment battu pour nous, et jusqu’à épuisement: d’abord il fallu faire accepter notre relation à nos familles, ensuite il y a eu (enfin je dis ensuite mais c’est un peu tout en même temps), ses angoisses sur le couple, qu’il a fallu travailler, nous avons fait un travail ensemble, mais aussi séparément (moi pour apprendre à ne plus avoir peur d’être loin, et lui pour apprendre à ne plus avoir peur d’être près, enfin je caricature mais en gros c’est l’idée). Il m’a souvent remerciée de ce que je lui apportait (au niveau du respect et de l’acceptation et de la compréhension), de l’ouverture qu’il arrivait à vivre avec moi, du fait que je ne sois pas possessive (simplement aller boire un verre avec des amis le culpabilisait alors que moi je l’y encourageais et n’étais pas du tout jalouse, il était parfois même étonné qu’une femme se comporte ainsi, ce qui était pour moi un comportement normal était pour lui un luxe
    Il m’a souvent dit qu’il aimait beaucoup nos discussion sur le développement de l’être, la gestion des angoisses, enfin nous étions tous les deux dans une démarche de changement et d’évolution interieure et avancer ensemble a été très riche… enfin je ne vais pas poursuivre la liste des faits qui me font penser que non seulement la connexion n’avait jamais été aussi forte pour moi, mais que c’était aussi le cas pour lui… ce qui a mis fin à tout ça… c’est l’épuisement. Avoir à se battre pour vivre sa relation est épuisant, pour les deux, mais j’ai l’impression qu’il était encore plus à bout que moi. A la fin il disait souvent « j’ai un problème avec le sentimental, je suis désespéré de moi » chaque piste apportée nous redonnait de l’espoir, et à chaque fois que la piste avait été explorée, l’espoir retombait… jusqu’au jour ou il n’a plus pu avancer… il avait de nombreuses somatisations, était souvent malade, et a choisi d’apprendre à s’aimer avant de pouvoir vivre en couple. Il a arrêté sa thérapie avec son psy, et a décidé de vivre dans l’action: expérimenter, essayer des choses… alors oui je pense que la connexion a été puissante, mais la souffrance a un certain moment est devenue supérieure à la connexion, et y mettre un terme a été salvateur pour les deux. Encore récemment, on s’est remerciés pour ce qu’on avait partagé, pour moi il marque une étape extremement importante de ma vie de femme, et je le lui ai dit.. il m’a dit que pour lui notre relation avait été forte aussi, et qu’elle avait été le catalyseur de son changement actuel, de son évolution, et il m’a parlé de l’intensité de cette connexion… quand il dit que notre impossibilité vient d’une incompatibilité, il parle au présent, c’est aujourd’hui. Aujourd’hui il est sans doute soulagé des angoisses du couple, puisqu’il est seul… et je pense qu’il est sincère, qu’aujourd’hui, il pense sincèrement que nous ne sommes pas compatibles… mais c’est aujourd’hui… ça ne veut pas dire que je vais attendre qu’il change d’avis, au contraire… cela m’aide à le laisser partir, à dire au revoir pour toujours aux moments que nous avons eu, et qui ne seront plus… nous avons à cheminer, et j’ignore si on se retrouvera un jour. Actuellement, je n’en ai pas envie, je ne souhaite pas revivre ce que nous avons vécu.

    par ailleurs, j’ai été attirée par un autre homme, avec qui (je l’ai dit dans un précédent message), j’ai eu une brève aventure. Aujourd’hui je pense que je n’étais pas prête à aimer à nouveau, et qu’il n’aurait pas été sain que deux histoires d’amour se chevauchent (je veux dire, en entamer une alors que la précédente n’est pas digérée)… je ne sais pas si je suis davantage prête aujourd’hui.. je ne souhaite pas aller vers un homme pour de mauvaises raisons (combler un vide), je veux rencontrer un homme quand je serai prête à rencontrer pleinement l’autre, à donner un amour sincère. Honnêtement, j’aime cet homme (la brève aventure) et je n’ai pas honte de dire que je pleure encore mon ex malgré tout… et c’est bien que je sois seule pour vivre ce deuil, en fait, je me sens dans une étape vitale et nécessaire, de préparation: achever ce deuil, pleurer toutes mes larmes, me fait un bien fou… par ailleurs cela m’a permis de découvrir la méditation et en méditant j’arrive à couper avec tout ça: ni dans le passé, ni dans le futur. Et au fil des jours, malgré les larmes, je sens que je m’ouvre, je m’ouvre à la possibilité d’une nouvelle belle rencontre. Cela va vite et c’est parfois effrayant, mais je reste confiante. Aujourd’hui je suis plus ancrée, moins perdue… j’ai réussi à me recentrer… à suivre…

    1. Author

      Re-bonjour Lisa,

      Je suis heureuse de ne pas vous avoir blessée… car j’en aurais été désolée…

      Bien sûr, quand je parle du fait qu’il ne ressente pas cette connexion, je parle des éléments que j’ai à ma disposition et qui concernent donc le présent… J’ignorais ces éléments passés que vous me donnez dans votre dernier message.

      Ce que je trouve merveilleusement positif c’est de savoir qu’à un moment, il a ressenti cette connexion lui aussi car cela vous permet de savoir que vous n’avez pas été juste une relation parmi d’autres pour lui.
      Evidemment, cela rend les choses plus difficiles aujourd’hui pour tourner la page…

      Parfois, deux âmes « soeurs » se rencontrent pour faire un morceau du chemin ensemble… Chacun ayant « besoin » de la relation pour franchir certaines étapes…
      Mais que leur « contrat d’âmes » n’aille pas au-delà de ce morceau de chemin.
      C’est merveilleux d’avoir pu vous remercier l’un l’autre de ce que vous vous êtes apportés mutuellement.
      Et peut-être que sa mission à lui dans votre vie est aussi cette séparation qui, malgré la douleur, est une étape que vous avez à franchir comme un « ferment » de votre propre évolution.

      Alors, évidemment, notre « personnalité » a beaucoup de difficultés à accepter ce que nos âmes ont choisi (et même à croire que ce soit nos âmes qui ont choisi cela) parce que, au niveau de la personnalité, la séparation est souffrance alors qu’au niveau de l’âme, la séparation n’existe pas.
      (NB : C’est vachement ésotérique ce que j’écris 🙂 mais puisque vous méditez je suis certaine que vous comprendrez 🙂 )

      Et votre personnalité a effectivement besoin de pleurer pour passer cette deuxième étape du deuil… avec toute la nostalgie que cela comporte.

      Mais votre âme sait qu’en faisant cela, vous vous préparez effectivement à une autre rencontre, avec une autre âme soeur (car nous en avons plusieurs) dont la personnalité incarnée ne souffrira plus de ces difficultés émotionnelles et sentimentales… l’empêchant de construire avec vous une relation épanouissante, facile, équilibrée…

      Je suis réellement heureuse de lire que vos dernières phrases parlent de confiance… C’est vraiment beau que vous puissiez ressentir cela malgré les larmes… Et je n’ai aucun doute sur le fait que votre coeur sera d’autant plus fertile qu’il aura été labouré… Un jour, vous rencontrerez un homme pour qui vous serez le plus beau des cadeaux… Et il sera pour vous le plus beau des cadeaux également…

      Amicalement à vous,

      Véronique.

  40. :-))))
    merci !
    vos mots sont très justes. Effectivement vous pouvez parler d’âmes cela ne me choquera pas bien au contraire… je sais que j’ai a cheminer, mon âme sait… je sais que je me rapproche de plus en plus de la relation qui sera « un cadeau l’un pour l’autre » que ça soit avec lui (non je ne l’exclue pas, certaines âmes se retrouvent des années après, et même si je n’attend plus après ça, je ne l’exclue pas… enfin oui et non, l’exclure peut aussi m’aider à achever ce deuil, je vais voir comment j’évolue au fil des jours) Non seulement je ne suis pas surprise des termes « ésotériques » mais je suis même ouverte à cela, ainsi qu’à la notion de karma, dette karmique etc… rien n’est hasard, et cet homme a été une clé dans la découverte de moi même, et la guérison des vieilles blessures… il m’a offert le plus beau cadeau qu’on puisse offrir a une femme qui a connu la violence de la part d’un homme: m’ouvrir à la relation intime, sans peur. Sans doute que c’est très fondateur en tant que femme et que cela le rend si important pour moi.

    Aussi s’il ne m’avait pas quittée, je n’aurait pas connu la méditation, car je m’y suis mise pour mettre mon mental en repos quand ça cogitait trop. (ou alors j’aurai connue la méditation plus tard, mais je suis heureuse de découvrir la méditation à 30 ans!!!), et par ailleurs je n’aurai pas eu la brève aventure de quelques jours jours que j’ai eue avec un autre homme deux mois après la rupture… rencontre également fondamentale (même si courte) dans ma vie de femme, car cet homme, a été le premier a être vraiment sensible à mon passé (lui même connaissant bien le sujet) : je lui ai parlé d’un trauma vécu avec un homme violent quand j’étais très jeune… et il m’a répondu que sa première femme avait subi la même chose. Il m’a fait parler de cette blessure, l’a ravivée, et quelques jours après l’arrêt de notre relation, des flashs me sont revenus, j’ai passé plusieurs jours très difficiles avec des souvenirs enfouis qui remontaient, … et je pense que j’ai évacué un lourd fardeau ainsi… j’ai dû me confronter à ce passé que j’avais refoulé, j’ai du l’affronter, me faire aider, et écrire. Depuis cela va mieux, je me sens en paix avec moi même, (je n’ignore pas qu’il pourra y avoir des moments durs encore mais pour l’instant ça va) me reste à ré apprendre à me sentir en confiance avec un homme, mais je sais que je suis sur la bonne voie, grâce à mes deux dernières relations qui m’ont grandie à pas de géants… avec ces deux hommes, j’ai l’impression d’avoir fait des bons de géant dans mon cheminement personnel sur le plan terrestre et sur le plan de l’âme… c’est juste hallucinant cette rapidité. Ils ont été des catalyseurs. Je les aime et les remercie. (entendre amour non pas au sens amoureux, mais je les aime comme on aime la vie, un paysage, un ami, un être … bien que je puisse sans doute retomber amoureuse de l’un comme de l’autre mais ici ce n’est pas ce dont je parle 🙂 )

    Merci

    Lisa

  41. et j’apprécie énormément votre dernière phrase « Un jour, vous rencontrerez un homme pour qui vous serez le plus beau des cadeaux… Et il sera pour vous le plus beau des cadeaux également… »
    cette phrase me fait vibrer! Je vais l’écrire pour la visualiser souvent, ça me parle, me touche et me rend joyeuse. :-)))

    1. Author

      Bonjour Lisa,

      Ouf, je ne vous ai pas fait fuir avec des termes « ésotériques » 🙂
      Effectivement, toutes les rencontres essentielles sont porteuses d’un cadeau, même s’il n’apparaît pas toujours comme tel au premier abord. Pouvoir être dans la gratitude de ce(s) cadeau(x) nous permet de faire des bonds vers la joie, la paix et l’amour de soi… préalable à l’amour pour l’autre et de l’autre.
      Je suis sincèrement heureuse que vous vous sentiez dans un tel état d’esprit même si il peut y avoir encore des moments plus douloureux où notre personnalité souffre… Et que la voix de l’âme est moins audible dans ces moments-là.
      Ne l’excluez certainement pas lui d’un futur possible… Rester ouvert(e) à ce qui vient en sachant que ce sera le meilleur sans s’accrocher à ce que cela soit sous une forme ou sous une autre que nous aurions pré-déterminée, est la meilleure manière de laisser le meilleur (quel qu’il soit) arriver dans notre vie.
      Je vous souhaite un très joli cheminement… Même s’il sera parfois encore secoué…
      Bien à vous,

      Véronique.

        1. Author

          Parce que la vie n’est pas toujours un long fleuve tranquille et que c’est cela qui fait sa beauté 🙂 C’est souvent dans les secousses que l’on avance le plus rapidement… Et c’est cela qui fait qu’on ne s’ennuie pas 🙂

  42. Author

    Bonjour Walter,
    (pas de souci pour le « Béatrice » 🙂 )

    Aïe, quel vilain retournement de situation… !
    Je comprends que vous vous sentiez perdu et que vous ayez envie de hurler !

    Prenons les choses une à une…

    – Vous vous êtes inscrit sur un site de rencontre pour aller voir ce que votre ex y faisait et vous avez visité des sites pornographiques… Bon, ce n’est peut-être pas les actes les plus glorieux que vous avez accomplis dans votre vie, j’en conviens. Les motivations inconscientes (ou conscientes) qui étaient les vôtres pourraient être creusées mais cela a-t-il de l’intérêt maintenant…? Si ces comportements devenaient addictifs, cela vaudrait la peine d’aller voir plus loin pour comprendre à quel besoin cela répond mais à partir du moment où vous n’êtes pas dans l’addiction, on peut peut-être simplement parler d’attitudes peu intéressantes dans l’absolu mais que de nombreuses autres personnes que vous ont déjà eues. Ne vous flagellez pas trop pour cela… L’important c’est que vous sachiez que ce ne sont pas de comportements que vous avez envie de répéter. Vous êtes quelqu’un de bien (vous n’avez pas à le redevenir… ) Tout le monde peut faire des erreurs. Il faut simplement éviter de refaire les mêmes erreurs après en avoir pris conscience.

    – Votre intention n’était pas de faire des rencontres sexuelles. VOUS, vous le savez… Votre amie n’y croit pas… Vous avez fait tout ce que vous pouviez pour la convaincre… Mais si elle continue à vouloir croire que votre intention était celle-là, vous ne pouvez effectivement rien faire de plus… Il ne vous est pas possible, comme vous l’écrivez, de lui donner la preuve d’une faute que vous n’avez pas commise. Faire un procès d’intention à l’autre n’est pas très constructif… Il n’est pas possible de prouver des intentions. Si elle n’est plus capable de faire confiance à un homme à cause de son passé, malheureusement, vous n’y pouvez rien. Ce sera à travailler avec sa psychologue… Car, dans n’importe quelle relation, sur le long terme, quand on est persuadé que l’on ne peut pas faire confiance, on trouve toujours une bonne raison qui confirme qu’on a raison de ne pas faire confiance (c’est l’histoire des lunettes déformantes dont je parle dans un de mes articles). Avec vous, c’est cette histoire de surveillance de son ordinateur… Avec un autre homme, ce serait autre chose qui entretiendrait sa croyance qu’elle ne peut pas faire confiance. Cela lui appartient et j’espère que sa psy pourra l’aider à voir clair là-dedans pour guérir de ses blessures passées et réussir à faire à nouveau confiance. Mais cela, on ne peut pas le savoir maintenant, malheureusement….

    – Allez-vous la perdre pour quelque chose que vous n’avez pas fait ? Non… ce n’est pas pour cela que la relation se terminerait, si elle en arrive à se terminer, maintenant ou plus tard… Ce serait une combinaison des conséquences de ses blessures (qui l’empêchent de faire confiance) avec des maladresses de votre part (dues à votre dépendance affective) qu’elle interprète comme des raisons de ne pas vous faire confiance. Vous, vous pouvez travailler sur votre dépendance affective… C’est la partie du « job » qui est la vôtre… Sa partie du « job », c’est de faire ce travail de guérir sa difficulté à faire confiance. Fera-t-elle ce travail ? Comme je l’écrivais plus haut, nous n’en savons rien. Mais il est important pour vous que vous preniez la responsabilité de ce qui est entre vos mains mais pas la responsabilité de ce qui est dans les siennes. Essayez de ne pas vivre ce qui se passe comme une injustice (même si ce serait effectivement injuste qu’elle vous quitte pour une infidélité que vous n’avez pas commise)… Ce qui se passe réellement, la partie immergée de l’iceberg, c’est le cercle vicieux dont je parlais plus haut.

    – N’est-elle pas occupée à y trouver un prétexte pour rompre… ? Peut-être bien… Certaines personnes ont ce côté un peu destructeur qui leur font mettre des obstacles infranchissables lorsqu’elles sentent que le bonheur pourrait être là… Je ne la connais pas donc je ne peux pas dire si c’est son cas… Mais il est vrai que, si elle vous dit que votre parole n’a aucune valeur à ses yeux, il est impossible de (re)construire quelque chose. Et que, sur le long terme, vous ne tiendrez pas le coup… Il n’est pas vivable d’être en relation avec une personne qui vous ferait « payer » vos erreurs indéfiniment.

    – Ce que je vous conseille pour le moment : poursuivez en effet votre travail avec votre propre psy pour vous reconstruire vous-même après tout ce que vous avez traversé dernièrement. Les fondations que vous construirez vous seront plus solides que si vous attendez que ce soit le couple qui vous permette de tenir debout. Je me demande un peu (sans certitude) si vous ne vous accrochez pas à cette femme parce que, justement, cela fait longtemps que vous l’attendez. Il est d’autant plus difficile de lâcher-prise quand on est dans l’attente depuis longtemps car on se dit que, si on lâchait maintenant, on aurait fait « tout cela pour rien »… Et quand je parle de « lâcher », je ne veux pas dire rompre… Simplement de laisser du temps passer, le temps que chacun de vous fasse un peu ce travail sur lui-même qu’il doit faire. On verra si votre amie (je suppose qu’elle parlera à sa psy de ce dernier épisode) revient vers vous avec un autre discours après quelques séances. Mais ne focalisez pas sur elle pour le moment, focalisez votre attention sur vous et sur ce qui est en votre pouvoir de faire : avancer dans votre transformation. Sa transformation à elle, vous n’avez pas de pouvoir dessus.
    Et surtout, dites-vous qu’à un moment, en effet, il faudra peut-être que vous cessiez une relation qui vous fait autant souffrir… Ce n’est pas encore le moment mais, selon la manière dont votre amie évoluera (ou pas), il faudra peut-être penser d’abord à vous et à votre propre équilibre.

    J’espère que vous serez un peu apaisé après m’avoir lue… je vous souhaite énormément de courage dans cette phase de reconstruction de vous-même.

    Amicalement,

    Véronique.

  43. Re-bonjour Véronique,

    Merci pour votre réponse fort perspicace, et pour le coup impartiale !!! Car des personnes autour de moi me donnent des conseils plutôt radicaux !!!
    Ce qui est très dur à vivre pour moi, c’est de me dire que ma relation est le copié-collé exacte de ma première relation avec elle !!!
    Aujourd’hui je reste persuadé que notre histoire pourrait fonctionner si nous arrivions à faire ce travail sur nous-mêmes !!!
    Mais je sais que ce n’est pas gagné !!!

    Encore merci

    Walter

  44. J’allais oublier, même question que la dernière fois 🙂
    Pensez-vous que je puisse lui montrer vos réponses ? Car je ne voudrais pas avoir l’air de me substituer à sa psy !

  45. Author

    Pourquoi pas… tout en apportant la nuance que mes réponses ne sont pas la Vérité Absolue…
    Ce sont des pistes pour que vous puissiez avancer vous d’abord pour vous-même… et peut-être faire avancer la relation.
    Après, je pense que votre amie devra sentir si ces pistes sonnent « justes » pour elle et voir avec sa psy si il convient effectivement de travailler cela.
    Mais quoi qu’il en soit, même si vous les lui montrez, essayez (même si ce n’est pas facile) de ne pas trop vouloir lui faire comprendre les choses avec trop d’acharnement. Tout cela doit mûrir pour elle…
    Dans votre dépendance affective et votre peur de la perdre, vous pourriez avoir tendance à la « harceler » un peu dans le but d’être entendu et de remettre la relation le plus vite possible dans la direction que vous souhaitez.
    Essayez de lâcher un peu cette sorte de pression que l’on sent en vous par vos écrits. Car vous-même n’êtes sans doute pas encore prêt à construire une relation sereine.
    Et essayez de lire le livre dont je vous ai parlé qui vous éclairera certainement sur le mécanisme qui vous pousse peut-être à trop vous « accrocher »… à trop vouloir que « ça marche » et, dès lors, à mettre sur l’autre aussi une trop grosse pression qui peut donner envie de fuir.
    Comme le dit votre psy, prenez le temps de mettre d’abord votre énergie dans vous-même, dans votre boulot, dans votre relation avec votre fils… plutôt que de faire tourner toute votre vie autour de cette relation. Je sais que c’est difficile mais c’est la première étape…
    Bien à vous,

    Véronique.

    1. Bonjour Véronique,

      Je voulais revenir vers vous pour vous tenir au courant des nouveaux événements qui viennent de se passer, après vous avoir parlé la semaine dernière et avec ma psy, je me suis décidé à ne pas attendre le mail de ma compagne, j’ai voulu lui dire ce que j’avais sur le cœur, concernant sa peur de l’engagement, ce qu’elle me faisait subir, etc…quelques jours après j’ai reçu une réponse de sa part, dans lequel elle reprenait tous les faits
      marquant de notre relation ! Et je dois vous dire que pour moi ça a été un gros choc ! J’ai réalisé en fait que la grande majorité de ce qu’elle avait marqué, était en fait le triste reflet de la réalité, je lui ai en effet menti à plusieurs reprises, par peur de la décevoir, et de la perdre à nouveau, je ne l’ai pas respecté…Et elle me dit que ce sont en fait mes mensonges qui ont provoqués sa prise de distance, et je veux bien le croire, c’est tout à fait normal, comment aurait-elle pu réagir différemment surtout au début d’une relation ! Mais ce qui est étrange, c’est qu’en dehors de cette relation, je n’ai pas l’impression d’avoir eu ce comportement avec mes exs, ou mes amis, etc…peut-être parce que les enjeux étaient trop important pour moi, je l’ai toujours considérée comme la femme de ma vie ! Je ne voulais pas la décevoir !
      Aujourd’hui je m’en veux énormément, mais je ne me rendais pas compte sur le moment, j’occultais, j’étais totalement dans le déni, et l’origine de tout cela je pense est mon manque de confiance en moi, d’estime de moi, je ne pensais pas être assez bien pour elle, je ne comprenais pas ce qu’elle me trouvais…
      Mais passé le choc, je réalise qu’il faut que j’avance, surtout pour moi, le travail avec ma psy me fait beaucoup de bien, et surtout me fait prendre conscience de beaucoup de choses…
      Je suis persuadé d’être sur la bonne voix et que je vais aller mieux, en étant à nouveau fidèle à mes valeurs (que j’avais oublié depuis un certain temps), j’avance…c’est sûr que l’on voudrait tous que ça aille très vite, mais bon…j’avance…

      Encore merci pour vos conseils

      Walter

      1. Author

        Bonjour Walter et merci de nous tenir informés de l’évolution de votre situation…

        C’est très intéressant, même si c’est douloureux, que vous ayez reçu la « vision des choses » de votre amie…
        Cela apporte de nouvelles pistes qui permettent d’avancer…

        Nous avons effectivement tendance à mentir lorsque les enjeux sont tels que le risque de « perte » nous paraît insurmontable…
        Mais, comme vous l’avez malheureusement constaté, finalement, cela se retourne contre nous…
        Il est bien difficile de rester soi-même quand on idéalise tellement l’autre et la relation que l’on craint par dessus tout de ne pas être à la hauteur.

        C’est une dure leçon à apprendre…
        Mais vous paraissez suffisamment lucide et capable de vous remettre en question pour utiliser cette leçon pour avancer dans votre travail sur vous-même et, comme vous le dites si bien, pour y voir le signal de votre grand manque de confiance en vous.

        Et comme nous en avions déjà parlé, il est vraiment important, dans ce cadre-là, de ne plus mettre autant d’enjeu sur cette femme-là pour vous consacrer à ce travail sur vous.
        Non pas que je vous conseille de la quitter, ce n’est vraiment pas cela que je veux dire…
        Simplement de pouvoir voir que, plus vous penserez qu’elle est essentielle à votre vie, plus vous risquez de faire ce genre d’erreurs maladroites qui risquent de tout gâcher.
        Je ne sais pas si je m’exprime bien (par écrit, c’est plus difficile à expliquer).
        Mais, plus nous nous aimons nous-mêmes, plus nous croyons que nous méritons d’être aimés par cette personne merveilleuse en face de nous, plus nous osons être nous-mêmes et moins nous avons besoin de « stratégies » et de mensonges pour être aimés…

        Après, il faudra voir si elle parviendra à vous refaire confiance… Si elle voit que vous avez pris conscience de vos erreurs, peut-être pourra-t-elle passer au-dessus de tout cela…
        Sans oublier non plus que, comme nous l’avons déjà évoqué, son propre passé et les anciennes trahisons qu’elle a vécues, doivent sans doute également être travaillées par elle.

        En diminuant sa propre sensibilité au mensonge, elle parviendra mieux à comprendre les raisons profondes de vos actes (qui ne sont pas signe d’un manque d’amour ou de respect mais plutôt, à l’inverse, un excès d’amour et donc une peur de la perdre).
        Et le « pardon » sera alors possible.
        Mais personne ne peut savoir si elle voudra bien voir qu’il y a deux causes au problème : vos mensonges, d’accord… mais aussi sa peur à elle d’être à nouveau victime de mensonges… Car, quand on a peur de quelque chose, on le voit partout… Même là où il n’est pas…

        Bon travail à vous… Avec de la patience et du courage, tout peut être transformé et vous me semblez en bonne voie de dépasser votre dépendance affective…
        Si vous le faites bien pour VOUS et non pas pour elle 🙂

        Amicalement,

        Véronique.

  46. Je sais que vous avez raison, c’est juste que ce n’est pas toujours facile à entendre.

    Encore merci pour vos lumières !!

    Walter

  47. Bonjour

    Moi aussi à force de chercher à comprendre je me suis retrouvée sur cette page!Quelle joie!Enfin, des histoires qui me font écho!
    Pour ma part, j’ai été en couple pendant neuf ans (de 20 à 29).Avec mon compagnon, nous avons vécu 5 ans de bonheur innocent (soirées, voyages,amour plutôt platonique nous sortions de relations difficiles tous les deux, on goutait à la vie tout en matérialisant car nous avions acquis notre appartement). Moi j’avais un passif familial complexe. Très aimée, j’ai joué un rôle important de petite dernière qui fait rayonner tout le monde (un frère dépressif, un père dépressif, un mère battante et une soeur handicapée). J’étais donc qqn d’énergique, positif, qui croque la vie et qui aime les autres, prendre soin d’eux….
    Lui,plutôt introverti,timide voire froid, avait un passif de trahison de part sa mère qui avait quitté le domicile du jour au lendemain….un traumatisme pour lui qui comme il disait était utopique, pensait que le mariage c’était beau, que l’amour c’était beau….et puis la désillusion à tel point qu’il m’avait dit dès le départ « je te préviens, je ne dis pas trop je t’aime car depuis l’histoire de mes parents, c’est dur pour moi ».
    Bref, à mon contact, pdt neuf ans, il a pu s’ouvrir plus aux autres en société et moi je me disais qu’avec le temps, il évoluerait et s’ouvrirait plus envers moi tout court,qu’il verrait que le schéma parental n’était pas forcément le nôtre….. Au bout de 6 ans, j’ai perdu mon frère de manière tragique ce qui m’a laissé dans un profond désarroi. Avec mon énergie, j’ai tout de même continuer mon projet, celui de construire mon entreprise que j’ai réussi à merveille malgré le deuil. cela m’a occupé la tête, m’a permis de rebondir mais je devais aussi en parallèle penser à mes parents, mes neveux,ma soeur….bref, je n’ai plus bien penser à mon compagnon ni même à moi pendant ces trois ans. Ce n’était pas volontaire forcément mais je n’ai pas pu tout gérer. lui, souffrait beaucoup, en silence, il parle très peu. il m’a laissé faire « ma vie » sans prendre forcément le relais, sans forcément se mettre en avant car il estimait que lui, ce n’était pas la priorité à cette époque.il est resté présent dans les taches du quotidien mais sans rien dire. le problème c’est qu’au bout de trois ans de vie galère, quand j’ai commencé à me tourner vers du positif à nouveau, avoir fait mon deuil, je me suis retrouvée face à un homme perdu, un homme fuyant,qui m’a menti alors même que la confiance était le socle de notre union(le mensonge est très compliqué pour moi;je suis loyale et cela m’insupporte..même si je peux comprendre que c’était pour éviter des conflits, je n’accepte pas bien) et je ne comprenais rien….c’est alors, voyant que j’allais bien, qu’il m’a dit qu’il avait bcp souffert de cette période et que cela avait cassé qqch. Pourtant, il m’aimait toujours mais à force de ne pas parler, le fossé s’était accumulé et le mal était fait….j’ai donc essayé d’ouvrir le dialogue, compliqué!j’ai fait des efforts demandés(prendre soin de moi enfin!) mais rien ne changeait et lui ne faisait pas d’efforts particuliers pourtant comme moi il avait l’espoir…. cela a duré 6 mois jusqu’au jour où j’ai décidé de faire un break pour qu’il réfléchisse. Je voulais aller de l’avant, construire ma famille et lui bloquait et on tournait en rond. Pdt ce break, d’un mois et demi, ras, pas d’appel, pas de sms…..puis le tps des explications où il me dit qu’il est perdu, qu’il m’aime à sa manière ??mais qu’il ne sait pas ce qu’il veut, s’il croit en l’amour, s’il sait aimer, s’il a assez d’amour pour faire les efforts nécessaires au couple (entre autre parler des problèmes, des souffrances au lieu de tout garder car c’est pour moi aujourd’hui primordial),si on est fait pour être tout le temps avec la même personne etc….Dans l’attente, et n’ayant rien de concret (il a besoin de tps mais ne sait pas cmb et pour quelle envie) j’ai décidé de finir la relation il y a un mois. cela était trop dur de tirer les vers du nez, de comprendre seule….à ce jour, je pense enfin à moi, je ne vis pas de manque particulier car les derniers mois il ne m’apportait plus rien vraiment mais je ne sais pas distinguer si en plus de notre période galère de deuil etc…, il peut y avoir un problème d’engagement? je précise que j’ai commencé à parler d’enfants il y a un et demi et que sa réponse n’a jamais été claire…En y réfléchissant bien, malgré la perte de mon frère, je pense que nous en serions peut être arrivé là quand même et il semble d’accord avec ça.il me dit aussi qu’il n’a pas envie de vieillir, pas envie de grandir, que les décisions et les responsabilités lui font peur. Qu’il se rend compte qu’il est paradoxal,que tout ce qui a été fait à toujours été impulsé par moi seule, qu’il est compliqué et difficile à suivre surtout qu’il s’exprime peu….Il reconnait que je suis une fille super, qu’il est fière de moi, de ma ténacité, qu’il sait ce qu’il perd mais il est comme paralysé…Même si je lui ai donné tout mon amour et ma patience, il n’arrive pas à bouger dans un sens ou l’autre….il a toujours été suiveur dans notre relation et cela l’arrangeait car les prises de risque c’était moi de prime abord et lui préfère éviter les risques car il a peur de l’échec…..j’ai beau lui faire comprendre que sans se lâcher, sans risquer un peu on avance pas, en fuyant l’échec on avance pas non plus voire au contraire on se met encore plus en échec mais rien y fait…..j’ai tout essayé et moi qui ne lâche rien, je lâche prise à force….pourtant, j’aurais aimé, tellement aimé! aujourd’hui, je dois trouver un chemin avec peu de réponses de sa part et j’avoue que votre témoignage pourra peut être m’aider?
    C’est une histoire complexe entre deux êtres de caractères très différents mais qui se complétaient à merveille auparavant avec un qui a évolué, moi, vers une construction de famille et l’autre, qui en arrive à ne plus rien savoir….comme s’il était vide et n’avait plus de force.Pourtant je me suis battue pour lui prouver, pour le comprendre mais en vain…..à ce jour, il m’a fait deux petites attentions (chose qu’il n’avait plus fait depuis très longtemps) mais c’est tout et je ne réagis pas volontairement car je ne sais pas ce que cela signifie…..pas de contact réel depuis un mois.
    Pourriez vous m’aider à faire la part des choses entre problème de deuil et problème plus personnel?
    Quel chemin dois-je prendre face à tout cela?
    Quelle attitude adopter?continuer la distance ou autre chose?
    Je précise que lui n’est pas bien de son côté mais reste fidèle à lui même, le mutisme….il doit réfléchir mais seul comme d’hab malgré les tentatives amicales…
    Merci d’avance

    1. Author

      Bonjour Stéphanie,

      Ma sensation en vous lisant (mais c’est une sensation, pas la vérité absolue), c’est que votre relation en est arrivée à un point où vos différences respectives, qui se complétaient sans doute bien auparavant, sont aujourd’hui devenues ce qui vous sépare.
      C’est d’ailleurs souvent le cas dans les histoires d’amour… Au départ, on fonde une relation dans le mode « Les extrêmes s’attirent » puis ces extrêmes deviennent de plus en plus incompatibles et on a alors plus envie de passer au stade d’une relation de type « Ceux qui se ressemblent s’assemblent ».
      Parce que cela fige dans des comportements toujours semblables (le moteur est « obligé » de rester le moteur et le suiveur reste le suiveur, celui qui initie le dialogue est « obligé » de rester l’initiateur et le silencieux reste le silencieux… etc…)
      Cela permet très peu d’évolution pour chacun quand la relation est ainsi fondée sur de si grandes différences…
      Et, bien que la noblesse de l’être humain est d’évoluer, malgré tout, certaines tendances générales de notre personnalité ne se transforment jamais complètement…
      C’est une erreur que nous faisons souvent de croire, qu’avec le temps, l’autre va devenir tout autre…
      Il peut évidemment modifier certains dysfonctionnements mais notre nature profonde reste notre nature profonde…
      Mais même modifier certains dysfonctionnement peut aussi prendre un temps très long.

      Alors, au-delà de ce qu’il conviendrait de faire dans cette situation aujourd’hui, j’aurais envie de vous proposer de vous interroger intérieurement sur le futur…
      Pensez-vous que cela serait supportable pour vous, à long terme, d’être toujours le moteur dans la relation… ?
      Un jour, vous aurez peut-être besoin d’être un peu le wagon et que l’autre soit la locomotive.
      Pensez-vous que cela serait supportable pour vous, à long terme, d’être toujours celle qui essaie d’ouvrir le dialogue pour améliorer les choses et de vous retrouver face à quelqu’un qui s’enferme dans le mutisme…?
      Un jour, vous aurez peut-être besoin que ce soit l’autre qui vienne vous chercher pour dialoguer.
      Pensez-vous que cela serait supportable pour vous, à long terme, d’être toujours celle qui fait des projets tandis que l’autre tourne en rond dans ses doutes… ?
      Un jour, vous aurez peut-être besoin que ce soit l’autre qui ait l’envie et l’enthousiasme de créer une vie à deux, une vie de famille.
      Pensez-vous que cela serait supportable pour vous, à long terme, d’être toujours celle prend les responsabilité face à quelqu’un qui n’a pas envie de grandir… ?
      Un jour, vous aurez peut-être besoin que ce soit l’autre qui soit l’adulte pour que vous puissiez être parfois l’enfant.
      … etc…

      Est-ce le problème de cette période de deuil et d’épreuve suite à la perte de votre frère ?
      Cela n’a sans doute pas aidé…
      En même temps, dans une vie, nous traversons tous des épreuves… Qui, évidemment, rejaillissent sur le couple.
      Mais si, au cours de cette épreuve, votre couple ne résiste pas, on peut légitimement penser qu’en cas d’autre épreuve sur votre chemin, vous n’y trouverez pas le soutien, l’aide, le dialogue absolument essentiels dans ces moments douloureux.
      On dit que c’est dans l’épreuve que l’on voit qui sont nos amis…
      C’est peut-être aussi dans l’épreuve que l’on voit comment fonctionne notre couple.
      Si votre compagnon n’a pas su exprimer ses propres besoins dans ces moments-là et a laissé les événements abîmer ses sentiments, que se passera-t-il si d’autres grosses difficultés surgissent (maladie d’un enfant, ennuis professionnels, maladie de l’un de vous deux…) ?

      Ne prenez donc pas toute la responsabilité de ce qui s’est passé durant ces trois ans…
      Lui aussi porte la responsabilité de ne pas s’être exprimé.
      Et ne prenez pas non plus toute la responsabilité de réparer le couple car, visiblement, lui ne sait pas s’il en a vraiment envie.

      Et si, en plus de ce problème de deuil, il a aussi un problème d’engagement, finalement, cela lui appartient.
      Et c’est à lui de se poser la question et de voir s’il a envie de faire quelque chose par rapport à cela.
      Vous ne pouvez pas porter à bout de bras éternellement quelqu’un qui ne sait pas ce qu’il veut vraiment pour sa vie amoureuse.

      Je pense que votre décision de rompre est la « bonne » décision…
      Une page se tourne, vos chemins se sont éloignés…
      Vous avez envie d’avancer… Lui tourne en rond…
      En 9 ans, une succession de choses ont changé et vous ont fait changer.
      Une porte se ferme… A vous d’en ouvrir une autre…
      Sans rien renier de ce qui a été vécu.
      En gardant de la gratitude pour ce qui était beau.
      Et en acceptant avec sérénité (si possible) que le temps est venu pour autre chose.

      Bon courage dans cette étape d’acceptation.

      Véronique.

      1. Bonjour Véronique

        Je constate comme les autres personnes oh combien votre réponse est perspicace. Cela me fait grand bien d’un certain côté, c’est d’ailleurs pour cela que je me suis lancée à vous écrire. Votre analyse est bonne, je ressentais la même chose mais venant de vous, cela reste plus objectif encore.
        Il est vrai que toutes les questions que vous m’avez posées, je me les suis posée et qu’effectivement, autant j’étais un moteur à grande puissance auparavant qui dirigeait même le volant autant, ce jour, je n’ai plus cette énergie. J’aspire à avoir une énergie plus partagée, je me rends compte que je ne suis pas surpuissante et qu’à l’avenir, j’aurais besoin parfois de me laisser guider aussi. Et cela, mon compagnon n’en semble pas capable à l’heure actuelle.
        Avant de prononcer la séparation, je lui demandais deux efforts pour moi primordiaux : être plus attentionné et dans le partage puis plus communiquant, surtout en cas de problème/souffrance, de manière à ne plus revivre cet enfermement qui n’est bénéfique ni pour lui ni pour moi…A cela il m’a répondu qu’il ne pensait pas agir différemment à l’avenir….qu’il est comme ça!
        Même si cela lui est néfaste à lui , comme il dit, « tu avais déjà pas mal à gérer, moi, je n’étais pas la priorité et je ne voulais pas te rajouter des couches avec ma souffrance »….certes, sur le fond, c’est honorable mais sur la forme, ça rime à quoi???à éloigner….à creuser des fossés de non dits et surtout le mal est fait!quelle option il me reste ensuite, on ne peut jamais revenir sur le passé!
        C’est à cause de cela surtout que j’ai préféré mettre un terme à notre relation en plus du fait que fonder une famille, l’engagement lui faisait peur….ça fait beaucoup. Je ne conçois pas qu’on puisse s’enfermer ainsi, presque se faire souffrir d’avantage….cela m’attriste beaucoup. parfois je me suis même dit que c’était impossible….qu’il me sort des choses comme ça mais qu’il n’est pas honnête en fait, qu’il a des vues sur qqn d’autre peut être et que comme il est peu courageux (c’est même lui qui le dit) il essaye de me faire passer les choses en catimini (j’ai lu plus haut une personne qui avait appris finalement que son compagnon avait qqn d’autre…c’est horrible!)…d’ailleurs, le fait qu’il n’ait jamais dit clairement quel était le problème de son côté, cela manque de franchise pour moi et la pilule est dure à passer.
        Encore une fois, à force de vouloir peut être préserver l’autre pour ne pas le faire souffrir, on ne dit pas et en fait nous on souffre sur la durée….Parfois il vaut mieux faire mal en étant honnête un bon coup mais au moins on sait à quoi s’en tenir pour prendre un nouveau chemin…non?
        En plus, ne pas tout dire c’est aussi une manière de « garder l’autre sous le coude »…au cas où on se trompe….bref, c’est dur pour moi.

        Vous avez donc raison ; je ne souhaite pas à l’avenir tirer toujours les vers du nez; nous ne sommes que de passage sur cette terre où la vie est parfois bien pesante alors pourquoi s’épuiser dans une relation qui est censée nous apporter une belle cerise sur le gâteau plutôt?
        Je regrette juste que cette semaine il m’a fait deux petites attentions que j’attendais depuis des mois sans jamais rien me donner….je ne sais pas à quoi ça rime et je me garde bien de demander car ce n’est plus à moi d’être explicite mais qu’est-ce que c’est déstabilisant au fond!

        On avait tout pour être heureux, vraiment….effectivement, il faut que j’accepte, c’est dur;je ne suis pas encore dans la sérénité mais je pense que cela viendra avec le temps…
        J’ai fait tout ce que j’ai pu ; on se rend compte que malgré un amour immense, on ne peut bouger les montagnes seules en couple;c’est son choix comme vous dites mais encore une fois, nous n’avions pas les mêmes valeurs de ce côté là!

        Encore mille mercis pour votre réponse Véronique ; j’espère que votre vie à vous est plus qu’heureuse.

        Bien à vous

        1. Author

          Bonjour Stéphanie,

          Je suis heureuse de savoir que ma réponse vous semble bien adaptée à votre situation.
          Et si elle a servi à valider votre ressenti, j’en suis encore plus heureuse…
          On a toujours besoin d’un regard extérieur pour être certain(e) de ne pas interpréter uniquement avec nos filtres personnels.

          Les personnes qui sont les moteurs dans le couple finissent toujours par s’épuiser… Et honnêtement, quand on est une femme, au moment de l’arrivée des enfants, on entre dans une énergie plus Yin (donc plus dans la réceptivité, l’intuition, l’Être)… et il est important alors que l’homme puisse endosser une énergie plus Yang ( donc de devenir capable d’être plus dans l’action, la décision, la prise en charge du rôle de moteur).
          Pas d’une manière figée non plus mais qu’au moins, il y ait possibilité d’alternance… d’harmonie… de balancier des rôles.
          C’est important pour les deux personnes surtout actuellement où les femmes sont beaucoup plus yang de manière générale et les hommes beaucoup plus yin.
          Cette possibilité d’intégrer en soi l’autre dimension (le yang si on est un homme et le yin si on est une femme) est vitale pour les deux… sinon, tôt ou tard, le couple (et donc la famille) éclate.

          Si votre ami vous dit qu’il est comme cela et qu’il ne changera pas, cela montre que, de nature, il est déjà assez peu porté sur le fait de consacrer de l’énergie et du temps à son évolution personnelle. En vous lisant vous, j’ai, au contraire, la sensation que vous êtes une personne qui croit profondément que l’être humain est fait pour se transformer et pour évoluer (et je partage votre avis)… Vous-même semblez plutôt encline à vous poser des questions pour avancer sur votre propre chemin.
          Alors, les deux avis sont « respectables » mais associer quelqu’un qui croit que l’on ne peut pas changer pas à quelqu’un qui croit que l’on peut toujours changer, cela me semble incompatible. Et c’est sans doute une différence fondamentale (de plus) entre vous deux.

          Même si c’est difficilement compréhensible, il y a des personnes qui préfèrent ne pas changer et s’enferment dans des modes de fonctionnement qui les font souffrir…
          L’inconnu fait peur, se transformer est difficile… et certains préfèrent reculer…
          C’est ainsi…

          L’acceptation de toutes ces différences qui rendent votre histoire trop difficile même si il y avait beaucoup d’amour est certainement l’étape la plus douloureuse pour vous…
          On aimerait bien que l’amour suffise… De l’amour et des « si seulement ceci ou cela pouvait changer » ne suffisent pas, malheureusement…

          J’adhère à votre opinion qu’il vaut mieux dire les choses, même douloureuses, que de faire souffrir longtemps en laissant des doutes. Tout le monde n’en n’est pas capable… Et peut-être même que votre ami ne sait pas lui-même où est le problème… Et s’il n’est pas enclin à se faire aider pour comprendre et évoluer, il ne saura sans doute jamais dire ce qui n’allait pas..

          Vous avez raison de ne pas réagir aux petites attentions qu’il vous a montrées… Car, effectivement, ce serait à lui de se positionner clairement.
          C’est toujours un peu « facile » d’attendre que ce soit l’autre qui interprète le sens à donner à ces gestes (quitte à dire « tu as mal compris mon intention » si l’autre y voit un signe de souhait de reprendre la relation.) En ne se positionnant pas, on garde « la main »… et on garde donc la possibilité de se retirer si l’autre y réagit par une interprétation plus positive que ce que l’on souhaite réellement.
          S’il devait un jour souhaiter que votre relation reprenne, qu’il le dise clairement 🙂

          Bon courage à vous, Stéphanie !
          Je suis certaine qu’un homme qui vous ressemble plus, qui partage vos manière de penser et de fonctionner, qui peut être tout à tour wagon et moteur, qui peut exprimer son ressenti… etc.. existe quelque part et qu’il vous attend en se demandant pourquoi il n’a pas encore rencontré la femme qui lui correspond 🙂

          Amicalement,

          Véronique.

          1. Bonjour Véronique

            Oui, vous avez totalement raison.S’il souhaite construire quelque chose et se positionner pour avancer ensemble, libre à lui….;-)
            Quoiqu’il arrive, je ne regrette rien.
            J’ai vécu de bons moments à ses côtés, la gratitude comme vous dites….
            Il est tellement différent de moi que j’ai mis trois ans à le comprendre et maintenant que je vois plus clair, oui, je suis d’un certain côté soulagée de réaliser qu’effectivement tout le monde n’est pas comme moi…malgré mes bonnes intentions,ma volonté et mon amour, chacun son tempérament qui mène à chacun son chemin. Une certaine sérénité découle de tout cela et c’est une sensation étrange entre la tristesse quand même mais aussi la joie de s’être fait une raison posée, pas dans la colère ou la rancœur.
            Je vais creuser ces idées de yin et yang ; ça me semble déjà bien intéressant 😉

            Merci pour tout
            J’étais sur le bon chemin mais vos messages me font avancer avec moins d’hésitation!Merci!

            J’espère oui qu’un autre homme saura me comprendre et m’aimer dans la joie et la bonne humeur car j’ai beaucoup à donner pourvu qu’on me le rende bien 😉
            Mais bon, cela ne se trouve pas sous le sabot d’un cheval alors :
            « longueur de temps et patience font plus que force et que rage  » 🙂

            Bonne continuation ; c’est super ce que vous faites

            Amicalement

            Stéphanie

  48. Bonjour Véronique,

    Tout d’abord, merci, cela m’a fait grand bien de vous lire.

    Un merveilleux article qui pointe du doigt le système destructeur sentimental. Trop aimer l’autre pour combler un manque affectif entre bien d’autres et parce qu’on ne s’aime pas soi-même, pour ne pas se sentir rejeté et se dire que malgré l’entourage, on est capable d’aimer et de faire les choses par nous-même. Mais comme vous l’avez si bien expliqué, l’autre est un miroir qui nous met finalement pas face à lui mais face à nous-même. En respectant notre propre image, peut-être que lui parviendra à nous respecter. Pas peut-être. Sans doute. Et puis bien sûr que ce n’est pas de notre faute si la relation s’est cassé la figure, l’autre n’était simplement pas prêt à prendre en compte nos besoins et à faire face à ses propres démons. Seule solution ? Fuir pour ne plus souffrir… surtout quand il est jaloux car il manque de confiance en lui, a souffert de son passé et qu’on ne peut pas le traîner comme un boulet surtout s’il se voile la face et croit que son boulet est invisible ou qu’il noie le poisson. Le vrai amour n’a rien à cacher et ne doit pas faire souffrir.

    C’est dur mais arrivée à une croisée des chemins, il faut prendre la bonne direction.

    Cordialement.

    1. Author

      Bonjour Stella et merci d’apprécier cet article…

      Plus je lis tous les commentaires qui me sont généreusement envoyés (dont le vôtre), plus je réalise à quel point, finalement, le point de départ pour des relations harmonieuses (de quelque nature que ce soit : amoureuse, familiale, amicale, professionnelle…) est l’amour de soi-même.
      Mais c’est une notion qui est tellement galvaudée qu’on ne sait plus très bien ce que cela représente, concrètement, dans les détails de nos vies de tous les jours.
      Et nos tendances naturelles (et merveilleuses) à la compassion et à la volonté de comprendre l’autre nous embrouillent souvent l’esprit…
      Trouver l’équilibre entre l’amour de soi et l’amour de l’autre, le respect de soi et le respect de l’autre, c’est parfois compliqué et nous devons parfois être des funambules…
      J’ai récemment réalisé (grâce à une personne qui se reconnaîtra et que je remercie) que, lorsque ma petite voix dans la tête me chuchote « oh, le pauvre » ou « oh, la pauvre », c’est toujours le moment où je bascule du « mauvais » côté de ce fil de funambule vers l’oubli de moi et l’acceptation de choses que je ne devrais pas accepter.
      J’invite donc toutes les personnes qui ont posté ici à être vigilantes à cette petite voix intérieure…
      Si vous vous surprenez en train de penser « oh, le pauvre… », et donc si votre compassion s’exprime, prenez quelques instants (voire quelques heures) pour réfléchir à ce que cela implique comme sacrifice de vous-même.
      Parfois, ce sera justifié d’écouter votre compassion car certaines personnes en ont besoin… Et que cela ne vous demande pas de faire des choses que vous ne voulez pas faire au fond de vous-même.
      Parfois, votre compassion risque d’être un piège répétitif qui vous amène ou vous maintient dans une relation destructrice pour vous.

      J’en profite d’ailleurs pour citer une autre phrase très importante que m’avait dite cette même personne (que je remercie à nouveau) il y a très longtemps :

      « Incluez-vous, vous aussi, dans la liste des personnes dont vous prenez soin »

      Bel été à vous, Stella.

      Véronique

  49. Bonjour,

    J’ai lu avec grand intérêt l’article et les différents témoignages qui relatent une relation, ou début de relation qui n’aboutit pas… L’autre préférant prendre la fuite.
    Je vis cela moi aussi.
    Du côté de celui qui fuit.

    En lisant vos témoignages je retrouve un schéma destructeur auquel je suis abonné maintenant, et que je ne parviens pas à enrayer.

    Cela commence ainsi :
    Une rencontre avec une personne dont l’intérêt me flatte.
    Qu’est ce que je ressens pour cette personne? Ses attentions me touchent, j’ai l’impression d’exister, d’être digne d’amour… J’ai envie de lui rendre en affection ce qu’elle me donne en sensation d’exister.
    Nous nous trouvons des points communs, des intérêts communs, nous passons du temps ensemble…
    La personne de son côté semble passer un cap : elle se dit très amoureuse, fait des projets à long terme.
    Un véritable espoir naît chez moi, car au fond c’est ce que je souhaite ardemment. Une vie à deux, dans la confiance.
    Mais dans le même temps une paralysie commence à se manifester : une véritable paralysie de mes sentiments. L’affection, la tendresse, l’émotion que créait la personne sont bloquées. A la place prend même corps une colère, venue de très loin, et qui m’envahit. Je me sens « obligé de », « coincé », « enfermé ».
    Peu à peu je trouve des explications logiques à cette colère : elle me parle mal, elle m’impose ses décisions, etc.
    Ce qui est faux, si je parviens à être objectif.
    Je doute, je cherche ce qui cloche, j’intellectualise beaucoup et on se retrouve dans un casse tête incompréhensible.

    Une première séparation survient, de mon fait ou du sien. Souvent de mon fait.

    L’éloignement fait que ma colère, mes réaction épidermiques (j’insiste sur ceci : épidermique, quelque chose de l’ordre de la sensibilité exacerbée qui est agressée) se calment.
    Je renoue avec les sentiments du début et constate que j’aime cette personne. Qu’elle me manque.
    Mais après une nouvelle phase passionnelle, les problèmes reviennent.
    Pourtant je sais.
    Je l’avais prévenue dès le début de la relation, que j’avais des difficultés à m’engager. Je connais les causes, liées à mon enfance et qui m’empêchent d’avancer. Je sais exactement ce qui s’est passé, j’en ai parlé en thérapie, en stages de développement personnel, j’ai lu mille livres là dessus.
    Mais rien à faire, j’ai besoin d’air, j’étouffe, je ne trouve pas de répit… Elle me dit qu’elle se sent manipulée, qu’elle a peur.
    Elle ne comprend pas comment je peux être aussi insensible. Je me trouve horrible, j’ai honte de moi même. Je lui dis qu’il vaut mieux qu’on arrête, puisque je sais que je vais la blesser. Elle est du coup blessée par mon apparente désinvolture. Mais je sais, profondément, que si on continue je vais vraiment lui faire du mal. J’ai l’impression d’être un monstre.
    L’histoire se termine là, brutalement, et sans plus de contacts ensuite.

    J’éprouve certaines difficultés aussi avec la vie en groupe.
    Bien que je sois là, présent physiquement, je me sens généralement mal si l’on est nombreux et m’en vais rapidement.
    Je vis relativement seul, mes relations (amicales etc) sont pour certaines fortes, mais distendues dans le temps. Même avec ma famille que je vois deux fois par an.
    J’arbore une attitude détachée lorsque j’en parle, mais au fond je serais plus heureux d’être plus entouré.
    Le problème est que je ne le supporterais pas.

    J’identifie ce problème : celui de « trouver ma place », qui devient crucial dès que je suis en relation intense. D’exister. De vivre qui je suis. Cette question ne se pose pas lorsque je suis seul. Dès que je suis dans un groupe ou en relation amoureuse, je ressens l’angoisse de ne plus exister, d’être dissout dans les autres et je pars.

    Voilà, ce témoignage a pour but d’expliquer à ceux ou celles qui ont souffert dans ce type de relation, ce qui se passe de l’autre côté.
    Seul l’autre peut faire l’effort de changer et de juguler ses peurs, ne vous remettez surtout pas en question.
    Peut être pourrez vous éviter ainsi de futures déconvenues.

    Pour ma part je veux progresser, vraiment. Car c’est invivable.
    C’est aussi le sens de ce témoignage.

    1. Bonjour « ami du vent »…

      Je veux te remercier pour ton témoignage qui m’a touchée, je dois l’avouer. Effectivement, percevoir, comprendre le vécu de l’autre permet de mettre du sens là où l’incompréhension règne trop souvent dans ce type de relation.

      Je constate encore une fois que la souffrance est bien présente chez les deux protagonistes sans qu’aucun ne puisse véritablement qlq chose pour l’autre… si ce n’est être bienveillant avec lui-mm pour permettre à l’autre de trouver (ou non) sa place dans la relation.

      Je me permets de te dire de ne pas baisser les bras, de continuer sur le chemin que tu as pris en acceptant de te faire aider, accompagner. La route est parfois longue et il se faut être indulgent avec soi-mm. Peut-être as-tu encore des choses à comprendre, à vivre, à vérifier pour enfin être libéré de ce qui t’entrave.

      Bonne route à toi…

      Louise

    2. Author

      Bonjour « ami du vent »,

      Comme Louise, je ne peux que vous remercier d’avoir déposé votre témoignage, apportant la vision qui manquait : celle de l' »autre côté ».
      Votre lucidité met certainement du baume au coeur de tous ceux et celles qui ont vécu une relation de ce type car elle montre qu’il ne s’agit ni d’inconscience, ni d’égoïsme, ni d’aveuglement…
      Mais bien des conséquences d’une histoire, de blessures…
      Ce qui n’empêche pas de redire (et vous le dites très bien aussi) qu’en face, il ne faut pas pour autant prendre le rôle du/de la thérapeute.
      Je vous remercie également d’insister sur l’importance pour l’autre de déculpabiliser.
      Cela sera certainement un grand soulagement de vous lire… Pour de nombreuses personnes…

      Ceci étant dit, oserais-je me permettre de vous proposer quelques pistes ?

      En vous lisant, la pensée qui me vient immédiatement est que l’on se trouve face à une peur d’être envahi plutôt que face à une peur de ne pas exister.
      Cela peut paraître une nuance très petite mais je la crois importante.
      Dans la peur de ne pas exister, en général, on ne fuit pas les autres et la relation parce qu’on en a besoin pour avoir le sentiment de notre propre valeur.
      Dans la peur d’être envahi, on a surtout peur que l’autre (et donc la relation) nous fassent perdre notre identité personnelle.

      La première vient plutôt d’une blessure d’abandon…
      La seconde plutôt d’une double blessure : l’abus (pas exclusivement l’abus sexuel) et la négation (avoir été nié en tant que personnalité individuelle) … (qui sont d’ailleurs souvent associées puisque abuser l’autre, c’est aussi le nier)

      Guérir de ces deux blessures conjointes est extrêmement difficile car elles laissent des traces viscérales… Vous parlez de réaction « épidermique » et c’est effectivement bien de cela qu’il s’agit…
      Cela demande, à mon sens, une double démarche :

      – Au-delà de la compréhension intellectuelle de ce dont on est porteur (ce que vous avez fait avec le thérapeute et en lisant tous ces livres), il importe d’agir également au niveau des traces émotionnelles et énergétiques que ces blessures ont gravées en nous. La compréhension est un peu comme faire le diagnostic de l’appendicite… Après, il faut opérer sinon, le patient meurt malgré un bon diagnostic. Les limites de l’analyse intellectuelle et verbale sont celles-là : on a beau savoir d’où nos comportements viennent, on ne parvient pas à les modifier. Après cette première phase de diagnostic (qui reste essentielle, je ne voudrais surtout pas avoir l’air de dénigrer le travail fait par et avec les psychothérapeutes), il convient de passer à des outils différents, hors mental tels que la kinésiologie ou la re-programmation cellulaire…

      – D’autre part, il peut aussi être très intéressant trouver comment mettre en place des stratégies concrètes (et je ne parle pas uniquement dans la relation amoureuse) pour apprendre à oser dire « non » SANS vous sentir coupable. Quand on a peur d’être envahi, la véritable peur est surtout celle d’être abusé(e), utilisé(e). Ce qui découle principalement de la blessure d’abus ainsi que de celle de négation, c’est que l’on a une vision floue, tronquée, des limites de notre territoire, de notre bulle. Puisque l’amour que l’on recevait allait jusqu’à l’abus, nous ne savons pas bien quelles sont les frontières que nous avons le droit de défendre. Il y a une grande confusion dans notre tête sur ce que l’on a le droit d’interdire que l’autre nous fasse… On se sent le « méchant ». Et il y a toujours une grande culpabilité à dire non quant à nos limites.
      Du coup, puisque nous savons que nous n’osons pas défendre notre bulle, nous fuyons les autres à cause du risque qu’ils représentent de franchir nos frontières sans que nous sachions les défendre.
      Quand on ne sait qu’on ne sait pas dire « non », on n’ose pas dire « oui »…
      L’important est d’abord de déculpabiliser sur le fait d’être comme vous êtes (après tout, on n’a pas tous besoin d’être tout le temps entouré d’une foule de gens… certains sont plus solitaires et il n’y a pas de mal à cela)…
      Car c’est parce que vous vous sentez « le méchant » lorsque vous mettez vos limites que vous n’osez pas mettre ces limites. Et c’est parce que vous n’osez pas mettre vos limites que vous préférez fuir les autres. (Je parle ici tout autant de vos relations en général que de vos relations amoureuses).
      Les « stratégies » dont je parlais commencent par oser vous accepter comme vous êtes afin d’oser dire « pour moi, ceci est ok… mais ceci ne l’est pas ».

      Un mini-exemple pour essayer d’être claire…
      Je connais une femme qui se lève très tôt le matin… Les sorties tardives le soir ne lui conviennent pas…
      Longtemps, si elle sortait avec des amis ou de la famille, elle n’osait pas partir la première parce qu’on lui disait qu’elle était trop solitaire, rabat-joie… Alors, elle se forçait à rester… et elle n’appréciait pas la soirée.
      Ensuite, elle a souvent refusé les invitations… inventant des prétextes qui ne trompaient personne… Confirmant son côté solitaire et rabat-joie 🙂
      Depuis qu’elle a accepté qu’elle est comme cela, que c’est son rythme à elle, même si ce rythme est très différent de celui des gens qui l’entourent, elle ose dire simplement : ok je viens mais je partirai tôt… Et elle ne se laisse plus culpabiliser par les commentaires désobligeants… Qui sont d’ailleurs plus rares parce qu’elle ayant assumé qui elle est, les autres le sentent et acceptent eux aussi qu’elle est comme cela.

      Bref, cet exemple est sans commune mesure avec votre propre situation, mais il illustre comment on peut se laisser piéger par notre idée de ce qui est « bien » ou « mal » dans la sphère relationnelle.
      En vous sentant « anormal » d’être quelqu’un qui a tendance à s’isoler (et cela sans doute aussi parce que le processus de la peur de mettre vos limites n’avait pas été décodé, vous laissez la porte ouverte aux culpabilisations et il vous est d’autant plus difficile de mettre vos limites, puisque vous vous sentez le méchant qui fuit les autres.
      C’est un vilain cercle vicieux… très douloureux.
      Et surtout, qui vous éloigne encore plus de la guérison de votre peur d’être envahi.

      Au niveau des relations de couple, le processus est un peu similaire…
      Il serait bénéfique d’ identifier ce que vous pouvez accepter comme mode de fonctionnement (fréquence des rencontres, jusqu’où vous pouvez accepter l’autre dans votre intimité…etc…) et de mettre ces limites clairement plutôt que de fuir quand vous vous sentez étouffé… et après de culpabiliser… et du coup de vous sentir encore plus tiraillé et étouffé…
      Et cela serait peut-être plus clair pour la personne en face…
      Il y aurait peut-être moins de yo-yo entre deux extrêmes : le besoin passionnel puis la fuite et ainsi de suite…
      Quelque chose de l’ordre du « juste milieu ».

      J’arrête ici car j’ai déjà été bien longue.
      J’espère ne pas avoir été incompréhensible 🙂
      Et je vous souhaite sincèrement de réussir à dénouer ce cercle vicieux pour avancer vers la guérison de vos blessures et atteindre ainsi votre juste milieu à vous.

      Véronique

    3. Bonjour « ami du vent »

      En plus d’avoir déjà remercié Véronique pour toute l’attention qu’elle apporte à nos témoignages, je souhaitais vous remercier également pour le votre. Effectivement, vous qui vivez intérieurement la position inverse de bien des commentaires, il est très bon et utile pour vous comme pour nous de lire tout cela. Cela nous permet de peut être mieux comprendre l’autre qui souffre aussi si ce n’est plus d’ailleurs….J’admire sincèrement votre courage d’écrire et de vouloir avancer. Vous êtes sur un chemin complexe mais qui en vaut la peine. Tous vos efforts seront récompensés si vous persévérez et je vous le souhaite sincèrement. Merci encore d’avoir osé témoigner ; je sais que ce n’est pas forcément ce qu’il y a de plus simple. Bonne continuation

  50. Merci infiniment, Louise et Véronique, pour votre bienveillance.

    J’ai été de plus extrêmement ému en vous lisant, Véronique, car vous avez instantanément compris ma situation.
    La blessure initiale est en effet double et telle que vous la supposez, et bien qu’ayant travaillé dessus depuis des années, bien que parfaitement conscient des faits, j’en ressens toujours les effets.
    Cependant en vous lisant le mot « invasion » a résonné très fortement. Tant physiquement qu’émotionnellement, c’est ce que je ressens et qui me paralyse lorsque je suis en relation (c’est vraiment physique, je peux devenir tout raide, ne plus prononcer une parole et ressentir une véritable gêne respiratoire. En général la personne s’en aperçoit, me demande si ça va, je dévie son attention avec une plaisanterie puis me sens coupable de ne pas être détendu…).

    J’ai découvert la kinésiologie il y a deux semaines, et vous en parlez à votre tour… Coïncidence?
    Il y a des années de cela je supportais mal qu’on me touche (pratique, dans une relation amoureuse !), chose que j’ai réussie à circonscrire à l’aide de séances de massages. Poursuivre ce travail sur le corps m’apparaît soudain évident.

    J’ai essayé l’hypnose avec un hypnothérapeute réputé, et bien que les séances m’aient laissé l’impression d’avoir laissé chez lui des valises de problèmes (littéralement !) je n’en vois pas aujourd’hui les effets sur ma capacité à vivre une relation.

    Effectivement la culpabilité et le flou quand à mes limites est quelque chose que je vis depuis toujours. Avec le temps et le travail sur soi j’ai appris à mieux me connaitre, mais face à la présence de l’autre je ne sais plus…
    Dire non a toujours été un problème sans fin, vous avez vu juste.
    Et lorsque j’y parviens c’est dans la fuite, ou bien dans la colère, à force d’avoir laissé dépasser mes limites sans pouvoir réagir.
    Evidemment l’autre en face ne comprend pas ce qui se passe, alors que depuis des mois je semble heureux de « partager » tout ce qu’il a envie de faire.
    Et je me sens coupable de n’avoir pas su gérer mes émotions, et de blesser la personne.
    Cercle vicieux.

    En repensant à mon parcours je constatais hier que l’incapacité à s’engager était présente dans presque chaque aspect de ma vie : professionnel (j’ai toujours refusé le CDI, croyant trouver une liberté dans l’intermittence), affectif, familial (je vis loin de ma famille et étouffe dès que j’y retourne), amical…

    Je me sens vaguement honteux de m’étaler ainsi sur votre blog, je crois qu’initialement le fait de témoigner était autant pour montrer ce qui se passe chez l’autre, que pour poser un acte de volonté : avancer.

    Merci infiniment pour votre sollicitude.

  51. Author

    Bonjour « Ami du vent »,

    Tout d’abord, il n’y a pas de quoi vous sentir honteux de laisser votre témoignage… Cette page est faite pour cela et si je ne désirais pas qu’il y ait des commentaires, il me suffirait de supprimer cette option sur mon site 🙂
    D’autre part, vos propos apportent une réelle plus-value au débat et bénéficieront donc à tout le monde et je vous en remercie.

    Je suis heureuse d’avoir pu vous être utile en pointant du doigt cette peur d’être envahi… Peut-être que ce nouvel éclairage vous permettra d’avancer vers la prochaine étape.

    Ce travail au niveau du corps énergétique est, à mon avis, effectivement la prochaine étape… La kinésiologie est une piste intéressante… La re-programmation cellulaire pourrait suivre également car elle est également un outil puissant.

    Comme je l’écrivais hier, il y a lieu également d’accompagner ce travail énergétique d’une forme de coaching qui vous permettrait d’apprendre à dire « non ».
    Ce fameux « non » est très difficile à dire quand il y a eu une blessure d’abus parce qu’au fond de soi, on a vraiment intégré que dire « non » est le signe de notre « méchanceté ».
    La comparaison que je vais faire est un peu outrancière mais elle explique bien les choses (les caricatures aident à comprendre le « fond » du message).
    C’est donc comme dans le viol où la personne qui viole dit à l’autre « Si, si tu aimes cela » ou « Laisse-toi faire ! »
    Dans la blessure d’abus, c’est la même énergie : l’adulte abuseur fait croire à l’enfant que, pour être gentil et être aimé il doit impérativement se laisser faire.
    (je répète que je ne parle pas uniquement de l’abus sexuel mais bien de l’abus de pouvoir sous toutes ses formes).
    Du coup, l’enfant intègre dans toutes ses cellules que, s’il ne se laisse pas faire, il est le « mauvais » et ne sera plus aimé.

    C’est à cause de cela que c’est si difficile de dire « non » et que l’on préfère alors fuir la relation plutôt que de ne pas réussir à dire non et être encore abusé.

    La première étape pour créer en soi la capacité de dire non est d’être attentif à ce qui se passe dans son propre corps…
    Souvent, lorsque quelque chose ne nous convient pas et que l’on a l’impression de risquer d’être à nouveau abusé (et même si ce n’est pas l’intention de l’autre), on ressent quelque chose dans son corps : par exemple, un noeud au niveau du plexus solaire…
    A chacun d’identifier son propre signal, son baromètre corporel.

    Il convient alors, lorsque l’on reconnaît ce signal physique, de simplement dire quelque chose comme : « Laisse-moi un peu de temps pour y réfléchir et je reviendrai vers toi lorsque je pourrai te répondre. »

    Cela nous permet de faire une « pause » qui laisse le temps à l’émotion de s’apaiser.
    Car, il faut savoir que, lorsque l’on est touché dans nos blessures d’enfance, le stress que cela occasionne nous paralyse (l’adrénaline intense générée par ce danger provoque une diminution du diamètre des artères sanguines et donc, notre cerveau est beaucoup moins bien irrigué et alimenté en oxygène. C’est ce phénomène qui fait que, lorsque ce danger émotionnel survient, nous devenons un peu « idiots », incapables d’avoir la bonne réaction… )

    En se permettant cette pause avant de répondre, nous permettons à l’adrénaline de diminuer (et on peut aider cela en prolongeant la phase expiratoire de notre respiration).
    Notre cerveau peut alors être à nouveau correctement irrigué…
    Et nos capacités à réfléchir posément reviennent.

    Il est possible alors d’évaluer plus sereinement si la demande de l’autre nous convient ou pas…

    Après avoir pris ce délai de réflexion (dont la longueur est à adapter aux situations), on peut alors revenir vers l’autre avec une réponse adaptée à nos réels besoins… : Cela me convient, cela me convient avec cette nuance-ci… Ou, cela ne me convient pas…

    Si on y parvient, il faut essayer d’éviter toute forme de justification… car la justification montre que l’on se sent coupable et si l’autre est de type « abuseur », il/elle sentira que le doute existe et cherchera la faille pour nous convaincre d’accepter quand même. (Par contre, face à des personnes qui ne sont pas du type « abuseur », on peut alors s’expliquer un peu plus.)

    Un de mes amis coach a dit un jour : « Je n’ai pas envie est un argument »…
    Et je pense que c’est vrai…
    Vous devez vous autoriser à penser que si vous n’avez pas envie, c’est un argument suffisant qui ne nécessite pas de justification.
    Après, on peut faire le tri entre les gens qui respectent nos « je n’ai pas envie » et les autres personnes qui cherchent à nous convaincre que nous avons quand même envie…

    L’image qui m’aide beaucoup c’est d’imaginer que les autres sont comme des enfants qui veulent un bonbon et qui cherchent les moyens divers d’y parvenir…
    Imaginer cela permet déjà d’atténuer l’impact émotionnel que cela a sur moi quand quelqu’un essaie d’obtenir de moi quelque chose que je ne veux pas donner… Je me sens moins en danger d’abus et cela me permet de mieux voir les ficelles que l’autre essaie d’activer.

    Ce travail d’apprentissage à dire « non » demande beaucoup de pratique… Parfois, on y arrive, parfois on n’y arrive pas…

    Je vous souhaite de tout mon coeur de bien avancer sur ce chemin !

    Et n’hésitez pas à revenir…
    Vous êtes le bienvenu.

    Amicalement,

    Véronique.

  52. Chère Véronique,

    Vos paroles me font l’effet d’un baume apaisant.

    J’avance dans la vie avec la sensation d’être un danger public pour celle qui souhaite entre en relation avec moi, comme si au fond de moi se cachait un monstre qui lui sauterait dessus à la première occasion, sans que je puisse le contrôler.
    Cela renforce encore plus ma difficulté à me laisser aller dans une relation.
    Dr Jekyll & Mr Hyde…

    En y repensant, depuis pas mal d’années je ne fais que traiter les
    conséquences de la double invasion dont j’ai été victime enfant.
    Il y a d’abord eu le temps nécessaire pour aller exhumer le problème, le temps de l’accepter (psychothérapie, stages), le temps d’évacuer la honte qui va avec (très long) puis il faut « opérer », comme vous suggérez, mais je pense que je n’ai pas encore trouvé le bon traitement.
    La sensation de viol est littéralement incrustée dans ma peau et mon corps, car je ressens ces noeuds dont vous parlez au niveau du plexus solaire, (ça m’est arrivé d’aller jusqu’au vomissement), et cette sensation d’être complètement idiot et paralysé m’est malheureusement familière.

    Je n’avais pas pris conscience (ou volontairement tenu à l’écart) l’importance du travail sur le corps et vais m’y atteler.
    Pouvez vous me conseiller un(e) kinésiothérapeute sur Paris?
    Et quel est ce travail de reprogrammation cellulaire que vous mentionnez ? J’ai la sensation qu’il faut que je le fasse aussi. L’idée d’être indigne d’amour et mauvais si je dis non est tout à fait présente en moi.
    Enfin je sens qu’il faut que je fasse sortir toute une immense colère accumulée depuis que je suis enfant, dirigée contre les deux personnes qui m’ont abusé, et qui explose parfois mais pas forcément à bon escient. Auriez vous un conseil là dessus?

    Je suis tellement admiratif de ces couples engagés que je croise, et qui semblent détenir un secret qui m’échappe… Jusqu’ici j’ai souvent masqué cette admiration par un dédain de façade, bien commode pour éviter d’avancer.

    Je vous remercie de vos conseils avisés et de votre grande générosité.

    1. Author

      Pour une kinésiologue à Paris : voici : http://www.votre-kinesiologue.fr

      Je ne connais pas cette personne directement (j’habite en Belgique) mais une de mes amies qui habite Paris va la voir et en est très contente.

      La re-programmation cellulaire est une manière de modifier les traces laissées dans les cellules par des traumatismes et des blessures.
      Il y a plusieurs manières de le faire…

      Voici une explication de la méthode Larroche (mais qui n’est pas la seule méthode)
      http://www.consoglobe.com/analyse-et-reinformation-cellulaire-accelerateur-de-guerison-partie-1-cg

      Et une autre méthode (avec une liste de praticiens sur Paris) :
      http://www.ecoledememoirecellulaire.fr/wp/annuaire/annuaire/

      Par rapport à la colère, je pense que votre intuition est juste… et que ce serait mieux de la faire sortir de manière « sécuritaire ».
      En Belgique, certains thérapeutes proposent des séances où les personnes peuvent taper sur des coussins (avec un outils spécial pour battre les tapis) en criant « NON »
      Là, j’avoue que j’ignore s’il existe un thérapeute de ce type aux environs de Paris.
      Mais peut-être qu’en cherchant un peu.
      Ou peut-être un sport de type boxe avec punching ball…

      En tout cas, soyez indulgent et ayez de la compassion pour vous-même…
      Vous n’êtes pas un « monstre » (d’ailleurs, les vrais « monstres » ne se posent même pas la question et pensent qu’ils sont des gens très bien).
      Vous vous posez les bonnes questions, vous êtes déterminé à avancer, vous affrontez les étapes avec courage…
      Je vous tire mon chapeau parce que ce n’est pas le cas de tout le monde !

      Belle journée à vous et très amicalement,

      Véronique.

  53. J’ai déjà fait pas mal de boxe pourtant …
    Mais je savais pas pourquoi.

    Merci infiniment pour votre disponibilité et vos conseils.
    Très belle journée à vous !

  54. Bonjour à Toutes et tous et bonjour Véronique,
    comme d autres je me sens concernée a la fois par la souffrance de le subir et a la fois par le fait de le ressentir

    moi : 2 enfants , pas trouve l élu de mon coeur depuis 9 ans ou alors a chaque fois je me plante ( +7 avec le père de mes enfants)

    Lui : 1 histoire d amour à travers l océan vers 26 ans, il a mis 3 ans à la rejoindre en se voyant qu’une fois entre puis est revenue au bout de 4 ans de mariage, elle est reste la bas n’a jamais suivi .. ensuite 6 ans d abstinence puis il rencontre une femme du Magrheb dont il tombe amoureux ( elle 26 lui 41 ans ) 4 mois ou ils ne partagent que peu mais amoureux, il veut l aider, elle veut pas il est pas divorce, elle accepte pas, ça se finit .. Il l idéalise pendant 1 an et me rencontre

    On est ensemble depuis 6 mois, il est très métro boulot dodo et ses copains, on ne se voit que le dimanche et lorsqu il est possible de se voir plus il ne s organise pas, il a du retard sans cesse (2h a chaque fois) comme je lui demande de me faire une place il se sent comme si je voulais l’étouffer alors que je voudrais juste qU IL ME DONNE UNE PLACE comme un homme amoureux.. par contre quand on se voit c est toujours agréable mais c ‘est moi qui proposes tout , je suis le moteur ou en ai la sensation et je m épuise, car j ai 2 enfants je recherche un nouveau travail, j’essaie de trouver une nouvelle vie qui me fait peur suite a des harcelements pro …

    Au bout de 4 mois je découvre qu en fait il idéalise toujours son ancienne et que moi je suis a ses yeux réelles.. mais je dois attendre qu un jour il m aime .. la on est a 6 mois et c est toujours pareil ….il me dit elle m aimait , elle m aimait, elle m aimait , mais toi tu es réelle et elle est juste une idéalisation ….
    il me dit que suis un ange a qui on voudrait s’accrocher mais qu il fuit , il me dit qu avec moi il a jamais fait autant qu avec les autres, qu’il aime ses w e avec moi mais quand je ne suis pas avec lui c’est comme si je n’étais pas la ( et pourtant il m appelle et essaie de m ecouter puisqu il semble s adapter)
    J’ai l impression d’être dans une bulle ou je vis des moments magiques et en même temps dans une grande solitude ou rien ne me rassure puisqu il ne fait pas d effort sur ses activites et ou ELLE EXISTe d autant qu il n’est toujours pas divorce de la premiere et que si il divorcait peut etre que ca permettrait a la seconde de dire oui .. mais bon faudrait aller la récuperer… et moi je suis toujours et encore REELLE et a ses mots ça lui ferait mal de me perdre,il voudrait que j’attende ainsi, attendre quoi j’ai l impression d être aimé a moitié!!!! et je ne sais pas si c’est du à la situation ou a moi qui en demande peut etre de trop.
    Cet homme voudrait s’engager à ses dires, fait tout comme si dans ses paroles, donne l impression de s’engager, mais dans les faits j ai tout le temps l’impression qu il est ailleurs sauf quand on est ensemble …
    Il dit tenir a moi que ça lui ferait mal de me perdre mais il pense a une autre femme qui en devient presque imaginaire !!!

    Que dois je comprendre de tout cela ? peur de l engagement ?
    que dois je comprendre sur moi , et que puis je faire aujourd’hui ?
    je lui ai dis que pour continuer il fallait qu il arrete parce que cela me faisait souffrir .. la il est en reflexion sur lui meme .. et moi aussi , mais j ai mal car j ai des sentiments ca me fait mal de le perdre , ca faisait 2 ans que je n arrivais pas a m ouvrir a un homme et quand je le fais c’est rebelotte…. Pourquoi alors que ca pourrait bien se passer c’est ainsi? alors qu il semble y avoir du positif quand on est ensemble c’est ainsi?

    est ce trop lui demander d adapter son emploi du temps lors des vacances scolaires sur 2 ou 3 jours pour 1 mois entier pour etre avec moi ou est ce du tout simplement a cet amour impossible qu il a dans la tête? et si il a garde cet amour impossible serais ce cette peur d engagement?

    j’ai mis un ultimatum pour me retrouver mais je m’attendais pas a ce que cela me fasse mal ainsi, je voulais peter la bulle pour que tout soit reelle et pouvoir avancer…

    1. Author

      Bonjour Génie Jinny,

      Votre histoire semble un peu différente de ce que l’on peut vraiment appeler la peur de l’engagement.
      Cela ne veut évidemment pas dire que c’est moins douloureux…
      Je pense que la problématique de votre ami se situe plutôt dans le décalage entre l’imaginaire et la réalité (vous en parlez d’ailleurs vous même).
      Certaines personnes éprouvent des sentiments beaucoup plus intenses par rapport à une histoire fantasmée que par rapport à une histoire se vivant dans les aléas de la vie réelle.
      Le désir de l’autre (sous toutes ses formes) se nourrit alors beaucoup plus de la distance que de la proximité, de l’incapacité à avoir ce que l’on veut que de la satisfaction d’avoir trouvé un(e) partenaire idéal. Comme les enfants qui ne jouent pas avec leurs jeux mais désirent ceux qui sont chez leurs amis.
      Certaines personnes sont toujours insatisfaites de ce qu’elles ont et brûlent de désir pour ce qu’elles n’ont pas.
      Quelque part, nous avons tous un peu tendance à être pareils et c’est tout un travail de maturité que d’apprendre à savourer ce que nous avons et de ne pas attendre de le perdre pour réaliser combien c’était précieux.
      Il semblerait que votre ami n’en soit pas encore arrivé là…
      L’ennui, quand on subit ce genre de situation, c’est que la seule solution pour devenir précieuse aux yeux de l’autre serait de lui échapper…
      « Suis-moi, je te fuis, fuis-moi, je te suis… »
      Mais on risque de perdre beaucoup d’énergie dans ce type de stratégie : avoir l’air de se détacher pour que l’autre réalise ses sentiments. Honnêtement, je ne la conseille pas…
      Parce que ce serait baser la relation sur une sorte de mensonge… et établir des modes de fonctionnement qui vous piègeraient dans l’obligation d’avoir l’air indifférente pour conserver son amour.
      Mettre un ultimatum (même si, souvent, ce mot-là a des connotations négatives) était certainement une bonne idée…
      A un moment donné, il faut se respecter soi-même suffisamment pour signaler à l’autre que l’on ne souhaite plus continuer comme cela.
      Mais, évidemment, cela fait très mal…
      En attendant qu’il se positionne (vous, la femme réelle OU elle, la femme fantasmée), ce serait certainement intéressant de chercher quelles sont vos propres croyances, vos propres blessures qui font que vous êtes dans ce genre de relation…
      Peut-être qu’une autre femme voyant le non-investissement de cet homme, aurait rompu très vite…
      C’est qu’il y a peut-être quelque chose en vous qui fait que votre réflexe de « fuir » n’a pas été très actif…
      Attention, je ne souhaite absolument pas que vous croyiez que je souhaite vous culpabiliser…
      Mais, bien souvent, quand on entre et que l’on reste dans une relation peu satisfaisante (voire négative), c’est qu’une partie de nous vibre plus pour ce genre de personne…
      Peut-être que, vous aussi, dans une moindre mesure, vibrez plus pour quelqu’un qui vous échappe que pour quelqu’un qui serait à vos pieds…
      Pourrait-il y avoir une forme de miroir entre vous et lui ? C’est souvent le cas dans les relations amoureuses…
      Ou auriez-vous des blessures passées qui vous feraient penser que vous ne méritez pas de recevoir un amour sincère et entier ?
      Et que ces blessures vous font rechercher exactement la personne qui peut rejouer ce scénario (j’ai écrit deux articles à ce sujet : http://veroniquebaudoux.com/tous/les-7-blessures-qui-risquent-de-faire-echouer-vos-relations-amoureuses/ et http://veroniquebaudoux.com/tous/votre-choix-amoureux-se-fait-il-vraiment-par-hasard/ )
      Cela vaudrait certainement la peine de « profiter » de ce temps de réflexion pour creuser de ce côté-là…
      Je ne dis pas que cela sera moins douloureux mais ce sera une autre douleur…
      Plutôt qu’être impuissante et subir ce que l’autre impose, vous reprendrez le pouvoir sur votre vie…
      Car en comprenant pourquoi, vous pourrez trouver comment ne pas reproduire et avancer vers votre transformation.
      Et devenir capable de créer une relation bien plus épanouissante, avec lui… ou avec un autre…
      Bon courage à vous !
      Véronique

      1. Chère Véronique,

        ses explications et les vôtres sont tombés (presque) au même moment,et, je me suis aperçue que l’on pouvait croire en une problématique qui peut sous certains regards avoir quelques symptômes communs mais qu’en fait cela ne l’était pas.
        Cela donne à réfléchir sur soi. car on peut ainsi avec ces croyances faire plus de mal que de bien

        J’irais lire ce que vous me conseillez

        Concernant mon affaire, en effet, j’ai trainée par peur , par dépendance , parce qu il est quelques fois plus facile de poser son fardeau sur le dos d’un autre espérant qu’il le porte que de le porter nous même, mais lorsque l’on connait mon histoire c’est en moindre mesure, car auparavant j’étais souvent reste alors que j’étais vraiment plus malheureuse que cela.
        Lorsque je vous ai raconté cela hier, je me suis relu et je m’en suis rendu compte que je parlais peut-etre de peur mais que je parlais peut-etre plus de la mienne, la peur de mal m’engager, vue que je n’avais pas eu le courage très vite de lui dire non ça ne me convient pas tu n’es pas assez présent et attentionné… et pourtant il l a quand même été sous d autres formes plus téléphonique sauf copain oblige ou autre ou autre.

        Je crois avoir des tendances un peu HP, je m enflamme vite peut-etre fusionnelle alors m’en voulant d’être ainsi je la compense en acceptant des trop qui dans mon passe ont ete dangereux, il faut que cela arrive plusieurs fois, que je me sente affaibli pour réagir et DIRE NON STOP JE M AIME et JE N ACCEPTE PLUS et là il faut faire place au possible abandon qui est extremement douloureux chez moi mon papa etant decede quand j avais 11 ans et ma maman s’étant perdu en chemin …

        L’engagement c’est risquer l’erreur et risquer l abandon pour moi. je comprends que cela puisse etre effrayant mais en meme temps dans mon passé , j’ai vecu une merveilleuse histoire ou du plus profond de mon coeur je l’aurais epousé et qui s’est vite fini en me brisant le coeur, de la j’ai recommence toutes ces errances acceptant trop en particulier de dépendants alcoolique mais dont je me suis aussi sortie en disant STOP. donc je comprend quand meme de mes erreurs et lorsque je les refais c’est toujours de moins en moins longtemps …
        je n’arrive pas à me contenter de réagir juste sur un instant il faut que je sois sûre moi même d’avoir compris pour ne pas perdre quelqu un de bien par mes propres peurs…

        En disant cela je me sens proche de ceux qui ont peur…

        Quant à lui, ses explications m’ont eclairée… et cela m’a fait du bien , un peu trop enthousiaste alors j’ai l’impression que tout va devenir possible, j espere garder ce sentiment ou en tout cas vivre le temps d’attente sereinement sans me blesser…

        Il a adore vivre avec sa premiere epouse, il est revenu en France mais elle ne l’a pas suivi, il a commence par preparer son retour et s’est enferme dans son travail pour ne pas resentir sa solitude , il a continue a s’enfermer dans son travail dans l attente de son retour etn’osait vivre s’interesser a son appartement sans elle , il dit lui meme qu’il ne fait que peu de choses seul d’ou le fait qu’il dit oui a tout ses amis , qu’il ne prend pas le temps de s organiser il cOMBLE LES VIDES.
        Quand la 2eme cherie est arrive il avait tellement attendu que sa femme revienne qu il s’est lache apres avoir decide de divorcer et a tout transfere, mais leur histoire a ete eclair , elle recherchait du travail et n’avait pas le besoin de partager affectivement donc elle n’a pas forcement ressenti ce que j’ai ressenti jusqu au jour ou elle a dit mais non stop ca ne me correspond pas et elle est partie , lui n’a rien compris et est reste sur cette histoire fantasmé… Il dit lui même que sa raison lui donne les explications mais son coeur n’accepte pas… cela voudrait il dire apprendre a équilibrer sa vie seul que d’accepter cela ???

        il dit avoir des sentiments pour moi mais il n ose pas les ouvrir.. comment le pourrait il puisque son fantasme est là… il attendrai donc que je porte tout sur mes epaules ? mais je ne le veux pas , par contre le soutenir oui , car il communique avec moi et ça, ça me touche, me rassure

        voilà alors ce que je lui ai proposé…
        j’ai eu raison de lui dire tu dois revenir à la réalité sinon tu me perds, tu dois choisir , te regarder , t’occuper de toi même.
        pendant 3 semaines nous ne nous verrons pas physiquement mais nous pourrons communiquer, parce qu il semblerait que cela nous fasse mal a l’un et a l’autre de ne pouvoir garder un lien non pas amical mais de l ordre du sentiment.
        A lui de se donner les moyens de réorganiser sa vie et d oser vivre des moments seul à lui et non de les combler par moi ou ses amis , mais de les vivre et d essayer d’y trouver du plaisir.

        Moi de mon côte j’ai repris mon fardeau et j’ai decide de l’affronter je me sens enfin prête depuis le mois de janvier ou le licenciement approchait…
        J’avais depuis 3 ans mis mon travail comme garde fou face aux hommes , pour ne plus sombrer.
        Avoir vécu le pire dans mon emploi m’a complètement chamboule et je ressens une peur de l engagement quand a une profession que j espérais combler par l affectif peut-être

        Se positionnera t’il pour moi, pour elle ?
        Saura t’il s’assumer?
        Que se passera t’il dans 3 semaines?
        Dans tout les cas , je peux moi aussi les utiliser a bon escient pour me stabiliser aussi… J’avais peur de lui ou qu il m’enferme, Aurais je encore peur?
        Saurons nous exister avec complicité?
        Je crois que moi aussi je serai plus forte après ce temps pour savoir si cela me convient ou non et dire au revoir s’il le faut. mais je ne veux pas dire au revoir juste par peur mais pas conviction enfin si il le faut…

        1. Author

          Re Bonjour Génie Jinny,

          Je n’ai pas grand chose à ajouter à ce que vous écrivez… Je pense que les démarches que vous avez décidé d’entreprendre sont saines et parfaitement adéquates.
          On ne peut évidemment pas savoir comment il réagira…
          Soit votre fermeté inspirera son respect et la crainte de vous perdre lui permettra de sentir ses sentiments pour vous…
          Soit il en aura peur et aura envie de fuir (quitte à vouloir garder votre amitié : et l), ce sera à vous de voir si cela vous convient ou pas).
          Mais, quoi qu’il se passe dans 3 semaines, comme vous le dites, vous sortirez plus forte de vus être respectée…
          Et vous avez également raison de penser que ce sera bien plus constructif pour vous de ne pas avoir rompu par peur mais bien après avoir vérifié qu’il n’y a pas moyen de faire autrement.
          Je vous souhaite le meilleur (et n’hésitez pas à venir nous donner des nouvelles dans 3 semaines)
          Véronique

          1. Bonjour Véronique, Bonjour à Toutes et Tous,

            les 3 semaines (et plus) sont passées … et je vous retrouve ici pour essayer de vous situer le résultat…

            Je dois dire que ces 3 semaines ont été assez difficile pour moi, bien que j’en ai été à l’origine, et bien que même si difficiles elles m’ont fait du bien également.

            D’une part je les ai demandé, comme vous le savez, car en effet, il me semblait anormal de construire un couple avec un homme encore plongé dans son passé.
            et d’autre part, du à ce fait ou à lui même , avec un homme qui ne s’investissait pas.
            (rappel : Il s’interessait à mes problèmes de boulot, à ce que je lui racontais le soir, l’ecoute semblait présente, LE SOIR AU TELEPHONE, quoi que … il etait toujours aimable et proposait facilement de me payer une entree ici ou là mais, je remarquais beaucoup d’inattention dans ce que je lui racontais, un malaise quant à savoir entrer en relation avec mes enfants, et il ne se donnait pas beaucoup la peine de venir hors dimanche, même s’il en avait l’occasion, comme si sa vie, ses amis, son boulot semblaient lui suffir, comme si il ne pouvait / voulait s’organiser autrement pour nous trouver de l espace de vie, moi j’avais l’impression d’être la cerise sur le gateau et de vivre un moment de « couple » dans une bulle dominicale UNIQUEMENT,…)

            Donc durant ces 3 semaines, je me suis attachee à couper la sorte de dépendance qui me liait à lui, à essayer de comprendre le pourquoi je suis restee alors que vraisemblablement je sais que je souhaite un homme attentionnée qui ait envie de partager et de nous soutenir mutuellement et d’un homme qui se donne les moyens de son intéret pour moi ou ce que nous pourrions construire…

            Quant à lui …
            La première semaine , il m’envoyait des messages de temps en temps, qui etaient dépourvus de sentiments , resultat j’ai bloqué ses messages car ça me faisait plus de mal que de bien de resentir tant d eloignements…
            apres le 1er w e il m’avouait que ce fut un peu difficile et qu’il etait nostalgique des bons moments …
            la semaine suivante, nous nous envoyames mails sur mails via les réseaux sociaux au point qu une tension montait en moi …
            dès qu’il sentait que je m’eloignais il m’envoyait des messages plein d’amour et dès que je les attendais c’etait à nouveau d’une froideur douloureuse.
            A la fin du second week end, j’ai explose et nous nous parlâmes au telephone …
            résultat il me dit ceci :
            Il avait le sentiment que nous etions fait pour etre ensemble, mais qu’il lui manquait des projets et de la passion, qu’il avait l’impression de ne vivre que dans une « bulle » et que les 60 km qui nous separe etait un peu loin que s’aurait ete mieux que j’habite à cote de lui.
            Quand je lui ai rappele qu’il pouvait aussi arrangé son emploi du temps pour trouver des solutions et respecter ses horaires, ca semblait le vexer!
            A ce moment j’avais l’impression qu’il n’y avait pas d’amour, pas d’envie juste du desir de facilité, etre à sa disposition !!!
            Je pense que même si j’avais habité la-bas j’aurais ressenti la meme chose puisqu’il aurait pu faire tout comme il voulait lui, que je sois dispo comme ca l’aurait arrangé, mais l’aurait il plus été en fonction de moi ?? le doute s’installait !!!
            Je me rendais compte qu’il ne m’aimait pas mais que j’etais juste une présence !!!! mais le fait de me dire qu’il tenait quand meme à moi me perturbait , donc nous avons poursuivi la derniere semaine dans un plus grand silence ….
            Dans ce presque silence je lui revelais que j’etais en colere et que sans bonnes raisons de sa part je m’eloignais.
            Le resultat fut un long message à nouveau, m’expliquant qu’il se rendait compte qu’il avait une attitude egoiste et immature et qu’il se remettait en question pour NOUS, mais il dit aussi que enfermé dans son idealisation, il croyait à l’amour dont je parlais mais qu’il devait se forcer pour sortir de cet etat d' »enferemenet interieur », il me disait que « je pouvais etre celle qui… »
            De là je me suis demandee s’il ne se forcait pas à etre avec moi !!!!!
            Fin des 3 semaines : avant de nous retrouver et de faire le bilan de tout cela … il ne montrait que peu d’enthousisme à ma venue, restant tres froid, j’etais donc tres angoissee, me demandant à quoi cela servait de se retrouver pour une telle froideur !!!

            Les retrouvailles ont ete plutot extra ordinaire , pleine d’amour, d’attention , de bien etre de tendresses et de complicités …
            il m’a offert une rose blanche avec un liserai rose foncé me disant que pour le moment elle etait ainsi mais qu’elle pouvait devenir rouge … il avait change physiquement, fait du sport perdu un peu de poids et etait plus organisé, nous avons egalement parlé mais peut etre aps en profondeur , intimide ( en tout cas pour ma part ) par ce break …

            Aujourd’hui une semaine et un WE de plus sont passés…
            Il me dit se sentir plus proche de moi, plus complice, je n’ai rien à lui reprocher.
            mais je suis egalement differente, plus tendre oui , plus caline, mais moins passionnee aussi, plus angoissée, je ne sais plus s’il en vaut la « peine » ou pas!!! quels sont les limites que je dois accepter?
            Entre la peur de me pieger par mon reve d ideal ou un amoureux arriverait dans ma vie attentionné envers moi et mes enfants , capable de s’investir dans ma vie , sans rien lui demander avec de l energie , du pep’s et de l’amour et le fait de savoir que rien n’est ideal , et que l amour s’est aussi des concessions , mais lesquelles ???
            vois quoi j’avance aujourd’hui ?

            Je ressens a la fois les souffrances d’abandon et de trahison en moi, et il me semble que chez lui c’est un peu la même chose, il a tendance à aimer controler, moi aussi sans doute mais je suis plus une energie vive et lui dans une attente…
            Certains amis me disent qu’une histoire d’amour doit etre simple que si on se pose des questions faut pas continuer , d’autres qu’il faut prendre le temps…

            ET MOI Dans tout ça ?? comment m’ecouter tout en etant attentive à la difference et ne pas réitérer les erreurs du passé ( à savoir trop en accepter)? comment m’engager avec cette angoisse , ces doutes à l’intérieur ???
            Pourquoi certains y arrivent tellement plus facilement que moi ???

            Voilà ou j’en suis aujourd’hui chere Véronique.

            Je vous souhaite une très bonne journée

          2. Author

            Bonjour Génie-Jinny et merci de nous tenir au courant,

            Tout ce que vous écrivez me semble plutôt positif : visiblement, cet homme a une part de lui-même qui souhaite avancer… Mais, visiblement, il ne sait pas vraiment comment faire.
            C’est peut-être à vous de lui montrer le chemin…

            Entre la peur d’être piégée par un rêve d’idéal et vouloir faire des concessions tout en ayant peur de se laisser maltraiter et de trop accepter, il y a un équilibre à trouver.
            Cet équilibre, je l’appelle « Le milieu du pont »
            Il s’agit d’identifier nos besoins essentiels et de les exprimer clairement à l’autre. Puis de voir ce que l’autre peut (ou ne peut pas donner). Et de demander à l’autre de faire pareil : identifier ses besoins et voir ce que nous pouvons donner ou pas.
            Pourquoi ne pas essayer d’identifier pour vous le minimum indispensable à recevoir ?
            Au besoin, faites en une liste. Prenez le temps de chercher ce qui est essentiel pour vous : combien de rencontres par semaine , quelles attentions précises vous avez besoin de recevoir par rapport à vous et par rapport à vos enfants.
            Car, attendre de l’autre qu’il sache ce que signifie pour nous être attentionné est souvent source de déception : l’autre ne peut pas savoir/deviner…

            Quand vous connaîtrez mieux vos besoins essentiels, quand vous pourrez les lui expliquer, faites-le avec délicatesse : « Voici ce dont moi j’aurais besoin très concrètement. Penses-tu que cela serait possible pour toi ? Et si tout n’est pas possible pour toi, jusqu’où peux-tu aller ? »

            Vous semblez être tous les deux des personnes blessées et qui ont peur.
            Il est donc important de pouvoir exprimer à l’autre avec délicatesse de quels « sparadraps » nous avons besoin. Tout en lui montrant que nous pouvons aussi mettre des « sparadraps » sur ses blessures s’il nous indique lesquels.

            Être moins passionnée n’est pas un souci parce que la passion habituelle est celle qui naît de l’illusion que l’on se fait sur l’autre… Par contre, essayez d’être moins anxieuse… Et cela sera possible justement si vous parvenez à mieux identifier et expliquer vos besoins fondamentaux… Lui donner le « mode d’emploi » l’aidera peut-être à avancer vers vous.

            Continuez à avancer pas à pas et observez ce qui se passe sans vouloir trop vite savoir si c’est le « bon »… Car, de toute manière, ce chemin vous fait avancer vous dans votre propre travail sur vous-même… Et c’est toujours un cadeau que la relation vous aura apporté.

            Amicalement.

            Véronique.

  55. Bonjour Stéphanie,

    je n’avais pas vu votre commentaire… je vous remercie infiniment.
    Cela fait du bien de recevoir des encouragements, car le chemin est compliqué et j’ai plutôt l’habitude qu’il se finisse dans la solitude.
    Je me permets juste une remarque à propos des dernières attentions que vous mentionnez de la part de votre compagnon : j’ai ressenti cette peur lorsque l’autre s’éloigne, épuisé par mes incessants allers retours, et cette peur de perdre la personne anihilait temporairement la sensation d’être envahi. Du coup ressortait mon « bon côté » attentionné…
    Mais dès que la personne revenait, les problèmes recommençaient.
    Tant que le problème de fond n’est pas résolu par celui qui a peur de s’engager, on ne peut pas avancer…

    Et je me dis que je pourrais me reconvertir dans le coaching finalement, vu que je connais le problème par coeur ! 😉

    Courage pour votre chemin.

    1. De rien « ami du vent » 😉 et oui, pourquoi pas devenir coach un jour? Les personnes comme vous quand elles parviennent à trouver leur chemin deviennent sans doute ensuite de très bon transmetteur tellement ils comprennent….affaire à suivre alors? 🙂
      Quant aux attentions de mon ex ami dont je parlais, elles étaient petites mais suffisaient à me questionner encore et toujours et cela m’énervait presque. je lui ai donc demandé comment il fallait les prendre? Il m’a répondu qu’il ne cherchait pas à me faire d’attentions « particulières » et que ce n’était pas dans le but de me « torturer » psychologiquement….à l’avenir, il fera plus attention et c’est tant mieux!C’est étrange mais je n’ai pas besoin de ces attentions (pourtant je les ai attendu avant!!!) même si cela part d’un bon sentiment ça me stresse plus qu’autre chose :-/
      Nous devons nous revoir prochainement pour des questions administratives mais aussi tâcher d’éclaircir un peu si possible la fin de notre relation bien floue….(surtout de son côté biensûr). En fait j’en ressens le besoin pour pouvoir bien tourner ma page. C’est très dur d’avancer dans le flou comme ça….même s’il ne sera sans doute pas très clair, au moins, peut être, j’aurais quelques pistes pour m’aider et lui aussi peut être? En fait, il n’était pas très d’accord pour me voir en tête à tête (pourquoi?) mais il a accepté (en même temps on peut pas tout faire par téléphone ou mail…). Je ne suis pas là pour brusquer ou m’énerver en tout cas. J’essaye de comprendre mais n’accepte pas pour autant :-/
      Quelle attitude me conseilleriez vous d’avoir face à lui? Au feeling? s’il m’énerve, je me laisse aller ou je dois temporiser?
      L’objectif n’étant pas de récupérer quoique ce soit entre nous mais plutôt qu’il se sente « à l’aise » au mieux pour essayer de s’exprimer sans crainte ni défense et qu’on puisse avancer un plus sereinement….
      Merci de vos conseils
      J’espère que ça ne vous embête pas Véronique que je demande tout cela à « ami du vent »?
      Bonne journée

      1. Author

        🙂 Cela ne m’ennuie pas du tout, Stéphanie…
        Au contraire…
        J’adore l’idée que les lecteurs du site communiquent entre eux et s’aident mutuellement.
        C’est aussi avec cette envie que j’ai créé tout cela : qu’internet permette à ceux qui le souhaitent de communiquer pour s’aider les uns les autres à avancer…
        Belle journée à vous, Stéphanie et je vous souhaite que cette entrevue se déroule de la manière qui vous permettra le mieux à tourner cette page..
        Véronique

        1. Merci Véronique!j’espère aussi pour l’entrevue mais cela ne dépendra pas que de moi….pour autant, je pense être maintenant « prête » à avancer sans réelles réponses. Je préfèrerais, en hommage à notre belle histoire malgré tout, que les choses soient posées et sereines mais si ce n’est pas le cas maintenant, peut être ce le sera plus tard, du moins pour lui. En attendant, je suis sur mon chemin et je compte bien y rester quoiqu’il arrive….
          Si vous saviez l’ascenseur émotionnel que j’ai vécu ce dernier mois….un jour bien, un jour horrible….j’ai effectivement pris conscience que je donnais trop en général et que cela m’a épuisé. Ce n’est pas forcément que de la faute des autres qui parfois ne me demandaient pas tant que ça….c’est moi qui ne me met pas assez de limites et ne sait pas « prendre » aussi….c’est énorme cette découverte!Fut un temps, je ne voyais pas le problème d’être si généreux et bienveillant….maintenant, j’ai compris….dans la douleur mais j’ai compris!dans le film de la vie, j’ai ce rôle de donneuse, sauveuse depuis toute petite….je ne savais pas faire autrement….et je constate du coup que j’ai besoin de prendre mes distances en ce moment avec mon entourage en général….qui ne comprend pas trop forcément!!:-) mais je m’y tiens, je sens que j’en ai besoin!Me retrouver moi et qu’est-ce que c’est bon!C’est fou d’apprécier de ne rien donner….et prendre ce qu’on nous donne seulement!Super!je me reconnais pas!moi qui haïssait la solitude il y a une dizaine d’années…. effectivement, ce n’est pas un hasard si nous étions ensemble avec mon compagnon….il a entre autre permis de révéler, grâce (ou à cause?) à son caractère plutôt phobique, cette blessure chez moi et pour cela, comme vous dites, je peux déjà dire merci 😉 mais qu’est-ce que je suis heureuse d’être tombée sur votre site!vraiment!

          1. Author

            Bonjour Stéphanie,

            Merci de ces chaleureux compliments au sujet de mon site… je suis sincèrement heureuse qu’il vous ait aidée.
            La réponse d' »Ami du vent » ci-dessous me semble d’une sagesse et d’une clairvoyance bien précieuses. Et je n’ai donc rien à rajouter 🙂

            A votre propre message, j’aurais envie de répondre que c’est magnifique que vous vous donniez enfin le droit de recevoir…
            La prochaine étape sera d’apprendre à demander 🙂
            Aïe, aïe, aïe…
            Encore plus difficile, n’est-ce pas ?

            Un jour, quelqu’un m’a dit : « Donne-nous l’occasion de te donner »…
            Et j’ai compris que, finalement, être celui qui donne est confortable et valorisant.
            Être celui qui reçoit l’est déjà nettement moins…
            Être celui qui demande est carrément difficile.

            Pourtant, pour que l’autre puisse être dans la position agréable et valorisante de celui qui donne, il faut que nous, en face, nous puissions recevoir.

            Demander reviendrait alors effectivement à donner à l’autre cette possibilité d’être celui qui donne.

            (C’est déjà plus facile comme cela, non ? 🙂 )

            Bonne chance pour cette entrevue.
            je ne doute pas qu’avec les conseils d’ami du vent (que je remercie ici), vous puissiez vivre cela comme une étape essentielle de votre cheminement.

            Véronique.

          2. merci.oui apprendre à recevoir…tout un concept!Par contre, je pense avoir déjà demandé….pas grand chose certes mais je ne recevais pas grand chose non plus…l’équilibre entre mes attentes et besoins et ce que lui était prêt à vraiment donner aussi….
            Je ne sais même pas au jour d’aujourd’hui si ce que j’ai donné (alors que lui ne demandait rien de particulier d’ailleurs) lui convenait vraiment….est-ce que j’étais sur la bonne route?ne sachant pas lui même ses propres besoins, comment peut-il savoir si la route est bonne?C’est fou quand même de ne pas savoir ce dont on a besoin….sans doute faut-il se retrouver seul un temps pour voir les manques et donc les besoins…affaire à suivre!très bon week end

          3. Merci beaucoup de votre accueil, Véronique !
            Je crois vraiment qu’on a tous la capacité de progresser.
            Même s’il est plus facile d’y voir clair dans les histoires des autres, que dans son propre méli mélo !
            😉

          4. Author

            Effectivement, on est toujours plus lucide pour les autres.
            D’où l’importance, pour les thérapeutes aussi, d’avoir eux-mêmes un superviseur/thérapeute extérieur 🙂

          5. Author

            Connaître nos réels besoins essentiels et oser demander qu’ils soient pris en compte est peut-être le travail de toute une vie 🙂

    2. Author

      Ce serait une excellente idée, ami du vent…
      Je suis sûre que certaines personnes aimeraient avoir vos éclairages pour y voir plus clair sur leur situation…
      Et, lorsque vous-même aurez trouvé votre chemin vers la « guérison », vous pourrez aider ceux qui souffrent de cette peur de l’engagement à avancer… 😉

  56. Bonjour Stéphanie,

    Pas si facile d’être coach 😉
    Je vous donne mon ressenti par rapport à ce que vous décrivez, ce que cela donne comme écho en moi.

    Le tête à tête oblige à affronter celui qui attend quelque chose de vous.
    Or pour un phobique de l’engagement, gérer la proximité, le conflit et le fait qu’on attende quelque chose de vous sont justement trois choses très compliquées.
    Cela oblige à être extrêmement présent dans la relation…
    Voila sans doute pourquoi il avait peu envie d’un tête à tête.

    En ce qui me concerne je peux être au top de ma sensibilité pendant la période de découverte de l’autre, tant que rien n’est acté et qu’il n’est pas question d’engagement. Pendant cette période je sens la personne, ses besoins, je suis attentif car pas parasité par mes peurs. A partir du moment où la personne, se disant que je suis quelqu’un de vraiment attentif, souhaite aller plus loin, et donc attend de moi la même décision, les mêmes actes, se réveillent en moi les vieilles blessures et je n’ai qu’une envie : ne plus avoir mal. Donc reculer, me mettre à l’abri.
    Incompréhension totale en face : m’a t’il menti? il disait m’aimer, pourquoi recule t’il maintenant…

    Tout ceci pour dire que lors de votre rendez vous, le mieux est de laisser exprimer vos sentiments. Le comportement que je vous décris est très blessant, j’en ai conscience, et il ne faut pas, je crois, conserver ces blessures en vous. Cependant je pense qu’il conviendrait mieux de dire : « ton comportement me pose problème », plutot que « tu m’enerves ». Si vous réussissez à bien faire la différence entre son comportement, qui est le résultat probable d’une peur qu’il ne controle pas, et lui meme qui a sans doute de vrais sentiments pour vous, vous pourrez avancer plus sereinement vers la compréhension de ce qu’il se passe, et l’aider lui aussi, à prendre conscience des mécanismes qui le bloquent.

    Ca ne veut pas dire qu’il parviendra à dépasser tout ça…

    Encore une fois un exemple personnel : mon amie et moi avons rompu il n’y a pas très longtemps, et je l’aimais beaucoup. Cependant, impossible de vivre avec elle. Cela réveillait toutes mes blessures, et j’en devenais épidermique. Il faut dire que sa personnalité ne facilitait pas les choses (plutot rentre dedans ! 🙂 )
    Maintenant que nous voila séparés, je ne ressens plus ce problème evidemment, et au contraire je vois tout l’amour qu’elle m’a donné. J’ai envie de l’en remercier… Mais c’est dangereux, je le sais, car elle peut retomber dans une sorte de montagne russe émotionnelle. Du coup je me retiens.
    Je lui ai expliqué ce qui se passait, mais c’est vraiment compliqué à comprendre/ressentir quand on n’a pas de difficulté particulière de ce genre. Du coup je sens qu’elle doute de la véracité de mes sentiments, elle pense que j’ai menti…
    Un vrai casse tête !

    Bref, je ne peux que vous encourager de l’aider à parler de ce qui le retient vraiment d’aller vers vous, tout en sachant que le changement ne viendra que de lui, et que vous n’avez pas à souffrir une situation qui ne vous convient pas;

    Enfin je ne peux qu’espérer que cette relation vous aura malgré tout apporté de belles choses.

    Bon courage !

    1. merci « amiduvent »…..pseudo qui porte un certain sens d’ailleurs ?;-) je vais tâcher de faire passer mes messages en essayant de maîtriser mes émotions.Nous verrons bien mais vous avez raison ; avec le recul, je dois poser mon sac malgré tout pour ne pas garder ces blessures en moi et qu’il puisse s’en servir aussi pour avancer…après une relation pareille (9ans!) il sera sans doute difficile pour moi à l’avenir de refaire vraiment confiance.J’avais confiance en lui, en nous et arriver au bout de 9 ans ainsi,ça fait plus que réfléchir:-/ on avait quand même construit de belles choses et c’est très frustrant…bonne continuation en tout cas!Que la force soit avec nous tous 😉

  57. Author

    Merci beaucoup, ami du vent !
    Vos conseils sont vraiment précieux pour les lectrices/lecteurs de mon site.
    Et bon courage à vous !
    Véronique

  58. Author

    Je souhaitais vous prévenir tous que je serai absente durant le mois d’août, et dans un endroit sans connexion internet… Oui, oui, cela existe encore 🙂

    Je n’aurai donc pas la possibilité d’approuver les nouveaux commentaires (ils n’apparaîtront donc pas sur cette page).
    Il ne me sera pas possible d’y répondre non plus.

    J’ai cependant activé une fonction spécifique qui permet à tous ceux qui ont déjà écrit un commentaire approuvé d’en laisser de nouveaux qui n’auront pas besoin de mon approbation pour apparaître.

    Cela permettra à ceux d’entre vous qui ont commencé à dialoguer de continuer à le faire même en mon absence 🙂

    Je vous souhaite un bel été à tous et je vous remercie de faire vivre cette page d’une manière aussi riche et bienveillante.

    Véronique.

  59. Bonsoir à tous,
    Je m’associe à l’ensemble des commentaires sur la qualité de cet article. Il fait écho à la situation que je vis actuellement ou en tout cas je l’explique de cette manière…
    J’ai rencontré un homme sur internet avec qui on a eu une vraie complicité au départ sexuelle car il ne se livrait que très peu et il m’avait clairement dit qu’il ne cherchait pas quelque chose de sérieux… Puis au fur et à mesure, j’ai senti que notre relation prenait une autre tournure car il commençait enfin à parler de lui (on se découvrait beaucoup de points communs) et à se confier. C’est d’ailleurs, dans ces moments d’échanges que j’ai appris qu’il suivait une psychanalyse depuis 10 ans suite au décès de son père et son enfance difficile liées à un manque d’amour entre ses parents et la dureté de son père. C’est un homme intelligent et toujours dans l’analyse de tout…
    Je suis partie en vacances et la j’avais des textos toutes les 10-15mn et parfois des appels de 3-4h par jours. A ce moment-là il avait peur de me perdre, peur que je rencontre quelqu’un d’autre et en devenait très jaloux.
    Mais au moment où je suis revenue de vacances, il a commencé à prendre de la distance si bien que du jour au lendemain, je n’ai plus eu de nouvelles. Je suis passée de messages par centaines par jour et une relation qui était en train de s’installer à un silence méprisant insoutenable.
    J’ai bien entendu tenté de savoir pourquoi un tel revirement de situation et là toujours aucune réponse. Je ne savais plus quoi faire, des messages neutres, un message « énervé », un message montrant mon désarroi et mon besoin de comprendre et enfin j’ai essayé de l’appeler mais il ne daigne même pas décrocher. J’ai alors laissé un message sur le répondeur demandant juste pourquoi et encore rien. Cela va faire déjà près de 2semaines que je n’ai aucune nouvelle malgré toutes mes tentatives. Et ce silence me tue. Je ne comprends pas et c’est vraiment cela qui m’agace, ne pas avoir d’explication alors que tout semblait se mettre doucement en place.

    Est-ce un phobique de l’engagement ?
    Que dois-je faire ?
    Je vous avoue que ce contexte d’incompréhension m’empêche d’avancer car j’ai besoin de comprendre que l’on m’explique…

    Merci d’avance de vos réponses,

    D.

    1. Author

      Bonjour Delphine,

      Me voici de retour et donc apte à vous répondre… Même si, évidemment, avec un tel délai, il y a peut-être de nouveaux éléments que j’ignore…
      Peut-être avez-vous eu des nouvelles depuis lors… Je l’ignore donc je vais partir sur la base de ce que vous avez écrit.

      Il est un peu hasardeux de mettre l’étiquette de « peur de l’engagement » sur base d’un premier épisode parce que la peur de l’engagement ne s’identifie généralement que sur du long terme avec une succession d’épisodes au schéma répétitif…

      En vous lisant, j’aurais surtout tendance à penser que, pour une raison non identifiée (et probablement due à son histoire difficile), cet homme a décidé de rompre la relation qu’il a commencée avec vous mais n’a pas réellement le courage de vous le dire en face… et qu’il se dit qu’en gardant le silence, vous finirez bien par comprendre et par cesser de le contacter.
      Cette fuite en dit long sur sa manière de gérer sa relation à l’autre et indique malheureusement que, même si la relation devait reprendre, vous auriez affaire à quelqu’un qui n’est pas réellement capable de communiquer sur ses sentiments/émotions et qui préfère être absent du dialogue.

      Il est évidemment difficile de savoir pourquoi il préfère la fuite et pourquoi il n’a même pas eu l’honnêteté de dire « Je ne sais pas où j’en suis et j’ai besoin de réfléchir un peu »… Ce serait en effet plus facile pour vous d’avancer si vous pouviez comprendre les raisons de son comportement…

      Mais, dans l’hypothèse où vous n’obtiendriez pas d’explications, finalement, l’essentiel n’est-il pas de constater le résultat… et de conclure que le résultat (ce silence insoutenable) est quelque chose qui ne vous convient pas du tout et que, quoi qu’il décide dans le futur, de toute manière, pour vous, ce n’est pas une base sur laquelle vous avez envie de fonder une relation.

      Je vous conseillerais donc de cesser de chercher à comprendre (si un jour, il veut s’expliquer, se justifier, ce sera à lui de venir vers vous pour le faire) et de « simplement » vous dire que c’est un homme dont le fonctionnement ne correspond pas à ce que vous recherchez.

      J’ai mis le mot « simplement » entre guillemets justement parce que j’imagine bien que ce n’est pas simple… surtout avec ce contraste énorme entre l’intensité du début de la relation et ce retrait total… Quand on a reçu de telles marques d’attachement, c’est un choc que de se retrouver face au silence…
      Mais, très honnêtement, moi, je pense que je me dirais : « Bon, un homme qui me traite comme cela, quelques soient les raisons, les blessures dont il est porteur, je ne souhaite plus en entendre parler. » Et je mettrais toute mon énergie « classer le dossier » dans mon coeur.

      Pour cela, évidemment, il faut essayer de ne pas prendre ce revirement de situation comme étant la marque de votre absence de valeur à vous mais bien comme le signe que lui a un problème de fonctionnement relationnel…
      Les femmes doutent souvent de leur valeur et la rupture les confrontent souvent aux questions : « Qu’ai-je fait de « mal » ?  » ou « Estime-t-il que je ne suis pas assez bien pour lui ? »…
      Si vous pouvez éviter de tomber là-dedans pour voir que, quels que soient vos défauts ou vos erreurs, c’est lui qui n’est pas capable de communiquer sainement, vous avancerez plus vite pour tourner cette page.
      (Et, honnêtement, en plus de cette fuite totale, un homme très jaloux est également plutôt à éviter).

      Bon courage à vous !

      Véronique.

  60. Bonjour,

    Je me retrouve bcp dans l’article que vous avez écrit. Je n’arrive pas à m’engager dans une relation sérieuse. Je me rends compte que c’est moi le problème. A chaque fois que je suis en couple, j’ai peur d’être trahi, de souffrir, de trop donner et de tomber de haut ce qui fait qu’aujourd’hui j’ai 21 ans et je n’ai jamais été amoureuse. Quand la relation devient sérieuse, je deviens froide et distance. J’ai actuellement une relation avec un homme, nous avons tout de suite été claire, nous ne devons pas nous attacher, ce n’est pas sérieux. Ca m’a presque rassuré. Mais avec le temps on commence à s’attacher, il lui arrive d’avoir des gestes tendres avec moi, j’apprécie cela et pourtant quand ça arrive j’ai des mouvements brusques, (comme si je le rejettais ou que j’avais peur). Il s’excuse et on en rigole des fois mais au fond ça me gene. C’est limite animal quand un homme à des gestes tendres avec moi, ça me fait peur, je panique j’ai peur de tomber amoureuse, de trop souffrir et de devoir me séparer. J’ai l ‘impression qu’ils sont tous les mêmes et que je serais déçue par son comportement comme j’ai été déçue par le comportement de mon père.

    Merci de m’avoir lu

    1. Author

      Bonjour Dounia et merci de votre témoignage,

      La question qui me vient immédiatement en vous lisant est celle de savoir si vous avez déjà envisagé de voir un(e) thérapeute pour vous aider à résoudre ce problème ?
      Vous avez identifié que les difficultés viennent de vous et c’est vraiment fantastique de comprendre cela si jeune…
      L’étape suivante serait sans doute de « travailler » votre histoire personnelle en thérapie pour pouvoir guérir des blessures dont vous êtes porteuse suite aux comportements de votre père.
      Nos blessures d’enfance déterminent la manière dont nous gérons nos relations (amoureuses ou autres) et le risque est de revivre perpétuellement le même genre de situation, et ainsi de cristalliser nos croyances sur l’amour.
      Faire un travail sur soi-même est la seule manière de sortir des schémas destructeurs et d’avancer pour créer des relations plus heureuses et plus harmonieuses…
      Je vous encourage donc vivement à rechercher un(e) professionnel(le) qui puisse vous accompagner sur ce chemin-là afin de mieux comprendre vos réactions et de mieux les gérer.
      Cela peut faire peur de creuser le passé mais, sincèrement, c’est également très enrichissant et, surtout, cela permet d’avancer vers plus de bonheur.
      Bien à vous,
      Véronique.

  61. Bonjour,

    Tout d’abord merci pour cet article très intéressant et pour tous le temps que vous consacrez à aider et répondre à chacun, la lecture de vos analyses et les différents témoignages de chacun m’ont beaucoup apportés.

    Je viens à mon tour partager mon histoire, car j’ai des difficultés à la comprendre et à m’en sortir.

    J’ai rencontré Alex il y a 7 ans, à cette époque il est venu vers moi alors qu’il était en couple et je l’ai laissé faire. Nous avons commencé à sortir ensemble, mais très vite, dès la première semaine de gros problèmes se sont posés car il est apparu très problématique pour lui de quitter sa copine. Bien que selon lui il ne ressentait plus rien pour elle, il n’arrivait pas à la quitter. Cette première semaine a donné le ton à l’ensemble des 5 ans et demi au cours desquels notre relation a tenté d’exister entre break, hésitations, pas en arrières, changement d’avis, séparations, retours. Et une attente insupportable à commencé pour moi. J’attendais qu’il se libère pour moi, tout en vivant cette histoire comme un calvaire, et en même temps en étant incapable de le quitter ou de renoncer à lui. Je l’aimais trop pour ça, il représentait mon idéal, mon âme soeur à mes yeux et lui semblait ressentir des sentiments aussi fort à mon égard.

    On ne comprenait pas ce qu’il se passait, et pourquoi malgré tout l’amour qu’il y avait entre nous, ça ne fonctionnait pas, pourquoi il ne pouvait pas quitter cette fille là. Il a accepté de faire des thérapies, de l’hypnose, de travailler sur lui. Et j’ai accepté d’attendre et de me contenter de ce qu’il me donnait pendant cette période.

    Finalement, au bout de 5 ans et demi de difficultés parsemés de quelques bons moments, il m’a quitté. En me disant que tout cela devenait trop dur pour lui, qu’il était las de faire tout ce travail sur lui même et de me bloquer en même temps. Mais il m’a quitté tout en laissant la porte ouverte sur un éventuel futur possible entre nous.

    Du coup, je n’ai pas réussi à l’oublier, et j’ai continué à l’aimer et à l’attendre même si il n’était déjà plus là. Ceci pendant 1 an et demi. Nous nous donnons régulièrement des nouvelles, et à mon grand désespoir, aux dernières nouvelles il m’a appris qu’il avait quitté sa copine pour une autre fille. Qu’il était donc de nouveau en couple et se sentait bien avec cette nouvelle personne. Qu’il ressentait toujours des choses fortes pour moi mais ne souhaitait pas mettre fin à cette nouvelle relation qu’il apprécie.

    Pour moi c’est un coup très dur, et je me rends compte que j’ai continué à attendre et à espérer quelqu’un qui lui a décidé de faire une croix sur moi. Et comprendre à présent que c’est réellement terminé entre nous me plonge dans une grande souffrance et une très grande panique.

    Face à tous ces revirements de situations je ne comprends plus grand chose, j’ai pensé un temps qu’il était phobique de l’engagement et que donc il mettait sans arrêt quelqu’un entre nous pour ne pas aller vers moi. Je ne sais pas ce qu’il en est vraiment ? Je ne comprends pas non plus ce que signifie son flou vis à vis de moi, le fait qu’il me quitte en laissant la porte ouverte, qu’il ne m’oublie pas vraiment même en couple mais qu’il ne souhaite pas revenir quand même… Mais ce qui m’inquiète le plus, c’est que suite à des lectures, je commence à me demander si le problème de vient pas de moi. Je suis quasiment certaine d’être dépendante affective, et je me demande si ce n’est pas cela qui l’a fait finalement me fuir.

    Qu’en pensez vous ? Que puis je faire aujourd’hui pour me reconstruire ? Et comment guérit on de la dépendance affective ? Je suis prête à faire un travail sur moi même pour me sortir de cette souffrance mais je ne sais pas lequel. Est ce que de la kinésiologie ou ce genre de technique peut aider ?

    Je ne sais pas non plus comment terminer cette histoire, quelle place lui donner ou non dans ma vie. Sachant qu’il ne souhaite plus être avec moi, je dois me protéger de lui pour pouvoir avancer, mais j’ai un mal fou à renoncer définitivement à cette relation que l’on a jamais pu réellement vivre. Je sens un goût d’inachevé.

    Voilà ma situation que je n’arrive plus à comprendre, peut être que votre regard perspicace pourra m’éclairer.

    Je vous souhaite une très bonne journée, et vous remercie.

    Juliette

    1. Author

      Bonjour Juliette,

      Merci d’avoir déposé votre histoire ici… Que de souffrances dans une telle situation et je comprends que vous vous sentiez perdue.

      Je ne pense pas que cet homme soit dans la peur de l’engagement puisqu’il s’est engagé avec son ancienne copine ainsi qu’avec cette nouvelle copine…

      Pourquoi n’a-t-il pas pu quitter son ancienne copine pendant autant de temps ?
      Sans doute par peur d’être celui qui fait souffrir, le « salaud » qui s’en va pour une autre…
      Et c’est peut-être en étant séparé de vous qu’il a été plus facile pour lui de se positionner comme celui qui part pour lui-même et non pas pour une autre… C’est plus « noble » et donc plus facile à assumer comme rôle.

      Pourquoi n’est-il pas alors revenu vers vous et a-t-il choisi de se lier à une autre femme ?
      Alors là, c’est effectivement très difficilement compréhensible et je comprends parfaitement bien à quel point cela doit être un choc très dur pour vous !

      Ne serait-il pas envisageable que la relation avec vous soit bousculante, inconfortable, trop intense ?
      Et que, finalement, il préfère aller vers quelque chose qui lui semble plus confortable, moins secouant, moins révélateur de choses profondes ?
      Certaines personnes préfèrent vivre une relation moins intense mais plus facile parce que les remettant moins en question… une relation moins passionnelle mais émotionnellement plus paisible…
      Sentant bien qu’il ne veut pas non plus fermer la porte définitivement mais n’osant pas vivre le risque de l’intensité… il joue en effet au yo-yo…
      C’est peut-être son cas…

      Quoi qu’il en soit, pour vous, il est effectivement important d’avancer pour apaiser ce que vous avez identifié comme votre dépendance affective.
      La kinésiologie est un bon outil pour comprendre l’origine et dépasser les comportements relationnels problématiques.
      Et un soutien va vous être essentiel parce que, la difficulté, c’est que, plus on a attendu, plus c’est difficile de renoncer parce qu’alors, on a la sensation d’avoir beaucoup perdu… On préfère parfois se dire j’attends 6 mois de plus parce que ce serait trop bête de renoncer maintenant alors que, peut-être, dans 5 mois il serait revenu… Et c’est ainsi que le temps passe, rendant encore plus difficile la démarche de renoncer.

      Je vous conseillerais donc de décider fermement de ne plus l’attendre et de vous consacrer à ce travail sur vous-même afin de savoir si, oui ou non, vous avez un problème de dépendance affective et si c’est le cas, de trouver les voies pour en sortir.
      D’autre part, cela vous aiderait aussi de définir pour vous-même ce que vous désirez comme relation de couple et de réfléchir aux transformations intérieures que vous pouvez entamer pour parvenir à être heureuse par vous-même, en dehors de lui.

      Afin de réussir à vous positionner dans deux mois, non pas comme étant celle qui attend sa décision à lui, mais celle qui est prête à avoir une discussion d’égal à égale c’est-à-dire une discussion qui envisage AUSSI le point suivant : « Et moi, est-ce que j’ai envie de dire oui ou de dire non à cette relation ? »
      Pour ré-équilibrer les rôles dans cette discussion qui aura lieu dans deux mois…
      Parce que, finalement, il n’y a pas que lui qui doit décider. Vous aussi vous avez le choix de vouloir ou de ne plus vouloir de cette relation.

      Suis-je compréhensible ? Je l’espère…

      Mettez ces deux mois à profit pour vous « redresser » et (re)devenir une femme qui n’est pas nécessairement acquise pour lui mais une femme qui a sa propre volonté et sa propre dignité.

      Je vous souhaite de vous mettre en route vers cette transformation intérieure…
      Et tenez-nous au courant de ce qui se passe dans deux mois.

      Bien à vous,

      Véronique.

  62. Re-bonjour,

    J’ai oublié de préciser dans mon explication précédente que suite à nos dernières discussions il a admis ne pas être clair envers moi et ne pas arriver à ressentir clairement les choses en lui. Ce qui provoque son comportement de yo yo et ses successions de retours et d’éloignement. Il a accepté de reprendre un travail sur lui afin de clarifier ses sentiments et ses ressentis et afin d’apprendre à les percevoir clairement pour ensuite être vraiment clair envers moi. Nous avons convenu de faire le point ensemble dans 2 mois. Toutefois, j’ai peur de me positionner à nouveau dans une position d’attente. Je me sens à la fois soulagée d’un poids et presque prête à passer à autre chose, mais en même temps il y a toujours ce « et si », ce goût d’inachevé, cette porte qu’il laisse ouverte et que j’ai tant de mal à fermer moi-même.

    Merci de m’avoir lu,

    Très bonne journée,

    Juliette

    1. Author

      Bonjour,

      Je profite de quelques moments d’accès à une connexion internet pour rappeler le contenu de mon dernier message : je serai absente jusque fin août (dans un endroit où je n’ai pas de possibilité de connexion) et il m’est donc impossible de répondre aux commentaires.
      Je répondrai donc après la rentrée.

      Belle fin d’été à tous !

      Véronique

    2. Bonjour Juliette,

      En attendant que Véronique puisse t’aider avec ses mots et son aide très constructive, je t’écris pour pouvoir t’apporter mon soutien.

      Je suis vraiment touchée par ton témoignage car je me retrouve dans ce que tu décris.
      Je voudrai te rassurer en te disant que tu as fait tout ce que tu pouvais pour le garder, tu lui as montré ta disponibilité, ton amour, ta confiance. Il n’a pas su la saisir et t’a épuisé à force de prendre, prendre et de te donner peu en retour.

      Ton ancien compagnon a sûrement peur d’être en couple et vous avez dû souffrir tous les deux. Tu avais beau faire des efforts, t’adapté à lui, essayé de le comprendre, en vain…

      Je pense que notre faiblesse dans ces situations est la patience. Même si c’est une qualité qu’ils apprécient généralement car nous essayons de les comprendre et sommes dans une attitude empathique systématiquement.

      L’histoire de sa copine était, à mon avis, un prétexte pour justifier sa froideur et sa distance. Ce problème est secondaire, le réel problème, c’est lui. C’est, je pense, son manque de confiance à ne pas pouvoir te satisfaire.

      J’admire ta force et ta patience. L’attendre pendant 5 ans n’a pas dû être facile.

      Cela a été difficile pour moi aussi même si aujourd’hui, je suis toujours avec mon ami. Je l’ai mis au pied du mur, lui ai dit que s’il ne voulait pas de couple, je couperai les ponts car cela me faisait trop souffrir. Il s’est alors mis à réfléchir, à s’imaginer une vie sans aucun lien avec moi et a tout simplement eu peur de me perdre. Je suis allée voir une psy qui a remarqué que je souffrais de co-dépendance. Je lui en ai donc parlé et il m’aide tous les jours à surmonter ce problème. Notre vie de couple n’est plus centré sur lui, sur sa peur de l’engagement. Les compromis vont maintenant dans les deux sens.
      Il est certain que mes peurs sont encore présentes car il veut vivre seul et sans enfant jusqu’à la fin de sa vie mais j’ai appris que le plus important était de vivre dans le présent, de profiter de chaque moment que je passe avec lui, d’oublier le passé, son ex et de ne pas appréhender le futur extrêmement incertain avec lui.
      J’apprends tout simplement « à cultiver » son amour pour moi et j’ai étonnement depuis quelques semaines des mots doux de sa part que je n’avais pas avant.

      Les « et si… », comme tu le dis, reviennent de temps en temps. Regarde ce qu’il en est aujourd’hui, il a malheureusement commencé à démarrer une nouvelle histoire avec une autre, en plus, en sachant que tu es là pour lui et que tu l’attends. Cela est sûrement une question de facilité, sa nouvelle amie n’a pas encore découvert son problème d’engagement et il peut peut-être mieux changer et se reconstruire. Cela va sûrement te paraître dur, mais ne te laisse pas faire, tu es forte et tu peux continuer à avancer sans lui. Si tu penses être prête, fais le. Tu ne peux pas être éternellement sa roue de secours et son épaule.
      J’imagine que lorsque tu as des nouvelles de lui ou que tu le vois, cela te donne un second souffle mais son attitude, s’il ne fait pas d’effort et qu’il ne veut pas s’engager un minimum avec toi, va te continuer à te faire souffrir.

      Comme me l’avait dit Véronique :
      « Clé n°5 : Soyez ferme sur vos besoins essentiels

      Le monde extérieur est le miroir de notre monde intérieur et l’amour que nous recevons des autres est en image de celui que nous nous donnons à nous-même.

      S’il est important de diminuer les enjeux et les attentes, il n’en reste pas moins fondamental de savoir de quoi vous avez réellement besoin pour vous sentir bien dans une relation amoureuse.

      Mourir de faim et à bout de souffle n’est sans doute pas votre objectif premier et même si vous ne souhaitez pas nécessairement un bail de 50 ans, il y a certainement un strict minimum indispensable que vous pouvez et que vous devez établir avec clarté.

      S’aimer soi-même c’est se sentir le droit d’attendre que nos besoins vitaux sont assouvis.

      Le respect de l’autre et de ses peurs ne doit pas vous faire oublier le respect de vous-même : il s’agit d’établir un milieu de pont entre deux rives… Pas de rester éternellement sur la rive de l’autre. »

      Je te souhaite en tout cas beaucoup de courage Juliette.

      Très bon week end à toi,
      Loan

      1. Author

        Bonjour Loan et merci à vous d’avoir pris le relai pour soutenir Juliette durant mon absence,

        Comme vous l’écrivez très justement, dans ces situations, la faiblesse, c’est la patience…
        Et, plus le temps passe, plus on se dit que l’on peut bien attendre encore un peu car ce serait dommage de renoncer après avoir tant attendu et que, peut-être le changement tant désiré est tout proche…

        Je suis heureuse d’apprendre que, de votre côté, vous ayez eu le courage de mettre votre ami au pied du mur.
        C’était une étape essentielle et vous l’avez relevée : bravo !

        Confronter l’autre à vos limites et à vos besoins démontre que vous avez retrouvé votre estime de vous-même et qu’elle est devenue plus importante que votre peur de le perdre.
        Cette estime retrouvée, rien ne pourra plus vous la faire perdre parce que vous avez pu constater que, finalement, même si c’est très effrayant, vous avez survécu.

        Cette étape est positive pour vous, pour votre relation mais aussi pour lui…
        Un peu comme un enfant a parfois besoin que l’on soit très clair sur ce qu’il peut faire et ce qu’il ne peut pas faire…
        Sans vouloir avoir l’air d’infantiliser l’autre, c’est le même principe : la clarté sur ce qui est acceptable ou non est constructive et permet à l’autre de sortir du « flou ».
        Car, tant que soi-même on ne se montre pas ferme, on a l’air de cautionner les comportements de l’autre… Si on les cautionne, c’est qu’ils ne sont pas si « graves »… Et si ce n’est pas si grave, alors, pourquoi affronter l’exigeant travail de compréhension de soi-même et de transformation ?

        Mettre ses limites, c’est donc aussi aider l’autre à voir clairement un chemin à suivre (quel qu’il soit : avec ou sans vous) plutôt que d’errer sans fin dans une valse-hésitation entre ses propres contradictions.

        Je vous souhaite de bien continuer à affirmer cette nouvelle estime de vous-même parce qu’elle est constructive, qu’elle favorise la Vie et qu’elle empêche donc le « mortifère » de continuer à régner dans votre relation.

        Amicalement à vous (et encore merci de votre intervention),

        Véronique.

  63. Bonjour à tous,
    Je viens partager mon petit fardeau à mon tour.
    J’ai rencontré P en avril dernier via un site de rencontres, sans trop de conviction au départ vu mes échecs sentimentaux précédents. J’ai 38 ans et 2 relations foireuses à mon actif, une de 10 ans avec un infidèle chronique, et une seconde de 8 mois avec un alcoolique qui a profité de moi. J’ai un chouette boulot qui me permet une vie sans souci financier.
    P a 46 ans,une situation stable, un job qu’il adore,et sait gérer le quotidien comme le ménage, les courses etc. Bref,pour une fois je ne suis ni sa bonniche ni la nounou de ses gosses puisqu’il n’en a pas.
    Notre relation démarre en douceur,ni lui ni moi ne voulant aller trop vite,son histoire semblait assez houleuse aussi. Nous habitons à 40kms l’un de l’autre, les trajets ne facilitent pas les choses.
    Au debut il appelait tous les soirs soit en rentrant du boulot ou avant d’aller dormir,je recevais des textos enjoués et affectueux tout au long de la journée et nos rendez vous etaient de tendres retrouvailles.
    J’avais l’impression de l’avoir toujours connu,comme s’il était la pièce manquante de mon puzzle, tout était si évident, enfin… nous avions plein de points communs,une façon de voir la vie tellement identique,j’avais l’impression de me voir mais au masculin. Il était attentionné, comme personne ne l’avait été pour moi avant.
    Je suis restée méfiante, pour avoir trop fait confiance dans le passé, et surtout parce que je m’attache très vite aux gens. Et c’est au moment où j’ai commencé à baisser la garde que les choses se sont gâtées.
    Il a commencé à appeler moins souvent ou ne plus trop répondre aux textos, me donnant comme motif que son boulot l’accaparait. Nos rendez vous sont devenus improvisés souvent tard le soir,et sans plus de temps le matin puisque nous devions partir bosser.
    Il y a 3 semaines,il m’a envoyé un sms me demandant si ça valait encore la peine de se voir vu son horaire chargé, que lui pensait que non et qu’il etait désolé. Je suis allée le voir car je ne voulais pas en parler par texto,trop facile. Une fois devant moi,il m’a dit qu’il ne pouvait pas passer autant de temps avec moi qu’il le voudrait,et qu’il ne voulait pas d’une relation bâclée. Il m’a proposé une parenthèse, le temps qu’il remette son boulot à jour et qu’il puisse prendre un peu de congés, mais qu’entretemps il me donnerait des nouvelles.
    3 semaines ont passé et il n’y a rien d’autre qu’un silence pesant,ni texto ni mail,rien.
    Je devine que c’était une façon de me quitter sans en avoir l’air, pourtant en partant,il m’a dit que ce n’était pas un adieu. Je souffre comme jamais,j’essaie de ne pas espérer pour rien mais je ne peux m’empêcher de repenser à ses mots,aux doux projets dont nous avions parlé et que nous nous donnions le temps de réaliser.
    Je n’y comprends rien….

    1. Author

      Bonjour Bénédicte,

      En effet, l’attitude de cet homme est difficilement compréhensible…
      Sans doute que la seule solution pour mieux comprendre serait de demander des explications… pas d’une manière revendicatrice mais simplement parce que ce que vous avez vécu ensemble vous donne le droit de savoir ce qui se passe. Pas d’une manière qui « quémande » mais simplement parce que ce n’est pas votre manière de fonctionner que de rester sur le silence.

      Et si son souhait est de rompre, il faut qu’il vous le dise en face…

      Demandez la clarté, demandez l’honnêteté…

      Tout en n’attendant rien de précis, ni dans un sens ni dans un autre.
      Juste pour être cohérente avec vous-même : vous méritez de ne pas rester dans le flou et dans la confusion.
      Alors, évidemment, cela fait peur… peur du rejet, peur des mots qui pourraient être dits…
      Mais au moins vous serez fixée.

      Et s’il refuse de vous voir pour dialoguer, vous aurez compris que ce n’est pas une personne capable de communiquer sainement…

      Je suis un peu désolée de ne pas pouvoir vous en dire plus…
      Il me semble que le bon sens est la meilleure chose la plupart du temps… Et le bon sens est souvent très court et très simple.

      N’attendez donc plus et osez demander ce qui est juste que vous receviez : qu’on vous dise les choses telles qu’elles sont.
      Vous reprendrez ainsi votre propre pouvoir sur votre vie !

      Bon courage dans cette étape !

      Véronique.

      1. Bonjour Véronique
        Merci pour votre réponse, je suis bien évidemment pleine de questions auxquelles seul P peut répondre..mais je ne sais comment envisager cette demande d’explication.
        Je suis en proie à des émotions si extrêmes, allant de la tristesse à la colère, que j’ai peur justement que ma demande soit implorante ou agressive.
        Me taire serait lui laisser croire que tout cela m’est indifférent alors que c’esttout le contraire. Mais le relancer ressemble à mon sens à le « harceler » et voudrait dire que je ne lui fait pas confiance vis à vis de la promesse qu il a fait de me donner des nouvelles.
        Je dois reconnaître que je suis de nature assez vive quand mes sentiments sont en jeu et j’ai déjà fait les frais de mon « impatience » à avoir une réponse.
        Je me sens ridicule de m’attarder ainsi avec quelqu’un qui manifestement se soucie fort peu de moi,mais il y a eu une telle connexion entre nous,que je peine à croire que tout n’ait été que mascarade.
        J’en profite pour remercier tous les intervenants que je ne connais pas,leurs témoignages me sont d’un grand soutien,je me sens moins seule dans ma tristesse.
        Bonne journée à tous.

        1. Author

          Bonjour Bénédicte,

          Je comprends vos réticences…
          Cependant, si cet homme trouve que vous le harcelez après trois semaines, c’est sans doute que ce ne sera jamais un homme avec lequel construire quelque chose d’épanouissant… Trois semaines me semblent un délai suffisamment long pour que vous soyez en droit de demander ce qu’il en est… et si cela l’indispose, vous n’aurez pas perdu grand-chose…

          Pour ne pas avoir l’air ni agressive, ni implorante, pourquoi ne pas procéder par écrit ? Cela vous permettrait de prendre tout le temps nécessaire pour choisir vos mots et de remanier ce qui serait trop émotionnel. De rester dans un ton de dialogue ouvert et tolérant mais tout en montrant que vous estimez légitime d’avoir des éclaircissements.

          Mais la question est peut-être là : estimez-vous légitime d’avoir des explications de sa part ? Peut-être en doutez-vous vous-même… Et peut-être est-ce pour cela que vous n’osez pas les demander…
          Et, si c’est bien le cas, pourquoi pensez-vous que vous n’avez pas ce droit ?
          Les autres nous traitent souvent comme nous nous traitons nous-même…

          Alors, était-ce une mascarade ce que vous avez vécu ensemble ? Sans doute pas… Mais peut-être que l’autre n’est pas quelqu’un qui est capable de vivre une relation sur la durée…
          Peut-être pourriez-vous être reconnaissante d’avoir vécu ces émotions si intenses et, en même temps, accepter que la personne en face n’est pas apte à prolonger… pour des raisons qui lui appartiennent et qui ne vous mettent pas en cause. Il y a des gens qui peuvent vivre des moments passionnels et être complètement sincères au moment-même mais ne peuvent pas vivre l’amour dans la durée…

          Quoi qu’il en soit, ce défi de demander des explications, quelles que soient les conséquences, me semble être un défi important à relever pour vous… Sur votre propre chemin : trouver comment exprimer vos besoins d’éclaircissement sans vous sentir harcelante est une étape que je crois essentielle… Savoir faire cela vous permettra de gérer d’autres relations futures… Sentez-vous légitime de demander, osez croire que vous y avez droit… Et cherchez simplement comment le demander de manière saine. C’est un apprentissage pour tout le monde et utile dans toutes les sphères de notre vie. Alors, autant commencer rapidement.

          Bien à vous, Bénédicte.

          Véronique.

          1. Bonjour Véronique,
            Avant tout,merci pour votre aide,elle m’est bien précieuse.
            J’avais déjà commencé à écrire à P,parce que je sais que les non dits sont assassins pour mon estime personnelle. Si ce contact me semble justifié? Oui et non, oui parce que je mérite de comprendre une décision arbitraire qui me concerne autant que lui, et non parce que je me dis que s’il a un temps soit peu de respect pour moi, il aurait été clair et honnête sans que je doive le lui demander.
            Je viens de lire le post d’amiduvent,et je retrouve certains de mes sentiments actuels. Il y a de l’amour,de la peur,de l’hésitation et de la frustration à ne pas pouvoir continuer la route sans se retourner, comme à chaque fois que des sentiments sont en jeu.
            Je viendrai partager les résultats, s’il y en a,de mon expérience littéraire.
            Bonne fin de journée à tous.

  64. Bonjour,

    Loan,

    Merci beaucoup pour ton message et ton soutien, cela fait chaud au cœur de se sentir comprise… et encouragée ! De tout cœur merci!Je te souhaite une bonne continuation sur le chemin que tu as pris, le chemin du respect de soi, où j’espère te rejoindre bientôt :).

    Véronique,

    Merci beaucoup pour votre réponse. Votre analyse me parle et m’aide à affiner ma compréhension de cette situation. J’ai le sentiment qu’il faut que je comprenne ce qui s’est passé pour pouvoir le dépasser, peut-être est-ce une erreur de ma part ? Trop vouloir comprendre. Mais j’ai besoin de réponses claires pour avancer en connaissance de causes. Je n’ai pas encore vraiment saisi le problème d’Alex, je crois qu’effectivement il se sent mieux dans une relation plus simple émotionnellement, et peut-être que sentant un trop fort attachement de ma part il préfère s’éloigner inconsciemment… Toutefois comme il a quitté son ancienne compagne pour la nouvelle « pour ne pas être seul » selon ses dires, je ne sais pas si c’est le fait d’être vu comme « un salaud » qui le retenait de faire la même chose pour moi à l’époque. Peut-être qu’à ce moment là il était prêt à partir mais qu’il est parti pour une autre parce que je n’étais plus là. C’est un peu rageant…je l’ai attendu, accompagné, aidé, et c’est avec une autre qu’il part tout en me gardant dans un coin de sa tête… J’ai toujours du mal à saisir sa façon de fonctionner…

    L’avantage de tout cela, c’est que ça m’a fait l’effet d’un vrai « coup de pied au derrière » qui me pousse maintenant à avancer et ne plus rester dans cette attente passive qui ne donne rien. Je crois que j’avais besoin de ce coup de pied pour bouger au fond. Même si ça fait mal.

    Je pense effectivement que l’important maintenant c’est de me retrouver moi, et d’apprendre à vivre pour moi avant tout et plus dans l’attente de l’autre. Je vais aller voir une personne pour m’accompagner dans cette démarche. Et je vais vraiment faire tout ce que je peux pour me redresser comme vous dites si bien.

    Je ne manquerai pas de vous tenir au courant de l’évolution de la situation. Encore un immense merci à vous et à Loan !

    Bien sincèrement,

    Juliette

    1. Author

      Bonjour Juliette,

      C’est vrai qu’on a toujours besoin de comprendre parce que cela permet de donner un sens à ce que l’on vit… Mais, en ce qui concerne l’autre, seul l’autre peut nous donner les clés pour le comprendre…
      Et, dans le cas de votre ami, ne se comprenant pas lui-même, on risque d’en être réduites à faire des suppositions sans jamais savoir si elles sont justes ou pas…
      J’imagine bien la frustration de voir que, finalement, c’est pour une autre qu’il part… On va dire qu’il est surtout parti pour lui-même puis que, par facilité, il a choisi celle qui était là…

      Donner un sens n’est finalement possible qu’en essayant de comprendre le sens que tout cela a pour soi…
      Vous comprendre vous-même, cela c’est à votre portée, bien plus que de le comprendre lui.

      – Qu’est-ce qui, en vous, a rendu possible cet attachement si long malgré les souffrances ? (attention à ne pas culpabiliser : prendre conscience et croire que c’est de notre faute sont deux choses différentes)
      – Pourquoi lui ? Quelles sont les qualités qu’il a et qui vous touchent… Et que vous souhaiteriez trouver chez l’homme avec lequel vous construirez un couple harmonieux (lui ou un autre) ?
      – D’où vient cette dépendance ? Comment la transformer en autonomie solidaire ?
      – Quelles sont vos valeurs fondamentales que vous ne sacrifierez plus ?
      – Quelles sont les blessures dont vous êtes porteuse et qui vous ont fait dépendre de l’amour de cet homme-là ?

      Je pose ces questions pêle-mêle, au fur et à mesure qu’elles me viennent… Mais c’est pour vous montrer que, finalement, elles sont tout aussi intéressantes que toutes celles que vous vous posez sur lui 🙂

      Prenez ce grand coup de pied au derrière comme un grand cadeau qui marque un tournant dans votre vie : celui où vous prenez la direction de ce respect de vous-même !

      Dans l’attente de vos nouvelles, je vous souhaite une belle journée.

      Véronique.

  65. Juste un petit mot pour vous remercier de votre réponse, et de votre aide extrêmement précieuse. J’y vois déjà plus clair. Et pour cela vraiment merci !! Très bonne journée à vous également. Je ne manquerai pas de venir vous donner des nouvelles.

    Bien Cordialement,

    Juliette

  66. Bonjour à tous,

    Tout d’abord merci Véronique pour la création de ce site et pour votre attention… Et merci à tous pour vos témoignages, car les lire aide à se sentir moins seul dans une situation et à relativiser…alors je vais vous donner le miens, en espérant avoir des réponses..
    Voici mon histoire…

    J’ai rencontré mon fiancé il y a deux ans… Rencontre parfaite…. L’homme parfait, que j’attendais depuis toujours…sécurisant, séduisant, beau, sur de lui, romantique, très attentionné… Au bout d’un an, il me demande en mariage. Il me dit que je suis la femme de sa vie… Et que cette demande lui permet de me prouver la force de ses sentiments, et son engagement dévoué pour moi…comme toute jeune femme amoureuse, je dis OUI au prince charmant….la bague au doigt, les mois passent… Et… On se dit (il surtout)que l’on peut attendre, que après tout, on peut être fiancés autant de temps qu’on veut et se marier plus tard… Le principal c de s’être promus qu’un jour on s’engagerait….
    Bref un an plus tard, ( il y a 3 mois environ) mes parents nous posent la question: bon alors vous vous mariez qd??? Ou et comment? La nous nous sommes regardés et avons commencé a y réfléchir… A commencé alors l’extraordinaire aventure d’établir un budget, chercher un lieu, un traiteur, une date, le tout dirigé par mes parents qui ´s investissaient à fond, voir trop, alors que sa famille a lui, était inexistante dans ce projet( parents divorcés, famille avec blessures…mère consommatrice d’hommes…). En parallèle, a ce même moment, alors qu’il avait toujours eu une vie professionnelle incertaine, il a obtenu un nouveau poste important, et stable, lui assurant tout d’un coup un avenir stable et sécurisant. Moi je viens de finir mes études et cherche du travail.
    Depuis cette période, il s’est mis a changer. Comportement différent a la maison, plus d’investissement dans le couple, il ne faisait plus aucun efforts… Il ne supportait pas que je lui en parle, et l’accusait de l’étouffer a être constamment dans le reproche…s’en est suivi une longue série de dispute… Puis… Il y a une semaine, grosse crise… Il m’a dit, avoué: je ne sais plus ce que je veux vraiment. « J’ai peur de l’engagement. Je ne suis plus sur… J’ai changé tu as raison… Je ne voulais pas l’admettre… Mais… Je ne veux pas de ce mariage…et ne peut rien te promettre sur le long terme… » J’ai pris comme une énorme claque… Depuis, j’ai annulé le mariage, prévenu les amis ma famille… Et, lui, me dit qu’il m’aime et veut qd même être avec moi, même si pour l’instant, il ne peut rien me donner, car il a peur de ne pas réussir a me satisfaire, et a l’impression de m’avoir menti sur sa vraie personalité. J’angoisse terriblement, je ne mange plus ne dors plus et je suis terriblement malheureuse, et choquée…
    Que faire???? Fuire l’irréparable? C’est ce que j’ai toujours fait… Ou essayer de comprendre ????

    1. Author

      Bonjour Zora et merci beaucoup pour les commentaires chaleureux que vous adressez aux commentateurs de cet site et à moi-même,

      Tout d’abord, pour répondre à la question principale en relation avec le thème de cet article, je ne pense pas que votre fiancé soit vraiment dans le problème de la « peur de l’engagement » en tant que telle et qui est plutôt une problématique récurrente, revenant plusieurs fois et dans plusieurs relations successives. Et qui se marque également, même en dehors de l’idée d’un mariage, dans la gestion de la relation quotidienne (logements séparés, peu de disponibilités pour voir l’autre, peu d’attentions…).

      Je pense par contre que votre fiancé se situe plutôt dans une peur temporaire qui provient probablement des grosses transformations actuelles : un changement de travail est souvent une étape qui demande beaucoup d’investissement de temps et d’énergie, il faut se repositionner… Et, pour les hommes, la carrière est souvent très importante car c’est le lieu où ils prouvent leur valeur aux yeux du monde.
      Ajoutant à cela les pressions de l’organisation du mariage (et c’est très très fréquent que toutes ces tâches créent des conflits dans les couples surtout si il faut aussi composer avec la vision de la belle famille). Et cela d’autant plus que, finalement, la décision de vous marier avait été initiée par la question de vos parents plutôt que de venir d’une envie profonde émanant de vous deux.

      Je crois que votre fiancé a été un peu trop bousculé par tout cela et que cela a créé des doutes en lui… doutes qui le culpabilisent certainement (c’est assez difficile de se voir en tant que personne qui remet en question un tel engagement).

      Ce serait important à mon avis de ne pas prendre cela comme remettant en question ses sentiments pour vous (et d’ailleurs, il le dit lui-même) mais de plutôt voir qu’il vit un tsunami émotionnel intérieur…et qu’il est certainement tout autant en souffrance que vous (même si ce n’est pas la même souffrance).

      Pensez-vous pouvoir trouver en vous les trésors de la patience et de la compréhension ?
      C’est peut-être aussi cela, l’amour, que de pouvoir voir, même dans des comportements qui nous blessent, la souffrance que l’autre éprouve… et qui amène ces comportements.
      Peut-être que ce qui se passe est la première grosse épreuve de votre couple et l’occasion de « tester » vos capacités à dialoguer malgré les souffrances de chacun, vos capacités de compréhension de la vision de l’autre et des émotions de l’autre…
      Un couple rencontre souvent des étapes qui mettent à l’épreuve la solidité et la sincérité des sentiments de chacun : un enfant gravement malade, un licenciement, un deuil…
      Pour vous deux, c’est maintenant…

      En voyant sa souffrance à lui, ses doutes à lui, ses difficultés à lui et en essayant de ne pas donner trop de place à vos doutes sur son amour pour vous, vous pourriez faire de cette épreuve une étape de consolidation de votre amour. Bon je sais, c’est plus facile à dire qu’à faire…

      Mais je vous conseillerais de ne surtout pas fuir et de plutôt essayer de manifester tolérance, patience et compréhension.
      De lui affirmer qu’il n’est pas un monstre d’avoir été bousculé, perturbé, d’avoir peur… Qu’il peut être quelqu’un qui a des doutes sans pour autant avoir menti sur sa personnalité… Nous avons tous des failles…

      Faites de cette crise une occasion de vous parler l’un à l’autre au sujet de qui vous êtes tous les deux, une occasion d’établir un dialogue qui respecte les différences de chacun, même si ces différences font souffrir…

      Parce que, vous savez, c’est peut-être reculer pour mieux sauter… Et si vous savez traverser cela ensemble, vous saurez que votre couple sera fort pour affronter ensemble les autres épreuves qui surviendraient.

      Soyez dans l’amour et pas dans la peur… Quitte à vous faire aider par une personne extérieure pour vous remettre vous-même du choc que vous vivez… Pour pouvoir être Sage et Aimante et transformer cette grosse difficulté en cadeau.

      je vous envoie une tonne d’énergie positive pour vous aider à traverser cela dans l’amour de l’autre.

      Véronique.

      1. Merci beaucoup Véronique pour votre réponse, cela m’apaise énormément et me redonne courage. Je vais essayer de ne pas fuir, et d’être compréhensive. Ma peur de ne plus être aimée m’a mise en colère, en oubliant que lui aussi pouvait souffrir… Peut être vais je me faire aider si ma peur de l’abandon prend trop de place…

        1. Author

          Avec plaisir, Zora… Je suis heureuse de savoir que vous vous sentez apaisée et que vous ayez pu avoir à nouveau accès à votre compassion pour lui au-delà de vos propres souffrances… C’est plutôt encourageant 🙂
          Bien à vous,
          Véronique

  67. Bonjour Véronique, Bonjour à tous

    J’ai été moi aussi en vacances courant août mais j’ai continué à suivre les discussions. Quoiqu’il arrive, il nous faut à tous beaucoup de courage et de recul pour affronter les situations du mieux que l’on peut :-/ avec les émotions sous jacentes, c’est dur c’est sûr d’où l’importance sans doute de « prendre de la distance » et avoir les yeux en face des trous. Vu les vies que nous menont tous, c’est loin d’être simple mais il faut s’obliger à trouver des moments de recul pour respirer, se poser, écouter les oiseaux, le vent,notre coeur et voir que la vie c’est ça aussi et c’est même le début….apprendre à s’aimer, se connaître avant d’essayer aussi de comprendre et aimer les autres ; être en phase avec soi même et son coeur, solide!tout un programme…..mais qui en vaut la peine!essayons de bien choisir qui nous décidons de faire entrer dans notre bulle protectrice et pourquoi ? pas pour l’autre mais pour nous, d’abord, ensuite l’autre pour être deux…il est tellement désarmant d’avoir affaire à des personnes gentilles à la base mais qui malgré tout nous font du mal….incompréhensible!mais oui, il faut savoir se protéger aussi….quel équilibre!moi même c’est pas simple!d’ailleurs, pour les nouvelles suite à mes posts de début juillet, je vais plutôt mieux. Nous ne nous donnons pas de nouvelles sauf pour l’administratif….ce qui déjà me suffit largement!Au final, je me suis reprise en main pdt l’été et enfin je pense à moi d’abord, je reçois de mes amis et de ma famille et je demande aussi quand j’ai besoin….toutes ces discussions et les écrits de Véronique m’ont beaucoup aidé intérieurement pour me convaincre que non, l’amour, ce n’est pas se prendre la tête à toujours comprendre l’autre, à espérer toujours, attendre….biensûr il faut de la patience dans une relation mais des limites aussi :-/ quand les attentes bouffent, il faut peut être prendre le taureau par les cornes!C’est dur!A ce jour, je dois avouer que le fait de le revoir ou de l’entendre, m’angoisse…vraiment, j’ai besoin qu’il sorte de ma vie pour être bien. Je ne sais pas pourquoi à ce point moi qui l’ai tant aimé…je me suis faite une raison et j’accepte aujourd’hui la séparation ; je n’attends plus rien et pourtant pourquoi ces angoisses quand j’ai pas le choix d’être en contact? il était mal à l’aise dans ces explications pour la ruture, flou,paradoxal mais du coup, c’est aussi moi qui ressens ce malaise maintenant….ce qui n’était pas le cas auparavant. est-ce que j’ai tiré un trait et que le simple fait de replonger dans des discussions diverses avec lui m’angoisse?est-ce que c’est parce que malgré tout j’ai reconnu mes torts et lui non que ça me blesse? il est tellement flou. J’ai le sentiment étrange de ne pas savoir qui il est vraiment, je ne cherche et ne veux plus savoir mais étant qqn d’authentique, quand je me trouve confrontée à une personnalité ambivalente comme ça, ça me stresse….pourquoi je ne peux pas faire abstraction? c’est pour ça que je souhaite ne plus avoir affaire à lui….je me pose plus de questions comme ça!moi qui suit qqn d’enjouée à nouveau, libre, bien, comment gérer ces obligations administratives à ces côtés?ça me stresse vraiment et malheureusement, je ne sais pas faire semblant et en même temps je ne voudrais pas paraître trop froide (ça risque d’augmenter le malaise encore comme il ne me demandera jamais pourquoi je suis froide) :-/….merci et bonne rentrée à tous

    1. Bonjour Véronique, bonjour à tous,

      J’ai suivi de loin en loin pendant l’été les tribulations de chacun et me dis : mais que de souffrances pour se lancer dans la relation amoureuse ! C’est que ce ne doit pas être si simple.
      Je reviens ici pour parler d’un problème que je vis actuellement. Peut être pourrez vous m’aider, et peut être ce témoignage sera t’il à nouveau utile, puisque je fais partie de ceux qui ont du mal à s’engager.
      Pas en amitié cependant. Je suis très fidèle en amitié. Mais dans la relation amoureuse, c’est la panique.
      Je suis en relation depuis deux ans avec une femme mariée, qui
      manifestement m’aime. Je suis amoureux d’elle, mais la relation a connu des hauts et des bas depuis deux ans, d’une part à cause de sa situation, d’autre part parce que je ne parviens pas à avoir confiance. Je veux dire : à trouver un roc solide en moi pour avancer. Elle me dit vouloir quitter son mari, mais de fait, attend qu’il parte. (Ils sont « séparés » mais vivent sous le même toit avec leur fille).
      En juillet elle lui a annoncé qu’elle avait une relation avec moi, c’était une façon d’officialiser son divorce. A ce moment là nous devions passer notre premier week end ensemble. (Jusque là nous nous voyions le soir essentiellement, et lors de moments volés). Nous avons passé une soirée avec des amis, nous montrant pour la première fois ensemble au grand jour. Mais j’ai mal vécu ce moment, eu peur et lui ai refait part de mes éternels doutes. Elle s’est trouvée très déçue de ce que je n’étais pas là au moment crucial ou elle avait besoin de mon soutien, et m’a annoncé qu’elle ne voulait plus poursuivre notre relation. Finalement nous avons annulé le week end.

      J’ai été peiné, parce que depuis deux ans j’ai eu l’impression de faire beaucoup d’efforts, de ne pas trop regarder mes « valeurs », d’être disponible pour les moments ou elle l’était, et de dépasser mes peurs (c’est une personne toujours entourée d’amis, qui ne fait quasiment rien toute seule, et je me demande toujours quelle est ma place dans tout son univers. Mais c’est une question récurrente pour moi de toutes façons.)
      A la fois je comprenais bien que j’avais choisi le pire moment pour réitérer mes doutes. Peut être l’avais je fait expres? Je n’en sais rien.
      Apres un mois de silence complet nous nous sommes revus, à mon instigation, cette semaine. Je sais qu’elle m’aime, et lorsque je parviens à oublier mes peurs, je l’aime également, très fort. C’est tout à fait passionnel entre nous. Nous nous sommes proposés de repartir de zéro, d’essayer de réécrire l’histoire lentement, afin de mieux respecter nos rythmes.
      Mais sitot l’ai-je quitté que les doutes me reprennent, alors que deux minutes avant je me voyais (et c’est sincère), mariés et vivant ensemble.
      Imaginez la personne comme un radiateur : lorsqu’elle est proche elle me réchauffe, des qu’elle est partie je gèle.
      Mes doutes, les voici : que me trouve t’elle de particulier?
      Quelle est ma place, parmi tous les gens qui l’entourent en permanence? Si elle est entourée d’amis en permanence, c’est qu’elle les trouve interessants. Or ce qu’elle m’en dit me montre qu’ils sont extremement differents de moi : frimeurs, sorteurs, moi je suis plutot introverti et timide. A nouveau du coup cette question : que viens je faire la dedans?

      Bref, au fond de moi je ne parviens pas à trouver quoique ce soit de solide. Pourtant lorsque nous nous retrouvons, je me sens tres bien avec elle. Elle est douce, il y a beaucoup d’humour et d’attention entre nous. Tout parait possible. Des qu’elle disparait je la vois sous son autre jour, mondaine, entourée, très différente de moi.
      Que faire?
      Ai je fait une erreur en retournant la voir?
      J’ai peur de lui faire du mal, de la placer dans un ascenceur émotionnel comme cela a été le cas déja souvent pendant ces deux ans, vu mes craintes et ma façon d’avancer puis de reculer avec mes doutes.
      J’ai peur de me perdre dans cette relation, moi qui ai deja du mal à me sentir exister.
      J’ai peur de passer à coté de cet amour, car il est indéniable qu’il y a de l’amour entre nous.
      A la fois qu’est ce que l’amour? Un sentiment paisible au creux de l’estomac? (ce que je ressens lorsque nous sommes tous les deux et apaisés). Une brûlure? Une angoisse? (ce que je ressens lorsqu’elle est partie).
      Si c’est une angoisse, ne vaut il mieux pas s’en passer?
      Ai je des idées préconçues (oui plein!), est ce que je la juge, pour être différente de moi, plus mondaine, pour avoir trompé son mari avec moi? Mais moi même, je ne vaux guère mieux puisque je n’ai pas dit non.
      Au moins a t’elle suivi ses sentiments, suis je capable d’en faire autant?
      C’est une fille intelligente, belle, cultivée, très courtisée. Est ce par orgueil que je m’accroche à cette histoire? Pour me prouver que je peux être choisi ?
      Si je l’aimais assez, me dit elle, je n’aurais pas tous ces doutes. Est ce vrai?
      Bref, questionnements, mal de tête, honte, élans soudains, pleurs, passion, tout y passe et je me dis : à un moment il faut qu’un chemin soit pris.
      Soit je me lance avec elle, de tout mon être, et il faudra que j’oublie mes peurs, soit il faut arrêter, et il me faut renoncer à cet amour.
      Pour le moment je navigue entre les deux dans une mer agitée, le port de gauche me parait inquiétant, celui de droite trop difficile.

      Si je pouvais simplement débrancher mon cerveau…
      Merci pour vos avis

      1. Bonjour amiduvent,
        Votre commentaire m’a touché car je m’y retrouve a bien des égards.
        Je connais ce sentiment de plénitude quand l’autre est là, cette connivence indescriptible qui nous fait envisager l’avenir avec elle ou lui sans doute ni frayeur. Mais il y a le reste,mon ami est un peu pareil,très actif,très apprécié, il s’intéresse à un tas de choses qui vont de l’alimentation bio aux motos qu’il aime bricoler, il a un cercle d’amis à n’en plus finir et je me demande ce que je viens faire dans tout cela.
        J’ai beau me dire que nous avons tous une valeur particulière, je trouve ma vie bien ennuyeuse en comparaison, même si j’ai aussi des amis et des activités, rien ne me semble comparable à la sienne. Mon entourage me trouve drôle, sympa et plein d’autres qualités, mais je ne peux m’empêcher de me demander ce qui peut bien clocher chez moi…si je suis si formidable que ça, pourquoi ma vie sentimentale est elle aussi dramatiquement compliquée?
        J’espère que l’avenir nous en donnera la clé..en attendant bon courage..

        1. Bonsoir Bénédicte,

          J’ai au fond l’impression que tout serait bien plus simple si nous (en tout cas moi) avions confiance en nous. Nous pourrions laisser l’autre rentrer dans notre intimité sans se sentir menacé, sans se poser cette question existentielle de « où est ma place »?
          J’ai parlé avec un ami qui a vécu un peu la même histoire que la mienne, avec le même genre de compagne. Mais lui s’est dit, au bout de quelques temps : « il est évident qu’elle m’aime. Je ne sais pas pourquoi, mais je m’en fiche. Elle m’aime comme je suis, alors j’avance ». A partir de ce jour il n’a plus eu aucun doute. Mais lui a une grande confiance en lui. Cela fait 10 ans qu’ils sont ensemble désormais, et ils forment un couple rayonnant. Elle hyper sociable, lui beaucoup plus secret. Mais les deux épanouis. Donc c’est possible !
          En ce qui me concerne, il me manque ce socle solide au fond de moi. J’ai l’impression d’être dans du sable, et un rien me déstabilise.
          J’espère qu’on y arrivera.
          Que de souffrance en attendant !
          Moi ça m’épuise ! 🙂

          Courage

      2. Author

        Bonjour Ami du vent,
        Merci de nous donner de vos nouvelles… Evidemment, en lisant tous les messages postés ici, je comprends bien que vous ayez la sensation que l’amour c’est beaucoup de souffrances… Mais ce n’est pas toujours le cas… Seulement, quand ce n’est pas le cas, on ne l’écrit pas…

        Pour répondre à une de vos dernières questions « Si je l’aimais vraiment, je n’aurais pas tous ces doutes, est-ce vrai ? »… Je répondrais que le problème n’est pas que vous ne l’aimez pas elle… ce serait plutôt que vous ne vous aimez pas vous-même.
        Et avec les bribes de votre histoire que vous avez livrées dans les messages précédents, je dirais que c’est bien normal que vous n’ayez pas beaucoup d’amour pou vous-même.
        La vraie question n’est donc peut-être pas s’il vous faut rester avec elle (car le problème serait le même et les doutes seraient aussi grands) mais plutôt de savoir ce que vous allez pouvoir mettre en place pour avancer vers plus d’amour de vous. Car j’ai la sensation qu’en travaillant principalement sur des questions qui concernent la relation, vous ne voyez pas les vraies questions à travailler (c’est l’arbre qui cache la forêt).
        Et sans doute que prendre une décision, quelle qu’elle soit (partir ou rester) ne serait jamais la bonne décision tant que cet amour de vous-même n’est pas au moins un peu présent…

        D’autre part, la pression que vous vous mettez pour faire un choix « absolu » est sans doute trop forte… Quand je parle de choix absolu, je parle de cette phrase que vous écrivez :  » Soit je me lance avec elle, de tout mon être, et il faudra que j’oublie mes peurs, soit il faut arrêter, et il me faut renoncer à cet amour. »
        Peut-être que rien n’est jamais aussi catégorique dans la vie… Et nous ne sommes jamais certains de faire le bon choix si nous voulons de certitudes à tout jamais.
        Entre les deux extrêmes, il y a des nuances… Car, finalement, le futur n’est qu’une succession d’instants présents.

        Et si vous vous mettiez comme premier objectif d’essayer d’apprendre à apprécier l’instant présent : être bien avec elle et être bien sans elle, en vivant une journée à la fois… ? En ne vous demandant pas constamment ce que vous devez faire pour le futur, vous enlèverez toute la pression qui vous empêche de profiter de ce qui est ici et maintenant.

        Bon, je sais, c’est plus simple à dire qu’à faire… mais c’est la base d’une vie heureuse, seul ou en couple : s’aimer suffisamment soi-même et apprécier l’instant présent.

        Ne dépensez pas tant d’énergie à regarder l’arbre (votre relation) : cela vous empêche d’avoir assez d’énergie pour vous occuper de la forêt (vous-même).

        Bien à vous,

        Véronique.

        1. Bonjour Véronique,

          Vous voyez juste.
          Je sens effectivement que si l’on se séparait une bonne fois pour toute, je retrouverais la quiétude de la solitude, mais les choses recommenceraient avec une autre plus tard et donc, le problème est en moi.
          Je vais essayer de vivre chaque moment simplement.
          Nous nous sommes dits que nous allions recommencer à zéro, en prenant le temps. On verra bien. Je crois que cette relation passionnelle n’est pas là par hasard, et qu’elle me mènera quelque part. Je sens qu’il faut que je la vive entièrement. Peut être que nous échouerons, mais au moins nous aurons essayé !
          Quand à s’aimer soi même, dur combat… J’ai progressé, ne serait ce que par rapport à 10 ans plus tôt, surtout en vivant seul. Cela m’a obligé à prendre en charge tous les aspects de mon existence, et m’a montré que je pouvais me débrouiller.
          Mais il reste du travail 🙂

          Merci de votre extraordinaire disponibilité.
          Bien à vous

    2. Author

      Bonjour Stéphanie,

      Bravo pour l’énorme étape que vous avez franchie…
      A présent, que vous avez retrouvé votre « vibration » personnelle, ce n’est pas étonnant que vous ressentiez un malaise en sa présence… parce que, maintenant, vous ressentez la discordance entre votre vibration et la sienne. Un peu comme si, maintenant que vous chantez votre propre note, vous entendez qu’elle ne s’harmonise pas avec la note qu’il chante lui.
      Et, forcément, comme votre équilibre retrouvé est encore fragile, il y a sans doute une crainte inconsciente d’être déséquilibrée par sa présence, de ne pas savoir garder votre note à vous.
      Dans ces démarches encore à faire, voyez celles qui peuvent être faites « à distance », sans le voir… Il n’y a pas de raison de s’imposer inutilement des moments pénibles.
      Et si certaines démarches doivent absolument être faites en sa présence, ne pensez pas trop à ce que vous allez paraître à ses yeux…

      Soyez vous-même dans ce moments-là… Et si vous-même, c’est de ne pas savoir faire semblant… Et bien, c’est comme cela !
      Ce sera un bon « test » pour vous pour oser enfin ne pas essayer de modifier qui vous êtes en présence de quelqu’un, pour oser ne pas vous poser mille questions sur ce que l’autre pense à votre sujet, pour oser ne pas vous adapter à ce que l’autre aurait besoin que vous soyez dans cette situation.
      Si vous paraissez froide, cela ne serait que normal et bien compréhensible. Il ne vous demandera pas pourquoi vous êtes froide ? C’est peut-être parce qu’il le sait très bien…

      Allez-y comme si vous alliez saisir l’occasion de « tester » votre capacité à vous sentir bien avec vous-même en présence d’une personne ambivalente et floue, de tester votre capacité à garder votre propre vibration quelle que soit la personne en face.
      Et sans doute n’y arriverez-vous pas complètement, sans doute serez-vous encore un peu déstabilisée…
      Ce n’est pas grave… il faut du temps pour ancrer nos transformations en profondeur… Notez simplement les progrès que vous ressentez… Et félicitez-vous du moindre petit progrès dont vous prenez conscience.

      Et même, vous savez quoi ? Peut-être que vous ne serez JAMAIS bien en présence d’une personne floue, ambivalente, fuyante… Moi non plus d’ailleurs… Et pourquoi devrait-on apprendre à l’être ? Si notre baromètre émotionnel nous montre que ces vibrations-là ne s’accordent pas aux nôtres, autant entendre le message et mettre de la distance entre ces personnes-là et nous. Je n’aimerai jamais le hard-rock… J’éteins donc la radio si c’est cette musique-là qui passe… Et c’est très bien ainsi 🙂

      Bon courage, Stéphanie et, surtout, que la suite de votre vie soit la plus merveilleuse possible !

      Véronique.

      1. C’est dingue comme votre analyse est rigoureuse Véronique!Vraiment bravo!Savoir que des personnes telles que vous existent est rassurant dans ce monde un peu brutal parfois 😉 une vraie aubaine d’avoir trouvé ce site après maintes recherches ; un grand merci pour ces aides énormes et par internet en plus!Qu’est-ce que cela doit être à vos côtés dans la vie de tous les jours!;-)
        Dans votre réponse, vous me dites de prendre cela pour un test!Cela résonne beaucoup. Je suis une femme qui aime relevé des défis en général et encore plus sur moi même ces dernières années….je vais donc suivre votre doux conseil….tacher de relever ce défi d’être moi, comme actuellement, en écho avec mon coeur tout simplement, authentique comme je suis. Je vais faire au mieux pour me simplifier la vie et qui m’aime me suive de toute manière….si je reste persuadée que c’est ainsi que je me reste fidèle, j’espère gérer tout cela au mieux. Et oui, étant musicienne, les notes qui sonnent faux, j’ai une sacré oreille 😉 et effectivement, émotionnellement, ça ne me correspondra sans doute jamais.
        Tout en restant ouverte aux notes qui sonnent faux, si la personne ne rectifie pas le tir en s’entraînant d’avantage, alors, tant pis moi je joue des notes en harmonie….merci mille fois et à très bientôt sans doute

        1. Author

          Merci pour vos compliments, Stéphanie 🙂 Ils me touchent et je suis heureuse d’avoir pu vous aider à y voir plus clair, ou plutôt à « entendre » les notes dysharmonieuses 🙂

  68. bonsoir à tous, bonsoir Véronique
    c’est en parcourant votre site que je me retrouve dans de nombreux témoignages, remarques.
    Je vais essayer de synthétiser au mieux mon histoire.

    C’est il y a environ 2 ans et demie que le coup de coeur est arrivé pour lui, réciproquement puisque nous avons « fricoté » de nombreuses fois, sans pour autant de parler de relation sérieuse. Rien de sexuel, seulement beaucoup d’affection, baisers, tendresse, respect.
    On se connaissait depuis longtemps mais je ne l’avais jamais perçu si sensible,et surtout si douteux. Il me disait qu’il ne voulait rien de + entre nous car il ne serait pas à la hauteur, je pourrai pas être heureuse avec lui, il ne me méritait pas, etc… J’ai entendu ces paroles à plusieurs reprises, cherchant à le comprendre, à l’analyser. J’ai cru et voulu bien faire en pensant l’aider, mais il se fermait comme une huitre, ne voulant pas toucher aux points sensibles.
    J’étais donc déterminée à le laisser, continuer sans lui malgrè que j’étais convaincue qu’il se passait quelque chose de vrai et profond entre nous. Dès qu’on se croisait il se passait de nombreuses choses me confirmant mon ressenti, mais je devais me faire à l’idée qu’il ne se passerait rien. Cela a duré une longue période, jusqu’à ce que je me décide réellement à avancer, sans lui. J’ai donc fuit, convaincue que le fait de ne pas le voir me ferait passer ce « beguin »…Pendant ce temps j’ai bien vécu, fait des rencontres, ait eu une relation de 6 mois, c’était chouette mais pas de déclic pour ce garçon, et surtout, je pensais toujours à l’autre …déçue de me rendre compte que ça ne passe pas.
    Je ne l’ai pas vu pendant presque un an, jusqu’à ce qu’on se croise il y a plus d’un mois. Il m’a « sauté » dessus, me disant que cela faisait plus de deux ans qu’il m’aimait mais que je ne voyais rien, qu’il pense beaucoup à moi, que je me rend pas compte combien je compte, etc ….L’alcool favorisant ses propos. Bizarrement, je suis restée très distante et sur la retenue,tellement surprise de cette attitude.
    Nous avons ensuite passé une journée ensemble, journée parfaite avec beaucoup de douceur, attentions, toujours ce respect. Il se dévoilait, s’autorisait de se libérer sur ce qu’il ressentait. Il n’avait jamais été comme cela.

    Suite à cela je lui ai proposé qu’on se voit, ne pouvant pas rester comme ça. Et là, il m’a gentiment répondu « je préfère qu’on reste comme ça ». gros ??? dans ma tête…Je m’y attendais un peu mais je m’interrogeais vraiment.
    Pourquoi s’être autorisé tout ça pour faire marche arrière ensuite??
    Je pense en effet qu’il craint toujours de ne pas être à la hauteur, comme il a pu le dire à un ami. Il a fit déjà un énorme pas pour m’avouer tout ça, et je suis bien certaine qu’il est sincère, qu’il n’a jamais joué avec moi. J’ai envie de faire confiance à mon intuition, ce que je ressens, pressens..
    Je reste persuadée qu’il aura un autre déclic pour pouvoir faire vivre cette relation. Je ne veux pas le brusquer, le faire fuir ou autre, et je ne veux pas non plus l’attendre. Je pense pas pouvoir décider de ça, je ne le maitrise pas, c’est plus fort que moi.
    Je ne me suis jamais dévoilée comme lui a pu le faire, je n’ai jamais osé, ait toujours attendu.

    Aujourd’hui, il refuse de me voir, et j’ai tellement de choses à lui dire. La thérapeute que je rencontre m’oriente vers une lettre, me permettant de me libérer, m’abandonner un peu pour dévoiler tout ce que je peux ressentir.
    Après longue réflexion, j’ai vraiment envie de le faire pour aller au bout des choses, ne pas avoir de regrets par la suite,et pour qu’il sache. Et ce malgrè quelques réticences: la peur de le faire fuir, lui mettre la pression, qu’il parle de ma démarche à quelqu’un..
    Je dois le faire car je ne veux plus rester comme ça, seulement je ne sais pas comment l’aborder…
    Lui dire mes sentiments ok, mais dois je lui mettre un ultimatum?
    Est ce que je dois lui dire les choses un peu « cash » pour le faire réagir ? plutot me montrer compréhensive ?
    Je ne sais pas non plus quelle attitude adopter lorsque je le reverrai.
    Ignorance !? L’envoyer « balader » s’il revient encore, ne pas être à sa disposition !?
    Je vous remercie d’avance de m’avoir lue, ainsi que pour vos réponses et éclairages

    1. Bonjour Véronique,

      Votre article est certainement le plus constructif que j’ai eu à lire ces 5 derniers mois. Vos explications sont claires et je semble enfin comprendre le « pourquoi du comment » j’en suis là aujourd’hui…

      Après 3 ans (dont 2 de vie commune) de relation fusionnelle, superbe et sans « embûches » mon ami est parti pour une autre femme plus âgé de 5 ans et totalement mon opposée. Alors que je suis plutôt du genre à avoir la tête sur les épaules, à savoir ce que je veux, quand je le veux, comment je le veux, elle, ne se soucis pas du lendemain, fais la fête chaque soir et prends la vie comme elle vient, elle est légère…
      En somme, deux extrêmes, j’ai pris conscience de mes erreurs au sein de notre relation et lui en ait fait part mais ça ne l’a pas fait revenir… il dit garder un magnifique souvenir de ces années ensemble et ne voudrait les échanger pour rien au monde. Il me voyait comme sa futur épouse, mère de ses enfants, vieillir ensemble … et en un mois de temps plus rien … il intègre une nouvelle école, puis se rapproche de cette fille, impuissante face à ses doutes, je le quitte pour lui rendre sa liberté en lui disant d’aller au bout de son attirance pour elle, il prétend qu »elle n’à rien à voir avec notre rupture et me reproche le manque de petites attentions quotidiennes (bcp de soucis sur notre quotidien les dernières semaines…) et s’en veut de ne pas avoir parler de son mal être avant que ce ne soit trop tard ..
      Quelques semaines plus tard je découvre qu’il est finalement en couple avec elle alors qu’il continue de m’écrire régulièrement, je décide alors de couper les ponts et de me reprendre car d’un naturel ambitieux, j’en avais mis mes études de côté..
      Au bout d’un mois plusieurs personnes de son entourage me rapporte qu’il va mal et me demande d’intervenir prétextant que je suis la seule à encore avoir de l’influence sur lui. On se revoit, on se récrit tous les jours, toute la journée, alors même qu’il est encore en couple avec elle et qu »ils sont dans la même promotion donc dans le même amphi… des pleurs, des regrets, des excuses, de longs câlins et de tardives conversation. Il ne veut pas me perdre, il ne veut plus que je m’éloigne et que j »arrête de lui donner des nouvelles, ça a été trop dur et ça lui a semblé une éternité…
      Je reprends espoir en nous bien qu’il soit toujours avec elle, ils partent en vacances, dès lors les contacts se raréfient… De retour on se croise par hasard, il dit s »éloigner pour ne pas me donner de faux espoirs, qu »il à fait et dit tout cela par culpabilité, mais qu’il sera toujours là pour moi quoiqu’il arrive..
      Suite au décès d’une personne très proche de ma famille, on se revoit aux obsèques, des gestes tendres envers moi, jugés déplacés au vu de notre séparation par des proches..
      Depuis je n’ai eu aucune nouvelle, pas un message, pas un appel … c’était il y a 2 semaines…

      Lors de notre séparation nous étions sur un projet immobilier alors j’ai pensé à une peur de l’engagement d’autant que je nous retrouve en tout point dans votre article.. mais votre réponse à Thibaud, a attiré mon attention, car mon ami manque énormément de confiance en lui, et souvent il se comparaît à moi, au niveau de nos compétences mutuelles et se dévalorisait constamment, comme si je lui étais supérieur, ce dont je ne me suis jamais rendu compte durant notre relation mais après coup.. Il ne trouvait pas de domaine dans lequel se démarquer…
      Et depuis qu »il est avec sa nouvelle amie, il a changé, il a rompu le dialogue avec ses parents, il ment beaucoup, il est susceptible et lui qui était si ambitieux et voulait un train de vie confortable semble se résigner à une condition de vie modeste et abandonne ses objectifs auxquels il tenait quand nous étions ensemble et qu’il avait depuis enfant.. Je ne le reconnais plus, il était toujours très apprêté et adorait bien s’habiller et être impeccable alors qu »aujourd’hui il se néglige…

      De mon côté, j’ai repris le cours de ma vie, même si j’avoue garder l’espoir secret que l’on se retrouve malgré tout un jour.. J’ai eu des paroles dures à son encontre comme le fait qu’il m »ait déçu, que je n »avais plus confiance et qu »une vie ne me suffirait pas pour lui pardonner tout ce que j’ai à lui pardonner, mais quand je lis votre article je me rends compte qu’en agissant ainsi, je ne l’ai certainement pas aidé …

      Qu’en pensez vous ? manque de confiance en lui ou peur de l »engagement ? et que faire ?

      Merci mille fois à celles et ceux qui auront pris la peine de me lire …

      Choukie

      1. Bonjour Choukie

        Même si ce n’est pas simple, vous avez sans doute raison d’avancer malgré tout. Essayez de ne pas trop regretter et sachez que sans doute, s’il a besoin de vous ou s’il souhaite vous donner plus, vous témoigner plus, il le fera sans doute, à son rythme, sans pression…on ne peut pas forcer les choses ; je crois que pour être bien il faut accepter la situation et laisser l’autre venir à nous de manière à être rassuré aussi. Si on force les choses, on ne sait pas finalement si cela vient vraiment de la personne ou si c’est notre influence qui fait le changement. S’il n’a pas confiance en lui, il a peut être été en proie à de multiples doutes et de grosses remises en question sur sa vie. Il a sans doute besoin de se retrouver face à lui même pour savoir et vous ne pouvez pas savoir pour lui…c’est sans doute pour cela qu’en ce moment il est différent, plus carpe diem, sans projets….quand on est un peu paumé dans sa vie, les visions sont floues et on ne peut donc pas trop se projeter…il me semble. Quand on aime et qu’on est pleine de bonnes intentions à l’égard de l’autre, on ne comprend pas mais peut être votre meilleur allié sera le temps et de la patience. même si les contacts ne se font plus, on oublie pas comme ça et parfois c’est pour mieux se retrouver….ou pas….d’où l’intérêt comme vous faites de continuer à avancer. Suivez le chemin de votre coeur, de vos besoins de vos envies et vous verrez qui se retrouvera sur le même chemin….si vous en avez déjà pas mal fait pour lui, vous ne pouvez sans doute pas donner plus sous peine de peut être y laisser beaucoup d’énergie!Pensez à vous!s’il a des peurs, vous pouvez le rassurer mais pas dominer ses peurs à sa place (engagement ou confiance d’ailleurs)Qui s’occupe de vous par ailleurs?même si vous semblez être bien dans vos chaussures, vous avez aussi sans doute besoin qu’on vous rassure vous aussi… Bon courage et Bonne journée

      2. Author

        Bonjour Choukie,

        La réponse de Stéphanie est pleine de bon sens…
        Et, comme elle, je pense qu’il est important que, de votre côté, vous continuiez à avancer dans votre vie pour avoir des fondations solides sur lesquelles vous appuyer.
        Je ne suis pas certaine qu’il s’agisse de la peur de l’engagement chez votre ami puisque, pendant les deux ans de votre vie commune, il semble avoir été réellement présent dans la relation et qu’il ne fuyait donc pas toute forme de lien.

        Par contre, comme vous décrivez cette autre femme comme étant votre total opposé, il se pourrait qu’il soit déchiré entre deux parties de lui-même qui l’amènent à se sentir attiré par deux femmes très différentes.
        Nous avons développé certaines parties de nous et étouffé les parties inverses (en psychologie, on parle d’Ombre et de Lumière sans que Ombre veuille nécessairement dire défauts)
        Avec vous, une vie bien raisonnable, posée, correspondant sans doute à des critères jugés positifs par son éducation. Avec elle, la fête, la déraison, l’insouciance…
        Chacune lui permettant d’exprimer une facette de lui-même : être responsable et être insouciant.
        D’un côté une facette jugée plus « acceptable » et de l’autre, une facette jugée « non acceptable ».
        Inconsciemment, c’est un peu comme si’l faisait une sorte de crise d’adolescence, comme s’il vivait un besoin impérieux de rébellion contre les contraintes que cela représente de n’exprimer que sa partie acceptable.
        Tout en se jugeant soi-même parfois très durement d’exprimer sa partie Ombre… de se sentir « monstre » et donc coupable mais en sentant intérieurement que c’est un besoin essentiel.

        Un chemin personnel, c’est souvent trouver le juste milieu entre ces deux parties de nous, de voir qu’il ne s’agit pas de choisir entre l’une OU l’autre mais bien d’unifier ces deux parties pour pouvoir les exprimer toutes les deux, parfois dans un mélange des deux, parfois l’une dans certaines circonstances et l’autre dans d’autres circonstances.
        Mais il n’en n’est pas là…
        Et vous, là-dedans, vous ne pouvez pas faire grand-chose…
        Ce sera à lui de comprendre et de trouver comment se réunifier intérieurement… sans se juger d’avoir ce besoin de sa partie Ombre et en ne rejetant plus complètement sa partie Lumière…

        Si vous le pouvez, (et s’il l’accepte) je vous conseillerais d’essayer de conserver une relation d’amitié…
        Sans pour autant devenir sa thérapeute, vous pourriez alors lui conseiller d’aller voir quelqu’un qui l’aide à y voir clair dans ce déchirement.

        Le temps que l’orage passe et qu’il trouve son chemin vers un équilibre intérieur… Mais sans attente spécifique sur la personne vers qui ira ce chemin. Parce qu’il s’agit avant tout de trouver son chemin vers lui-même.
        Et, dans une telle tempête intérieure, c’est l’amitié qui peut être la plus aidante… parce qu’elle n’a pas d’attente.

        Mais attention, ce n’est à proposer qui si vous-même êtes suffisamment « à distance » de ce qui se passe en lui et que vous pouvez continuer à avancer dans votre propre vie. Pour ne pas subir les conséquences de ces bouleversements intérieurs qu’il vit.
        Et pour ne pas vous épuiser dans l’aide que vous apporteriez…

        Amicalement.

        Véronique.

        1. Bonsoir Véronique et Stéphanie, vos réponses éclairent un peu ma lanterne mais ne soulage malheureusement pas mon coeur, étant en période d’examens et qui plus est malade, je me sens vulnérable et repense de nouveau énormément à lui, donc je n’ai tjrs aucune nouvelle en 3 semaines, je n’ai pas chercher à prendre contact et lui non plus …
          Je prends note de votre conseil Véronique, mais je ne serai pas franche si je prétendais ne plus rien attendre de lui, et pouvoir être son amie … j’aimerai en avoir la force, mais le fait est que moi je suis toujours éperdument amoureuse de l’homme avec qui je vivais (plus rien à voir avec celui qu’il s’avère être aujourd’hui…) et j »espère toujours qu »il revienne vers moi…
          Alors qu’il est en couple avec elle depuis 3/4 mois maintenant, (nous sommes séparés depuis 5), pour des raisons de logement, j’ai laissé des affaires chez lui, et elles y sont tjrs, je passe prendre mon courrier régulièrement et mes affaires ne bougent pas… Lettre et petits mots d’amour non plus … peut être est-ce parce que ça fait tellement longtemps qu’ils sont là qu »il ne les voit plus, mais moi je trouve malsain de commencer une relation avec quelqu »un quand on a encore tout ce genre de témoignage de notre ancienne relation sous les yeux …
          Et pourtant il poursuit son chemin avec l’autre fille …
          De mon côté, j’ai bien essayé de voir d’autres hommes, mais sans succès, mes sentiments ne viennent pas, au début je me dis que oui ça va le faire et puis dès que l’autre s’attache, hop je m’enfuis aussitôt …
          Je suis un peu prise au dépourvue, car je pensais vraiment être passé à autre chose, mais ces derniers jours je ne fais que penser à lui …
          A quoi puis-je m’attendre réellement ? Car je n’arrive pas à ne pas attendre après lui…
          Il dit avoir été heureux avec moi, on a énormément parlé, et nous nous sommes dites les choses qui nous agacait, je lui ai dis que si il avait parlé avant on aurait pu sauver notre couple, il m’a répondu qu »il pensait ne pas avoir le droit de penser ce genre de choses à mon égard, que c’était pour ça qu »il n’avait pas réussi à me parler, et qu »une fois que j’ai posé les questions et qu »il a parlé, ses sentiments s’étaient déjà affaiblis, il était attiré par l’autre et ne savait plus où il en était mais qu’il savait que si il avait parlé tout aurait été différent car ce qu’il me reprochait il savait que je l’aurais corrigé car je suis comme ça …
          Malgré tout ça, il fait sa vie avec quelqu’un d’autre et je reste là le coeur meurtri, indécise entre haine et amour pour celui que je voyais comme l »homme de ma vie et dont je ne parviens pas à me défaire…

          De plus, j’ai été voir une medium la semaine avant que l’on se sépare (pour un motif totalement étranger à ma relation amoureuse mais le fait est qu »elle m’en a parler quand même)
          Et elle m’a dit que ça irait qu »elle nous voyait construire notre vie ensemble, quitter notre région d’ici 3 ans, qu »il m »aimait même si c’était pas évident.. et qu »avec l »autre fille (qui à l’époque n »était qu »une amie dont je me méfiais), il n’y aurait rien… mais qu’il allait se brouiller avec un homme de son entourage et là seule personne avec qui il semble en conflit semble être lui même …
          Bref, ce soir ça ne va pas, le moral dans les chaussettes et le manque de tendresse et réconfort omniprésent je me demande si je ne suis pas prête à me raccrocher au moindre petit indice me disant que mon avenir est avec lui …

          Merci à celles et ceux qui ont eu le courage de lire mes états d’âmes.

          Choukie

          1. Author

            Bonjour Choukie,

            C’est bien normal qu’en étant affaiblie (vos examens, la maladie…) vous vous sentiez plus fragile et que vous replongiez donc dans votre chagrin par rapport à cette relation.
            Nous avons tous le droit de craquer de temps en temps…
            Autorisez-vous ces moments de tristesse…
            Cela va souvent mieux après…
            Osons nous offrir des moments de lamentations (j’aime assez bien cette idée d’avoir son mur de lamentations personnel bien que ce soit plus souvent un lit et des coussins qu’un véritable mur mais le principe est le même : celui de se permettre d’évacuer la tristesse en la laissant sortir plutôt que de la bloquer).
            L’important c’est de ne pas s’y complaire et de se remaquiller après pour repartir dans l’énergie d’avancer.
            Ceci dit, si vous ne vous sentez pas au stade où vous pourriez proposer une amitié, ne vous forcez évidemment pas…
            Et il est vrai que c’est plutôt étrange que cet homme n’ait pas enlevé les photos et les petits-mots d’amour… Soit il n’est absolument pas sensible aux symboles, soit il n’a pas non plus réellement tourné la page…
            Mais le fait qu’il n’ait pas tourné la page ne veut pas dire qu’il serait prêt à revenir vers vous.
            La crise intérieure qu’il traverse (et dont je vous ai parlé dans ma précédente réponse) est encore trop présente et ne se résoudra pas en quelques jours ni même quelques semaines, à mon avis…
            Surtout que, pour la résoudre, il faudrait déjà qu’il puisse en prendre conscience et l’identifier… Et cela, nous ne sommes pas certaines que c’est le cas… Alors, il pourrait tourner en rond assez longtemps.

            Pensez-vous que vous seriez capable (après avoir vidé ce trop-plein de tristesse) de reprendre le cours de votre vie, de définir vos objectifs essentiels pour vous-même et de laisser passer du temps pour qu’il puisse voir clair en lui-même tout en vous disant : « Après, s’il revient vers moi, je serai peut-être encore là, ou je ne serai peut-être plus là. Mais, quoi qu’il arrive, ce sera ce qui sera le mieux pour moi »
            Car, s’il revient vers vous et que vous l’aimez toujours, ce sera très bien.
            Et s’il revient vers vous mais que vous ne l’aimez plus, c’est que vous serez heureuse avec quelqu’un d’autre. et ce sera très bien aussi.

            Ne forcez rien : on ne peut pas se forcer à ne plus aimer…
            Mais, par contre, essayez de limiter les moments où vous y pensez : un peu comme une discipline mentale… Autorisez-vous, par exemple, 15 minutes par jour, puis forces-vous à porter votre attention sur d’autres choses…

            Je sais que ce n’est pas simple… Mais vous pouvez y arriver !

            Bon courage pour les examens et soignez-vous bien !

            Véronique

    2. Bonjour Julia

      Je me permets de te répondre car oh combien je te comprends….c’est très difficile à vivre tout ça ; la spontanéité n’a plus sa place, tout est réfléchi, pesé etc….et pourtant, malheureusement, je crois qu’on a beau réfléchir à la meilleure manière de faire, tant que l’autre laisse une distance qui nous échappe malgré les liens profonds, on ne peut pas vraiment savoir comment réagir….nous ne sommes pas eux malheureusement :-/ et on peut perdre beaucoup d’énergie aussi. sache te préserver surtout. malgré ma séparation, je ne sais toujours pas comment réagir en face de lui maintenant alors que nous étions très proches??et censés bien se connaître, se comprendre….
      Oui, une lettre, c’est une bonne idée. Ecrire, même si tu décidais de ne pas lui donner, te soulagera peut être déjà?
      L’écriture pour se dévoiler sans se laisser dépasser par ses émotions c’est excellent….il faut bien sûr raisonner mais aussi savoir écouter son coeur dans une certaine simplicité. Je ne suis pas certaine qu’avec une telle personnalité, un ultimatum, cash, le fasse plus réagir (surtout si ce n’est en plus pas ton caractère)…moi ça n’a pas marché, au contraire, il s’est encore plus réfugié dans sa carapace….apeuré sans doute!pas simple!fies toi à ce qui te fera du bien à toi, qqch d’intuitif que tu ne regretteras pas quoiqu’il arrive en ayant bien conscience du pourquoi tu fais ça aujourd’hui….
      j’avais fait cette démarche à l’époque et à ce jour, malgré la nostalgie et les doutes qui m’emparent encore parfois, je me rappelle pourquoi à l’époque j’ai agi ainsi et je ne peux regretter!j’avais de bonnes raisons!Comme on a tendance parfois à oublier le négatif au profit du positif quand on aime, il faut bien se mettre des repères. espérant avoir pu t’aider, très bon courage Julia

      1. Merci pour ta réponse stéphanie, dans laquelle je me retrouve bien.
        En effet la spontaneité n’a malheureusement plus sa place, je veux tellement être dans le contrôle…mais je ne peux y parvenir! ce serait si simple.
        Je suis convaincue que je dois me libérer, m’autoriser de lui dévoiler ce que je peux ressentir, car je ne l’ai jamais fait à ce jour. JUsqu’à présent il a été bien plus démonstratif que moi, a osé davantage alors que je reste dans l’attente. Je n’ai jamais osé lui avouer et je pense qu’il aurait besoin d’entendre tout cela.
        C’est une personne qui fuit de peur de ne pas être à la hauteur,alors peut etre qu’en me dévoilant, lui dire mes ressentis, intuitions quant à notre relation le renforçerait.
        Pas énumérer toutes les qualités que je lui trouve mais simplement lui faire comprendre que je l’aime comme il est, que je crois en lui et que mes besoins sont tous simples.
        Par quel moyen lui parler vu qu’il refuse que l’on se voit?? une lettre…je vois que cela pour l’instant.
        Je reste tout de même dans le flou, avec la peur qu’elle soit mal interprétée: je veux pas qu’elle lui mette la pression, qu’il pense que je l’attends, ça le ferait fuir.

        Bon,il faut que j’arrête de penser à sa place, de toujours m’interroger sur sa façon de prendre les choses mais plutot penser à moi. Je dois faire cette démarche, pour déjà me libérer puis ne rien regretter, je serai allée au bout des choses. Le reste lui appartiendra, s’il donne suite à mes mots ou s’il préfère rester silencieux.. Cette période d’attente, de silence serait sans doute douloureuse, mais me permettre peut etre de mieux avancer, voire de renoncer à cette relation, qui ne vit pas.
        J’en ai tellement pas envie, persuadée que c’est fort, vrai et profond. J’ai envie de me faire confiance, faire confiance à mes intuitions depuis le début (qui ne m’ont pas fait défaut..), faire confiance à ce que je sens.
        ahhh ce n’est pas simple, j’aimerais lire dans une boule de cristal !!!
        En attendant de trouver des réponses, votre site me permet de comprendre plein de choses, de cheminer et de se sentir comprise à travers divers témoignages.
        Merci pour votre soutien

        1. Bonjour Julia,
          Je me permets de commenter votre message car je vis une situation semblable pour l’instant. Entrée en relation avec un homme qui me correspondait totalement, debuts idylliques et subitement une parenthèse demandée par lui,alors qu’enfin je pensais avoir trouvé mon autre.
          Jelui ai écrit il y a 3 jours, à bout de force face à son silence obstiné, et surtout parce que dans ma précédente relation, j’ai eu le tort de croire que mes besoins et mes sentiments étaient évidents et devinables. Je n’ai pas voulu refaire la même erreur.
          Depuis ce mail,je me pose 1000 questions, l’a t il lu,qu’en pense t il,que ressent il?
          Je voudrais aussi arriver à ne plus penser, à le laisser gérer ça à son rythme et à accepter l’idée qu’il puisse ne jamais y répondre. Arriver à faire confiance à mon intuition, et surtout penser à moi. Mais c’est extrêmement difficile. J’ai aussi peur de me livrer,de paraître trop attachée ou envahissante,mais nos « hommes »y ont ils pensé en entrant dans nos vies? Leurs comportements ont engendré des réactions plus ou moins désagréables en nous,alors que nous ne cherchions qu’à partager un sentiment d’amour et à construire une relation autour de cela.
          J’espère que votre lettre vous apaisera autant que la mienne a pu le faire,même si l’attente qui en a suivi est aussi terrible que toutes les questions que nous nous posons.
          Bon courage.

          1. Author

            Bonjour Bénédicte et merci d’avoir apporté vos réponses à Julia…
            Que dire sinon que vous avez fait le meilleur choix en lui écrivant… Même si l’attente est difficile, vous avez été vous-même… Et si cela le fait fuir lorsque vous êtes vous-même, c’est que la relation ne pouvait pas vous apporter l’épanouissement… Dans un couple harmonieux, on doit pouvoir être soi-même et être aimé justement parce qu’on est ce que l’on est… Sinon, on doit jouer un rôle éternellement et rien n’est moins épanouissant. Alors, quoi qu’il se passe, soyez sereine sur le fait que ce sera ce qui sera le mieux pour vous.
            Bien à vous,
            Véronique

          2. Bonjour Véronique,
            Encore une fois merci pour tout ce partage et ces conseils via votre page,la détresse est un peu moins pesante grâce à vous tous.
            Écrire à P fut un soulagement pour moi même, encore que ces quelques lignes ne sont qu’un résumé de tout ce que je ressens. L’angoisse est revenue après quelques jours,parce que bien entendu je n’ai eu encore aucune réponse et que rien ne me garantit que j’en ai une, meme si j’ai terminé cette bafouille en lui demandant de me faire savoir clairement quelle sera sa décision nous concernant. Je me suis mis comme échéance la fin septembre, periode que lui avait envisagé comme possible pour lui,au delà je devrai me résoudre à ne plus rien espérer. Je me dis que cela lui laisse un moment de réflexion par rapport à mon écrit, mais en faisant ainsi,je me respecte aussi, enfin j’essaie en tout cas. Quelque chose au fond de moi me souffle qu’il reviendra (peut-être mon intuition ou simplement ce que j’ai envie de croire parce que ça fait un peu moins mal) mais voilà, je ne peux plus qu’attendre.
            Bon courage à tous.

          3. Bon courage pour cette attente jusqu’à fin septembre Bénédicte. Peut être aurez vous réponse plus tôt, mais tachez de commencer dès maintenant à travailler sur une éventuelle « distance » pour vous préserver. Je dirais de même à Julia.
            Pour avoir vécu aussi ces moments terribles, il faut croire que le temps apaise et la nature aussi….Revenir aux sources et respirer pour vivre!Avec qui allons nous passer le restant de notre vie finalement à coup sûr? Soi même….dès à présent, commençons à faire de nous même notre meilleur ami, notre meilleur allié 😉
            On peut tous y arriver avec de la persévérance et donc du temps..
            Je souhaite que vos relations puissent s’améliorer sincèrement mais ne vous oubliez plus…
            Très bon courage ; ne plions pas devant l’adversité, sachons nous entourer de personnes de confiance qui nous aime et appuyons nous sur ce que nous avons déjà de façon certaine pour avancer. Nous avons tous déjà de belles choses qu’à force nous ne réussissons plus à voir!C’est bateau dit comme ça mais véridique!
            Bon courage ; tout notre soutien dans ces épreuves difficiles!

        2. Author

          Bonjour Julia,

          Malgré le fait que Stéphanie et Bénédicte ont déjà apporté leurs sages conseils et ont donc finalement dit à peu près ce que je vous aurais dit moi-même( merci à toutes les deux 🙂 ), j’aurais envie de rajouter une petite précision…
          Aujourd’hui, l’épreuve qui est devant vous est de dire (d’écrire) ce que vous avez envie de dire à cet homme. Et de ne pas chercher à écrire en réfléchissant à ce que vous devez dire pour ne pas lui faire peur, ne pas lui mettre la pression… etc…
          Pourquoi ? Parce que, simplement, il ne faut pas oublier que pour qu’un couple puisse durer harmonieusement, la compréhension entre les deux personnes doit être simple. Si vous écrivez ce que vous sentez et ce que vous êtes et que cela crée chez lui une envie de fuite… c’est sans doute que la relation n’est pas possible. En effet, une relation n’est possible sur le long terme que si chacun aime ce que l’autre est vraiment. Si vous devez travestir vos mots en calculant quel effet ils auront, vous n’êtes plus vous-même… Et si il revenait vers vous suite à ces mots-là, ce ne serait pas vers la véritable vous qu’il reviendrait. Je ne sais pas si je suis très claire 🙂
          Mais, en bref, ne réfléchissez pas à l’effet sur lui mais simplement à être la plus vraie possible (la seule réflexion qu’il faut mener, c’est de veiller à avoir des mots délicats, sans agressivité, respectueux). Si cet homme est le « bon » pour vous, il aimera ce que vous êtes et que vous lui dévoilez… Si ce que vous montrez de vous dans vos écrits le fait fuir, c’est que ce n’est pas un homme capable d’apprécier qui vous êtes… Et mettez-vous à la recherche de l’homme avec lequel vous ne devrez pas masquer votre vérité.
          Et vous, vous serez en paix parce que vous aurez été fidèle à vos ressentis.
          Pour moi, ouvrir son coeur en toute vérité est la seule voie qui nous permet de créer un couple harmonieux… Ou bien l’autre adore ce qu’il voit (et alors, allons-y en toute confiance) ou bien l’autre n’aime pas ce qu’il voit et s’enfuit (et alors, on n’aura pas perdu du temps à essayer d’harmoniser ce qui n’est pas harmonisable).
          Lancez-vous donc !

          Bien à vous,

          Véronique.

  69. Bonjour Mme Baudoux,

    J’ai lu quelques articles sur la peur de l’engagement, et…que de palpitations dans ce qu’il me reste de coeur.
    Voici ma situation, qui je pense à des points communs avec une peur de l’engagement, bien que paradoxale dans ma situation.

    Il y a 5 ans, je rencontrais dans mon entreprise, ma copine actuelle. Tout va dans le meilleur des mondes, j’ai alors 24 ans. Elle, est alors stagiaire. 1 an après, elle retourne dans une grande ville pour finir ses études. Passons les détails, après 1 an et demi pour trouver du travail, je finis par tout plaquer et la rejoindre. Nous emménageons ensemble. S’en suit une multitudes d’épreuves dans ma vie. La pire guigne de tous les temps.

    Dans ma nouvelle entreprise, je suis dans un bureau avec une collègue, en couple. Les épreuves s’accumulent dans ma vie, ma copine n’est pas à la hauteur, je la trouve changé depuis qu’elle travaille également. S’en suis des discussions dans mon bureau avec ma collègue. Les mois passent, on se rend compte que beaucoup de choses nous rapprochent. Elle a un projet de maison avec son compagnon. Son projet échoue faute du notaire, je lui dit « c’est un signe ». Plus tard, nous fleurtons ensemble. Premier baisé volé, première sortie en cachette. La double vie commence alors que je m’étais juré de ne pas faire ça.

    Le compagnon de ma collègue ne fait rien à la maison. Il ne l’aide jamais. Il est mou. Elle fait tout pour lui. Elle fini par l’envoyer balader, avec des ultimatums. Chaque fois il lui répond qu’il l’aime. Dernier revirement de situation, il l’a demande en mariage le jour de la Saint-Valentin. Prise au piège, elle arrive en pleur au travail racontant la situation. Je lui dit que je trouve dommage de l’avoir prise en hôtage avec cette demande assez maladroite. Au final, elle dit non, et met fin à 8 ans avec lui. Son unique amour.

    De mon côté, les sentiments grandissent pour elle. Choc électrique. Mes parents divorcent. Mon père à une double vie depuis 40 ans. J’apprends des horreurs sur tout ce temps. Je suis complètement sous le choc. Las du travail, des épreuves dans ma vie, de la séparation de mes parents, de ma copine qui n’est plus la même, je mets fin sans hésitation à mon couple et dit à ma collègue que nous pouvons maintenant faire un bout de chemin ensemble, peut-être pour la vie.

    Pour des raisons techniques, et sûrement un déni, je ne quitte pas mon appartement. Ma copine y reste également. On fait une collocation bizarre. Dormir dans le même lit mais sans se toucher, etc. Ma collègue ne le supporte plus mais s’accroche à moi. Epuisé des pleurs de mon ex-copine, je décide de l’emmener avec moi faire des sorties pour arrêter de me détruire. Ces sorties auront l’effet pervers de me rapprocher d’elle. Je me dis que j’ai peut-être fait un mauvais choix. Ma collègue est capricieuse, je marche sur des oeufs. Mon ex-copine ne m’a jamais dénigré, a toujours été là pour moi avant d’emménager ensemble. 4 mois après la séparation, la situation m’échappe. Je ne parviendrai pas à quitter mon ex. En partant en vacance d’été, elle me fait un bisous sur la bouche. Ne voulant pas ressembler à mon père, je décide de dire à ma collègue que je ne peux pas continuer avec elle. Non pas que je ne l’aime pas, mais je suis partagé dans ma situation. Comment dire à quelqu’un que c’est notre femme alors que vous vivez sous le même toit que votre ex, et que vous reflertez ensemble ? Elle pleure. A ce moment là je suis triste mais heureux d’avoir fait des choix, contrairement à mon père.

    J’ai le droit à un interrogatoire complet de la part de ma collègue, qui avez déjà commencé avant. « Pourquoi tu ne veux pas de moi ? Pourquoi tu ne quittes toujours pas ta copine ! Il m’a fallu qu’un mois avec mon ex pour le faire ! Si j’étais la bonne personne tu aurais déjà quitté ta copine », etc etc. Toutes ces phrases étaient dures, mais vraies. J’adorais cette osmose avec mon ex-copine. Tandis que ma collègue, tout est passionnel, très fort. Très très fort. Mais quand ça part en cacahuète, aie. La chute fait TRES mal. Elle me parlait à l’époque de sa relation avec sa famille. Sa soeur a fait de l’hopital psychiatrique, tendance suicidaire, avec des histoires pas possible. Elle en joue sur ma collègue et lui cause des soucis. J’ai toujours été là pour la soutenir. Puis en parlant de nos familles, j’apprends que sa mère était « méchante ». Elle rabaissait souvent ma collègue, lui disait qu’elle était « grosse », « moche », etc. En plus de vouloir lui faire des études scientifiques alors qu’elle aurait pu faire de la restauration. Elle ne supporte pas la critique, et doute beaucoup d’elle même. Malgré tout, c’est une personnalité TRES forte. Elle va de l’avant. Ma copine qui est bisounours, et le contraire de ma collègue. Une battante, qui s’impose avec force ! et attention si vous êtes devant.

    Bref, je me remets avec ma copine, mais ça ne marche plus. J’ai toujours des sentiments pour ma collègue, et la voir devant moi chaque matin est un supplice. Elle restera alors toujours ma maîtresse. On se voit le midi, et le soir je rentre chez moi. Le week-end, elle reste dans la ville et s’ennuie. Elle finie les derniers temps par tout le temps partir en vadrouille chez sa soeur ou ses parents, ses copines, pour ne plus souffrir de la solitude et de mon manque de communication (pas possible d’envoyer des SMS sans que ma copine ne le voit).
    Avec ma copine, mes attentes ne sont pas comblés. Bien que j’ai donné une seconde chance, le jeu est biaisé car j’ai une relation à côté m’empêchant de tout faire pour sauver les meubles, et d’un autre côté je ne comprends plus ma copine. Ma collègue me mets alors des ultimatums. Chaque fois on se retrouve car notre attirance est trop forte. Elle est persuadée que je la rejette, alors que malgré que je sois avec une autre personne, je suis toujours là pour elle, et je soutiens tout son être, m’oubliant encore au passage.

    La situation est insoutenable. Cérébral, ayant déja fait 2 séances de psychologie étant jeune (crise d’angoisse), je décide d’aller voir un psychologue. Ca fait maintenant 2 ans que je le vois. Depuis, je fais mon bonhomme de chemin pour comprendre pourquoi j’ai tant de mal à quitter ma copine, et pour y voir plus clair.

    Avec ma copine, c’est terminé. Elle est en ce moment en vacance, mais nous avons eu finalement la discussion où nous avons après avoir tenté plusieurs fois, pris conscience que malgré un attachement très fort, nous ne serions jamais heureux. Ma collègue m’attends deséspérement. 2 ans qu’elle me dit tous les 2 mois en pleurant et de manière virulente qu’elle pleure les soirs, qu’elle m’attends mais que rien ne change, etc. Je n’ai jamais dit à ma collègue une date, ou quoique ce soit. Une thérapie n’est pas un planning. J’ai à chaque fois dit que je tenais à elle, en le montrant, mais sans lui faire des déclarations d’amour indécente car je me sentait mal vis à vis de la situation avec ma copine et mon père.

    Arrive la partie pour vous, Mme Baudoux. Ma collègue ne supportait pas son travail depuis mon arrivée à l’entreprise (elle y était depuis 1 an). Son chef était un peu opressant sur elle. Elle a tenu 4 ans, puis n’en pouvant plus, elle décide de partir du travail. On en avait déja parlé. Lui demandant si elle serait encore là pour moi etc. Elle est partie depuis 2 mois & demi. D’abord chez ses parents, puis ensuite chez sa soeur pour l’aider avec sa nièce et travailler en restauration. Ca devait être des vacances pour elle.
    Je pose alors des congés, et nous passons pour la 1re fois 4 jours ensemble chez mes parents (qui n’étaient pas là), et tout est parfait. 2 semaines plus tard, nous passons une journée ensemble. A chaque fois je fais tout pour ne pas que ma copine sache que j’ai une relation extra conjugale. Même si c’est fini, ça la détruirait, et je ne veux pas la faire souffrir, ni détruire ce qui reste de moi et de mes valeurs.

    Mes vacances se finissent. Je retourne au travail. Son travail en restauration, qui devait être juste le soir, se déroule midi et soir. Elle n’a pas le temps qu’elle voudrait pour ses vacances. C’est dur. L’atmosphère est lourde. Chez sa soeur, les relations sont compliquées. Je la sens distante. Les SMS que j’ai toujours envoyé pour lui donner des nouvelles, n’ont des réponses que tardives. Faisant la nounou pour sa nièce, je mets ça sur le compte de ces éléments. Puis s’arrête l’activité de nounou. Les messages ne changent pas. J’envoie à 7h du mat, je peux attendre une réponse évasive à 10h30 avant qu’elle aille travailler.

    J’essaye d’organiser une visite chez sa soeur. Elle me répond qu’elle hésite, car elle va devoir travailler et n’aura pas le week-end pour que l’on se voit (hormi la nuit, c’est vrai) mais j’ai dit que ce serait mieux que rien. Puis ensuite la peur « que je me fasse chier, que je la trouve fatiguée, pas drôle, ou pleine de frite », etc etc. Je réponds avec humour que je m’en fiche car je l’aime peu importe.

    Finalement le rendez vous est donné la semaine après, car sa soeur nous laisse l’appartement pour le week-end.

    Moi, j’ai eu une entorse. Malgré tout, je suis monté la voir en voiture. Je passe un moment fort. Je vois enfin le bout du tunnel. 2 ans que je vagabonde dans une relation non épanouissante et pleine de remords avec ma copine, et voici qu’avec ma collègue, malgré toutes les incertitudes, je vais pouvoir peut-être construire quelque chose. Je la sens fatiguée et distante, puis en même temps très proche. Son travail l’a fatigué, elle s’est pincée en nerf et à très mal, malgré ça on passe du bon temps.

    Voilà le temps de partir. Un dernier tour de quartier à pied, mon humour pour tenter de la faire sourir et coupé net car je suis agassant. L’atmosphère change. Surpris, j’ai du mal à m’en remettre et je rentre à pied sans rien dire. 15mn dans l’appartement à côté, sans dire mots. Puis je reprends la covnersation, et rapidement dit qu’il faut que je parte. Elle pleure.
    On se dit au revoir dehors. Elle me sert contre elle en pleurant. Je fais pareil, en retenant mes larmes. Elle me tourne les talons, et je crois la voir me laisser comme ça. Dieu merci elle se retourne sur le pas de la porte de l’immeuble, et me regarde m’en aller.

    Habitué aux SMS avec ma copine pendant nos trajets (relation longue distance avant que je ne trouve du travail dans sa ville), j’attendais un SMS de sa part. J’ai du attendre 2H30 pour qu’elle me dise qu’elle était désolée de pas être drôle, qu’elle avait du mal à faire la part des choses, qu’elle n’aimait pas les au-revoirs, et qu’elle me remerciait d’être venu.
    Me remerciait d’être venu ? Mais je ne suis pas un « ami » ?!
    Sous le choc, je fini la route. En arrivant, je lui demande si elle a passé un bon moment quand même, car moi j’ai été très heureux. Elle me répond que oui mais que de ne pas savoir de quoi demain était fait, c’était pénible et qu’elle n’appréciait donc pas le moment. Je suis étonné, car la décision de me séparer de ma copine est prise, malgré que ma collègue ne le sache. Je lui ai juste dit qu’en Septembre, tout devrait rentrer dans l’ordre. Fatigué à l’époque, elle m’a proposé plusieurs fois de parler avec elle si jamais j’avais des doutes ou des questions. ce a quoi j’ai toujours répondu que j’étais sûr de moi !

    Après ces échanges par SMS en rentrant du week-end, elle me dit le lendemain « je ne sais pas quoi te dire après hier ». Je réponds alors « pas mieux ». Elle réponds « dans ce cas on n’a plus rien à ce dire alors ». Je suis scotché, anéanti, terrorisé ! Pourquoi diable n’aurions plus rien à nous dire ? Tout était parfait ce week-end, je quitte ma copine, pour la 1ère fois nous pouvons passer des week-end ensemble alors qu’avant c’était impossible. Les choses deviennent réelles ! On va toucher au but après toutes ces années.
    Furieux, je lui écris pour lui dire que je ne comprenais pas, etc. Elle répond « moi je moi je moi je » et tout une diatribe comme quoi elle est seule le soir, elle voudrait parler couple, famille, projet mais rien n’est possible car je n’en suis pas là ! Or je suis en train d’en être là. Elle ajoute qu’en partant du travail c’était quitte ou double pour elle et qu’elle avait maintenant sa réponse… Or il n’a jamais été question de quitter le travail pour ça ? Elle a quitté son travail pour garder sa santé car ce n’était plus possible avec son chef. Je l’ai toujours soutenue d’ailleurs. Elle m’a reproché de l’avoir fait. j’aurais du la retenir ! Mais c’est un égoïsme. Elle m’attend depuis 2 ans, comment pourrais-je l’empêcher de mettre fin à une souffrance amoureuse et professionnelle?

    Je la rappelle le soir en sortant du travail, ma colère éclate. Elle me raccroche au nez au bout de 4mn. Je dois me calmer, présenter les choses de manière adulte. Une fois de plus, elle me dit « je te crois pas, je te crois plus, ça fait 2 ans que tu dis que ça va se faire », etc. Or je n’ai jamais dit ça. J’ai jamais fait naitre de faux espoir ! Justement pour ne pas être égoiste et ressembler à mon père. Je ne lui ai JAMAIS rien promis. J’ai dit par contre que je tenais à elle et que j’allais faire ce qu’il fallait. J’ai argumenté en disant que la séparation était en cours, avec des éléments concrets. Elle m’a alors parlé du sentiment d’être maitresse, qu’elle ne supportait pas le manque de légitimité, que je ne comprenais rien. Que dès que mon ex serait partie, elle viendrait s’installer. Je suis anéanti par toutes ces phrases. A la fin, après avoir tenté de lui expliquer, elle me dit « mais tu sais…je t’aime, sinon je ne me mettrais pas dans tout ces états ». Donc quelqu’un m’aime car je me fais insulter? Dur…

    Choc total. Pendant 1 jour et demi, je n’écris plus. Non pas par envie. je suis scotché. Perdu. Dans l’incompréhension. Homme le plus heureux du monde un week-end, 4h après « plus rien à se dire ». Elle tente un SMS le lendemain pour qu’on s’appelle, comme si de rien n’était. Je ne réponds pas. Le lendemain « pas de nouvelles, tu dois faire le point j’imagine ». Non je ne fais pas le point, je suis perdu. Que veux t’elle ?
    Petit à petit, je reprends les messages, mais très distant. Son travail chez sa soeur est terminée. Elle attend sa paye. Elle va pouvoir souffler. Problème, la compta traine. On décide de se voir le Mardi suivant (qui était cette semaine), sauf si elle n’a pas l’argent pour son travail effectué. Le mardi matin, je demande si elle a l’argent. Pas d’argent,le comptable n’a rien fait. Je renvoie un SMS triste. Plus de nouvelle. Fin d’aprem, je demande si elle bronze bien. Réponse « je suis partie en Espagne, j’en avais marre…et oui je bronze ».!!!

    Je tombe de ma chaise. Je suis amorphe. Je me ressaisi, envoi un trait d’humour. Pas de réponse… plus tard je demande alors de quoi elle en avait marre, et que je croyais qu’elle devait profiter de la ville avec sa soeur. Pas de réponses… PLus tard, elle me dit « tout va bien, j’ai besoin d’être seule, de faire le point, je suis sur la côte, ne t’inquiète pas, je te dirai quand je reviens ». Je demande à sa soeur si elles se sont disputées ou si elle en sait d’avantage. non, elle est partie comme ça d’un coup sur un coup de tête. Je ne sais pas si elle a eu l’argent de son travail…

    Mercredi, mort de peur, j’envoie un SMS pour demander si « tout va bien ? ». Réponse, « oui ». Incroyable… je m’enterre encore plus. Ma santé décline encore plus. Le soir, je lui envoie un long échange par SMS dans lequel j’explique que je suis mort d’inquiétude, que je suis grand et adulte et que je comprends et respecte ce besoin de faire le point. Surtout après ma période de 2 ans. Mais que je trouvais la forme pas très sympa. Il fallait juste me dire qu’elle en avait besoin, et j’aurais accepté volontiers. Or là, elle part sur un coup de tête, sans rien ne dire à personne. Que c’était normal que je sois inquiet, car je ne sais pas où elle est, que je tiens à elle comme ces proches aussi, et que c’est dangereux. Comme un peu toujours avec elle, sur un coup d’éclat. Bref, j’ai pensé et repensé mon message pour être sûr de ne pas froisser la situation. J’ai été le plus ouvert possible et compréhensif. Pas de réponse…

    Je jette l’éponge pour me préserver. Le vendredi, message de sa part « TOut va toujours très bien… ». Je ne dis rien. Hier soir, je suis à bout. A bout de force, de vivre après 5 ans d’épreuves éprouvantes dans ma vie. Je pleures. Je lui écrit « j’ai tout perdu ». Car je n’ai plus ma copine, ma famille est brisée, je suis seul ici, et ma relation avec ma collègue est incompréhensible. Pas de réponse. Je l’appelle car je souffre tant. J’ai tenté 28 fois. J’ai laissé des messages vocaux. Pendant 2h. 23h30, je plonge de sommeil malgré tout. 1h20 du matin, réveille en sursaut. J’en profite pour regarder le téléphone. Un message en absence, plus répondeur. J’écoute le message. Je suis MORT. Littéralement.

    Elle me dit « ouiiiii allo, alors je viens de voir tes 28 messages en absences??? Non mais tu t’inquiètes, tu t’inquiètes, mais ça sert à rien ça va bien, je suis en vadrouille. Des fois j’ai plus de batterie, je fais ma vie, je marche en montagne ou ailleurs. Hier c’était la 1ère fois que je m’accordais une nuit en hotel, je recharge le téléphone et pars manger et voilà, 28 messages… Pour l’instant c’est pas prévu que je rentre car moi aussi j’en ai plein les bottes de cette situation, c’est sûr qu’il faudra avoir un grosse discussion car bon.. (très confus, incompréhensible) [..] je t’ai laissé du temps pour faire le point alors laisse moi aussi. Sur ce je te dis pas bonne nuit car t’as l’air au fond du seau mais bon. A bientôt ».

    J’ai rappelé, j’ai laissé un message en pleure. J’ai envoyé un SMS en lui disant que je l’aimais plus que tout et qu’il y avait une place pour elle dans ma vie etc etc. Même que je devrais sans doute aller à l’hôpital car je ne mangeais plus ni dormais. Comme vous pouvez me lire, je tiens encore debout après ce lendemain. Je suis anéanti. Bien sûr, mon dernier message en pleurs et mon SMS amoureux n’ont reçu de réponses.

    J’ai lu votre article sur la peur de l’engagement, et beaucoup de commentaires. J’ai peur que votre analyse conforte ma situation.
    Je retrouve le schéma « idylle merveilleuse, puis chaud et froid, et finalement distance ». J’ai dit au début paradoxal, car moi même ais eu peur de quitter ma copine pour passer à autre chose.
    Je vous en supplie, devant si peu de compréhension, j’ai besoin d’aide. Ma psychologue m’a dit ne pas pouvoir décider à ma place. Elle pense que cette personne m’aime énormément et qu’elle est a bout. Mais pourquoi ça, quand je finis par faire ce que nous avons tous les deux souhaités depuis 2 ans de temps?
    Je tiens en vie pour ma mère et mon frère. Après toutes ces difficultés, je dois faire un double deuil d’une relation amoureuse. Celle de mon ex, qui va revenir de vacance et qui n’a toujours pas quitté l’appartement, et ma collègue qui est non reconnaissable. Comment peut-elle m’ignorer autant ? C’est presque du manque de respect. Dire qu’hier j’ai été accusé d’avoir, sous quelques mots couverts, gâché sa soirée car j’avais tenté de l’appeler pour savoir si elle était en vie, et comment ça allait.

    Triste vie.
    Merci de m’avoir lu.
    Pierre.

    1. Author

      Bonjour Pierre,

      Merci d’avoir raconté ainsi votre histoire… Que de souffrances effectivement !
      Ma réponse va être faite d’hypothèses et ne constitue en rien La Vérité Absolue…
      Mais, en partant des détails que vous me donnez, voici mes sensations :

      – Je ne pense pas que votre amie présente un problème de « peur de l’engagement ». Par contre, elle semble être une femme d’humeur fort changeante, émotive voire explosive, peut-être sujette à des coups de tête, exigeante, fort tournée vers elle-même et assez peu compatissante. Bref, un caractère qui ne semble pas facile du tout. Est-ce de l’amour.?. Mmm… Cela dépend de ce qu’on appelle l’amour. Je parlerais plutôt de quelqu’un qui veut qu’on satisfasse ses besoins à elle. Pardonnez-moi si je vous semble la juger sévèrement mais dans vos écrits, je lis peu de délicatesse de sa part, peu d’attention à vos propres ressentis, et beaucoup de reproches. Alors, c’est vrai, la situation a été difficile depuis longtemps mais la souffrance n’excuse pas tout… Et si cette femme, quand elle est à bout, en devient aussi versatile, cela ne sera l’enfer lorsqu’il y aura d’autres soucis à affronter dans la vie.

      – De votre côté, vous semblez une personne fort dépendante de l’autre et du couple. Un peu comme si c’était l’autre qui faisait la pluie et le beau temps dans votre propre bonheur… Attention, ceci n’est pas un reproche ou un jugement mais une impression qui pourrait vous aider à y voir plus clair. A vous lire, j’ai la sensation que, finalement, vous allez bien quand le couple va bien et mal quand le couple va mal. Alors, évidemment, face à une femme exigeante et versatile, vous vivez des montagnes russes. Et quand nos émotions dépendent à ce point de l’autre, on peut vite s’épuiser face à de telles personnes qui, elle-mêmes sont instables émotionnellement. Quand on est dépendant, les personnes instables, c’est l’enfer.

      – Par ailleurs, vous ne dites pas vraiment ce qui ne fonctionnait pas avec votre ex-copine… Vous ne dites pas non plus quelles sont les qualités de votre amie et qui font que cela vaut la peine de souffrir autant. Et j’en viens à penser que, finalement, on dirait que vous ne savez-pas vraiment ce que vous recherchez dans un couple et dans une partenaire. Vous dites ne pas vouloir ressembler à votre père mais il ne faudrait pas que, finalement, ce soit cela votre fil conducteur unique. Pour décider avec qui être en relation, juste « ne pas faire comme son père » n’est pas le seul critère.

      Ces trois points étant posés, voici ce que je vous conseillerais comme premières étapes :

      – 1) Et si vous décidiez de vivre seul un certain temps histoire de vous poser un peu et de vous retrouver vous ? Qui êtes-vous en dehors d’une relation amoureuse ? Respirer un peu à son propre rythme est parfois vital et cela me semble être le cas pour vous pour le moment. Faire une pause relationnelle serait l’occasion de faire un travail sur vous qui ne soit pas un travail pour savoir laquelle choisir mais pour savoir QUI VOUS ÊTES VOUS et ce que vous recherchez dans un couple. Quand vous aurez défini ce que vous cherchez, vous saurez mieux laquelle des deux (ou une autre) s’approche le plus de vos valeurs/besoins.

      -2) Renforcez votre confiance en vous et votre estime de vous-même… Travaillez cette dépendance amoureuse… Comprenez d’où elle vient… Afin, dans le futur, de ne plus être ainsi « balloté » par les émotions et les comportements de l’autre. ET cherchez quels sont les autres volets de votre vie que vous pouvez réinvestir : travail, amis, hobbies… de manière à avoir des points sur lesquels vous pouvez être heureux et fier de vous-même.

      – 3) Clarifiez les choses avec votre ex-copine : si vous n’êtes plus ensemble, il ne faut plus vivre ensemble. Tout cela engendre beaucoup de confusion et je comprends bien que, du coup, cela soit très confus dans votre vie et dans votre tête.

      – 4) Quand vous serez seul, ce sera le moment de réellement faire le point sur ce qui n’allait pas et sur ce qui allait bien dans chacune de ces deux relations. Pour mieux définir vos attentes et vos besoins…

      Alors, je sais que ce conseil est sans doute le plus difficile à entendre…
      Mais, très sincèrement, je crois que cette femme n’est pas dans l’amour mais dans le fait de considérer l’autre comme un objet gratifiant… c’est-à-dire quelqu’un qui doit combler ses besoins, ses manques… Et que, quand ce n’est pas le cas, la colère sort comme une petite fille capricieuse à laquelle on refuse un jouet. Ce n’est jamais harmonieux un couple quand on est considéré comme devant satisfaire les besoins de l’autre mais que l’autre ne prend pas nos propres besoins en compte.

      Faites une pause, Pierre… retrouvez-vous vous-même… Et alors seulement, vous pourrez envisager de construire un couple avec celle qui sera en harmonie avec qui vous êtes.

      Bon courage !

      Véronique.

      1. Merci infiniment pour votre réponse Véronique.
        Je l’ai lu avec beaucoup d’attention, et vais tenter de répondre à quelques remarques. Désolé pour la prose, j’essaye simplement de donner le plus de détails.

        1) OBJET GRATIFIANT
        Je suis partagé avec vos propos car depuis le début, ma collègue a toujours montré beaucoup d’empathie envers moi. Elle m’a toujours soutenu, réconforté. J’ai pu surmonter les épreuves de ma famille et de mon couple grâce à elle surtout. Elle est prête à se sacrifier pour moi (appartement seul, annulant des projets si je pouvais être disponible), même en terme financier (notamment un cadeau d’anniversaire que j’ai du refusé tellement je ne me sentais mal à l’aise). Dans la vie, elle se fait souvent avoir car « trop gentille » justement. Elle se plie en quatre pour les autres, malgré que cela soit caché derrière une carapace.
        Il est vrai cependant qu’elle a un fort caractère, émotive avec le sang chaud. Tout comme moi. Elle m’attends désespérément depuis 3 ans qu’on se connait, je trouve que c’est une preuve qu’elle est capable de bien des choses à mon égard et que du coup, l’aspect objet gratifiant me semble incongru.
        Ce sont ces derniers jours que je ne comprends pas. Cette fuite de la situation.
        Je me demande si elle n’a pas peur que je la mène en bateau, et que comme il y a 2 ans, bien que nous soyons ensemble officiellement, j’ai mis fin à notre relation au profit de mon ex avec qui je suis revenu. Peut-être a telle cette peur? C’est aussi un tournant pour elle car elle est au chômage et elle attend que de mon côté tout soit OK pour revenir dans ma ville. En revenant en France chez ses parents, elle se remettrai dans l’attente d’un changement de situation de ma part ; or, en restant ailleurs, les choses se passent sans avoir à affronter la réalité. Peut-être aussi celle d’être blessée. Elle m’a dit être beaucoup complexée notamment à cause de sa mère qui l’a toujours un peu rabaissée. Quand je l’ai connu, elle était fermée et refusé les contacts, etc. J’étais surpris. Mais au fil du temps, elle s’est ouvert et a changé. Je lui ai fait prendre conscience de toutes ses qualités. Elle, m’a aussi changé. Je suis devenu plus « homme ». Moins enfantin.
        En tout cas, je lis avec beaucoup de recul et d’attention vos propos, mais j’avoue ne pas vraiment pouvoir dire qu’elle veut juste que l’on comble ses désirs. Elle voulait faire de la restauration, et je me suis positionné comme étant défavorable. Il y a pas mal d’exemples qui prouvent qu’elle a tenu compte de mon avis, et qu’elle s’est quand même faire la part des choses. Cependant, il lui faut du temps, sur l’instant elle est « fermée » et peut être blessante, c’est très vrai. Je partage malheureusement votre avis sur la versatilité. Mon dernier message de Mercredi lui signifie que bien que je comprends ce besoin de faire le point, je ne pourrais pas m’engager avec quelqu’un qui renverse tout en 4h de temps ou s’enfuit sur un coup de tête. Ce serait un risque avec de futurs enfants par exemple…

        2) DEPENDANCE
        Me concernant, oui je rejoins votre analyse. Lorsque ça va mal chez l’autre, cela me perturbe. Mais n’est-ce pas normal ? Sinon a quoi bon être ensemble ? J’essaye de faire la part des choses. Je fais une différence entre un passage difficile dans la vie de l’autre, et un comportement exacerbé de la personne. Là pour ma collègue, j’ai du mal effectivement lorsqu’elle explose un peu. Mais jusqu’à présent, on a toujours pu discuter de tout en profondeur. Il n’y a qu’aujourd’hui où cette distance m’empêche de comprendre la raison qui la pousse à se cloisonner toute seule. Ce n’est pas juste contre moi. Personne n’a de nouvelles.
        Vous avez tout à fait raison sur mon père. Merci de mettre les mots sur des émotions. Ce ne sera pas mon fil conducteur. J’ai toujours cherché une femme qui soit FEMME (dans le sens affirmée), loyale et fidèle, curieuse, intelligente, et avec qui je peux parler de choses profondes. Je cherche aussi depuis mes épreuves à répétitions, de la tranquillité. Que les choses soient simples et naturelles. Certains points mentionnés ici sont apparus avec l’échec de ma relation actuelle. Je dirais également que j’ai besoin d’une femme ayant traversée des épreuves, ce qui est le cas de ma collègue. Mon ex copine n’a jamais compris ce que je pouvais vivre. Tout est si idyllique chez elle. Je suis conscient que si ma collègue est trop instable, je ne pourrais pas vivre avec. Toutefois j’aurais aimé essayer sans la présence de mon ex, afin de voir si dans une situation « saine », les choses peuvent aboutir.

        3) POINTS POSITIFS / ECHECS
        Cela n’a pas fonctionné avec ma copine car dans les passages difficiles de ma vie elle n’a pas su trouver les mots pour me réconforter (conscience d’un renvoi volontaire vers ma mère, qui elle savait le faire de manière très profonde). Elle est également absente sans cesse avec son travail, déplacements etc : renvoi conscient vers mon père, « absent » de la maison depuis mes 13 ans et qui revenait 1 fois toutes les 2 semaines le week-end. Je ne veux pas vivre avec quelqu’un à distance. Elle ne souhaite pas en changer.
        Également, elle ne sait pas faire d’introspection ni se dévoiler : chaque crise du couple donnait lieu à des monologues de ma part. Elle ne sait pas non plus faire de choix et s’imposer pour décider.
        Finalement, présence de la famille omniprésente. Pas physiquement, mais dans sa tête. Je souhaitais que mon couple se construise pour avancer et voir plus tard la famille, tandis qu’elle ne pouvait voir le couple se construire que si nous intégrions sa famille dans le lot. Plus je pense certains aspects œdipien non résolus avec son père (mon papounet, je t’aime, etc etc), à l’âge de 28 ans. Sur les 3 dernières années, le sexe était une source permanente de problèmes.
        D’un autre côté, elle a toujours été là pour moi à sa façon, bisounours. Tout était linéaire, un peu plan plan mais rassurant. C’est aussi quelqu’un qui a toujours tenté d’être à la hauteur pour moi, en échouant souvent, mais qui du coup devenait touchant. Elle a une confiance en moi inébranlable, et je sais que jamais elle ne serait aller voir ailleurs. J’ai aussi je pense « aimé » fut un temps, le fait de pouvoir essayer de l’aider dans sa vie en lui faisant éviter les épreuves que moi j’ai du traverser (travail notamment).

        Ma collègue, je dirais qu’elle est entière. Elle a su trouver les mots et les gestes dans mes périodes difficiles, elle est attendrissante, touchante cachée derrière sa carapace. On a beaucoup de points communs, rien n’est tabou, on peut parler de l’éducation, de la famille, etc. Elle a un CV bien fourni pour les difficultés dans la vie. Malgré mes faux-bonds et cette attente, elle est toujours restée là pour moi. Il y a eu des crises et plusieurs fausses fins. Au final on est toujours resté ensemble. Il y a une attirance incroyable. Une vraie passion. Sexuellement aussi c’est du bonheur. Ce n’est pas linéaire mais vous vous sentez « vivant ».

        4) TRAVAIL SUR MOI
        Sur vos derniers points, oui je dois me recentrer sur moi même. Mais j’ai travaillé si longtemps pour me séparer de ma copine et faire place à un nouvel amour qui étais là depuis 3 ans, qu’aujourd’hui tout abandonner me semble difficile alors que je me sens si près du but! Tous mes repères, sans rentrer dans le détail de ma vie, ont disparu. C’est difficile de tout arrêter pour faire une pause, au moment où dans ma tête, je suis pour la première fois en deux ans, sûr de ce que je souhaiterai.

        Avec mon ex-copine, c’est bien fini entre nous. J’ai appris hier soir qu’elle revenait cet après midi. Je pense donc qu’elle revient en avance pour voir des appartements. De mon côté je règle administrativement les papiers pour que l’appartement me revienne et qu’elle puisse s’en aller sans encombre.

        Si selon vous, ce n’est pas une peur de l’engagement, je me sens soulagé (bien sûr sans une consultation réelle, je sais qu’il faut faire attention). J’ai conscience des risques encourus (que vous avez bien vu) avec ma collègue si certains aspects ne s’aplanissent pas après le départ de mon ex. Mais pour cela, encore faut-il qu’elle souhaite toujours que l’on vive ensemble..

        Merci encore pour votre aide

        1. Author

          Re-Bonjour Pierre,

          Je suis heureuse pour vous d’apprendre que votre amie peut faire preuve d’empathie à votre égard et que ce côté peu respectueux de vos besoins n’est que ponctuel. Sans doute est-elle à bout (pour plusieurs choses), effectivement… Sans doute a-t-elle basculé dans une série de peurs… (que vous identifiez). Et si cette façon d’agir est le signe qu’elle vit une grosse crise intérieure, vous aurez raison d’être patient et compréhensif… le temps que les remous s’apaisent en elle. Soyez attentif cependant à re-dialoguer par après avec elle pour éviter que cela ne parte en sucette à chaque grosse crise de vie… Il y en aura d’autres et apprendre à gérer les émotions intenses sans envoyer tout et tout le monde promener est important pour ménager ceux qui nous entourent. Le respect de l’autre même dans la souffrance est un socle essentiel du couple harmonieux.

          tant mieux si vous avez déjà réussi à faire le point sur ce que vous attendez de votre partenaire… C’est un bon début…

          Tant mieux aussi si votre ex va effectivement quitter votre appartement commun… Ce sera plus sain, plus clair et engendrera beaucoup moins de confusion pour vous et pour votre amie… Cela vous permettra alors peut-être de vous « poser » un peu sans avoir besoin de rompre avec votre amie actuelle… De retrouver une stabilité bien nécessaire pour vous.

          Par rapport à la dépendance, et pour reprendre votre phrase : « Lorsque ça va mal chez l’autre, cela me perturbe. Mais n’est-ce pas normal ? Sinon a quoi bon être ensemble ? « , je dirais qu’être touché par ce que vit l’autre est effectivement important quand on est ensemble… Mais il y a une différence entre être touché et être complètement déstabilisé… (un de vos mots a été « anéanti »). Quand l’autre est versatile, si vous êtes éponge et donc facilement déstabilisé, cela risque de faire boule de neige. L’instabilité de l’un bousculant l’autre qui est alors déstabilisé et risque de re-déstabiliser le premier… vous voyez où je veux en venir… Cela donne quelque chose qui n’est certainement pas linéaire :-)… mais qui est épuisant et pourrait vous mettre tous les deux à bout de nerfs (je pense d’ailleurs que c’est ce qui se passe actuellement).

          Vos doutes, les siens, qui amènent les vôtres qui amèneraient les siens… cela donne une sensation de ping-pong où vous ne parviendrez pas à être stables tous les deux en même temps…

          Alors, vous pourriez envisager que cette pause dont je parlais ne soit pas une pause dans laquelle vous rompriez avec elle mais une pause émotionnelle pendant qu’elle même traverse cette phase de « crise »…
          De laisser un peu de temps, effectivement, cela n’empêchant pas de simplement témoigner à distance de votre compréhension. Et d’en profiter pour amener un peu de calme dans votre coeur, de vous re-stabiliser émotionnellement et d’avoir ainsi un peu le rôle de pilier plutôt que de partir dans le tsunami de l’autre. Laissez sa tempête s’apaiser (sans vous-même à nouveau entrer dans le doute : « voudra-t-elle encore que nous vivions ensemble » qui ne fait que réveiller vos doutes et ré-enclencher le cercle vicieux (quand elle sera apaisée, elle risque de vous trouver vous-même complètement chamboulé et tout pourrait repartir en vrille).

          Occupez-vous un peu de vous… faites-vous du bien, faites des choses qui vous apaisent et vous distraient de ce tourbillon émotionnel.
          Et espérons que sa tempête émotionnelle ne dure pas trop longtemps.

          Bien à vous

          Véronique

          1. Merci mille fois. L’avenir nous dira. Je vais suivre tous vos conseils.
            Ce que vous faites ici pour nous tous est un souffle de vie.
            Je continuerai de venir ici pour lire. Et donnerai des nouvelles pour savoir si notre volonté de vivre ensemble s’est réalisée.
            Merci encore Véronique.

  70. Bonjour Véronique
    c’est incroyable comment que j’ai reconnu mon ex à travers votre étude, c’est exactement lui!!!!
    je l’aime et je le veux malgré ça , comme vous l’avez dis , il me connait à demi mot , sans que je parle mm pas il me comprends ,
    j’étais en couple avc lui durant 2mois mais on se connait depuis 3ou 4ans, il m’a déclaré qu’il m’aimait et qu’il avait peur que je le rejette et il est trop fier …tout était bien aprés tout à changer, un jour il est là amoureux amoureux aprés silence apres il réaparrait, et moi je suis le genre qui aime être tout en contact avec mon amoureux et que s’il a un probleme ou quoi que se soit je sois présente pour lui, mais lui il préfére s’isoler , je lui ai expliqué plusieurs fois, il m’a promis de faire des efforts mais j’en ai rien vu, il s’eclipsé pendant des jours et des jours , la 1ere fois qu’il m’avait fais ça j’ai cherché aprés lui j’essayais de comprendre mais apres que j’ai su qu’il est comme ça, la 2eme et la 3eme fois j’ai rien fais , on est arrivé à rester 10jours sans se parler ,aprés on est redevenus ensemble amour amouuur, on se parlait 1fois sur 3jours ou 2, et un jour on a parlé bien et tout , le lendemain mr ne donnait aucun signe.je voulais pas paraître faible devant lui surtout qu’il me disait presque tout le temps les derniers temps » je sais que tu m’aime je sais que tu es folle amoureuse de moi, je sais que tu fais tout ça seulement parce que je te manque sans parler de son amour, que lorsque je lui demande « ,donc je lui ai envoyé un sms il ne m’a pas repondu, le lendemain j’ai appelé je savais qu’il dormait mais il ne m’a pas rappellé , le soir je lui ai envoyé un sms disant que « désolée mais je ne peux continuer comme ça » alors qu’avant non, , il ne m’a repondu, j’ai envoyé un autre pr donner mes raisons et que je l’aime mais voilà ce qu’il me dérange …il ne m’a pas repondu, j’ai vraiment régrétté, j’ai envoyé d’autres sms 3 durant 10jours , et aucune reponse de sa part , jusqu’aù 10éme jour où il m’a envoyé un sms » salut j’espere que tu vas bien,pardon moi je sais que j’ai dépassé mes limites, mais que veux-tu que je te dise j’ai bien pensé et j’ai trouvé que je ne peux pas continuer avec toi comme ça on reste des amis c’est mieux, prend soin de toi et pardonne moi.c’est plus fort »
    j’ai compris à travers son sms que mon sms lui a fait beaucoup de mal , surtout que 2jours avant on parlait normal, moi j’ai pas pu tenir…mon idée était de le secouer
    j’ai repondu quelque heures apres j’ai dis que moi je voulais changer les conséquences et non pas le changer lui, et qu’il m’a promis de ne pas me faire mal, alors comment il vient me dire ça comme ça tout simplement , apres j’ai envoyé un autre pour dire que je voulais pas lui faire du mal et que je suis vraiment désolée et que pour moi le fait de dire « je t’aime » apres ce foutu sms il comprendra que je c’est pas ce que je voulais …
    aujourd’hui est le 2eme jours apres son sms, on s’est pas parlé , on est toujours amis sur facebook mais on a pas parlé , rien du tout
    et hier il a publié sur son mur une chanson « say something » je ne sais pas si c’est vraiment pour moi c’est paroles disait que  » dis quelque chose je t’abondonne , ……tu es celle que j’aime et je te dis au revoir » et j’ai senti qu’il n’était pas bien , surtout qu’une amie à nous deux lui a parlé et il lui a à peine répondu , donc je lui ai encore envoyé un sms , disant « salut …comment vas-tu??  » c’est tout , mais il ne m’a pas répondu.
    j’ai vraiment besoin de vos conseils Mme.Véronique je voudrai le récupérer
    j’attends votre réponse avec impatience
    et je vous remercie.

  71. je voudrais ajouter que 270km nous separe et comme vous avez dis dans votre article il préfère les messages sur facebook et moi ce dernier je l’ai détesté à cause de ça , je voulais le voir directement , alors que c’était prévu qu’on se voit mais on a parlé de ça au début et on l’a programmé ces derniers jours où mr n’était pas bien et distant …donc 🙁

    et pour les appels il n’appelle pas et ne décroche jamais , on a parlé 4fois : juste 1fois aprés 3fois dans le même soir , durant tout notre temps ensemble ,le reste quelque sms et beaucoup pluuuuuuuuuuuuuus facebook

    1. Author

      Bonjour Mouna,

      Je vous avoue que j’éprouve quelques difficultés à tout comprendre dans votre récit… En tout cas, cela semble être une situation bien complexe…
      Ce qui semble ressortir assez clairement, c’est que cet homme ne souhaite pas répondre à vos messages.
      Pourquoi ? Est-ce parce qu’il est perdu et qu’il ne va pas bien ou est-ce parce que, pour lui, la décision est prise ?
      C’est plutôt difficile de répondre à sa place…
      Les paroles de la chanson qu’il a postée sur facebook pourraient vous faire penser qu’il désire une réaction de votre part… Mais lorsque vous avez envoyé le sms, il n’a pas répondu…
      Donc, si c’était un perche qu’il vous tendait, il aurait dû alors réagir à votre sms.
      Quand on est tout(e) seul(e) à vouloir un dialogue, c’est impossible…
      Je vous suggérerais, pour en avoir le coeur net, de provoquer une rencontre… pour pouvoir reparler de tout cela.
      Mais il pourrait également ne pas répondre à cette demande, ou la refuser.
      Et là, il faudra bien admettre qu’il ne veut pas avoir de contacts avec vous.
      A moins d’aller vous planter devant chez lui et de forcer la rencontre, vous serez impuissante car vous ne pouvez pas imposer un dialogue s’il le refuse.

      Faites donc encore cette dernière tentative de demander de le voir…
      Et s’il ne réagit pas (ou s’il refuse), essayez de tourner la page…
      En vous disant que, peut-être un jour, il changera d’avis.
      Et, à ce moment-là, ou bien vous l’aimerez encore ou bien vous ne l’aimerez plus..

      Bon courage !

      Véronique.

  72. L’acuité de cet article est impressionnant, j’ai l’impression que vous avez espionné ma relation avec mon ex pour en relater les faits ici à la lettre 😉

    Merci pour la douceur de cet article également.
    Pour moi, un grand pas, une grande consolation avait été de pardonner l’autre. Ça m’a évité de valser entre l’attachement intense et la haine, et trouver un juste milieu; j’aurais de l’amour pour cette personne pour toujours mais cela ne suffit pas toujours pour être en couple. Pardonner l’autre de ne pas être celui qu’on aurait aimé qu’il soit…

    Pensez-vous cependant qu’une relation d’amitié est envisageable? Ou est-ce remuer le couteau dans la plaie? Je ne veux pas le diaboliser et le fuir, mais je me demande parfois si on fait semblant d’être ami et qu’au fond, j’attends encore et toujours qu’il change..

    1. Author

      Bonjour Rayia et merci d’avoir déposé votre commentaire…
      Merci également de vos compliments sur cet article… 🙂

      L’étape du pardon à l’autre de ne pas avoir été celui qu’on aurait voulu qu’il soit est effectivement une étape très libératrice pour soi-même…
      Et elle permet certainement une relation d’amitié car, justement, l’amitié est un sentiment sans attente de la part de l’autre.
      Et certaines « âmes soeurs » sont des « âmes soeurs d’amitié » et non des « âmes soeurs de compagnonnage amoureux »…
      La souffrance provient parfois de ce qu’on croit qu’une personne est une âme soeur d’amour alors qu’elle est une âme soeur d’amitié.

      Quant à savoir si, en fait, vous êtes toujours dans l’attente qu’il change, il n’y a que vous qui pouvez y répondre… selon votre ressenti profond.
      La question qui pourrait vous aider à vérifier cela en vous serait celle-ci : « Et si, aujourd’hui, cet homme s’engageait avec une autre femme, pourriez-vous vous dire (malgré l’inévitable gros pincement au coeur) que c’est le mieux pour lui et le mieux pour vous » ?
      Je ne dis pas qu’il n’y aurait pas de place pour les regrets… Mais si on est capable d’être dans l’acceptation qu’une tierce personne convient mieux à l’autre (et qu’une tierce personne nous convient mieux à nous), alors, on n’est plus dans l’attente…

      Belle journée à vous,

      Véronique.

  73. Excellent article. Je me reconnais entièrement là dedans.
    Je ne compte plus les histoires d’amour naissantes que j’ai dû saboter « à cause » de mes angoisses. Ces peurs qui se réveillent en vous dès que vous commencez une relation avec une partenaire … alors la fuite devient évidente pour calmer ses propres angoisses ! et le schéma se répète indéfiniment.
    Sauf qu’un jour on prend conscience qu’on a vraiment un sacré problème en nous.
    Cela fait 8 ans que je suis en couple, 3 ans que je suis marié. Un enfant. Mais 8 ans de couple le plus souvent animés d’angoisses ! surtout au moment des gros caps (mise en relation, mariage, achat de maison commune, naissance). L’inconscient vous avertit de dangers par le biais de ces angoisses. J’ai dû prendre des anti dépresseurs et autres anxiolytiques ! (qui ma foi camouflent bien les angoisses … je dis bien « camouflent » !). J’ai consulté 3 thérapeutes mais qui ne m’ont absolument pas aidé ! j’y ai perdu mon temps et surtout j’ai voulu me donner bonne conscience; un conseil, évitez les psys remboursés par la sécu (je parle là des psychiatres qui se prennent aussi pour des thérapeutes) qui ne vous accorde que 15 minutes à chaque séance … Au jour d’aujourd’hui j’ai arrêté les antidépresseurs et mes angoisses sont bien naturellement revenues … Surtout qu’on a pour projet d’avoir un second enfant …
    Des angoisses qui vous disent de fuir mais j’ai surtout la cruelle impression que cette fuite me fera encore plus de dégâts intérieurement : comme si c’est moi qu’on abandonnait, ce qui accroit encore davantage mes peurs !cercle vicieux !
    Et puis fuir pourquoi ? me remettre à court ou long terme avec une autre femme et revivre les mêmes schémas ??????….
    Non, je me décide à enfin chercher un bon thérapeute et à m’engager dans une « vraie » thérapie (encore de l’engagement pffffiou …).

  74. Je viens de finir de lire toutes les interventions présentes ici et les avis ho combien perspicaces et sensés de Véronique. J’en profite donc pour vous en raconter un peu petit plus sur ma peur de l’engagement. Car pour ceux qui ont lu mon commentaire plus haut, ils doivent se demander comment je peut être un peureux de l’engagement puisque je suis en relation depuis 8 ans avec ma femme (qui plus est marié, un enfant et une maison en commun).
    Ces huit années n’ont pas été simples loin de là …. Des angoisses à chaque grand cap, une envie de fuir à de nombreuses reprises toutes aussi fortes qu’une envie de rester! paradoxe! quand une peur d’être envahit se croise avec une peur de l’abandon ! quand on se dit « j’etouffe, ma femme est comme ma gardienne de prison » tout autant qu’on se dit « si je quitte cette relation, je ne suis plus rien … ». Surtout qu’à mesure qu’on avance dans les étapes on se dit qu’il sera de plus en plus dur et impossible de fuir !!!!
    J’ai été souvent distant dans mon couple à cause d’une peur de l’intimité, comme si quelque chose me repoussait chez ma femme. cela ne vient pas du tout d’elle mais de ce qu’elle représente plutôt (prison, envahissement, sensation de me perdre totalement dans le couple). Au fur et à mesure les relations sexuelles deviennent de moins en fréquentes (à cause de moi et cette peur de l’intimité). Je ne compte plus les réactions inadaptées et autres crises de colère contre elle puisque me sentant « prisonnier ». Bref …. Dur, dur. Avec cette sensation très désagréable au niveau du plexus solaire (comme lu plus haut).
    Et pourtant malgré tout ça, je m’obstine, je veux être heureux en couple. J’essaie de dédramatiser beaucoup, d’occulter des peurs que je sais ne pas être fondées.
    Je sais que tout viens de mon enfance avec des parents « absents » mas trop surprotecteurs à la fois. Dénigrants surtout. Ils m’ont aimé à leur façon mais moi je ne ressentait aucun amour de leur part. Je paie tout ça depuis l’âge adulte. D’ailleurs moins je les voit, mieux je me porte.
    Merci de m’avoir lu.
    Erik.

    1. Author

      Bonjour Erik,

      Tout d’abord, pardonnez-moi d’avoir tardé à vous répondre… La rentrée est bien chargée et le temps file à toute vitesse.

      Ensuite, je vous remercie d’avoir déposé ici votre témoignage qui est très touchant et qui nous permet d’avoir une idée du vécu de « l’autre côté »… Je suis certaine que cela aidera de nombreuses personnes de découvrir que, de cet autre côté, il y a aussi beaucoup de souffrances…

      En vous lisant, je me suis immédiatement demandé si le volet « peur de l’engagement » n’était pas, en fait, uniquement le sommet de l’iceberg…
      Et si la partie immergée de l’iceberg ne serait pas surtout une peur de ne pas être à la hauteur (ces deux peurs étant parfois associées).

      Sans vouloir faire de généralités (puisqu’évidemment, nous sommes tous des cas particuliers), la peur de l’engagement vient souvent d’une blessure d’abus (l’abus ayant de nombreuses formes : l’abus de pouvoir en étant la plus fréquente) et donne cette peur d’être envahi, contrôlé, abusé à nouveau.
      La peur de ne pas être à la hauteur provenant souvent d’une blessure de dévalorisation.
      Les deux provoquant toujours la remise du pouvoir dans les mains de l’autre : c’est l’autre qui risque d’imposer ses visions/besoins/demandes et on ne pourra pas dire non (blessure d’abus) et c’est l’autre qui a le pouvoir d’évaluer notre valeur profonde (blessure de dévalorisation).

      Les deux blessures étant associée, ce n’est donc pas étonnant que la relation à l’autre soit vécue comme une prison puisqu’alors, les choses tournent en boucle : l’autre est celui qui évalue ma valeur et a le pouvoir de m’imposer des choses abusives que je ne souhaite pas mais auxquelles je n’ose pas dire « non » sinon, l’autre va estimer que je n’ai pas de valeur… donc j’accepte ce qu’il me demande même si cela ne me convient pas mais je me sens abusé…

      Un travail chez un thérapeute est effectivement une excellente idée (mais n’oubliez pas que de ne pas remettre dans les mains de ce thérapeute le pouvoir d’évaluer si vous êtes un « bon patient » qui « fait bien son travail personnel ») pour vous aider à sortir de ce double cercle vicieux.
      Les deux pistes étant :
      -1) apprendre à dire « non » à ce qui ne vous convient pas et SURTOUT oser croire que vous en avez complètement le droit (après, il faudra trouver la forme qui soit une forme respectueuse de l’autre)
      -2) apprendre à être celui qui évalue votre propre valeur plutôt que de placer l’autre dans la position de celui/celle qui la détermine.

      C’est évidemment plus simple à dire qu’à faire et c’est un long chemin, je le reconnais…

      Mais, comme vous le dites si justement, ce n’est en effet sans doute pas votre épouse qui désire se placer dans cette position d’abuser et d’évaluer votre valeur…
      Ce sont vos blessures qui vous conditionnent à craindre la relation à cause de ces risques d’abus et de dévalorisation.

      La prison, elle est effectivement en vous-même… Et, quand on croit (sans toujours en être conscient) que l’autre a le droit d’abuser de nous et d’être celui qui évalue notre valeur, il est bien normal d’en avoir peur et de vouloir se protéger. Mais, en fait, c’est vous-même qui êtes votre propre geôlier et c’est vous qui avez la clé de la prison.

      Bon courage dans ce travail sur vous-même… Vivez-le, non pas comme un engagement vis-à-vis du thérapeute mais vis-à-vis de vous-même. Ce n’est pas au thérapeute d’évaluer votre valeur mais à vous d’évaluer la valeur du thérapeute (renversons donc les rôles et remettons-les dans le bon sens, cela vous aidera peut-être à ne pas craindre cet engagement-là 🙂 )

      Et n’hésitez pas à revenir partager avec nous vos étapes, vos doutes et vos victoires…

      Bien à vous,

      Véronique.