peur de l'engagement

Il a peur de l’engagement ?

Nous en entendons de plus en plus parler autour de nous, la peur de l’engagement est ce phénomène qui consiste à ressentir de l’angoisse voire de la panique à l’idée de s’engager sur le long terme dans une relation de couple.

Le plus souvent conjugué au masculin, le verbe « avoir peur de l’engagement » s’applique pourtant aux femmes également, même si cela semble moins fréquent.

Il suffit de chercher un peu sur internet, sur les forums, de lire les magazines féminins ou de regarder les émissions télévisées pour trouver de nombreux témoignages de femmes ayant connu cette situation compliquée où leur partenaire a pris ses jambes à son cou alors même que le début de la relation était très prometteur et que tous deux semblaient nager dans le bonheur.  

Souvent aussi nommé avec humour  : « Le syndrome de la corde au cou »,  on oublie parfois que c’est une source de remise en question et de souffrances pour celui ou celle qui  le subit de la part de son partenaire.

Presque toujours interprétée comme un manque d’amour pour l’autre, ne serait-il pas possible que cette peur n’ait en fait rien à voir avec l’intensité ou la profondeur des sentiments éprouvés ?

Et si celui ou celle qui le subit en souffre, qu’en est-il pour celui ou celle qui la ressent ?

Quelles seraient les causes de cette panique ?


Les psychologues évoquent une forme « d’immaturité affective » et les descriptions qui en sont faites sont loin d’être flatteuses.

– Difficulté à renoncer à d’autres choix possibles,

– Sentiment de perdre son propre pouvoir sur sa vie,

– Déni du temps qui passe,

– Préférence pour la vie imaginaire,

– Croyance que l’on peut vivre dans un monde sans limites,

– Régression infantile…

… tels sont les portraits dépeignant sans indulgence les personnes qui reculent dès qu’il est question de relation à long-terme.

Et si rechercher les causes profondes de cette peur est une étape importante, on constate que les diverses analyses du phénomènes sonnent, la plupart du temps, comme des condamnations.

Considérés comme des séducteurs ou des séductrices qui veulent le beurre et l’argent du beurre, aimant plaire mais voulant à la fois la sécurité et la liberté, la société toute entière a vite fait de leur faire porter le masque du bourreau.

 

Quels en sont les signaux indicateurs ?

 

les signes de la peur d el'engagement

La perfection que vous n’osiez plus espérer :

Au départ, tout est parfait ! Il/elle correspond à tout ce que vous aimez et que vous attendiez depuis longtemps sans jamais le trouver. Vous avez de nombreux points communs, vous semblez vous comprendre à demi-mots, tout vous rapproche… Bref, pas de doute, c’est le destin qui vous a réunis !

Par manque de confiance en soi et besoin de se rassurer sur sa propre valeur, il/elle fait tout pour vous plaire : rien n’est trop beau pour vous et c’est sincère. Il/elle vous dit ce que vous avez besoin d’entendre, il/elle vous apporte ce qui vous fait du bien, il/elle aime ce que vous aimez… C’est la pièce manquante de votre puzzle !

Vous conquérir est l’objectif qui lui donnera enfin la sensation d’être une personne merveilleuse. Et, pour atteindre ce but, la meilleure manière est de bien vous connaître. Il/elle ne se lasse donc pas de vouloir savoir qui vous êtes et de vous écouter parler de vous. Waouw ! Jamais on ne s’était intéressé à vous de la sorte auparavant. Il/elle vous trouve fantastique et vous vous sentez totalement en confiance…

 

les signes de la peur d el'engagement

Une intimité à sens unique : 

En observant bien, ces confidences longuement partagées viennent surtout de vous… Car, de son côté, il/elle est plutôt réticent(e) à se livrer. Pudique, timide, mystérieux(se)… cela rajoute à son charme. Et, de plus, cela vous change de vos anciens schémas dans lesquels vous étiez surtout là pour l’autre… Enfin une relation dans laquelle l’autre semble là pour vous !

Mais, au fond, la seule partie que l’autre vous dévoile, c’est celle qui correspond exactement à ce que vous avez envie qu’il/elle soit et donc à ce que vous êtes vous-même. C’est d’ailleurs étonnant (et très attirant) comme vous vous ressemblez.

 

les signes de la peur d el'engagement

Un sauna brûlant puis un plongeon dans l’eau glacée :

Une fois que vous êtes absolument persuadé(e) que vous avez rencontré votre âme soeur et que toutes les portes de votre coeur sont ouvertes, tout-à-coup, il/elle trouve que les choses vont trop vite et freine des quatre fers…

Vous avez la sensation de ne plus rien comprendre… la confusion règne…

La présence chaleureuse est remplacée par une froide distance, et vous ne cessez de vous demander ce que vous avez bien pu faire ou ne pas faire, ce que vous devriez faire ou ne pas faire, pour que renaisse la magie initiale dont vous êtes devenu(e) « accro »…  Vous analysez tout, vous vous remettez en question, vous devenez psychanalyste… Et plus vous lui demandez de vous expliquer ce qui se passe, moins vous avez de réponses…

Et moins vous recevez de réponses de sa part, plus vous analysez son passé…

 

les signes de la peur d el'engagement

Une histoire difficile

Car son passé est compliqué… et son présent en est devenu tortueux…

Et à force de chercher des explications cohérentes à son comportement, vous finissez par en trouver : ouf ! Vous voilà rassuré(e) : ce n’est pas vous qui êtes nul(le), c’est juste son sac à dos qui est trop lourd.

Et, puisqu’il y a des causes logiques, il y aura des solutions ! La puissance de votre amour viendra à bout de toutes ses blessures et lorsque vous aurez vaincu tous ses démons, vous pourrez enfin retrouver le bonheur sans nuages de vos débuts.

 

les signes de la peur d el'engagement

Un seul moteur : vous !

Le problème, c’est qu’il semblerait qu’il n’y ait que vous qui ayez envie d’avancer…

Et si vous-même déployez une énergie colossale pour construire une relation digne de ce nom, l’autre n’est pas en demande : vous seul(e) prenez contact, vous seul(e) proposez des rendez-vous, vous seul(e) cherchez à vous rapprocher… L’autre ne téléphone pas ou très peu et préfère les contacts plus impersonnels (sms, facebook, chat en ligne..),  l’autre accepte les rendez-vous que vous proposez puis les annule à la dernière minute…

Finalement, dans le combat contre les démons de l’autre, vous seul(e) êtes motivé(e) à brandir votre épée et déterminé(e) à vaincre… L’autre semble très bien s’en accommoder…

Et ce n’est que lorsque vous semblez vous décourager et que vous prenez vos distances que, tout-à-coup, l’autre fait un pas en avant et vous surprend par des gestes tendres qui  vous redonnent l’espoir que tout est possible.

 

les signes de la peur d el'engagement

Un seul volant : l’autre !

Quand on prend de la hauteur et que l’on regarde les faits objectivement, si c’est vous qui êtes le moteur, c’est l’autre qui a le volant et qui décide si vous échangez ou si vous n’échangez pas, si vous vous voyez et quand vous vous voyez… Ce sont ses envies et besoins qui donnent la cadence et, tout(e) à votre bonheur de lui être nécessaire, vous laissez SON agenda devenir le maître de VOTRE temps.

C’est l’autre qui garde le contrôle et vous, vous vous adaptez pour grappiller les quelques miettes qui vous sont offertes : l’autre donne assez pour que vous ne mourriez pas de faim mais pas suffisamment pour que vous soyez rassasié(e).

 

les signes de la peur d el'engagement

Une interminable valse-hésitation

Suis-moi : je te fuis, fuis-moi : je te suis… Un pas en avant, trois pas en arrière… : c’est la danse que l’autre vous fait danser.

Mais , à ce rythme, vous finissez par être à bout de souffle !

Et, dans une valse, même si les émotions sont intenses, en fait, on tourne en rond ! Est-ce réellement ce que vous désirez pour votre propre vie ?

Si vous préférez le tango, mais que l’autre ne veut pas ou ne peut pas le danser avec vous, il est peut-être temps d’ouvrir les yeux…

Alors, quand l’autre vous dit : « Ce n’est pas toi, c’est moi » : croyez-le : c’est vrai !

Que faire  lorsque celui ou celle qu’on aime a peur de l’engagement ?


Face à un ou une partenaire qui panique et s’enfuit dès qu’on lui parle de lendemains, comment se positionner ?

Comment ne pas le vivre comme une remise en question de sa propre valeur ? Comment ne pas en être déstabilisé(e) ?

Comment trouver l’indispensable équilibre entre la compréhension bienveillante des fragilités de l’autre et le respect de ses propres besoins ?

Dans ce combat entre les démons de l’autre et ses frustrations personnelles, comment ne pas perdre trop de plumes ?

5 clés nous paraissent essentielles :


 Clé n°1 : Découvrez vos blessures

Bien souvent, il n’y a pas de hasard dans les rencontres amoureuses…  Nous cherchons tous inconsciemment à rejouer notre propre scénario d’enfance tout en espérant en transformer la fin et, pour rejouer ce film, nous choisissons l’acteur idéal. Mais, l’acteur idéal joue son rôle jusqu’au bout et la fin du film est donc forcément toujours la même.

Celui ou celle qui exerce un grand pouvoir d’attraction sur vous est donc le représentant symbolique de quelqu’un d’autre. Si vous êtes attiré(e) par une personne qui a peur de l’engagement, c’est parce qu’il ou elle représente la « meilleure » personne pour réactiver votre blessure de base : l’abandon, le rejet, la dévalorisation… Et qu’inconsciemment, vous espérez que, cette fois, cela sera différent : l’autre ne vous abandonnera pas, ne vous rejettera pas, ne vous dévalorisera pas.

C’est la combinaison de cette sensation de « retrouvailles » avec un schéma familier ET l’espérance immense de transformer l’histoire qui est à l’origine de la passion, cette attirance exaltante qui fait que l’on se sent vibrant uniquement face à des personnes susceptibles de rejouer le rôle blessant pour nous.

Pour plus d’explication sur ce processus, vous pouvez consulter l’article intitulé : « Pourquoi choisit-on toujours celui ou celle qui nous fait souffrir ? » en suivant le lien :

ici

La première clé face à un ou une partenaire qui a peur de l’engagement, c’est donc de prendre conscience qu’il ou elle a croisé votre route parce qu’une de vos blessures n’est pas guérie (et souvent pas encore identifiée).

Quelle que soit la suite de votre relation, l’autre aura déjà rempli un rôle important dans votre vie : celui de vous révéler cette partie inconsciente de vous-même. Et donc celui de vous permettre de guérir de cette blessure.

Voilà déjà une bonne raison de dire merci 🙂

 

Clé n°2 : Diminuez les enjeux

L’attirance intense et presque irrésistible que l’on ressent face à une personne susceptible de nous faire revivre notre blessure de base et l’espérance de guérison nous donnent toujours la sensation que cette personne et cette relation sont immensément importantes pour nous.  Ce ressenti nous fait souvent croire qu’enfin, nous avons trouvé notre âme soeur… Nous nous disons que nos sentiments ne seraient pas aussi forts si cette personne n’était pas LA bonne personne pour nous… Notre intuition semble nous souffler à l’oreille que le destin a enfin mis sur notre route celui ou celle qui nous était destiné(e).

Et c’est vrai ! Cette personne est très importante sur votre chemin… Mais ce n’est peut-être pas le genre d’importance que vous croyez… Cette personne-là n’est peut-être pas l’homme ou la femme de votre vie mais plutôt la personne qui va vous permettre de comprendre et de dépasser le processus intérieur qui vous fait toujours choisir quelqu’un qui vous fait souffrir.

A partir du moment où vous pouvez vous dire que le rôle de l’autre n’est peut-être QUE celui de vous révéler une de vos blessures non identifiées, vous pouvez déjà diminuer les attentes que vous avez par rapport à la relation. Et de la voir simplement comme une occasion de grandir, de vous transformer pour pouvoir  créer autre chose par la suite.

Lorsque les enjeux sont ainsi ramenés à leur juste niveau, il vous est possible de vivre cette relation avec moins de souffrances et donc plus de légèreté, d’en recevoir le véritable cadeau : la découverte de vous-même.

 

Clé n°3 : Ne devenez pas son/sa psy

Donner un sens à l’incompréhensible fait partie de nos processus d’adaptation et lorsque la confusion commence à régner, vous cherchez des causes « logiques » aux attitudes de l’autre. Vous creusez donc dans ce que vous savez de son histoire, proche ou lointaine, pour expliquer ses comportements… Son enfance, sa mère, son père, son ex… vous décodez tout ce que l’autre a vécu en y recherchant des blessures, des traumatismes qui seraient à l’origine de ses peurs. Et c’est certain qu’il y en a (comme chez nous tous et peut-être même plus)…

Mais la tentation est grande de penser que, puisque vous, vous avez compris les causes, vous allez être celui ou celle qui va permettre à l’autre d’en guérir.

Au-revoir Princesse Charmante, bonjour maman…

Mais la seule personne à pouvoir guérir de ses blessures, c’est l’autre ! Et encore faut-il que la volonté soit là. Car les bénéfices secondaires  sont intéressants (vous pansez ses plaies et comblez ses manques) et guérir de ses blessures lui ferait perdre tous ces bienfaits. Quels seraient donc les avantages de sa guérison ?

 

Clé n°4 : Reprenez le contrôle de votre propre vie

Rien n’est pire que le sentiment d’impuissance qui est généré par le fait que c’est exclusivement l’autre qui tient le volant de la relation entre ses mains. Et, en menant la relation à son propre tempo, c’est aussi votre  vie qui, petit à petit, échappe à votre contrôle.

Car, lorsque l’autre semble enfin avoir envie de rapprochement avec vous, vous vous mettez en quatre pour rendre cela possible, quitte à sacrifier d’autres volets importants.

Vous devenez expert(e) en modifications d’agenda, vous jonglez avec vos multiples occupations, vous devenez à la fois caméléon pour vous adapter à ses changements de programme et contorsionniste pour parvenir à vous couler dans le moule désiré par l’autre.

Stop !  Reprenez le volant de votre propre voiture et, au lieu de garder l’oeil rivé sur le GPS de l’autre, suivez votre GPS intérieur .

Quelles sont vos contraintes et vos envies ? Quelles sont vos occupations et vos disponibilités ?

Et, au final, quelle est VOTRE destination ?

 

Clé n°5 : Soyez ferme sur vos besoins essentiels

Le monde extérieur est le miroir de notre monde intérieur et l’amour que nous recevons des autres est en image de celui que nous nous donnons à nous-même.

S’il est important de diminuer les enjeux et les attentes, il n’en reste pas moins fondamental de savoir de quoi vous avez réellement besoin pour vous sentir bien dans une relation amoureuse.

Mourir de faim et à bout de souffle n’est sans doute pas votre objectif premier et même si vous ne souhaitez pas nécessairement un bail de 50 ans, il y a certainement un strict minimum indispensable que vous pouvez et que vous devez établir avec clarté.

S’aimer soi-même c’est se sentir le droit d’attendre que nos besoins vitaux sont assouvis.

Le respect de l’autre et de ses peurs ne doit pas vous faire oublier le respect de vous-même : il s’agit d’établir un milieu de pont entre deux rives…  Pas de rester éternellement sur la rive de l’autre.

Alors, soyez ferme sur vos besoins fondamentaux, sur ce qui est acceptable ou inacceptable pour vous et si cela semble impossible que l’autre vous apporte ce strict minimum, inutile de jouer les prolongations.

Avec beaucoup d’amour de part et d’autre, il est possible à un chat et à un lapin de vivre une relation épanouissante mais c’est sans doute impossible pour un lapin et une girafe. A un moment, il faut être lucide et savoir renoncer.

Mais tout n’est peut-être pas si rose que cela au pays de la peur de l’engagement


Et ses habitants sont peut-être les premiers à en être les victimes, ne comprenant pas eux-mêmes leurs propres paradoxes, coupables ayant l’air d’être forts mais porteurs de grandes fragilités intérieures qu’ils sont condamnés à endurer ?

Cette peur de s’engager ne pourrait-elle pas être le reflet d’une peur de décevoir ? D’une peur d’être abandonné ou trahi ?

Ne pourrait-elle pas être le sommet de l’iceberg d’un profond manque de confiance en soi et en sa capacité à inspirer de l’amour ?

Leur histoire personnelle est-elle si heureuse ou, au contraire, particulièrement traumatisante, laissant de telles traces que leurs fondations intérieures ne peuvent être que vacillantes ?

Lorsqu’on est celui ou celle qui panique, comment résoudre ce paradoxe si douloureux entre l’amour que l’on ressent pour l’autre et la peur de ne pas être à la hauteur de ses attentes ?

Si vous vous retrouvez dans ce portrait de phobique de l’engagement et SI VOUS EN SOUFFREZ, cherchez un(e) bon(ne) thérapeute pour vous aider à décoder quelles sont les blessures qui en sont à l’origine.

Car la peur de l’engagement n’est peut-être pas un manque de capacité à prendre vos responsabilités mais bien, au contraire, une trop grande importance accordée à vos responsabilités.


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