relations toxiques

Relations toxiques et blessures d’enfance

Dans le domaine du développement personnel, il est souvent question des blessures d’enfance et de leur impact sur notre épanouissement relationnel et amoureux.

La plupart des thérapies visent à découvrir ces blessures afin d’en comprendre les conséquences et d’en guérir les séquelles.

Lise Bourbeau a été une des premières à en parler et à les décrire d’une manière admirable dans son livre : Les 5 blessures qui empêchent d’être soi-même .

Elle a détecté  5 blessures essentielles : Le rejet, l’abandon, l’humiliation, la trahison et l’injustice.

Suite à la lecture de ce livre, j’ai pris l’habitude, dans ma pratique de médecine énergétique, de chercher si ces blessures pouvaient être mises en relation avec certains blocages de l’énergie.

Mais j’ai rapidement constaté qu’il semblait y avoir en fait 7 blessures d’enfance (aïe, zut, cela ne correspond pas à la théorie 😉 ) et que chacune occasionnait un blocage de l’énergie à un endroit bien précis qui correspondait à un des 7 chakras.

J’ai vérifié, vérifié et encore vérifié (ben oui, quand ce que je trouve n’est pas conforme  à la théorie, cela m’ennuie…) et j’ai fini par me résoudre à croire que je ne me trompais pas.

Selon mon expérience, les blessures d’enfance possibles sont donc celles-ci :

  • Le rejet
  • La privation
  • L’abus
  • L’abandon
  • La négation
  • La dévalorisation
  • La trahison

Et elles bloquent l’énergie des chakras selon le schéma suivant :

Je ne vais pas m’éterniser sur la description du concept général car je m’éloignerais trop du sujet de cet article mais ce qu’il faut retenir c’est qu’en fonction de la blessure d’enfance, la circulation de l’énergie va être ralentie voire bloquée au niveau du chakra correspondant. Ce blocage d’énergie va avoir des conséquences sur la manière dont nous gérons nos relations.

Les fonctions du 3ème chakra


La blessure d’abus bloque l’énergie au niveau du 3ème chakra, celui du plexus solaire.
Or, ce 3ème chakra est le centre de notre pouvoir personnel et il est donc le siège de l’estime de soi.

La phrase qui le résume est : Je suis et il permet à l’ego d’être bien équilibré (ni trop faible, ni trop fort).

Si l’énergie y circule correctement, nous sommes capables de prendre notre place dans le monde, d’affirmer qui nous sommes avec une force tranquille, d’exprimer notre volonté, d’accomplir nos objectifs.

Lorsque l’énergie est bloquée à ce niveau, nous manquons d’estime de nous-même, notre volonté est fragile et soumise  la volonté de l’autre, nous éprouvons des difficultés à réaliser nos objectifs.

Et parce que nous ne sommes pas focalisés sur nos propres projets, nous devenons l’objet du projet de quelqu’un d’autre.

La blessure d’abus


La plupart du temps, lorsque l’on parle de la blessure d’abus, on la limite à l’abus de type sexuel.

La conséquence est que de nombreuses personnes qui n’ont pas subi d’abus sexuel ne cherchent pas de ce côté-là dans leur travail sur elles-mêmes.

Elles passent alors longtemps à côté de la cause profonde d’une grosse partie de leurs difficultés relationnelles.

Travaillant d’autres blessures (qui existent peut-être aussi)… mais sentant bien que certaines choses ne sont pas résolues pour autant.

Souvent, elles me disent être porteuses de la blessure d’abandon (parfois de la blessure de trahison). Et elles expliquent par cette blessure d’abandon le fait qu’elles sont prêtes à sacrifier certaines choses importantes pour elle afin d’éviter d’être à nouveau abandonnées. 

Mais il leur manque certaines pièces du puzzle, certaines clés fondamentales, pour qu’un véritable changement puisse s’opérer.

Et ce n’est que lorsque l’on creuse du côté de la blessure d’abus (même si le «diagnostic» est souvent repoussé au départ), que l’image globale peut enfin apparaître.

La blessure d’abus a en fait un sens bien plus large, très souvent ignoré, et qui est l’abus de pouvoir.

L’abus sexuel est un abus de pouvoir, évidemment…

Mais, pour en enfant, il existe d’autres manières de subir l’abus de pouvoir…

Et si on imagine facilement qu’avoir un parent très autoritaire peut être une des causes de la blessure d’abus, on voit moins facilement le lien lorsque il s’agit d’un parent de type «victime» qui place en son enfant la responsabilité de son bonheur ou lorsque un enfant doit endosser un rôle d’adulte parce que son parent est gravement malade… etc…

De même, lorsqu’un parent estime que son enfant a pour rôle de satisfaire ses propres besoins.

Janusz Korsczak, dont les écrits furent à l’origine de la Convention des droits de l’enfant, disait :

« Plus le niveau spirituel de l’éducateur est pauvre, plus sa morale est incolore, plus grand sera le nombre d’injonctions et d’interdictions qu’il imposera aux enfants, non pas par souci de leur bien, mais pour sa propre tranquillité et son propre confort ».

Il est impossible de décrire toutes les situations concrètes pouvant occasionner la blessure d’abus…

Dans cet article (en anglais), vous trouvez différentes attitudes parentales toxiques : 

Pour lire l’article : cliquez ici

Le schéma général de la blessure d’abus


Mais, d’une manière générale, le «critère» commun à toutes ces situations diverses, c’est que le parent ne considère pas l’enfant comme un sujet mais comme «objet» (même si c’est parfois très inconsciemment).

En étant très exigeant, le parent autoritaire souhaite façonner son enfant de manière à ce qu’il devienne parfait. Ainsi, il pourra l’exhiber comme une réussite, une médaille… L’enfant n’est alors qu’un objet à faire admirer pour flatter son ego.

En rendant son enfant responsable de son bonheur (et/ou de son anxiété), le parent fusionnel lui attribue le rôle d’objet de satisfaction (et/ou de frustration).

En se reposant sur son enfant pour gérer la logistique quotidienne, le parent victime transforme son enfant en un objet de soins, un père et une mère de substitution qui doit lui apporter l’amour et la sécurité dont il manque.

En imposant des règles visant d’abord à s’assurer que son enfant ne perturbe pas sa propre tranquillité, le parent négligent traite son enfant comme un objet qu’il prend quand il a besoin de tendresse mais qu’il range dans un placard quand il n’a ni le temps ni l’envie d’être en relation.

Dans toutes ces situations, il y a toujours la notion de transgression des frontières : les frontières de l’enfant ne sont pas respectées car elles sont envahies par le parent.

L’enfant n’est pas un sujet à accompagner mais un objet à façonner.

Et c’est le fait d’avoir été placé en position d’objet par le(s) parent(s) censé(s) représenter l’amour inconditionnel qui rend fragile face aux relations toxiques.

C’est quoi les relations toxiques ?


Si vous encodez les mots «relations toxiques» dans un moteur de recherche, vous verrez apparaître des milliers de résultats, ce qui montre que c’est une problématique qui préoccupe de nombreuses personnes.

Cependant, la plupart des articles qui traitent de ce sujet évoquent presque exclusivement les relations avec des manipulateurs(trices) pervers(es) narcissiques (dénigrement, insultes, isolement, contrôle, jalousie…)

Selon moi, non seulement l’étiquette du PN semble être utilisée de manière un peu excessive (il y a un nid dans le coin ?) mais surtout, il existe bien d’autres modèles  de relations toxiques.

Il n’y a qu’un seul des nombreux sites que j’ai visités qui propose une liste plus généraliste permettant d’identifier les situations potentiellement porteuses d’abus.

relations toxiques

NB : Vous reconnaîtrez dans les points 4-8-9-10-11-12 certains comportements typiques des Passifs-Agressifs 🙂

Pour lire l’article : cliquez ici

Globalement, les relations toxiques présentent les caractéristiques suivantes :

  • Elles sont inégalitaires : vous donnez et l’autre reçoit (vos attentions, votre temps, vos ressources, vos compétences…)
  • Tout tourne autour de l’autre : sa carrière est la plus importante, sa famille est le modèle à suivre, son agenda est prioritaire, (ce n’est pas souvent reconnu ni proclamé mais, dans les faits concrets, essayez un peu de lui faire annuler une réunion parce que vous aussi vous travaillez et qu’un enfant est malade…) Et les discussions qui parlent de vous ? Heu… oui, oui, quand il/elle aura le temps.
  • Il est impossible de former une «équipe» : vous n’êtes pas inclus(e) dans ses décisions, ce qui compte pour vous n’a pas d’importance.
  • Vous ne recevez ni encouragement ni soutien : vos envies et projets sont trop risqués ou irrationnels…  (ou inutiles, futiles, trop chers…) ou tout simplement occultés. Et vos victoires sont au mieux ignorées (ne parlons même pas de la possibilité qu’il/elle s’en réjouisse).
  • La communication est biaisée et/ou inefficace et/ou impossible : vous ressortez des (tentatives de) dialogue avec la sensation d’être transparent(e).
  • Vous avez oublié que le mot «bienveillance» figurait au dictionnaire  : vos convictions, vos valeurs, vos centres d’intérêt sont le cible de critiques et de moqueries (franches ou masquées).
  • Un seul des deux se remet en question : Vous !

Bref, dans les relations toxiques, vous êtes un objet.

Et le fait de ne pas voir (d’accepter inconsciemment) que vous êtes relégué(e) au rang d’objet provient de… la blessure d’abus.

Les relations toxiques et la blessure d’abus


De nombreux parents font de leur mieux et l’abus de pouvoir est souvent inconscient.

Mais la répétition de certains comportements provoque chez l’enfant différentes failles qui seront autant de portes ouvertes pour les relations toxiques (plus ou moins graves).

Comment se créent ces programmes inconscients ?

Les victimes des relations toxiques


Ici, je vous invite à être très attentifs dans votre lecture.

Car, bien que la langue française soit très riche, il n’y a qu’un seul mot pour désigner deux situations très différentes.

Le mot « Victime » peut en effet être compris :

  • soit comme le RÔLE de victime que l’on endosse (dans le triangle de Karpman)
  • soit comme le STATUT de victime qui est une réalité factuelle (victime d’agression, victime de viol, victime de vol… )

De nombreux coachs en développement personnel critiquent ceux qui se disent victimes de relations toxiques.

Il y a quelque temps, je lisais l’intervention d’un coach qui écrivait ceci :

« ON N’EST JAMAIS VICTIME QUE DE SOI MÊME dans les relations humaines entre adultes!!!!

C’est son propre système de croyances qui est responsable de ce que l’on vit, pas l’autre. Et il faut cesser de croire que l’on est victime pour pouvoir reprendre son pouvoir sur sa vie ! »

Et là, je pense qu’il y a véritablement une confusion qui peut être dangereuse…

Car il nous est impossible de reprendre notre pouvoir sur notre vie si nous ignorons à quoi nous devons faire face.

Face aux relations toxiques, il me semble très important de réussir à admettre que l´on est effectivement bien victime de la pathologie de l’autre…

Et on ne peut commencer à s’en sortir que lorsque l’on a franchi ce pas…

Ensuite, seulement, vient l’étape de voir ce qui repose entre nos mains…

Alors, évidemment, il ne faut pas asséner ce diagnostic de relation toxique à tout bout de champ (la vulgarisation d’un sujet amène à cette dérive de mettre l’étiquette sans discernement).

Mais, selon moi, quand on a réellement affaire à une personnalité toxique, oui, on est victime…

Et c’est justement la tendance trop grande à prendre sa part de responsabilité (face à quelqu’un qui rejette toute responsabilité sur la victime) qui constitue le plus grand piège.

Et c’est sans doute là que le thérapeute peut éclairer pour bien faire la distinction entre le rôle de victime que l’on peut jouer dans le triangle et le statut de victime…

Se réapproprier son pouvoir est essentiel dans les deux cas de figure…. mais le chemin pour y arriver est différent…

De mon côté, pour avoir la « certitude » du cas de figure devant lequel je me trouve et conseiller au mieux la personne (rôle de victime ou statut de victime) c’est que justement, la personne qui a le statut de victime ne prend pas du tout le rôle de victime (et se demande plutôt ce qui cloche chez elle). Les victimes de relations toxiques cherchent ce qu’elles peuvent faire pour améliorer les choses…

Les personnes qui endossent le rôle de victime dans le triangle de Karpman, au contraire, parlent des erreurs de l’autre, de ce que l’autre leur a fait subir, de ce que l’autre devrait faire…

Après, ce n’est pas une science exacte… Mais je remarque la même chose pour les gens qui font véritablement un burn-out (ils ne se plaignent pas et disent plutôt d’eux-mêmes qu’ils devraient faire plus d’efforts pour arriver à relever le défi).

Lorsqu’un coach ou un thérapeute dit à une victime (statut) : «Vous avez votre part de responsabilité dans ce qui vous est arrivé», cela referme le piège sur elle et c’est une forme de violence supplémentaire.

Pour illustrer cela, cette vidéo montre comment le fait d’évoquer la responsabilité de la victime constitue un retournement de situation absolument inacceptable.


Pourquoi est-on fragile face aux relations toxiques ?


De nombreuses victimes de relations toxiques se sentent honteuses de ne pas avoir vu la réalité plus tôt et de ne pas réussir à s’en sortir (même après la rupture, elles sentent bien qu’elles sont toujours sensibles au pouvoir de l’autre).

Souvent, elles craignent également de revivre une situation similaire et se protègent en évitant toute relation amoureuse.

Et le plus lourd à porter est le sentiment de culpabilité (souvent amplifié, comme expliqué plus haut) par toutes les personnes bien intentionnées qui leur parlent de leur responsabilité.

J’aime mieux le concept de «portes ouvertes»… que je trouve beaucoup moins culpabilisant.

Si vous vous faites cambrioler, vous ne vous sentirez pas coupable… Ce n’est pas vous qui n’avez pas respecté la loi… ce sont les cambrioleurs !

Vous chercherez comment ils ont pu entrer et vous serez attentif à changer ce qui doit l’être. Et vous veillerez à renforcer votre dispositif de sécurité et votre vigilance…

Dans ce cambriolage relationnel que sont les relations toxiques (l’autre vous prend tout : votre temps, votre énergie, vos ressources, votre estime de vous,  vos convictions, vos valeurs…), il est donc essentiel de comprendre par où le voleur a pu rentrer.

Quelles sont les failles de votre système de sécurité ?

Vous l’aurez compris, elles ont été créées par la blessure d’abus.

Mais n’ayez JAMAIS honte car ces fragilités sont avant tout vos plus belles qualités…

Pour sortir des relations toxiques (et ne plus laisser les cambrioleurs entrer chez vous), il vous faut donc passer en revue toutes les failles de votre système de sécurité.

Lorsque vous aurez appris comment conserver vos belles qualités sans qu’elles ne soient des failles, vous pourrez construire des relations équilibrées dans lesquelles vous recevrez (enfin) autant que vous donnez.

Et vous vous sentirez LIBRE !

Programme de coaching audio


 
 

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J Mk

Bonjour
Je tenais à vous remercier pour votre excellent travail concernant les audios sur la blessure d'abus, ils m'ont fait un immense bien.
Je vous embrasse,
Belle continuation dans vos projets.

Vous avez suivi le programme ?

Un petit témoignage fait toujours plaisir…

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Si vous l’encodez, elle n’apparaîtra pas publiquement (mais elle me permettra de vous répondre éventuellement).


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Commentaires

  1. Bonsoir Véronique,
    Article très intéressant, comme d’habitude !) Honnêtement j’ai été surprise de tomber à la fin sur la prestation du coaching (je souhaitais tellement LA solution). Maintenant, je trouve cela tout à fait légitime et vous n’êtes pas Sœur Thérésa non plus ! D’ailleurs, il est plutôt vendeur, ce M. Marchand 😉 J’irai probablement faire un tour sur le site cpr.
    Bref, pour avoir lu le livre de L. Bourbeau, la blessure d’abus telle que vous la décrivez n’y figure pas effectivement ; pour ma part, je trouve qu’elle est à la croisée de celles d’humiliation, d’injustice et de trahison (de la confiance que l’on met dans la personne concernée), mais elle n’est pas clairement identifiée. Concernant ce livre, j’avoue que je n’avais guère apprécié le lien qu’elle y établit entre le corps physique et la blessure supportée (faut-il être bien foutue pour être bien dans sa peau et sans blessure d’enfance ?? Une personne au physique particulièrement favorable n’aurait pas de blessure ?? Je dois être particulièrement monstrueuse alors… Bon c’est un aparté =)
    Sinon, étant porteuse de cette fameuse blessure, j’avoue avoir bien travaillé, mais mes limites ne sont manifestement pas assez infranchissables pour certain(e)s. Certes, qd je perçois qu’on les franchis, je réagis assez vite désormais mais je voudrais que mes réactions ne soient non plus a posteriori ! Le risque bien sûr c’est d’ériger des limites, garder des distances, qui finalement ne me permettent pas de sortir de l’isolement et de la méfiance (sensée me protéger), mes tentatives ne sont pas toujours couronnées de succès. Je ne me sens plus « trahie » en cas d’échec, et ça, c’est déjà bien…
    Pourtant, parfois, je me dis qu’être seule, c’est si « pratique » : pas embêtée, libre, surtout libre de penser comme je le veux sans paraître à l’ouest, laisser ma sensibilité filer et ressentir, ne pas subir, ne pas se soucier de l’autre et de lui plaire, prendre soin de soi (un peu), avoir des rêves et tenter de les réaliser (j’y pense au moins), etc.
    J’ai encore un bout de chemin à faire avant de laisser ma « porte ouverte » à la bonne personne et à la remise des clés :).
    Bien à vous,
    Lili

    1. Author

      Bonjour Lili et merci de votre commentaire…
      Je comprends votre surprise (et votre déception ?) 😉
      J’imagine que nous aimerions tous qu’il existe LA solution (de préférence simplissime et ultra rapide) pour guérir de nos blessures (celle d’abus ou une autre)…
      Mais (heureusement), les êtres humains sont complexes et tous différents et chacun doit trouver sa propre voie (et ses propres outils) pour avancer sur son chemin.
      Il serait donc assez difficile de résumer tout le contenu des audios de ce programme de coaching sur un seul article de blog 😉
      Je suis plutôt d’accord avec vous concernant le lien que Lise Bourbeau fait entre les blessures et les typologies du corps physique (et j’avoue que cette notion-là, je n’y adhère pas)…

      Concernant le fait que vos limites ne sont pas infranchissables pour certains, je dirais que, toujours, certains essaieront d’outrepasser nos « Non » et que le problème ne vient pas de nous mais bien du fait que c’est leur mode de fonctionnement (ils chercheront toujours à le faire car ils/elles ont « besoin » de transgresser les limites des autres pour avoir la sensation de pouvoir).

      Ce qui est essentiel, c’est que vous sachiez maintenant détecter quand on franchit vos limites… Les réactions sont le plus souvent à postériori car on est face à un fonctionnement qui nous est tellement étranger que nous ne sommes jamais vraiment prêts (et quoi que nous imaginions comme transgressions possibles de manière à nous préparer, la spécificité de la manipulation c’est que le raisonnement de l’autre est tellement tordu que nous n’y avons pas facilement accès).
      Du coup, la meilleure des protections, c’est d’avoir l’automatisme de répondre à toute demande qui dépasse vos limites : « J’y réfléchis puis je reviens vers toi ».
      Cela vous donne le temps de sortir de l’état de sidération qui est créé par la tentative d’abus.
      Et donc de réfléchir à la meilleure attitude possible.

      Quant à la remise des clés à la « bonne personne », et bien, il n’y a pas d’urgence 😉
      Et, de toute manière, il reste nécessaire que l’autre sache que les clés sont prêtées et que rien n’est jamais acquis pour toujours 😉

      Amicalement,

      Véronique.

      1. Bonjour Véronique !
        Non non, je ne suis nullement déçue (dans le mauvais sens du terme je veux dire) ! C’est normal après tout, la méthode « AIDA » fonctionne à merveille (j’imagine bien que vous connaissez).
        Et oui, c’est vrai qu’il est difficile de parer sur le coup les actes de ces personnalités toxiques finalement, je repenserai à la « pause » à mettre en place (je m’y suis pourtant entraînée avec succès avec mon ex 😉
        En fait, j’étais contente hier d’avoir pu manœuvrer afin de me sortir partiellement d’une situation qui me met très mal à l’aise. Et cette nuit, contre toute attente, alors que je dormais mal depuis plusieurs jours et que j’espérais un sommeil récupérateur, paf ! plus que mal dormi, j’ai rêvé (cauchemardé) que j’en arrivais même au conflit avec cette personne… Signe donc que ce n’est probablement pas fini et que je devrai en arriver à cesser toute relation à terme (je me suis malheureusement engagée dans une assoc. à contre-cœur pour filer un coup de main et au final, l’ambiance y est délétère et totalement contraire à mon mode de fonctionnement ! Une sacrée leçon.)
        Finalement, chaque expérience est aussi l’occasion d’avancer et de progresser. C’est la vie quoi !
        Bonne dimanche Véronique
        Lili

        1. Author

          Bonjour Lili,

          Tant mieux si vos n’êtes pas déçue 😉
          Mais je ne connais pas la méthode AIDA (je vais aller demander à mon ami Google)
          Je crois, en effet, que la méthode de se donner un délai avant toute réponse à une demande qui risquerait d’être abusive est une manière de se préserver de nos réactions instinctives, programmées par la blessure d’abus, tout en conservant une forme de politesse (personne ne peut vous reprocher de prendre le temps de la réflexion).

          Oui, chaque expérience est une occasion d’avancer (et vous semblez aller plutôt vite 😉 )
          Si vous avez fait un cauchemar par rapport à la situation actuelle, c’est probablement qu’il y a un conflit intérieur entre votre envie de vous retirer de cet engagement et votre « loyauté » (et, du coup, la culpabilité, le jugement de vous-même…)
          Peut-être pourriez-vous essayer la légèreté…
          Je m’explique : vous n’êtes pas obligée d’expliquer pourquoi vous vous retirez en donnant les explications « vraies » (ambiance, fonctionnement de l’association…)
          La légèreté serait
          – soit : donner une explication diplomatique : une surcharge de boulot, des circonstances familiales (sans préciser quoi…) : bref : une raison vague mais acceptable socialement
          – soit (mais peut-être serait-ce encore un pas un peu trop grand) de dire que vous avez changé d’avis et/ou que vous n’avez plus envie et/ou que cela ne vous convient pas (sans aucune autre explication)

          Tout le monde a le droit de changer d’avis, tout le monde a le droit d’essayer quelque chose puis de voir que cela ne lui convient pas…

          Baissez votre exigence par rapport à vous-même…
          On peut rompre certains engagements et on n’est pas obligé de se justifier.

          Amicalement,

          Véronique.

  2. je vous dis simplement merci ! si vous saviez à quel point ça fait du bien de lire ça vous n’avez pas idée

    1. Author

      Je suis très heureuse de savoir que mon article vous a fait du bien… Merci de votre feed-back !

  3. Bonjour,
    Mon meilleur ami et moi avons le livre des 5 blessures, et nous nous sommes séparés temporairement suite à la prise de conscience de nos blessures et le fait qu’après 5 ans d’amitié, on peut parler de blessures d’abus.

    Ma question étant simple, si chacun d’entre nous guéris ses blessures et que l’on se revoit après, est-ce réalisable, si le travail est fait de chacun des deux côtés ?

    Merci bien 🙂

    1. Bonjour,

      Oui, tout-à-fait… Si chacun fait le travail sur soi, le couple peut vraiment recommencer une « nouvelle » relation.
      Et, honnêtement, si vous êtes tous les deux porteurs de la blessure d’abus, vous devriez même réussir à très bien fonctionner ensemble (car ceux qui portent la blessure d’abus sont souvent très attentifs à ne pas abuser des autres donc la relation peut être très très respectueuse et agréable).
      Il n’est pas indispensable de se séparer pour faire ce travail sur soi…
      On peut s’aider l’un l’autre, avec bienveillance et tendresse, à avancer sur son chemin.

  4. Bonjour Véronique,
    Comme vos articles précédents, celui-ci ne fait pas exception à la règle, il est d’une grande qualité et très apaisant! Je me reconnais malheureusement dans toutes les blessures à plus ou moins grande échelle 🙁
    Est-ce que votre programme est transposable dans une relation toxique au travail? J’ai une grande confiance en votre travail et j’aimerai pouvoir trouver une aide avec votre accompagnement car d’autres lectures/ vidéos trouvées sur le Web se sont révélées soit inefficaces soit contre-productives. J’ajoute que je vois aussi un psy.
    Merci beaucoup pour votre aide
    Bien à vous,
    Tiphaout

    1. Bonjour Tiphaout,

      Merci pour vos compliments chaleureux… J’en suis touchée…
      Le programme de coaching peut tout-à-fait convenir à n’importe quelle relation toxique (couple, famille, travail…) car il est surtout axé sur le travail sur la blessure d’abus (et pas spécifiquement centré sur le couple).
      J’espère que vous y trouverez plus d’efficacité que ce que vous avez trouvé jusqu’à présent (et je pense sincèrement que, souvent, c’est justement tant qu’on n’a pas identifié et pris soin de la blessure d’abus que les autres « conseils/techniques » ne fonctionnent pas (ou pas suffisamment)
      N’hésitez pas à nous faire un petit feed-back (qu’il soit positif ou non 😉 )

      Merci de votre confiance.

      Véronique.

      NB : Il peut être complété par le programme « Sortez des jeux relationnels stériles » qui donne encore des pistes supplémentaires.

  5. Votre article est d’une richesse ! Merci Véronique de partager autant de votre expérience avec nous !

    J’écris également au sujet des relations amoureuses, et je constate aussi une trop grande confusion lorsqu’il s’agit de traiter le sujet : pervers narcissique !

    Il est important de le définir plus justement. Comme vous l’avez fait dans cet article.

    Juste un point sur lequel j’aimerai revenir : (le point 4) un partenaire fermé sur le plan émotionnel

    Cela définit mal, selon mon expérience, les traits d’un pervers narcissique. Selon la théorie de l’attachement (John Bowlby), un insécure « évitant » (avoidant) est par définition une personne qui a du mal à faire confiance et créer une réllement intimité avec l’autre. Son système nerveux (sympathique) s’active face à une trop forte intimité. (tout cela du à des blessures du passé…)

    Sans m’étendre sur le sujet, je remarque que beaucoup de couples sont composés de 2 partenaires « inégaux » face à l’intimité. Un « anxieux » cherchera la proximité, lorsqu’un « évitant » aura besoin davantage de distance. Les deux partenaires ont des insécurités sur lesquelles ils devront travailler pour profiter pleinement de leur relation.

    Je pense aussi que la mise en place de frontières (boundaries) est un outil puissant pour sortir de certains schémas abusifs. Encore faut-il avoir l’énergie nécessaire pour le faire.

    Dans tous les cas, j’ai beaucoup apprécié votre article. Il m’a ouvert les yeux sur certaines dynamiques au sein du couple.

    Merci.

    Au plaisir d’échanger avec vous.
    Morgan

    1. Bonjour Morgan et merci de votre visite et de votre commentaire…

      En fait, mon article ne définit pas le pervers narcissique… mais plutôt les relations toxiques en élargissant la perspective pour justement, ne pas limiter les relations toxiques aux relations avec les pervers narcissiques.

      Le point 4 dont vous parlez (des 12 signes de relations toxique) et qui évoque un partenaire émotionnellement fermé serait plutôt une caractéristique des partenaires « Passifs-Agressifs ».
      Comme d’ailleurs le point 6 (alcoolisme, addictions…) n’est pas non plus un trait caractéristique des pervers narcissiques mais évoque le fait que la relation avec un partenaire alcoolique est potentiellement toxique.
      Ou le point 1 (partenaire marié) : ce n’est pas non plus un trait spécifique des pervers narcissiques 😉

      C’est important d’élargir la perspective et surtout de ne pas mettre le focus uniquement sur les pervers narcissiques car, lorsque l’on pense que relation toxique = relation avec un pervers narcissique, si on n’est pas en couple avec un pervers narcissique, on ne voit pas que l’on peut quand même vivre une relation toxique.

      J’espère avoir mieux précisé ma pensée sur ce sujet…

      Bien à vous,

      Véronique.

      1. Hello Véronique,

        Oh oui, c’est moi qui ai répondu un peu vite 🙂 Effectivement, c’est une caractéristique d’une relation toxique 🙂

        Merci pour la précision ! Vos explications sont très claires.

        Merci de partager votre expérience avec nous ! Je dévore toujours autant vos articles.

        À bientôt.
        Morgan

        1. Bonjour Morgan,

          Tant mieux si mes explications vous ont semblé claires 😉
          A bientôt.

          Véronique.

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